La Nanification du Poisson

Un poisson heureux est un poisson qui a l’espace approprié pour s’y développer, nombreux vendeurs de magasins diront que le poisson s’adaptera au volume de l’aquarium, ce n’est pas faux, mais au prix de quelles souffrances pour ce pauvre poisson qui n’arrivera pas à grandir ?
Déformation des nageoires, chétif, fragile, peu enthousiaste à la nage, craintif et sensible à toutes les maladies et j’en passe…
Imaginez-vous, avec des chaussures trop petites malgré votre pied qui grandit, la croissance se freinera, mais au prix de quelles douleurs ?

Pour votre poisson c’est la même chose, chaque espèce de poisson a besoin d’un espace minimum pour qu’il puisse couler des jours heureux et surtout ne pas tomber malade.
Un poisson nanifié est aussi un poisson qui souffre horriblement et n’a aucun moyen de vous le faire savoir, il deviendra très fragile et de plus, très sensible à toute maladie qui mettra rapidement un terme à sa vie en aquarium et risque de vous dégoûter un peu de l’aquariophilie.

J »entends d’ici beaucoup de personnes me diront : « Oui moi j’ai eu un poisson rouge dans un petit aquarium pendant 5 ans sans problème » « Ok », mais à côté de 20 ans de vie, voir plus en bassin par ex, ou en aquarium avec un volume adapté pour lui, 5 ans de vie pour lui ont été de la survie simplement, et l’on pourra dire qu’il s’est battu pour survivre quand on sait que dans un bassin par ex, le poisson rouge adulte peut faire dans les 20/30 cm, alors que dans un petit aquarium non adapté, il ne dépassera pas les 7/10 cm au mieux, ça donne une idée de la nanification du poisson.

Avant d’acheter un poisson il faut absolument se renseigner sur les besoins du poisson en volume d’eau nécessaire à son bien-être, et calculer la possibilité ou non avec la population actuelle déjà présente dans le bac, ou encore, démarrer un bac en pensant d’abord à la population que l’on veut y mettre, avant de faire l’acquisition de celui-ci.

Parfois rajouter quelques poissons en trop dans un aquarium déjà peuplé correctement, peut nanifier tous les autres poissons déjà présents du bac et pas encore adultes complètement, même, les rendre craintifs ou, au contraire agressifs pour certaines espèces qui n’auront plus assez de territoire sans compter la croissance des poissons qui se stoppera net ou s’arrêtera à un moment ou un autre pour faute d’espace, ils resteront petits par rapport à la taille normal qu’ils devraient avoir…

Attention, la surpopulation arrive très très vite, si nous nous laissons tenter par les nombreuses espèces que l’on aimerait posséder.
Il faut savoir dire « stop » et penser aussi au bien-être du poisson, mais encore, il vaut mieux investir dans un nouvel aquarium, soit, plus grand pour les espèces que l’on ne peut maintenir dans son bac actuel car le volume n’est pas adapté, mais, si l’envie et la passion est plus forte que tout de les posséder, pourquoi pas ? (plutôt que de faire souffrir un petit animal qui n’a pas demandé de venir chez vous et qui ne demande qu’à être heureux) Soit, les moyens financiers n’y sont pas car l’aquariophilie, il ne faut pas se le cacher coûte de l’argent, on peut alors faire le choix de rester raisonnable et faire en sorte que son bac actuel avec la population que l’on possède s’y sente au mieux.

Pour le démarrage d’un petit bac, il est possible également de choisir des espèces qui seront à l’aise dans le volume, après le choix des espèces augmentent fortement avec les volumes plus importants effectivement, j’ai également vu de très jolis petits bacs de 54 litres à couper le souffle avec des poissons adaptés et très plaisant à regarder, car la plantation et les décors présents étaient à la hauteur et pourtant il y avait peu d’habitant, parfois même, un seul banc d’une seule espèce mais la plantation faisait tout le reste et nous en mettait plein la vue.

Après, rien ne vous empêche de changer le décor de votre aqua, après quelques économies, le sol parfois trop vieux, rajouter des plantes, y mettre des racines etc… Parfois rien que cela, donne un autre aspect bien agréable à l’oeil tout en gardant la même population.
Tout est possible si l’espace est adéquate ! Certain, on même crée des « fish room » qu’ils ont mis dans leur garage, avec de très nombreux bacs, pour pouvoir posséder divers sortes de poissons, tant que les poissons ont l’espace voulu sans surpopulation, il n’y a aucun soucis de développement du poisson, et donc une maintenance en principe bien plus aisée.

Soyez donc très vigilant avant d’acheter, et surtout ne craquez pas aux dires d’un vendeur qui va vous accrocher pour faire du chiffre d’affaire avant tout.

Un poisson ne s’adapte pas au volume de l’aquarium pour son développement, mais le volume de l’aquarium se doit, d’être adapté aux choix des espèces que l’on veut y mettre pour que ceux-ci, puissent s’y développer et ne pas être nanifier !

Je ne dirais pas qu’ils sont tous comme ça non plus les vendeurs, fort heureusement, mais ils ont des objectifs de chiffre d’affaires à réaliser avant tout, avec une pression hiérarchique poussée pour certaines enseignes, gardez ça à l’esprit également avant de craquer.

Il est bien plus intéressant d’avoir un bac qui n’est pas en surpopulation avec des espèces adéquates au volume de son bac, pour que nos habitants qui nous ravissent chaque jour, puissent y vivre heureux, car ils sont déjà en environnement restreint et pas en pleine nature et c’est pour notre plaisir personnel, il ne faut pas l’oublier non plus, et ainsi, de pouvoir en profiter agréablement et les voir grandir, se reproduire pour certaines espèces, que de se retrouver avec des problèmes de tout ordre, et d’y perdre ses poissons que l’on a acheté avec amour.

L’acclimatation des Poissons

Une étape très importante et indispensable pour le bien être de vos nouveaux poissons

Tout d’abord, je vous conseillerais de prendre avec vous une glacière lors de l’achat de vos poissons pour ne pas les stresser inutilement pendant le voyage, ils seront déjà pêchés dans le bac du commerçant, mis dans un sachet avec l’eau du même bac, très souvent avec un gaz pour le transport, et dans les très bonnes enseignes, on rajoute de l’acclimol de JBL ou un produit anti-stress pour leur bien être.

L’arrivée à la maison avec le sachet de poisson :

— Premièrement, éteindre la lumière de l’aquarium pour éviter à vos nouveaux habitants un stress supplémentaire et qu’ils ne voient pas les autres poissons tourner autour d’eux.
Ensuite, ouvrez le haut du sachet (attention toutefois aux poissons sauteurs) placez le sachet dans l’eau, vous pouvez l’attacher par exemple contre le bord de l’aquarium avec plusieurs grosses épingles à linge pour éviter qu’il se renverse dans le bac et laissez comme ça pendant une vingtaine de minutes sans rien faire d’autre pour l’instant.
L’eau du sachet va prendre la température de votre bac petit à petit pendant ce temps.

L’acclimatation peut commencer :

— Après 20 à 30 minutes, vous pouvez commencer à rajouter un peu d’eau de l’aquarium dans leur sachet, graduellement bien évidemment.
Attendre 15 minutes, et recommencer l’étape encore une fois graduellement, et encore, et encore, jusqu’à ce que le sachet soit pratiquement bien rempli aux trois quarts, l’eau du magasin et celle de votre bac. Vous l’aurez donc compris, ne mettez pas trop d’eau entre les étapes, petit à petit…
De cette manière, cela permet aux poissons de s’adapter tout en douceur aux paramètres et la qualité de l’eau de votre aquarium qui n’est pas la même que celui de l’enseigne où vous les avez acheté.
Ceci permet aux poissons d’éviter surtout ce choc de changement des paramètres qui pourrait leur être fatal, mais au contraire, à s’y habituer en douceur, voilà pour l’acclimatation en elle-même.

La dernière étape « le grand plongeon dans votre aquarium »:

— Attention il ne se fait pas n’importe comment non plus, il ne faut surtout pas mettre l’eau du sachet dans votre aquarium, prenez un seau, retirez le sachet de votre aquarium, une épuisette, et là vous pouvez vider votre sac d’eau et vos poissons dans l’épuisette et mettre de suite votre épuisette dans votre aquarium juste sous l’eau pour que vos poissons la quittent en douceur, là encore soyez délicat surtout… Ne secouez pas votre épuisette dans l’aquarium pour qu’ils la quittent, laissez les faire tranquillement.
Les poissons parfois restent encore un peu dans l’épuisette par peur du nouvel environnement qui ne connaissent pas encore, d’autres se lancent plus rapidement dans le bac, soyez patient surtout et voilà ! Vos nouveaux habitants acclimatés et heureux dans leur nouvel environnement.

— N’allumez pas de suite la lumière, attendez quelques heures, et ne nourrissez pas non plus le jour même, attendez le lendemain pour nourrir, car ils sont les nouveaux arrivants de ce bac et certainement encore bien stressés malgré toutes les précautions prises pour leur bien être, ils doivent prendre encore leurs repaires, si vous allumez trop vite ils risquent de vite se cacher où ils peuvent et perdre leurs couleurs.

— En faisant de cette manière, vous éviterez d’une, de ramener des parasites du bac du magasin en y mettant l’eau , et de deux,vous aurez pratiqué comme il se doit pour les habituer aux paramètres de votre bac, et peut être évité certaines maladies bénignes comme la maladie des points blancs par exemple qui arrive souvent avec le stress du transport et une acclimatation trop rapide, pire encore, des parasites de l’eau du bac chez le commerçant quand on y verse l’eau du sachet dans son aquarium, ce qui n’est certainement pas souhaitable.

Il ne vous reste plus qu’à admirer vos nouveaux arrivants !

Réaliser un aquarium biotope

Qu’est-ce qu’un aquarium biotope ?

On peut souvent lire dans les articles des poissons que si l’on souhaite faire un biotope autour de l’espèce, il faut rajouter ci et ça.. mais c’est quoi exactement faire un aquarium biotope ?

Restituer un biotope dans un aquarium, c’est déjà de une, dédier un lieu plus ou moins précis à une, ou plusieurs espèces de poissons que l’on va maintenir ensemble en fonction de leur même pays d’origine, et même région d’origine.
C’est aussi se rapprocher au plus prés des paramètres physico-chimiques de l’eau, de choisir aussi une faune retrouvée dans leur environnement naturel, bref, essayer de récréer au mieux l’endroit naturel d’origine des espèces que l’on maintien ensemble et qui sont tous retrouvées au même endroit dans la région..

Pour créer un biotope dans son aquarium il faut réfléchir avant de démarrer le bac..

1- Bien définir son projet à l’avance.
2- Bien définir sa population et consulter toutes les fiches des espèces avant pour savoir si oui ou non, il est possible de les maintenir ensemble et bien connaître surtout leur endroit de vie dans leur milieu naturel, ainsi les besoins des paramètres de l’eau (Il est donc indispensable de vous documenter avec des sources fiables).
3 – Prévoir un budget.
4- Choisir le volume de la cuve en fonction des besoins des espèces, notamment en réfléchissant par avance, à leurs besoins d’espace de nage, mais aussi environnemental afin de réaliser ce fameux biotope qui leur sera dédié et va récréer un bout de leur espace naturel..

Le matériel..

Il faudra donc clairement définir son projet en avance. Le choix du volume de la cuve, la filtration (forte ou pas), diffuseur de C02 pour un bac très planté par exemple, un osmoseur ou encore rajouter parfois, et suivant les biotopes, une pompe de brassage dans le bac etc.. d’où l’importance de bien se renseigner par avance sur ce genre de projet..

Le budget..

Une recherche d’informations à prendre en considération également afin de mettre en place son projet. Le budget peut varier du simple au triple selon la nature du biotope que l’on souhaite réaliser.
Il est évident qu’un nano dédié à maintenir un trio de killi n’aura pas besoin du même budget qu’un aquarium biotope de 100 litres ou 600 litres qui n’aura pas du tout le même coût final..

A prévoir impérativement avant et au démarrage :

– le volume de la cuve (hauteur, largeur et longueur suivant les besoins des espèces et du biotope choisi)
– la filtration
– le support de la cuve suivant le volume choisi
– la galerie d’éclairage
– Matériel pour les changements d’eau (mais comme tout aquarium)
– Engrais pour les plantes si il y a, sol nutritif ou pas..
– Sol ou gravier
– Plantes ou pas
– Osmoseur ou pas
– Décors (racines, roches etc.. suivant le biotope)
– Tests pour mesurer les paramètres de l’eau (indispensable surtout pour recréer un biotope)
– Thermoplongeur et thermomètre
– Le coût des poissons et des invertébrés qui vont venir peupler votre aquarium

Créer le Biotope..

On va donc bien s’informer sur l’habitat naturel des espèces que l’on va prendre, afin de bien réaliser le décor, mais pas que.. d’où l’importance de privilégier la lecture des fiches sur les espèces de poissons, et les plus complètes possibles venant de sources fiables évidemment.

– On adaptera donc ce décor naturel dans notre aquarium (attention un gros décor prend énormément de volume, il faut alors partir sur un bac de volume plus important afin que les poissons aient des espaces de nages suffisants si besoin).
– On choisira uniquement des espèces retrouvées à l’endroit naturel pour réaliser le biotope et qui soient également adaptées au volume du bac.
– On choisira le sol suivant l’endroit leur habitat naturel (épais, fin, sombre ou encore très clair).
– On choisira la filtration adaptée à leurs besoins (forte ou faible).
– On choisira les plantes suivant les espèces retrouvées dans le milieu naturel.
– On adaptera les paramètres de l’eau suivant les besoins des espèces dans leur milieu naturel (besoin d’eau osmosée ou pas), parfois on rajoutera aussi de la tourbe dans la filtration afin de recréer une eau sombre avec une litière de feuilles sur le sol, que demandent certains biotopes (catappa, chêne ou hêtre séchées).
– Une fois le décor mis en place, (racines, pierres, parfois un décor résine pour l’arrière du bac pour les plus pointilleux etc..) mettre en eau l’aquarium en adaptant celle-ci aux paramètres demandés par les espèces et leur biotope naturel et planter le bac si votre biotope le demande.
– On n’oublie surtout pas de tester les N02 (les nitrites) très régulièrement, afin de connaitre le moment précis pour introduire les poissons.

On admire, et une fois  le cycle de l’azote terminé, le grand moment arrive, l’arrivée des poissons là encore, une acclimatation très rigoureuse sera impérative à faire pour vos poissons. On remplira l’aquarium uniquement avec des espèces retrouvées dans le biotope que l’on a choisi et on laissera une bonne semaine d’écart par achat de banc de poissons, afin d’être certains qu’il n’y a plus un pic de nitrite qui revient à l’arrivée des premiers habitants, ce qui est toujours possible mais alors très décevant.. il faut alors encore tester entre chaque banc amené dans votre bac..

Quelques exemples de Biotope..

On parle alors de biotope Asiatique (betta , colisa, gouramis ainsi que des petits boraras et rasboras, ou encore les Carinotetraodon travancoricus etc..) et parfois même d’une seule région précise.

Amazonien (là encore on peut faire différents biotopes suivant l’endroit exact de l’habitat retrouvé et ils sont nombreux pour l’Amazonie (suivant les rivières à fort courant ou au contraire à faible courant, les eaux noires ou eau limpide etc..) Exemple d’espèces les plus courantes : le célèbre poisson cardinalis ( Paracheirodon axelrodi ) au nez rouge ( Hemigrammus bleheri ) en passant par les néons et autres Hyphessobrycon, ancistrus, hypancistrus, Rineloricaria, Otocinclus ,corydoras qui se retrouvent tous dans le bassin amazonien.) n’oublions pas certains cichlidés tels que : le scalaire, le discus, les Mikrogeophagus ramirezi et les altispinosa, le Laetacara dorsigera ainsi que les cichlidés nains du genre Apistogramma.

Ou encore, de biotope australoguinéen (melanotania, pseudomugils, iriatherina etc..), un biotope mangrove d’un pays ou d’une région précise.., un biotope malawi (cichlidés africains) ou encore du lac de Tanganyika (cichlidés africains), et bien d’autres biotopes plus précis existent encore..

A réaliser vraiment en fonction de l’espèce principale choisie et désirée, ensuite il faut rechercher le lieu naturel exact pour le mettre en place, et les espèces qui vivent dans ce lieu en compagnie de l’espèce choisie du départ et voir si la taille adulte de ces poissons est compatible avec le volume du bac que l’on a choisi.. et ne pas prendre non plus de prédateurs qui parfois vivent aux mêmes endroits que nos espèces choisies de départ..
C’est une réflexion et une recherche importante à faire avant de commencer mais qui donne de très bons résultats si le bac est bien pensé à l’avance..

L’anatomie du Poisson

Il est important lorsque l’on débute en aquariophilie de connaître un peu l’anatomie du poisson.
Sur le forum, nous détaillons dans la mesure des possibilités un maximum nos articles sur les poissons, afin que vous puissiez bien les choisir sans vous tromper, ce qui vous donne également l’avantage, de ne pas vous faire avoir par un commerçant peu scrupuleux.

Mais pas seulement.. également pour que vous puissiez les maintenir dans les meilleures conditions, afin que votre expérience aquariophile soit la plus agréable possible…

Il y a parfois aussi suivant les espèces, et cela manque sur la photo, une deuxième nageoire dorsale dans la même lignée que la principale.
On retrouve sur certaines espèces une « nageoire adipeuse » (une toute petite nageoire entre la dorsale et la caudale sur le dos, au niveau du pédoncule caudale sur la photo), ici il elle n’est pas représentée car cela dépend de l’espèce de poisson représentée, mais elle fait partie aussi des nageoires dorsales..

Les nageoire abdominales appelées la plupart du temps dans les textes : « les nageoire pelviennes ».
Mais voyons ici les principales à connaître, afin de mieux comprendre les termes des textes d’articles.

D’accord pour les reconnaître c’est important de savoir, mais au fait ? à quoi servent les nageoires ?

Chaque nageoire a son utilité..
-La dorsale tout comme l’anale servent aux poissons à tourner mais aussi à s’arrêter brusquement.
-La caudale en plus d’être un gouvernail, permet aux poissons de se propulser.
-Les pelviennes et les pectorales sont là pour stabiliser la nage du poisson, ralentir (un peu comme le système ESP de votre voiture :D ).

En image pour mieux comprendre..

les-nageoires-du-poisson

 

 

anatomie-interne-du-poisson

 

Poissons d’élevage ou poissons sauvages ?

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Il vaut mieux acheter des poissons d’élevage ou des poissons sauvages ? Les deux comportent des avantages et des inconvénients..

Vous seriez peut-être intéressé lorsque vous achetez un poisson exotique, de savoir si il est d’origine d’élevage ou si il a été prélevé dans la nature. C’est d’ailleurs souvent une information inconnue des distributeurs qui vous le vendent.
Dans le commerce des poissons d’eau douce, 90% des espèces proviennent de fermes d’élevage situées partout dans le monde.

Les poissons d’élevage protège l’espèce..

Depuis environ 50 ans, l’élevage s’est imposé pour répondre aux besoins de l’aquariophilie et de son marché.
Cette production intensive n’est pas sans problèmes de qualité pour les poissons courants. Elle a toutefois permis de garantir des connaissances sur la reproduction des espèces classiques, mais aussi de nouvelles variétés découvertes dans les habitats naturels.

Certaines espèces se sont raréfiées dans leur milieu naturel et sont d’ailleurs presque éteintes. Le commerce aquariophile alors garantie lui leur stock d’élevage. Nous dirons alors que grâce à l’élevage, nous protégeons donc certaines espèces de poissons dans nos aquariums..

Les poissons les plus courants et classiques, comme les Tanichthysles Platysles Guppysles Tétras, les Rasborasles Daniosles Barbusles Combattants, les Colisa et les Gouramis sont élevés en Asie du Sud-est et en Indonésie, sont exportés de Singapour et de Thaïlande.

Des éleveurs plus spécialisés en Europe, élèvent des espèces un peu plus délicates, comme les Discusles Scalairesles Ancistrus classiques et dorésles Rasboras de sélection bleues ou rosées, certains Invertébrés etc..

Les locaux vivent des captures..

Certaines espèces ont des besoins ou des modes de reproductions un peu complexes. Très appréciés des aquariophiles, elles sont origninaires surtout de l’Amérique du Sud, ou d’ Afrique mais également d’Asie avec quelques exportateurs spécialisés en élevage et aussi en capture.
Néons rouges, Cardinalis, Poissons hachettes, Corydoras spp., Otocinclus spp., et beaucoup de Nez rouges sont présents dans le commerce depuis environ 60 ans et n’ont toujours pas disparus. En effet, leur milieu est préservé par les pêcheurs locaux qui vivent de cette ressource abondante (biomasse). Nos aquariums permettent de faire vivre des communautés entières de pêcheurs et évitent que l’élevage intensif ne les rende plus chers et plus fragiles.

Les deux sont en fait utiles voyons pourquoi…

Les poissons d’élevages..
Les animaux d’élevage sont sélectionnés et produits afin d’améliorer à la base les coloris et les formes du poisson, malgré certaines aberrations qui on été faites à ce niveau et sont donc à proscrire, car ce n’est pas le but de l’élevage à la base.

En étant débutant il est toujours plus facile d’acclimater un poisson d’élevage plutôt que un poisson sauvage, un poisson d’élevage est depuis plusieurs générations habitué à vivre en aquarium.
Mais… au niveau des inconvénients il y a bien entendu les maladies chroniques, des formes qui s’éloignent de l’espèce originale et parfois même des difficultés à reproduire car la génétique des parents est déjà devenue très mauvaise.

Les poissons sauvages..
Ils ont l’avantage d’être une espèce d’origine, d’avoir un comportement naturel, permettent aussi aux éleveurs de renouveler leurs souches afin de leur garantir un élevage toujours correct.
Par contre au niveau des inconvénients, il y a aussi l’acclimatation, ils sont beaucoup plus sensibles à la qualité de votre eau, mais cela permet aussi à l’aquariophile de se dépasser dans ses connaissances afin de s’adapter aux besoins de l’animal.

Il est donc bien utile pour nous aquariophiles, d’avoir ces deux sources d’approvisionnement en poissons d’ornements afin de protéger l’environnement naturel des espèces, mais aussi pour la protection des espèces, car ne l’oublions pas, certaines espèces sont sauvées et existent encore grâce aux aquariophiles !

Quelques espèces très connues d’élevage : le Platy perroquetle Guppyle Barbus cerisele Melanotaenia boesemani, et bien d’autres espèces encore etc..
Quelques espèces très connues sauvages : le Corydoras elegans du Pérou et d’autres corydoras, le Tetra empereur multicolor, le Tetra coeur saignant et bien d’autres espèces encore etc..

Comment choisir sa population

Puisque vous êtes déjà sur un forum aquariophile, cela signifie que vous vous posez des questions, c’est déjà un bon point
Mais comment définir sa population quand on est devant les batteries de poissons, dont certains très colorés attirent si bien l’oeil… de deux choses l’une, soit on hésite, on flâne et on craque en se disant « on verra bien », soit on hésite, on flâne… et on pose des questions.
Devinez pour quelle solution mon coeur balance…

Sans forcément se casser la tête (l’aquariophilie doit rester un plaisir), il faut retenir tout de même quelques facteurs de choix simples et assez logiques :

La capacité réelle du bac.

Le volume brut se calcule simplement en multipliant la longueur x largeur x hauteur/1000. Mais ce calcul ne prend pas en compte le volume occupé par le filtre, le sol, la déco etc… en règle général, on ôte 10% à la valeur obtenue en litrage brut.

Les aquariums « standards » conviennent en général à une bonne partie des poissons couramment proposés en animalerie (dits d’ornements), mais certains poissons demandent plus de longueur et de largeur que de hauteur, ou inversement.
Ainsi, par exemple, les poissons inféodés au substrat (qui vivent la majeure partie du temps au sol, comme les corydoras, ou les cichlidés nains d’Amérique du Sud) n’auront pas besoin de beaucoup de hauteur mais d’une bonne surface au sol si on souhaite voir cohabiter différentes espèces de même comportement. D’où l’intérêt de connaître un peu le poisson .

Pour les poissons dits « d’ornement » de moins de 4-5 cm (guppys, néons etc…), on peut considérer que la règle de un centimètre de poisson adulte pour un litre d’eau est « viable » à condition bien entendu ! de prendre en compte l’espace de nage que l’espèce a besoin, et ce n’est pas parce que c’est un petit poisson qu’il n’a pas besoin de beaucoup d’espace de nage, donc à bien vérifier ce point avant l’achat par rapport au volume du bac que l’on possède.
Pour les poissons plus grands, ou territoriaux, ou encore pour les gros pollueurs (qui sont souvent grands et territoriaux ) comme les poissons rouges, les grands cichlidés, cette règle ne convient pas, et on table plus entre 1 cm pour 2l voir 3 ou 4 l selon l’agressivité par exemple.
Mais tous les poissons ont besoin d’une surface de nage minimum qu’il ne faut surtout pas négliger et ce n’est pas toujours les plus petits qui ont besoin de moins d’espace…

un petit exemple assez simple :

¤ prenons un 120l (108l nets) de 100 x 30 x 40 et d’un aquariophile qui veut à tout prix se lancer dans le discus… Il faut savoir que le discus a besoin d’un bac d’une certaine hauteur (60-70 cm) et d’au moins un mètre de façade, soit un STRICT minimum de 240l. Or même s’il disposait d’un bac de 240l, cela ne pourrait pas convenir parce que le discus vit en banc… et que l’on compte environ 60 à 70l par poisson ! Je vous laisse deviner la suite….

un autre pour le plaisir ?

¤ le classique du poisson rouge dans 20 litre d’eau (et encore., sachant que ce poisson atteint des records de 40 cm en bassin, et qu’il fait partie des très gros pollueurs du fait de son régime végétarien, il est bien malheureux de le voir survivre 5 ou 6 ans (bien souvent beaucoup moins, alors qu’il peut vivre jusqu’à 30 ans !), nanifié dans un volume ridicule et pollué…

Raison de plus de connaître un peu le poisson 

D’une manière générale, même la plupart des poissons dits d »ornement » a besoin d’un minimum de 80l environ (80x30x35).

les besoins divers

Est-il besoin de rappeler que les poissons choisis devront être adaptés à la qualité de l’eau du bac (ou l’inverse, plus délicat pour le débutant ) … On prendra soin, donc d’éviter de mélanger des poissons d’eau dure avec des poissons d’eau très douce voire acide. L’un des deux en pâtira forcément, avec tous les risques que cela entraîne.. (cf. l’article sur les tests colorimétriques). Encore une raison de s’informer avant …

le comportement social et incompatibilités

Et oui, nos petites écailles ont aussi une vie sociale, et pas question de la négliger sous peine de fragilité future…
Certains poissons vivent seuls, définitivement seuls (betta splendens), d’autres sont absolument grégaires et dépérissent à moins de 5-6 individus…(botias, discus, néons etc…), d’autres encore sont fidèles à leur premier amour (ils se choisissent parmi un groupe, comme chez beaucoup de cichlidés) alors que certains sont polygames (guppys, certains cichlidés également…)

De même, il est bon de garder à l’esprit que vouloir à tout prix maintenir ensemble deux poissons dont l’un est assez petit pour la bouche de l’autre n’est pas forcément partir gagnant (même si cela peut parfois très bien se passer )

Ne vous affolez pas, on apprend très vite ! encore une raison ?

L’alimentation

La grande majorité des poissons dits « d’ornement » accepte tous types de nourritures, des paillettes lyophilisées aux proies vivantes, mais certains ont des particularités et ne peuvent être nourris que de certaines façons (ex herbivores ou carnassiers…)… Donc cela peut être une question de plus à poser au vendeur (en espérant qu’il soit honnête et compétent 🙄 )

Conclusion…

Tout simplement … poser des question sur le poisson, sa taille adulte, ses exigences d’eau, de volume, son comportement social, bref… s’informer quoi !

Et pour cela… prendre son temps, éviter les jours de grosse affluence si possible, ne pas hésiter à feuilleter les ouvrages aquariophiles forcément présents dans le rayon ou pas loin…

L’achat des poissons en animalerie

Si les multiples bacs de vente vous laissent rêveur, ne vous précipitez pas pour autant : une petite observation s’impose… Ouvrez grands vos mirettes, et partez à la recherche d’indices de qualité ou de signes d’un manque d’hygiène ou de maladie :

L’eau doit être claire, cristalline, sans déchets apparents (nourriture en surplus par ex). Il se peut que certains bacs ne soient pas beaux, cela arrive malheureusement, même aux meilleures animaleries. Il ne faut pas oublier que les vendeurs sont à la merci des fournisseurs, et que si ces derniers livrent des poissons de mauvaise qualité le vendeur ne peur rien y faire. Néanmoins, dans ce cas, le bac doit être éteint et considéré en traitement donc pas de vente

Idem, il peut arriver qu’il y ait un cadavre de poisson dans le bac. Cela doit être exceptionnel car si des poissons meurent (cela arrive), ils doivent être retirés des bacs très rapidement.

Les poissons doivent être en apparente bonne santé : nageoires intactes (pour les cichlidés il arrive cependant qu’elles soient abîmées, les volumes des bacs de vente étant très restreints, entre eux ils ne se font pas de cadeau), les ventres ne doivent surtout pas être creux, la nage doit être normale et évidemment pas de trace de mousse blanche sur eux, ou de points blancs… . Les poissons doivent être vifs, ils ne se laisseront pas facilement attraper à l’épuisette d’ailleurs

Le nom des poissons doit être clairement indiqué, et complet afin de pouvoir se renseigner correctement AVANT l’achat, et des livres doivent être consultables sur place pour palier à une lacune du vendeur (ou s’assurer qu’il ne raconte pas n’importe quoi).

Ne vous attardez pas sur les poissons trafiqués (colorés artificiellement au péril de leur vie par injection, sélectionnés au point d’avoir des difficultés à nager comme le molly ballon ou les voiles anormalement long, hybride…)

Ne vous fiez jamais à la taille du poisson dans le bac de vente, petit poisson devient parfois très, très grand… même si le vendeur vous affirme que dans votre bac il ne grossira pas (quelle horreur !

Demandez au vendeur combien d’oscars (astronotus ocellatus) pouvez-vous mettre dans un 200l (sachant qu’ils sont en général vendus à la taille de 5-6 cm) et qu’il vous répond plus d’un, changez de poissonnerie. Autre question possible : banc de scalaires dans 120 l, ou combien de discus…  Pour faire simple, essayez de vous rendre compte des compétences du vendeur. Attention, un vendeur sûr de lui n’est pas forcément compétent, il vaut mieux parfois avoir affaire à quelqu’un qui vous dit « je ne sais pas »  Il faut en effet accepter aussi que le vendeur ne sache pas tout sur tout, et que certains ont leur spécialité.

Ce qui est normal, par contre, de la part d’un vendeur compétent, est de vous poser des questions en retour : sur le volume disponible, sur la population présente etc… Il prendra même parfois les devants en vous voyant convoiter un poisson totalement inadapté à votre bac, prendra le temps de vous expliquer le démarrage du bac sans tenter de vous vendre des poissons en plein pic de nitrite.

Mon porte-monnaie me souffle encore un trait à souligner : le prix !  A moins d’être les dignes héritiers de Crésus, vous remarquerez bien vite qu’acheter des poissons revient cher, d’où l’intérêt de visiter différentes animaleries car les prix varient parfois du simple au triple selon les localisations…

L’idéal serait ensuite de repartir avec, dans la poche, la liste des noms de poissons qui vous ont plu, et de rechercher des infos à leur sujet à tête reposée… via les moteurs de recherche par ex, ou les forums.

Mais comme, malgré tout, nous sommes parfois pires que des gosses devant ces beaux poissons, plutôt que de faire une craquante regrettable, pensez à jeter un oeil sur les livres présents en magasins…