Pseudotropheus demasoni

pseudotropheus_demasoni

Photo source

Cichlidé endémique du nord de Malawi, autour des petits îlots de Pombo Rocks et Ndumbi Rocks en Tanzanie, Afrique.

Son habitat naturel..

Il vit principalement en zone rocheuse et souvent dans des eaux peu profondes autour de la cime des rochers. Il est rarement vu en eau libre.

Pombo Rockspombo rocks

Description

Petit m’buna de 5 à 6 cm
Un poisson difficile à repérer le sexe, en effet les mâles et les femelles ont une coloration identique ainsi que leurs motifs.
Cependant, les mâles adultes ont tendance à être légèrement plus grand.
La meilleure façon de connaitre leur sexe est en observant leur comportement. Les mâles sont plus territoriaux et agressifs que les femelles.

C’est un m’buna nain qui fut décrit seulement en 1994. Il n’est pas recommandé pour les débutants en raison de sa nature pugnace. Il est d’ailleurs reconnu pour être l’un des plus agressifs et territoriaux m’buna.
Il présente certains traits comportementaux très divertissant, préférant épouser les surfaces rocheuses beaucoup plus que la plupart des m’bunas.
On pourra souvent le voir nager sur le côté ou à l’envers car il explore les grottes et les crevasses.
Comme les autres membres du genre, il possède des dents prémolaires plates qui sont conçues pour gratter les algues et d’autres organismes à la surface des roches.

Maintenance

Volume minimal du bac : 250 litres
Température entre 24 et 28 degrés
pH entre 7,6 et 8,8
GH entre 10 et 25
Il peut être maintenu avec des colocataires d’autres petites espèces herbivores du Malawi tels que Labidochromis spp; Cynotilapia spp; Lodotropheus spp…
Un mâle doit être mis avec plusieurs femelles pour éviter les soucis de harcèlement. Il n’hésite pas à attaquer sa propre espèce.

Le décor du bac sera surtout composé de pierres empilées jusque la surface.
Attention de bien poser les pierres avant d’y mettre le sable pour éviter tout éboulement !

Alimentation

Les Pseudotropheus demasoni sont des herbivores. Il est donc important de veiller à leur fournir une nourriture en paillette végétales. En effet, les herbivores supportent mal les nourritures en granulés qui sont souvent trop riches en protéines.
On peut également leur apporter en supplément de la spiruline, des épinards blanchis, du nori

Reproduction

La reproduction a lieu entre les pierres du décor. Les mâles arborant leurs plus jolies couleurs, attirent les femelles gravides en dansant devant ces dernières.
La femelle dépose quelques ovules au sol qui sont immédiatement fécondées par le mâle suivant une position en T.
Tout en tournant elle reprend les oeufs en bouche. L’incubation dure une quinzaine de jour.
Les petits sont ensuite crachés entre les pierres et mesurent environ 5 mm de long. La croissance est rapide. Ils feront 4 cm en 6 mois.

©Texte :  AQUA débutant

Ophthalmotilapia ventralis

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Photo source

Cichlidé endémique du Lac Tanganyika, appartenant et identifié à la même sous-famille (Pseudocrenilabrinés) que le genre Cyathopharynx.
Appelé communément le Cichlidé à palette.

Habitat naturel..

On le retrouve à travers la majorité des côtes du lac.
Cette espèce habite les rivages rocheux en eau peu profonde, généralement à des profondeurs de moins de 5 mètres. On peut le voir juste à côté des pentes rocheuses se nourrissant de plancton dans les eaux libres.

Description

Il en existe plus de 20 formes de couleur, trop nombreuses pour être énumérées ici. Évidemment, elles ne doivent pas être mélangées dans des aquariums car elles s’hybrident librement.
Adulte, le mâle mesure 15 cm environ et la femelle 12 cm environ.
Les poissons mâles sont plus grands et plus colorés avec des ailettes plus longues que chez les femelles, en particulier les ventrales nageoires.

Relativement paisible mais territorial lors de la ponte. Ne le gardez pas avec des m’bunas ou similaires. Les espèces Cyprichromis, Altolamprologus et Julidochromis font de bons colocataires.
Les mâles doivent toujours avoir un harem de plusieurs femelles dans un bac de très grand volume, sinon il vaut mieux maintenir uniquement un seul mâle, car entre mâles ils sont très agressifs.

Maintenance

A partir d’un volume de 250 litres.

L’ aquarium doit contenir des tas de roches epars, disposés pour former des grottes mais aussi afin de laisser de grandes zones d’eau libre que O. ventralis est nécessaire d’avoir étant donné sa taille.
Un sable de Loire et une bonne filtration biologique sont indispensables. Cette espèce n’endommage pas la végétation, les plantes peuvent être utilisées mais ne sont pas indispensables. Si les plantes sont utilisées, sélectionnez-les pour une eau dure comme par exemple des Anubias ou Vallisneria.

Température de 23 à 27 degrés
pH de 8 à 9
GH de 7 à 25

Alimentation

Il accepte la plupart des aliments (attention, les variétés riches en protéines doivent être évitées). S’assurer que le poisson reçoivent une matière végétale, comme par exemple : des épinards pochés, de la sipiruline, de la salade pochée, etc..

Reproduction

C’est un incubateur buccal.
le mâle va creuser un cratère (l’endroit du frai) dans le substrat. ils peuvent également transporter du sable vers des sites plus élevés sur des surfaces rocheuses plates et construire là leurs, si ceux-ci sont mis à disposition.

Le poisson mâle va afficher autour de ses élus, l’endroit du frai qu’il a creusé. Les couleurs de sa robe seront intenses et tentera de séduire les femelles pour s’accoupler avec lui.
Attention toutefois, il peut être très agressif dans ses activités et c’est pour dissiper cette agression, que cette espèce devrait être uniquement en harem.
Quand une femelle est prête, elle va aborder l’endroit du frai et pondre ses oeufs là-bas, juste après, elle les prend immédiatement pour les mettre dans sa bouche.
Le poisson mâle triche pour fertiliser les oeufs : il montre des structures en forme d’oeufs jaunâtre (ses pallettes) à la fin de ses longues nageoires ventrales à même le sable; la femelle est attirée par ces derniers. Quand elle essaie de les ajouter à la couvée dans sa bouche, elle reçoit effectivement le sperme du mâle, la fertilisation des œufs est ainsi faite.

La femelle porte les oeufs pour 3 à 4 semaines avant de les relâcher en nage libre.
Elle ne mange pas pendant cette période et peut être facilement repérée par sa bouche distendue. Si une femelle est trop stressée, elle peut cracher la couvée prématurément ou même la manger.
Il est également intéressant de noter que si une femelle est loin de sa colonie pendant trop longtemps (par exemple, placer dans un autre bac pour frayer ou autre déplacement), elle risque de perdre sa position dans la hiérarchie du groupe quand elle reviendra.

Dans la nature les grands mâles dominants ne construisent plus de nids, tandis que les mâles et les femelles sous-dominantes le fond ensemble. Les territoires de ces poissons dominants peuvent mesurer plusieurs mètres de diamètre…

© Textes AQUA débutant

Le Sciaenochromis fryeri

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Endémique du lac Malawi, c’est un cichlidé Africain.
Il vit parmi les parties rocheuses de la côte et les zones intermédiaires de sable y compris les îlots et les récifs distants à des profondeurs d’eau allant jusqu’à 25 m. La ponte a lieu en général sous des roches.

Vers l’âge de un an le mâle deviendra d’un bleu électrique tandis que la femelle restera grise.
Attention à ne pas confondre avec un Aulonocara mâle 

L’espèce mesure jusque 20 cm parfois et a besoin d’un volume de 300 litres minimum pour un trio (un mâle et deux femelles).
La femelle va mesurer un peu moins que le mâle, 16 cm environ.

Maintenance

Température de 24 à 28 degrés
pH: 7.6 à 8.8
GH de 8 à 15°
Vit 10 ans environ dans de bonnes conditions

Il faudra former des sortes de cavernes en utilisant des piles de rocaille dans une grande partie de l’aquarium, laissant quelques zones ouvertes à la baignade. Un sol en sable est recommandé.
Un seul mâle pour plusieurs femelles dans le bac afin d’éviter le harcèlement du mâle envers les femelles. Dans un bac de 300 litres ne jamais mettre plus d’un seul mâle.

Évitez de le maintenir avec d’autres poissons agressifs ou trop vifs. Il sera parfait avec des poisson calmes comme
Cyrtocara moorii, AulonocaraLabidochromis caeruleusCopadichromis.

Nourriture

il faudra le nourrir avec un un régime alimentaire varié d’aliments vivants, congelés et séchés.

Reproduction 

Facile, L’incubation se fait dans la bouche de la femelle.
Le mâle attire les femelles gravides dans une zone de son territoire qu’il a spécialement aménagée.
La reproduction a alors lieu et les oeufs seront alors fécondés, la femelle les garde dans sa bouche pendant environ 3 semaines.
Il est possible de nourrir les jeunes avec les nourritures habituelles. Les jeunes afin de survivre devront être isolés, car en bac communautaire ils serviront de nourritures aux habitants, en effet ceux-ci ne sont pas peureux et ne se cacheront pas des prédateurs qui n’auront aucun mal à s’en délecter.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Néolamprologus Sexfasciatus

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Cichlidé africain endémique du lac Tanganyika.

Habitat naturel:

Espèce vivant au sud du lac en Tanzanie et au Zaïre pour la forme jaune,cependant, cette dernière est légèrement différente de celle de Tanzanie. La troisième forme existante, qui est à dominante bleue, se situe en Zambie.

Description:

Poisson peu commun dans le milieu aquariophile, il est pourtant doté de belles couleurs et présente une belle forme.
Comme son nom l’indique, il possède 6 barres noires verticales.
Le mâle mesure environ 17 cm à la taille adulte et la femelle 15 cm.

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Maintenance

Température de 22°à 28° maxi, bien faire attention de ne pas dépasser les 28°C sinon cela peut lui être fatal.
Un ph de 8 à 9,5 ( 8,5 pour la reproduction mais celle-ci est très difficile en aquarium.)
Un gh de 10 et un kh de 15 sont de bonnes conditions pour les maintenir.

Ils ont besoin d’une eau assez dure et alcaline, un bac bien empierré est à prévoir avec beaucoup de grottes et de cachettes.
On pourra alors y ajouter des Anubias et Vallisnérias au décor car cette espèce ne mange pas les plantes.
Pour ma part je maintiens un trio dans 260 litres, mais l’idéal pour eux est à partir de 400 litres.
En aquarium c’est un poisson peu agressif, mais il sait quand même bien se faire respecter.
Il ne faut donc pas le faire cohabiter avec une espèce moins agressive que lui.
Les combats intraspécifiques sont assez fréquents et finissent souvent en prise de bec.

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Nourriture

Dans son milieu naturel il est censé se nourrir d’escargots, par-contre en aquarium, je les nourris d’épinards, de granulés et d’artémias congelés en variant chaque jour la nourriture.

©Texte et photos Alex53 pour AQUA débutant

Poissons à éviter

Tous les poissons proposés en animalerie ne sont pas toujours adaptés à la maintenance en aquarium pour le débutant, de part leur taille adulte, leur agressivité ou leur difficulté de nourrissage. Il suffit parfois de bien se renseigner pour les maintenir correctement, mais certains n’ont tout simplement rien à faire dans nos bacs.

Voici une liste non exhaustive des poissons souvent disponibles à maintenir en connaissance de cause, sous réserve de répondre à leurs besoins, pour une aquariophilie plus saine et plus respectueuse.

Ceux qui nécessitent de gros litrages

botia Botia macracantha = 30 à 40 cm adulte, poisson grégaire à maintenir par 5-6 individus, 800l minimum

Plecostomus Plecostomus punctatus (plusieurs synonymes) = 50 cm adulte, peut détruire le décor dans les volumes inférieurs à 500l, devient parfois agressif en vieillissant

fauxrequinPangasius sutchi ou faux requin= 1 mètre adulte, inconcevable autrement qu’en aquarium public

requinargentBalantiocheilos melanopterus ou faux requin argenté = trop gros 50 cm, aquarium public uniquement

Arowana = 1m , aquarium public uniquement

Tous les gros cichlidés de plus de 30 cm ou à fort caractère = Vieja synspillum, gros Crenicichla, Cichla, Oscar (Astronotus ocellatus), Cyphotilapia frontosa … 600 à 1000l minimum selon les espèces

De par leur agressivité ou leur difficulté en terme d’alimentation :

Gyrinocheilus aymonieri = 20 cm adulte, agressif, dangereux pour les poissons

labeoBricolorLabeo bicolor = très territorial, s’en prend à tout ce qui lui ressemble en forme ou en couleur (poissons long, noirs, rouges etc…) quelque soit la taille du bac (territoire en diagonale)

Tous les gros cichlidés de plus de 30 cm ou à fort caractère = Vieja synspillum, gros Crenicichla, Cichla, Oscar (Astronotus ocellatus), Cyphotilapia frontosa … et les moyens et petits teigneux

poissonelephantPoisson éléphant Gnathonemus petersii

poisscouteaupoissons couteau Xenomystus nigri

papillionPoisson papillon Pantodon Buccholzi

discusLes Discus de moins de 7 cm

D’un point de vue éthique :

Parallèlement, le marché aquariophile se voit inondé de formes sélectionnées à outrance, de poissons déformés au nom de l’art, d’une quête éternelle d’originalité ou plus simplement du profit.
Ceux qui élèvent ces poissons et ceux qui permettent leur commercialisation en connaissance de cause (vendeurs ET acheteurs) font fi de leurs difficultés à se mouvoir, à se défendre, à manger et à voir parfois.
Nous sommes les seuls, nous, acheteurs, à pouvoir influencer les commerces aquariophiles, qui ne font souvent que répondre à une demande.
Les formes naturelles sont si nombreuses et si belles qu’il est fort dommage de chercher à les remplacer par des monstres, tels que Molly Ballon, certains poissons rouges japonais, etc… mais aussi les formes hybrides, telles que Red parrot, Flower Horn etc…, et pour finir, comble de l’horreur, les poissons colorés artificiellement (les techniques sont diverses, injection ou autre), comme Chanda ranga, Red Parrot, Corydoras fluo etc…

Démarrage d’un bac type

Les achats immédiats :

L’aquarium :

Partons sur une base de 120l extérieurs, soit 100x30x40 cm (longueur x largeur x hauteur), en gardant à l’esprit que plus le bac est grand, plus il sera facile à entretenir.
Si les finances vous arrêtent, sachez qu’il y a quantité d’aquariums d’occasions plus ou moins complets à vendre sur divers sites (enchères par ex), bien souvent en très bon état voir quasi neuf.
A vous de faire les comparatifs avec les prix du neuf… Sachez aussi profiter des promotions de fin d’année, dans les animaleries ou les grandes surfaces. Un article est consacré au choix de l’aquarium dans la rubrique matériel.

du tuyau à oxygène, et un diffuseur (sans urgence, car inutile si vous n’êtes pas en surpopulation, mais intéressant dans le cas d’un traitement)

– Un thermomètre
– Une ou deux épuisettes de taille correcte (pensez au poisson)
– Un siphon cloche pour nettoyer le sol (pas obligatoire non plus)
– Un tonneau… ou un récipient assez grand pour faire les changements d’eau si vous n’utilisez pas de tuyau.

Si l’aquarium n’est pas équipé
 :

– L’éclairage : pour un éclairage moyen à fort, deux néons de 30w (90 cm) iront parfaitement, un seul suffira si les plantes ne sont pas exigeantes.

– Le chauffage : inutile pour des poissons d’eau froide ou légèrement chaude comme les danio (entre autres), il est absolument nécessaire aux autres espèces.

– La filtration : en fonction de votre population, compter entre 2 et 5 fois le volume du bac selon les besoins des poissons (gros pollueurs ou labyrinthidés par ex)

Après nettoyage à grande eau du décor, sable et bac,

– Placez le sol nutritif si l’on souhaite, puis une couche de sable de 1-2 cm, puis le grillage (la couche de sable permet de ne pas avoir d’échappement de sol dans le bac si les poissons déblaient jusqu’au grillage).

– Installez les grosses pierres du décor directement sur la vitre si pas de sol nutritif (le sable est trop instable, surtout avec des fouisseurs) avant de mettre le sable de surface sur le grillage ou sur le fond.

– Pensez à intégrer dans le décor un tuyau à air et un diffuseur : il sera plus facile de le dissimuler au démarrage que lorsque le décor sera fait et le bac rôdé. Au mieux, vous n’en aurez pas besoin, au pire, il sera là pour palier à tous les manques d’oxygène dans les situations extrêmes (traitement, canicule surpopulation etc…). Prévoir une bonne longueur de tuyau pour pouvoir dissimuler la pompe à air, toujours bruyante malgré le progrès, et évidemment un anti-siphon qui empêchera votre bac de se vider lentement si le tuyau vient à descendre plus bac que l’aquarium…

– Remplir d’eau sur 10-20cm; c’est mieux pour planter et finir le décor

– Plantez les plantes qui doivent l’être (certaines n’en ont pas besoin) : vous pouvez également utiliser des techniques dites „Amano“, du nom du décorateur japonais, en utilisant des matériaux divers (pierres, morceaux de racines etc) pour servir de support aux plantes du type anubias ou cératophyllum et ainsi créer un relief dans le bac (très esthétique !)

– Montez le décor final en veillant à créer quelques grottes et cachettes suffisamment grandes pour les poissons. Il est bon de garder en tête, lorsque l’on crée un décor, qu’un poisson qui peut se cacher est un poisson… qui ne se cache pas ! Je trouve personnellement superbes les décors naturels, mais c’est une affaire de goûts… 😉 Le principal est que tout soit bien stable et que les poissons ne risquent rien. A ce propos, il faut se méfier des pierres volcaniques pour les poissons à grands voiles : ils sont bien souvent lacérés par simple passage à proximité de l’une d’elles…

¤ Finir le remplissage du bac, en douceur pour ne pas déplanter ou démolir votre décor, puis mettre en route la filtration et l’éclairage.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais quand est-ce qu’on met les poissons ? :sm:

Trois solutions s’offrent à nous :
– Soit on est pressé (et on l’est toujours) et on achète une grosse quantité de bactéries dénitrifiantes pour ensemencer le bac (en ampoules), que l’on verse dans le filtre et dans l’eau et on peut envisager d’installer les poissons dans les jours qui suivent. Cette solution n’est pas conseillée aux débutants, car l’efficacité des bactéries du commerce dépend de beaucoup de facteurs. Or si elles sont peu vivaces ou tout simplement mortes, le pic de nitrites arrivera et les débutants ne sauront pas forcément réagir rapidement.

– Soit on est pressé mais pas riche et l’on se débrouille pour trouver un copain aquariophile qui vous donnera quelques unes de ses masses filtrantes gorgées de bonnes bactéries pour avoir le même effet, avec plus de chances de réussite,

– Soit on est patient et on attend trois semaines… que le cycle de l’azote se fasse et que le pic de nitrite inévitable soit passé.

Quand le bac tourne enfin, on va acheter ses poissons… en ayant réfléchi AVANT d’arriver à l’animalerie (lire l’article sur le choix des poissons)

Une fois les poissons à la maison, pas question de les lâcher dans le bac directement. Il faut faire une acclimatation pour éviter les chocs (thermiques, acidose par baisse brutale de pH etc…)

– Rien de très compliqué en soi : videz les sacs à poissons dans un récipient assez haut, placé au pied de l’aquarium. Un tuyau type tuyau à air est placé dans le bac et dans le récipient. On amorce en aspirant un peu , et quand l’eau coule dans le récipient, on fait un noeud pour ralentir le débit et passer en gouttes à gouttes.
Ainsi les eaux se mélangent doucement. Quand le niveau de l’eau dans le récipient a doublé, environ, on pêche les poissons et on les introduit délicatement dans l’aquarium… Il ne faut jamais verser l’eau des sacs provenant de l’animalerie dans le bac !

Ne nourrissez pas le premier jour.

L’entretien de l’aquarium

Votre bac est prêt à recevoir vos premier poissons, le cycle de l’azote est terminé, vos poissons sont arrivés et vous avez procédé à une acclimatation comme il se doit, à partir de maintenant, il va falloir entretenir votre aquarium un minimum afin que vos habitants s’y trouvent les plus heureux du monde.
Une semaine donc après l’introduction de vos habitants, il faudra procéder et ceci de façon hebdomadaire, au changement d’eau.
Ce changement d’eau doit être de l’ordre de 10% à 30% chaque semaine suivant la population (pollueuse plus ou moins) présente dans le bac.
Sachant que 20% est un très bon pourcentage. (Si le bac tourne bien, »à vérifier dans ce cas, suivant vos nitrates présentes au bout d’une semaine, sachant que 10% de nitrate est l’idéal » on peut le faire uniquement deux fois par mois, mais alors 30% serait un bon compromis toutes les deux semaines).

Effectivement vos poissons ne sont pas dans la nature qui elle régénère l’eau par les pluies.
Dans un milieu fermé il est indispensable, même si il y a un filtre, de changer un pourcentage d’eau de façon hebdomadaire si possible afin que l’eau ne se charge pas en nitrates, dû aux déchets que produisent les poissons et les plantes de votre bac, à la longue cela pourrait être une source de maladies et même décès de vos habitants et également une source non négligeable d’algues dues à un excès de phosphates et de nitrate dans votre bac.

Pour procéder à ce changement d’eau d’une manière simple et efficace, il y a différentes méthodes..
Je vous donne la mienne :
Achetez-vous un tuyau d’un mètre/un mètre et 30 cm environ, dans un magasin de bricolage, 12/16 mm c’est la taille idéale pour pratiquement toutes tailles de bac .
Vous mettez un côté du tuyau dans l’eau du bac, et de l’autre côté vous aspirez un coup sec et retirez la bouche immédiatement pour éviter de boire la tasse et laissez couler l’eau sale dans un seau « avec cette longueur de tuyau vous éviterez justement de boire la tasse en ayant le temps de retirer la bouche bien avant que l’eau arrive à la sortie du tuyau ».
Voilà, vous pouvez passer le tuyau partout à 1cm du sol partout pour aspirer les déchets dans l’aquarium. Une cloche est également pratique pour ne pas aspirer de sable, mais par contre il est souvent impossible de passer partout.
Avec le tuyau, il y a possibilité de passer partout entre les plantes et les décors et d’aspirer le maximum de déchets.

La taille des plantes :
Étape aussi indispensable, les plantes s’y sentent tellement bien, elles vont commencer à pousser, certaines plantes, dépassent largement la hauteur du bac, il faut donc de temps à autre, quand elles sont arrivées à hauteur ou à une trop grosse largeur et suivant leur méthode de reproduction, leurs offrir une bonne taille :

Soit repiquer les nouvelles pousses des plantes qui se font par « stolons » c’est à dire : qui se reproduisent en faisant des petites plantes tout au long d’une tige qui comporte plusieurs petites plantes miniatures identiques à la plante mère. Certains stolons s’enracinent aussi dans le sol en rampant un peu partout. Il suffit de couper ce stolon et de repiquer les nouvelles pousses, aux endroits où nous souhaiterions en rajouter, sinon elles vont se mettre un peu n’importe où.

Soit la plante ne fait pas de stolons, mais pousse toute en hauteur, suivant certaines plantes, nous pouvons couper la hauteur de plante et repiquer à côté pour faire un plus gros buisson, ou bien encore enlever les vieilles tiges dans le sable et repiquer les hauteurs que nous venons de couper pour faire un nouveau buisson plus jeune, ou encore, laisser uniquement les plantes coupées, en jetant ou donnant nos boutures coupées, à des aquariophiles proches de chez nous qui partage la même passion et à qui cela fait toujours plaisir.

En résumé : Procédez à la taille des plantes dès que ça devient trop haut ou trop large, il faudra également enlever les feuilles mortes ou abimées de votre bac, ceci est une source de pollution du bac également.
On profitera de faire la taille des plantes lors d’un changement d’eau, ce sera facile d’aspirer ensuite avec le tuyau juste sous l’eau les petits bouts de plantes qui seront tombés dans l’eau du bac et resteront sinon en surface de l’eau, ce qui engendrerait également une source de pollution supplémentaire pour le bac « augmentation des nitrates et phosphates ».

Nettoyage des vitres :
Vous avez des algues sur les vitres ? pas de panique !
Chaque semaine également, je passe un coup sur les vitres intérieures du bac, cela permet de garder les vitres toujours très propres.
Pour cela, j’utilise quelque chose que tout le monde a chez soi et qui ne raye pas du tout les vitres, mieux que les aimants, grattoir aquariophile ou autre.. Et c’est gratuit ! Une carte en plastique, genre carte de téléphone ou de réductions que l’on a dans les magasins de toutes sortes, enfin bref, ce genre de carte là. (Attention les cartes s’abiment également au fil du temps à changer de temps à autre).
Vous passez la carte dans l’eau partout contre la vitre en grattant les algues, elles partent très facilement de cette manière.

Ensuite un petit coup de perlon partout contre les vitres intérieures, et vous voilà avec les vitres internes de l’aquarium bien bien propres si vous êtes passé partout, et vos vitres ne seront jamais rayées. N’oubliez pas les externes non plus.
Ne pas oublier de passer avec une éponge humide ou autre sur les tubes pour enlever le calcaire .

Si les réflecteurs intérieurs sont aussi blancs à cause du calcaire, nous pouvons les frotter avec du vinaigre pur et un linge humide et bien rincer ensuite à l’eau claire pour enlever l’odeur du vinaigre qui n’est pas très bonne pour les poissons. le tout bien rincé, soyez rassuré, l’odeur du vinaigre part très vite.

L’entretien du filtre :
Si il n’est pas nécessaire de le faire chaque semaine, plus le bac est petit, plus souvent nous serons obligés de le faire par contre. Pour les plus gros bac, une fois par mois devrait être suffisant.

Il ne faut jamais rincer les nouilles sous l’eau du robinet mais toujours, dans l’eau que l’on vient de retirer du bac lors d’un changement, pour éviter de perdre les bonnes bactéries, qui sont principalement dans votre filtre et dans votre sol. On peut le faire quand vraiment c’est très très sale sinon, une seule fois par mois un petit rinçage c’est bien suffisant.

A faire le plus fréquemment et suivant l’encrassement : rincer la mousse de la même manière que pour les nouilles, et changer le perlon si nous l’utilisons, dés qu’il est complètement marron et bien encrassé.
Nous pouvons aussi entre deux, juste bien le rincer également si il n’est pas trop trop sale, sinon autant le changer.

N’oubliez pas de rincer le perlon sous l’eau tiède du robinet quand il est neuf et ensuite, rincer à l’eau froide avant de le remettre dans le filtre, ça évite des fils de perlons ou de la poussière blanche qui se ferait lors du redémarrage du filtre et serait rejetée dans l’eau du bac.

Pour les mousses : dès qu’elles sont aussi toutes marrons et bien chargées, il est alors temps de les rincer, comme pour les nouilles, dans de l’eau du bac que l’on vient de retirer pour ne pas perdre les bonnes bactéries présentes.

Regardez chaque jour votre bac, les poissons, la température, et l’aspect général du bac en leurs donnant à manger. Ça permet de ne pas passer à côté d’une maladie qui trainerait dans votre bac, ou un filtre défectueux, ou encore une température défectueuse.

Chose la plus importante : N’oubliez jamais ! Mais jamais ! De tout débrancher l’aquarium avant d’y mettre les mains et d’y faire un entretien, nettoyez bien vos mains avant de les plonger dans l’eau afin de n’y amener aucun contaminant extérieur pour vos poissons. Et après aussi pour vous même, afin de ne vous infecter d’aucun contaminant interne au bac qu’il pourrait y avoir, l’hygiène en aquariophilie est de rigueur, pour vous et vos habitants.

Aucun filtre ne doit tourner pendant que vous ayez les mains dans l’eau, le thermostat (chauffage) doit être débranché et les tubes également, C02 également si vous avez l’électrovanne , tout ce qui est sous tension ne doit plus l’être, surtout bien avant que vous ne touchiez à l’eau !

On remet tout en route, une fois que l’aquarium est prêt et que tout est terminé, qu’il ne faut plus y mettre les mains.
Si rajustement il y a à faire, on re-débranche le tout encore une fois.

Il est important de savoir aussi que l’aquariophilie demande un peu de temps si nous voulons profiter de quelque chose de très joli chez soi et surtout un confort de vie pour nos habitants si petits qu’ils soient, mais qui nous le rendront bien en respirant la santé dans votre bac.