Haplochromis phytophagus

Haplochromis phytophagus

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Son habitat naturel..

Le Haplochromis phytophagus appelé en 1980 « Xystichromis phytophagus », appellation qui n’a d’ailleurs jamais été cependant validée officiellement.
On le retrouvait autrefois dans les eaux Ougandaises du Lac Victoria, près de Jinja et Bunjako ainsi que Kisumu dans la Baie du Kenya. Aujourd’hui, cette espèce se trouve dans le Lac Kanyaboli au Kenya, un petit Lac dans le bassin de Yala.
C’est une zone d’un vaste Marais de papyrus, qui agit comme une barrière de protection pour les espèces qui sont la proie de la perche du Nil (Lates niloticus).

Le Lac Kanyaboli a une surface de 10,50 km2 et une profondeur moyenne de 3,0 mètres. L’ensemble du Marais du bassin de Yala versant est en danger actuellement, car malheureusement il est souvent drainé afin de fournir des zones agricoles à une population croissante. Cette région est également une vaste étendue d’observation des oiseaux de renommée mondiale.

Kenyaboli

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Description

Le mâle adulte est sans pareil dans la coloration. La tête est d’un gris-bleu et a une pente convexe crânienne. La mâchoire (supérieure et inférieure) est bordée par une lèvre bleue brillante.
Deux barres horizontales traversent le front, un peu au-dessus des lèvres, et à mi-yeux.
Le haut du front (sur le bas des plaques branchiales) est violet. Immédiatement derrière les branchies et sur le long du dos la couleur est rouge-orange.
L’abdomen est vert citron et s’étend jusqu’à mi-hauteur des flancs et latéralement sur le pédoncule caudal.
La partie frontale de la nageoire dorsale est bleu poudré. Les épines sur la moitié arrière de la dorsale sont de couleur rouge. Cette coloration rouge se trouve également sur la nageoire caudale.

Les nageoires pelviennes sont « noir de jais » avec le premier rayon s’étendant légèrement au-delà des autres.
La nageoire anale est bleu clair avec une tache rouge frontalement. Un petit nombre de taches parsèment la partie de retour à sa base.
Deux lignes de stries noires le corps à mi-chemin et frontalement le long de la ligne latérale.
Plusieurs barres verticales sont visibles dans une certaine mesure, mais surtout, cela dépend de son humeur.

La femelle est de couleur or mat avec une teinte jaune aux ailettes.
On peut voir un léger dimorphisme sexuel, les mâles atteignent 11cm tandis que les femelles feront environ 9.5 cm.

Dans la nature il gratte les algues contre les pierres, en effet il possède des dents et aime les algues.
Les dents extérieures sont pour la plupart bicuspides tandis que l’intérieur est doublé en 4-6 lignes, elles sont d’une grande taille et d’une structure tricuspide.

Maintenance

A partir d’un volume de 250 litres pour maintenir un trio
Température de 24 à 28°C
pH de 7,5 à 8,6
Il est préférable de maintenir cette espèce par trio (1 mâle pour deux femelles).
Attention le mâle est très souvent agressif envers les poissons de plus petites tailles, il n’hésitera pas en faire son repas.

Un substrat d’environ 5/7 cm de hauteur (sable de loire).
Un ensemble de rocaille sur une extrémité du bac semble être un point de rassemblement pour l’espèce mais pas pour s’y réfugier, des plantes flottantes et quelques racines.
Certains aquariophiles très expérimentés dans l’élevage de l’espèce, affirment qu’il est possible de mettre une plante appelée : Cératophyllum demersum que l’on peut planter en brins dans le sable. Il est également possible de la laisser flotter, en effet dans la nature, il fréquente des endroits bien fournis en plantes de surfaces.
Il faudra cependant, pratiquer de fréquents changements d’eau et veiller également que la filtration soit de bonne qualité.
Cela suffit pour maintenir une colonie saine de Haplochromis phytophagus.

Alimentation

Le Haplochromis phytophagus apprécie un peu de verdure dans son régime alimentaire. Ceci peut être facilement fourni avec une bonne spiruline en flocons par exemple.
Un excellente nourriture en flocons de bonne qualité avec des gâteries occasionnelles comme des artémias, daphnies ou autre.. sera également très appréciée.

Reproduction

Il aime creuser en période de reproduction le sable, donc attention à avoir un décor de pierres solides et bien pensé si vous avez monter des rocailles.
Il fait une danse également auprès de sa belle en période de reproduction.
Le mâle défend son territoire contre les congénères qui s’en approchent. La femelle finira par céder aux avances des mâles.
La mise en évidence d’un ovipositeur de la femelle est un signe certain que la ponte a eu lieu.

L’acte même de la ponte, aura lieu dans la fosse creusée par le mâle. La méthode typique « Haplochrominiens » est : de secouer et tourner en rond, faire tomber les œufs, les mordiller un peu et les ramasser.. tout cela sera pratiqué par cette bouche couveuse maternelle.
Le Haplochromis phytophagus n’est pas une espèce particulièrement difficile pour frayer.
Il est très prolifique et les couvées de 50 alevins ne sont pas rares.
La période de gestation est de 18 jours. La femelle va s’occuper de sa progéniture pendant encore deux semaines.
A partir de là, les alevins auront absorbé la majeure partie de leur sac vitellin et prendront leurs premiers repas de Cyclops et paillettes écrasées, voir de la poudre spéciale pour alvins.
Ensuite, les jeunes se développent rapidement et seront à maturité en 10 mois.

Texte : AQUA débutant

Julidochromis transcriptus

juidochromis transcriptus

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Cichlidé Africain endémique du Lac de Tanganyika

Habitat naturel..

Le lac Tanganyika fait maintenant partie du bassin hydraulique du fleuve Congo. Il s’y déverse par son émissaire, la Lukuga. Jusqu’en 1878, cette rivière se jetait dans le lac, mais des mouvements tectoniques, et surtout la montée du niveau de l’eau, en ont inversé le sens vers la Lualaba et le fleuve Congo.

Le bassin drainant du lac Tanganyika couvre une superficie de 250 000 km2. Les principales rivières qui l’alimentent sont la Malagarazi, la Rusizi, la Ifume, la Lufubu et la Lunangwa qui y déversent 24 km3 d’eau par an ; les pluies, quant à elles, en apportent 41 km3 par année. La Malagarazi est plus ancienne que le lac lui-même et se trouvait auparavant dans le prolongement du Congo. La totalité du volume du lac est renouvelé en 485 années.

Le lac est connu pour la limpidité exceptionnelle de ses eaux, celle-ci permettant une visibilité atteignant les 25 mètres.
L’eau du lac Tanganyika est d’une extrême richesse minérale, et ses paramètres sont très particuliers. Sa conductivité est d’environ 609–620 µS, son pH est de 9,5 à la surface et de 8,6 à –1300 m ; (en zone marécageuse le pH est de 7,6) le TAC est de 12–19 et sa température est de 25°C en moyenne.

Le lac Tanganyika est très réputé pour le nombre important d’espèces endémiques. On y dénombre pas moins de 250 espèces de poissons cichlidés (Neolamprologus, Paleolamprologus, Altolamprologus, Xenotilapia, Julidochromis, Telmatochromis, Tropheus, Petrochromis et plus de vingt autres genres) et 150 espèces de non-cichlidés (Stolothrissa, Limnothrissa, Lamprichthys), dont la plupart vivent le long de la côte jusqu’à environ 180 mètres de profondeur. La plus grande part de la biomasse se situe dans la zone pélagique et est dominée par six espèces: deux espèces de sardines du Tanganyika et quatre espèces de Lates. La quasi-totalité des espèces de cichlidés est endémique et plusieurs sont appréciées comme poissons d’aquarium.

Cette espèce se limite cependant à la côte Nord du Zaïre.

Description

Poisson de forme allongé avec une coloration jaune rayée de noir, les nageoires sont beiges, soulignées de bleu et de noir.

Le mâle mesure environ 8 cm et les femelles 8 cm également.
Il est très territorial envers les sujets de son espèce ou en période de reproduction. Un groupe de 4 à 6 juvéniles favorisera la formation d’un couple. Si le volume est suffisant les poissons peuvent cohabiter par la suite.

Maintenance

Température de 24 à 28 degrés
pH de 7,5 à 9 (8,5 pour la reproduction)
GH de 10 à 20
Il faudra démarrer avec 5 ou 6 juveniles dans un bac de 200 litres pour obtenir deux couples qui se reproduiront par la suite. Sinon il est toujours possible de maintenir un couple dans 120/150 litres.
Le bac sera rocheux, attention de ne pas changer le décor, car le couple peut ne plus rien reconnaitre et il peut s’en suivre une bagarre pouvant aller jusque la mort d’un des deux. Prendre en photo si possible le décor du territoire afin de reproduire au plus prés possible le décor initial.
On pourra ajouter des anubias et vallisneria au décor.

Nourriture

Omnivore (nourriture congelée, sèche, végétale, vivante etc..) le principal étant de bien varier et de donner une nourriture de qualité.

Reproduction

C’est une espèce monogame, le frai aura lieu sur un substrat caché.
Les oeufs sont fixés sous une voûte et les jeunes à la naissance seront suspendus jusqu’à résorption du sac vitellin.
Une fois la nage libre, les parents seront féroces envers les autres afin de les défendre.

©Texte : AQUA débutant