Mon sol nutritif maison

Il existe de nombreux sols nutritifs différents, avec pour chacun des avantages et des inconvénients. La particularité commune de ceux proposés en boutique, qu’ils soient de type terreux ou minéral, est…leur prix exhorbitant dès lors que le volume nécessaire augmente !

Pour cette raison, et sans doute aussi pour faire un pied-de-nez à tous ces produits trop chers, le sol nutritif fait partie de ces choses que j’ai tenues à faire moi-même…

Ainsi, afin d’obtenir un sol nutritif d’une hauteur de 5 cm dans un aquarium de 150×50 (Lxl), j’avais besoin d’un peu plus de 35l de sol. Pour vous donner un apperçu des économies réalisées, comparons les prix pratiqués par un vpciste Français (hors frais de port)… Pour le même volume :
-un sol minéral de type Dennerle m’aurait coûté près de 96 euros
-le même type de sol terreux maison m’aurait coûté 145 euros environ

En limitant les intermédiaires, je réduisait ce coût à … à peine plus de 30 euros! Pour une économie comprise entre 60 et 115 euros, j’étais prête à retrousser mes manches… :sm:

Continuons ? Continuons !

La composition :

Il s’agit d’un mélange argilo-humique qui fait ses preuves depuis des générations d’aquariophiles et qui, comme tous les sols de type terreux, ne s’utilise JAMAIS associé à un câble chauffant. Les sols nutritifs de ce type sont destinés à de très longues durées, aidés de temps à autres par quelques ajouts d’éléments nutritifs au bout d’une dizaine d’années ! Trois éléments surtout entre dans leur composition :

¤ Le sable :

En rendant le mélange moins compact, il contribue à faciliter la circulation de l’eau. Il apparaît aujourd’hui que le sable un peu calcaire améliore l’assimilation des éléments nutritifs. Le sable de Loire fait parfaitement l’affaire, bien qu’un peu onéreux pour cet usage : un sable de granulométrie moyenne à grosse utilisé en construction convient tout à fait pour un coût beaucoup plus faible.

¤ La terre de bruyère :

Cet élément est la part humique et donc acide du mélange. Il est impératif d’utiliser de la véritable terre de bruyère ! Le plus long de l’opération consiste à la tamiser, car elle est très riche en éléments non décomposés. Certains aquariophiles ne prennent pas cette peine, prenant le risque de voir les débris fermenter et se transformer en grosses bulles de Méthane, nauséabond et inflammable). Une fois éliminés les morceaux de feuilles et les brindilles, le volume de terre disponible après tamisage est fortement réduit.

¤ l’argile :

Cet élément est très riche en Fer. La présentation « fine » facilite le mélange des éléments du sol nutritif. Pour de petites quantités, on peut se fournir dans des magasins de produits diététiques, mais le prix est vraiment excessif. Le vpciste Français pris pour exemple plus haut la propose en sac de 5kgs pour un montant de 20 euros environ… En contactant directement le fournisseur de ce vpciste, la société Argiletz (http://www.argiletz.com), on s’apperçoit qu’il vend également aux particuliers… et livre partout en France, pour à peine plus de 6 euros les 5kg, port compris !

La recette :

Elle est simple bien que variable d’un aquariophile à l’autre. En ce qui me concerne, j’ai effectué un mélange de 40% de sable, 40% de terre de bruyère et 20% d’argile qui s’est traduit par ces achats :

– une dizaine de kg de sable non lavé
– 60 litres de terre de bruyère véritable (pas utilisé dans sa totalité)
– un sac de 5 kg d’argile commandé chez Argiletz.

Et pour la suite :

– un grillage aux dimensions du bac moins 1/2cm de chaque côté pour faciliter son installation : une maille de quelques mm me semblait bien adaptée, sachant que trop fine elle empêcherait le passage des racines, qui traversent par la suite le grillage et vont s’ancrer profondément dans le sol nutritif, et trop grosse elle laisserait passer le sable et le grillage remonterait (testé !)

– au moins 60 kg de sable pour la finition. J’ai choisi du sable de Loire, la préférence étant donnée chez moi aux tons naturels, ni trop foncés, ni trop clairs, et surtout pas colorés (beurk !). Il est possible d’acheter son sable déjà lavé chez les fournisseurs de produits pour piscine (les filtres sont parfois composés de sables) : le coût en serait plus faible, sans compter la corvée du nettoyage épargnée. On peut également, si la population n’est pas composée de fouisseurs ou de poissons de fond à barbillons, mélanger un gravier de Loire à de la pouzzolane concassée (rayon fosses sceptiques des mag de bricolage) : l’effet est très naturel !

Le mélange :

J’ai tamisé la terre de bruyère par petites quantités, en fonction du volume dont j’avais besoin au fur et à mesure : cela m’a évité de tamiser le sac entier et cela m’a paru moins monotone de faire le mélange par petites quantités. J’ai d’abord utilisé pour ce faire une passoire en plastique, mais les trous étaient troppetits et cela est vite devenu laborieux. Une chute du grillage m’a finalement permis d’aller assez vite… seuls les plus gros morceaux doivent être retirés.

A l’aide d’un verre mesureur (n’importe quel récipient peut faire l’affaire), j’ai donc commencé à mélanger 4 volumes de sable, 4 volumes de terre de bruyère et 2 volumes d’argile. L’ordre n’a que peu d’importance… Puis j’ai disposé ce premier mélange dans le bac, sauf sous le bac à décantation : aucune utilité ! J’ai ainsi étalé mon sol au fur et à mesure, en imbibant d’eau à chaque fois et en mélangeant copieusement cette boue grise pour la rendre bien homogène.

J’ai installé mon sol en pente croissante de l’avant vers l’arrière, car la population choisie m’imposait de laisser le devant assez peu planté, privilégiant donc le fond. Si vous êtes dans le même cas que moi, pensez à combler la pente avec du sable AVANT de poser le grillage…

Pourquoi ? Ce dernier semble souple mais si on cherche à l’adapter à la pente au lieu de le mettre à niveau, le sable passera à travers et le grillage remontera (expérience vécue !). CQFD

De même, j’ai recouvert le sol dans sa totalité avec du sable sur une épaisseur de 1 à 2 cm à l’endroit le plus haut AVANT de poser le grillage…

Pourquoi ? L’intérêt du grillage est de retenir le sol en cas de déplacement du sable par les poissons ou un siphonnage un peu brutal, évitant ainsi de noircir et de polluer l’eau. Or si le sol nutritif est à même le grillage, il s’échappera tout de même si on intercale pas une couche de sable qui lui, ne pourra être déplacé ! CQFD

A même le grillage, j’ai disposé les grosses pierres qui allaient servir de support à l’architechture du décor AVANT de disposer le sable « définitif ».

Pourquoi ? Un décor se doit d’être le plus stable possible : inutile de vous décrire les dégâts causés par l’affaissement d’un éboulis de pierre sur une vitre parce que le sable qui se trouvait sous la pierre de soutainement a été balayé/déplacé par une main ou un poisson… CQFD

Le sable « final », bien lavé quant à lui, a été réparti en insistant sur le fond du bac pour créer une perspective et proposer à de grosses échinodorus une bonne quantité où enfouir leurs racines.

Conclusion :

Une fois le sol en place, j’ai pu passer au remplissage à mi-hauteur (plus facile pour faire les plantations et finir le décor), en douceur pour ne pas creuser le sol. Il existe pour cela différentes techniques, de la bassine retournée au simple sac en plastique; j’ai choisi pour ma part de simplement verser l’eau sur les pierres déjà disposées. Puis vint la plantation et le décor, réalisés en même temps au fur et à mesure afin de mieux se rendre compte des possibilités de disposition des différents éléments.
Une belle économie et le plaisir de l’avoir fait moi-même… Que rêver de mieux?

elobulle © AQUA débutant

Les plantes sciaphiles

Très utilisées pour la pratique de l’aquascaping.

Les plantes d’aquarium ont besoin de lumière pour se développer, mais certaines d’entre-elles, dites « sciaphiles » sont bien moins exigeantes en luminosité, et se contentent d’un faible éclairage pour prospérer dans les zones ombragées de votre bac.

Quelques espèces assez connues dans le monde aquariophile et surtout de l’aquascaping (bac fortement planté) où elles offrent un avantage intéressant qui permet de végétaliser des zones plus sombres de l’aquarium, à l’instar des côtés, habituellement sous-éclairés ou encore dans certains paysages, à l’aplomb des grandes plantes et des décors verticaux.
De tels décors assombrissent une grande partie de la surface disponible au sol. Particulièrement les cuves hautes et étroites dans lesquelles les plantes sciaphiles occupent généralement une place importante.

• Quelques exemples de plantes sciaphiles : Anubias barteri var. nana, Bolbitis heudelotii, Fontinalis antipyretica, Microsorum pteropus, cryptocorynes, mousse Riccardia sp, Staurogyne repens, fougères, Lomariopsis lineata aussi Marsilea hirsuta et Eleocharis parvula en plantes gazonnante, etc…

Elles sont également incontournables pour orner les cuves faiblement éclairées avec lesquelles il est fréquent de débuter l’aquascaping.
Les hauteurs basses ou moyennes qui caractérisent la majorité des espèces sciaphiles disponibles dans le commerce, associées à leurs faibles exigences en terme de luminosité, suggèrent naturellement d’employer ces végétaux au niveau médian pour assurer la transition entre l’avant-plan et l’arrière-plan habituellement orné de sable décoratif et recouvert de gazonnantes, et l’arrière-plan, occupé par des espèces plus hautes et surplombantes.

l’intensité de l’éclairage..
La puissance cumulée de l’ensemble des sources lumineuses éclairant l’aquarium, rapportée au volume de la cuve, donne une idée de l’intensité lumineuse disponible pour les plantes.
En principe, on considère qu’un ratio d’ 1watt/litre correspond à un éclairage très intense et que 1 watt/3-4 litres représente un éclairage faible, sous lequel l’ensemble des plantes sciaphiles abordées dans cet article sont parfaitement capables de s’épanouir.

Une base décorative stable

Les besoins lumineux modérés de ces végétaux vont de paire avec une croissance relativement lente.
L’entretien qu’il convient de leur consacrer reste ainsi très limité. Cette particularité est d’autant plus appréciable qu’ils sont couramment implantés dans les endroits les plus inaccessibles du paysage aquatique : à la base des décors verticaux, sous les plus hautes plantes ou dans les angles de la cuve.
Cet entretien consiste, occasionnellement, à sectionner un petit nombre de feuilles abimées, colonisées par des algues ou débordant des limites qui leur ont été imparties. L’esthétique des massifs de plantes sciaphiles ne souffrent donc que très peu de ces interventions limitées.

Implantés au sol ou sur des éléments de décors inertes, au plan intermédiaire, ils permettent de conserver une base végétale assez harmonieuse et cela, même quand les plus hautes plantes à tiges de l’arrière-plan viennent de subir une taille franche dont elles doivent faire l’objet très régulièrement afin d’augmenter la densité de leurs massifs, mais aussi, pour en contenir la croissance vigoureuse.

En zone médiane..
Les plantes sciaphiles plantées en zone médiane permettent de camoufler efficacement les bases dénudées particulièrement inesthétiques de ces plantes à tiges.
Si ces espèces sont capables de s’épanouir sous une lumière tamisée, il est cependant tout à fait envisageable de les cultiver sous un éclairage intense. Leurs feuilles changent alors souvent de taille, de forme, ou même de couleur par rapport aux exemplaires cultivés à l’ombre, en adoptant notamment un port plus rasant et un feuillage plus dense.

Les plantes à racines souterraines

Le genre Cryptocoryne est sans conteste l’un des plus représentés parmi les plantes sciaphiles.
En revanche, seules les plus basses d’entre-elles sont utilisées en tant que telles : le plus souvent, pour meubler discrètement la base des décors surplombants.
Les plus courantes en aquascaping sont les différentes variétés de C. wendtii (« Green », « Brown », « Tropica », « Mi Oya »)dont les feuilles aux contours légèrement ondulés arborent des couleurs pouvant s’étaler du vert au rouge; mais également C petchii, donc il existe par ailleurs une variété naine; C.X willisii et aussi C. parva, caractérisée par une hauteur réduite et une croissance particulièrement lente.

Ces plante en rosette, sont très faciles à cultiver dès lors qu’elles ont passé le stade délicat des premières semaines, durant lesquelles il est courant de voir fondre littéralement la totalité des feuilles. Heureusement, un autre feuillage régnant dans l’aquarium, ne tarde généralement pas à faire son apparition.

• Contrairement aux Cryptocoryne, implantées dans le substrat au sol, les fougères et mousses, épiphytes, peuvent être fixées à n’importe quelle hauteur du moment qu’elles disposent d’un support.

Les plantes Epiphytes

La grande majorité des plantes épiphytes sont sciaphiles. Elles complètent parfaitement les autres espèces, puisqu’elles ont l’avantage de pouvoir être fixées dans les endroits dépourvus de substrat (roches, bois, décors artificiels) et à la hauteur souhaitée, à condition de disposer d’un support vertical.

Les mousses..

Les mousses en sont les principales représentantes, avec notamment les nombreuses variétés appartenant aux genres Taxiphyllum et Vesicularia (T. barbieri, V. ferriei, V. montagnei « Chrismas » etc.), mais aussi : Fissidens fontanus, Fontinalis antipyretica, F. hypnoides, Riccardia chamedryfolia et R. Graeffei.
Ces différentes espèces doivent être maintenues artificiellement sur leur support, le temps qu’elles parviennent à s’accrocher d’elles-mêmes. Pour cela, il est possible de les ficeler à ce dernier, soit à l’aide d’un fil de coton ou de nylon, soit grâce à une colle silicone ou cyanolite, ou encore avec une résine époxyde.

Une autre mousse sciaphile, Monosolenieum tenerum, s’avère en revanche incapable de s’accrocher d’elle-même sur un support inerte. Elle doit donc être retenue à l’aide d’un filet ou insérée dans des végétaux déjà encrés sur ce support et dans lesquels ses thalles très ramifiés s’emmêleront durablement.

Ce sont des mousses qui parmi, les plantes sciaphiles, réclament le plus d’entretien. En effet, à part pour les espèces du genre Riccardia qui, du fait de leur croissance extrêmement lente, ne nécessitent pratiquement aucune intervention, mieux vaut tailler régulièrement l’ensemble des espèces précitées pour éviter qu’elles ne forment un coussin trop épais à la base, asphyxiée, finirait par dépérir et se détacher du support.
Si on veut éviter une invasion, il est indispensable de récupérer, à l’épuisette ou les siphonnant, un maximum des fragments fraîchement sectionnés pour limiter leur implantation au sein des espèces voisines.

Les fougères.. 

Les fougères, sont également très utilisées. Particulièrement pour orner les pièces de bois, en plan médian, avec lesquelles elles forment un ensemble idéal pour camoufler les bases inesthétiques des plantes à tiges situées en arrière-plan.
Les nombreuses variétés de Microsorum pteropus ainsi que Bolbitis difformis, dont les frondes ne dépassent pas les 5 cm, sont pourvus de rhyzomes que l’on peut coincer entre les décors inertes ou fixer sur le support en employant les mêmes techniques que celles mis en oeuvre pour les mousses.

Une autre fougère, Lomariopsis lineata, dont l’apparence est relativement proche de Monosolenium tenerum, doit d’ailleurs être maintenue de la même manière sur les supports inertes. Cette fougère ne réclame aucun entretien, mais les autres espèces devront quant à elles de temps à autre, subir une légère taille destinée à supprimer les plus vieilles frondes et à sectionner les rhizomes s’écartant trop de l’espace imparti.

Enfin, avec l’avènement de variétés au feuillage miniature, les membres du complexe Anubias barteri sont toujours très sollicités dans la pratique de l’aquascaping afin d’occuper les espaces ombragés. Ils s’utilisent et s’entretiennent de la même manière que que les Microsorum et Bolbitis.

©Texte repris de Aquamag n°16 par framboizz pour AQUA débutant

Les plantes à éviter en aquariophilie

Surtout quand on débute dans l’aquariophilie et que l’on rentre pour les premières fois dans un magasin d’aquariophilie,qui n’a jamais entendu dire : « je n’ai pas su tenir ma plante elle est morte après deux semaines.. je ne comprends pas, on me dit sur les forums que ce n’est pas une plante aquariophile, pourtant elle était bien vendue dans un magasin d’aquariophilie et le vendeur me dit que c’est une plante d’aquarium, je ne sais plus qui croire ! »..

Et oui certains magasins vendent effectivement des plantes dites pour l’aquarium, qui n’en sont pas en réalité, et c’est très courant de les voir dans ces magasins cependant, elle ne vont pas tenir en immersion très longtemps..

Et non ce n’est pas une blague, ce sont bien des plantes terrestre qui supportent souvent la sécheresse, mais pas l’immersion totale. Elle vous paraissent très jolies quand vous débutez et que vous n’y connaissez pas encore grand chose, elles attirent l’oeil de par la forme et la couleur, mais au bout de quelques semaines, elles vont périr évidemment.
Vous allez dépenser vos sous pour rien et surtout être très déçu de l’allure qu’elles auront après quelques semaines plongées dans l’eau de votre aquarium..

Afin de vous aider à ne pas vous faire avoir, voici un petit aperçu des plus couramment vendues en magasin d’aquariophilie, qui sont à EVITER sous peine d’être vraiment très très déçu.

Petite liste de plantes à ne jamais mettre dans un aquarium :

Chlorophytum capense

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C’est une plante à rosettes, c’est d’ailleurs un classique des appartements, bien qu’elle apprécie un sol humide, elles vont rapidement dépérir en immersion totale. A éviter bien entendu parfois les feuilles sont entièrement verte sans trait blanc dedans.

 

Chamaedores elegans

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Un magnifique palmier de 2m .. Rien à dire de plus.. ah si.. : A éviter

 

Spathiphyllum wallisii

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Plante aracée très souvent commercialisée sous forme immergée qui ne résistera jamais à long terme sous l’eau, cette plante supporte juste les inondations mais pas à long terme.. A éviter

 

Acorus gramineus

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Belle plante de marais, ça passe impeccable pour un bassin de jardin, mais pour un aquarium et une immersion totale et prolongée cela va lui être fatale. A éviter

 

Dracaena

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Connus pour survivre aux manques d’eau, mais va pourrir si elle est immergée. A éviter

 

Cordyline

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Jolie mais bien mieux au jardin.. pareil, supporte bien le manque d’eau mais pourrit si en immersion totale.
Il y a plusieurs sortes de Cordyline, à feuilles plus fines vendues aussi pour plante d’aquarium, donc attention aucune
Cordyline n’est une plante d’aquarium. A éviter

 

Peperomia

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Plusieurs espèces différentes sont vendues en aquariophilie, le plus souvent au feuillage panaché, mais pas rare de voir les autres (au feuillage non panaché) en bac de vente. Bien qu’elles résistent à la sécheresse, elles ne résistent pas à l’inondation.. A éviter

 

Fittonia abivenis

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C’est une plante de sous-bois qui se décompose totalement en immersion.. A éviter

 
Dieffenbachia spp

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N’a pas non plus sa place en aquarium et va périr très vite.. A éviter

 

Syngonium

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Ce sont des aracées toxiques vendues très jeunes pour l’aquariophilie et qui vont périr rapidement.. A éviter

 

Aglaonema

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Tout comme Syngonium et Spathiphyllum ce sont des aracées toxiques vendues jeunes mais qui ne tiendront pas du tout. A éviter

Dans la réalité, il y a peu de plantes d’aquarium vendues, la plus part des celles que nous cultivons en aquarium sont des plantes palustres, qui subissent des inondations d’intensité et de durée variables, et qui supporteront une vie entière en immersion totale.

Ce qui est dommage, c’est que l’on continue à commercialiser des plantes complètement terrestre en tant que plantes d’aquarium alors qu’elle ne survivront pas plus qu’une ou deux semaines en immersion..

Pour des plantes qui tiennent dans votre aquarium, il ne faut déjà pas choisir celles indiquées ci-dessus, et surtout respecter leur besoin par rapport à vos paramètres d’eau, mais aussi en éclairage, en engrais ou pas, et en C02 ou pas, en température. Voir les fiches de plantes avant de vous lancer dans l’aquariophilie, cela vaut pour tout ce qui concerne l’aquariophilie, il ne faut pas foncer tête baissée et se renseigner, c’est la clef d’une bonne réussite.

© Texte : AQUA débutant

 

Termes des plantes aquatiques

Adventive : Qualifie une partie de la plante qui pousse sur un organe inhabituel, comme par exemple des racines qui apparaissent sur les tiges ou les rhizomes.

Apex : L’extrémité d’une racine ou d’une tige

Bulbe : Un bulbe est une pousse souterraine verticale disposant de feuilles modifiées utilisées comme organe de stockage de nourriture par une plante à dormance.
Un bulbe disposant de feuille à la base n’en développe généralement pas d’autres. Il contient des réserves de nourriture pour permettre à la plante de survivre dans les situations adverses. appelé très souvent un oignon.

Chevelu : Racines capillaires très fines

Collet : Point de séparation entre la tige et les racines d’une plante.

Cordiforme : Se dit d’une plante qui comporte des feuilles en forme de coeur

Cuticule : La cuticule est une fine couche luisante qui recouvre les feuilles des végétaux. Elle limite l’évapotranspiration tout en empêchant la pénétration de dioxyde de carbone. L’absorption de CO2 se fait alors par l’ouverture variable des stomates (orifice de petite taille présent dans l’épiderme des végétaux, qui permet des échanges gazeux entre la plante et l’air ambiant).

Décussé :Se dit des feuilles d’une plante formant des paires qui se croisent à angle droit.

Folioles : Se dit des petites feuilles qui forment une feuille composée.

Hétérophyllie :Plantes qui produisent des feuilles d’au moins deux types différents. L’hétérophyllie s’exprime en fonction du développement de la plante des contraintes du milieu (lumière, immersion ou pas etc.). Elle peut donc avoir un aspect différent si elle est immergée et émergée, c’est un dimorphisme.

Limbe folifaire :Feuille sans pétiole.
Un certain nombre de plantes sont capables d’orienter leur limbe foliaire par rapport à l’incidence des rayons solaires, soit pour en augmenter l’exposition, soit pour la limiter.

Mésophylle : La plus grande partie de l’intérieur d’une feuille, c’est-à-dire entre l’épiderme inférieur et supérieur, est composé d’un parenchyme appelé mésophylle. Ce tissu joue un rôle très important dans la photosynthèse. Le mésophylle est composé de deux parties :
La face supérieure : le parenchyme palissadique composé de cellules verticales, allongées et serrées ; les cellules qui le constituent sont riches en chloroplastes, c’est dans ce parenchyme que se déroule la photosynthèse.
La face inférieure : le parenchyme lacuneux (ou spongieux). Les cellules ont une forme plus arrondie et sont moins serrées. Les lacunes entre les cellules servent à stocker les gaz échangés entre la feuille et l’atmosphère

Noeud : Est une structure sur une tige à l’aisselle de laquelle se trouve un bourgeon. Les nœuds sont séparés les uns des autres par des entre-nœuds.

Parenchyme : Tissus nourriciers et réserve de la plante.

Pennatiséqué : Se dit d’une feuille découpée de manière symétrique par rapport à l’axe de la nervure centrale, avec des lobes atteignant la nervure centrale. Ce ne sont pas des folioles, car ils ne sont pas articulés.

Pétiole : Un pétiole désigne la pièce foliaire, reliant le limbe à la tige. Le pétiole a la structure interne d’une tige. C’est l’équivalent du pédoncule pour le fruit.

Plantule : Une plantule est une jeune plante sporophyte ne comportant que quelques feuilles. Issue de l’embryon d’une graine, son développement commence avec la germination.

Rhizome : Tige souterraine très épaisse pouvant générer de nouvelles pousses ou racines.
Le rhizome est une sorte de réserve tout comme le bulbe, il ne se plante généralement pas dans le sol de l’aquarium, on l’attache sur un décors en attendant qu’il prenne racine ou, si on décide de le placer dans le sol, nous faisons en sorte de n’y mettre que les racines dans le sol, en laissant le rhizome à la surface du sol.

Sagitté : Qualifie une feuille en pointe de flèche comme la Sagittaria sagittifolia ou encore, la Sagittaria subulata
multiplication végétative chez bon nombre de plantes vasculaires (possédant des vaisseaux conducteurs de sève).

Stolon : C’est une multiplication de la plante. Il s’agit de rameaux à croissance horizontale dont les entre-noeuds subissent une forte élongation tandis que leurs feuilles demeurent réduites. L’enracinement se fait généralement au niveau du bourgeon terminal.
A partir de la plante mère, les stolons permettent l’exploration du milieu puis la prise de racine a lieu plus loin pour former de nouveaux pieds. Ils peuvent être aériens ou souterrains.

Trifolié : Se dit d’une feuille dont le pétiole porte trois folioles.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Symptômes de carence des plantes aquatiques

Liste des divers symptômes de carence en substances nutritives, des plantes aquatiques

 

Légende de la liste des carences :
Apport de la substance nutritive pour la plante :
– Substance nutritive —–> Symptôme de carence.
————————————————————————–
Synthèse des acides aminés/des protéines :
– Azote (N)—————–> Jaunissement des feuilles (chloroses).

Équilibre énergétique :
– phosphore (P)———–> Chute prématurée des feuilles.

Synthèse des protéines, acides aminés, enzymes, coenzymes :
– Soufre (S)—————-> Troubles de la croissance, jaunissement des plantes.

Activateur enzymatique, osmose, équilibrage des charges : 
– Potassium (K)————> Jaunissement de la pointe et du bord des feuilles.

Réactions enzymatiques, métabolisme :
– Calcium (Ca)————-> Déformation des parties de la plante en croissance.

Activateur enzymatiques, composant de la chlorophylle, transport des ions :
– Magnésium (Mg)———> Chlorose, décoloration, chute des feuilles.

Synthèse enzymatique, synthèse de la chlorophylle : 
– Fer (Fe)——————-> Jaunissement des feuilles.

Photosynthèse, métabolisme des protéines, répartitions des glucides, équilibre hydrique :
– Cuivre (Cu)—————> Croissance anormale, flétrissement rapide, feuilles en forme de spirale.

Réactions enzymatiques, photosynthèse :
– Manganèse (Mn)———> Carence en fer, atrophie des tissus entre les nervures des feuilles.

Activateur enzymatique :
– Zinc (Zn)——————> Jaunissement entre les nervures des feuilles, croissance refrénée, malformations au niveau des tiges et des feuilles.

Assimilation du Ca, croissance :
– Bore (B)——————-> Problèmes de transport, aspect ratatiné des jeunes feuilles.

Assimilation des nitrates :
– Molybdène (Mo)———-> Accumulation de nitrates, points jaunes entre les nervures des feuilles.

Systèmes enzymatique, libération des minéraux :
– Vanadium (V)————-> Croissance refrénée.

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Explications supplémentaires :

Deux groupes de substances nutritives :
1- Les macro-éléments : azote, phosphore, soufre, potassium, calcium, magnésium
Substances nutritives principales. Les plantes en consomment des quantités relativement importantes. 

L’azote est consommé par les plantes sous forme de nitrates ou d’ammonium et sert, entre autres, à la production d’acides aminés et, par conséquent, de protéines. Le phosphore est absorbé sous forme de phosphates et joue un rôle essentiel dans le cycle énergétique de chaque cellule vivante. En raison des déjections des poissons, les nitrates et phosphates sont souvent présents en quantité plus que suffisantes dans l’eau de l’aquarium et, en cas d’excès, favorisent la croissance des algues. C’est pourquoi il faut choisir des engrais ne contenant pas de nitrate ni de phosphate.
Les autres substances nutritives principales que sont le soufre, le potassium, le calcium, et le magnésium sont nécessaires, pour différentes réactions enzymatiques (ex : la photosynthèse, le métabolisme et, par conséquent, la croissance.)
L’absence de ses substances se traduit souvent par des déformations des plantes et un jaunissement des feuilles.

2- Les oligo-éléments : fer, cuivre, manganèse, zinc, bore, molybdène, vanadium
Les plantes en ont besoin en faibles voire très faibles quantités. Mais les oligo-élements sont aussi importants que les substances nutritives principales.

Le fer est un composé d’une enzyme générant de la chlorophylle, tandis que la chlorophylle contient du magnésium mais pas de fer. Une carence en fer se manifeste également par un jaunissement des feuilles (elles manquent de chlorophylle).
Le molybdène permet l’assimilation des nitrates, très importante.
Les plantes plantes contribuent ainsi à l’élimination des substances nocives. Le manganèse et le vanadium permettent une bonne activité enzymatique.
Aucune plante ne peut pousser sans ces substances.

© AQUA débutant
© Extrait Sera :  » Nourrir les plantes de façon naturelle  » et framboizz de AQUA débutant

Des algues bleu-vert envahissantes !

Vous avez remarqué depuis quelques temps la présence dans votre bac d’une espèce d’algue bleue, ou verdâtre tirant sur le bleu, qui s’installe gentiment sur le décor, les parois du bac le sol ou parfois sur les feuilles des plantes comme une pellicule grasse. Si vous avez des lentilles d’eau, elle peut les maintenir en coussins compacts dans lesquels les lentilles meurent et se décomposent…

Les habitants du bac n’y touchent pas, même les plus voraces…

Il y a un drôle d’odeur dans votre bac que certains qualifient d’odeur d’acétone… sans pouvoir définir celle que j’ai perçue… ce n’était pas celle de l’acétone… mais bon… une drôle d’odeur, dirons nous, différente de celle qu’on rencontre habituellement en ouvrant le bac. Pire : cette odeur reste sur la peau après avoir travaillé dans l’aquarium, et il faut un bon savonnage pour la faire partir.

Cette pellicule se développe assez rapidement.

Au début, on croit pouvoir s’en débarrasser en l’enlevant simplement à la main (au prix d’une couche bizarre visqueuse et malodorante sur les doigts !). Impression entretenue par le fait qu’elle a vraiment l’air d’une simple pellicule adhérente aux parois du bac…De même avec une aspiration efficace, on l’enlève des graviers…
Et on déchante… Oui, elle s’enlève rapidement… pour mieux revenir au même endroit et un peu plus loin aussi… il suffit qu’un tout petit fragment aille nager un peu plus loin…

Vous avez essayé les anti-algues classiques sans effet… ou un effet modeste et elles sont revenues ensuite…

En fait, ce n’est pas une algue… ce n’est pas non plus une bactérie… un peu les 2… mais pas un champignon…
Vous avez à faire avec une CYANOBACTERIE !!!

Identité : 
C’est une bactérie du type non eucaryote et c’est une algue car elle possède un appareil photosynthétique et de la chlorophylle.
On les appelle « algues encroûtantes », mais leur petit nom pour de vrai est cyanoprocariophyte. Comme c’est un peu long, on va les appeler comme tout le monde CYANOBACTERIE.

Comme elles utilisent la photosynthèse, une fois déposées sur les plantes pour bénéficier d’un max de lumière, elles empêchent les plantes de se nourrir, les affaiblissant et les tuant à petit feu… pour leur plus grand bonheur puisque la décomposition des plantes leur apporte le phosphate dont elles ont besoin.

Raisons de leur arrivée dans votre bac : 
Il est parfois difficile de faire la part des choses sur les raisons de leur présence… en gros :

->Dans l’idée, comme elle est en partie bactérie, il suffit de l’introduire dans votre bac, même bien équilibré, pour qu’elle s’y sente partiellement à son aise. Présente sur une nouvelle plante, une pince, ou un élément de décor contaminés, elle va avoir du mal à s’installer… mais elle va le faire.

->C’est une algue. Elle prend le relais des algues vertes en cas de déséquilibre dans l’eau.
* Une sur-alimentation des poissons avec des aliments riches en protéines est un facteur favorisant.

* Un éclairage de mauvaise qualité va avoir tendance à favoriser leur apparition. Exemple : un néon en fin de vie, des plantes qui courent beaucoup trop en surface… il y a des chances pour que ces plantes là se retrouvent contaminées. Mais certains ont eu la surprise de les voir s’installer avec un tube neuf… pas adapté.

*Une carence en cuivre semble pouvoir être aussi à l’origine de l’invasion.

*Un siphonnage trop intensif du sol qui prive des bonnes bactéries. Sans concurrence, les cyano prennent le relais !

*Pas assez de nitrates, trop de phosphates… encore qu’on trouve aussi que les nitrates trop élevés sont responsables…


Comment s’en débarrasser ?

Vaste sujet !!! Il suffit de parcourir les forums aquariophiles pour s’en rendre compte !!!

->Version naturelle : 
* En premier lieu : vérifier les paramètres. Notamment les phosphates et les nitrates (qui doivent être inférieur à 10 mais pas en dessous de 3 non plus).
On peut faire descendre le taux de phosphate en changeant l’eau, et en installant une résine anti-phosphate.
Pour remonter les nitrates… enlever un peu (ou complètement) des plantes à croissance rapide (lentilles en particulier), remonter progressivement la quantité d’eau de conduite pour les utilisateurs d’eau osmosée, en veillant de ne pas bouleverser trop vite les autres paramètres vitaux pour les poissons.

* Eliminer les déchets. Sans siphonner le sable.

* Veiller à nourrir de façon rationnelle, faire en sorte que les poissons mangent tout rapidement. Utiliser de la nourriture vivante semble une solution pour éviter le risque de déchet.

* Eliminer les feuilles ou les plantes atteintes, ou entrain de mourir.

* Faire bouillir ou passer à la javel concentrée les éléments de décors atteints. En prenant soin de les rincer à l’eau chaude et de les sécher au sèche-cheveux en cas d’utilisation de javel, pour bien l’éliminer.

* Nettoyage des filtres.

* Diminuer ou interrompre l’apport en CO2… on gêne ainsi la photosynthèse.

* Le black out. En supprimant la lumière, les cyano ne peuvent pas faire de photosynthèse. Elles meurent normalement. La durée varie de 3 jours à 2 semaines dans tout ce qui est écrit un peu partout.

Néanmoins force est de constater que ça ne suffit pas toujours.

->Version interventionniste… pas forcément naturelle, voire « agressive »

* Certains ont utilisé le sel de Guérande. Tentant, mais j’ai lu quelque part qu’on pouvait en avoir en eau de mer…

* Introduction d’un élément en cuivre en cas de carence. Encore faut-il doser le cuivre dans l’eau. Je n’ai trouvé qu’une seule référence à ce traitement sur le net.

* Le permanagnate de potassium a été utilisé, pompes coupées, en cas d’atteinte localisée, en le « pulvérisant » à la seringue sur les taches d’algues.

* Certains ont utilisé le protalon avec succès. Ou Algen stop de Vitakraft… avec des réserves pour ces 2 produits question efficacité.

* Les antibiotiques.
J’ai retrouvé les dérivés de pénicilline 500mg (une fois sur le net) … qui ne me parait pas logique, compte tenu de la nature de la bestiole, la néomycine (1 cac pour 100 ml), l’érythromycine 500mg pour 150litres. Le tout administré une fois avec changement d’eau au bout de 3 à 8 jours.
Un problème de taille… trouver un pharmacien prêt à vous vendre l’un ou l’autre de ces antibio sans ordonnance.
Un autre problème de taille : la tolérance des poissons d’une part à l’antibio, d’autre part aux excipients présent dans les médicaments version humaine.
Enfin se pose le problème des créations de résistances de bactéries aux antibiotiques… écologiquement pas top.

* Le Cyanocell. (qui n’existe malheureusement plus actuellement, un des composants est maintenant interdit à la vente, il est donc remplacé par du EASY LIFE BLUE EXIT)
Il semble être le seul traitement vraiment efficace contre les cyano (encore faut-il être sûr du diagnostique). A priori d’après les témoignages sur le forum, bonne tolérance des poissons, des invertébrés et des plantes. Encore faut-il le trouver en magasin… le net est parfois vraiment très utile ! Il semble qu’il contienne un antibio de la famille de l’érythromycine, pas ou très peu de cuivre.

Dans tous les cas, prendre la précaution de filtrer sur charbon en fin de traitement, de surveiller les nitrites (pendant et après le ttt), et de recourir aux bactéries vivantes au moindre mouvement du taux de nitrites.

Toutefois, sans travailler sur le problème de fond… toutes les méthodes « agressives » sont inutiles. Il faut d’abord attaquer le problème à la base (paramètres, nourritures, nettoyage… entretien correcte quoi !) !!!

© Texte : Jeely pour AQUA débutant

Les algues

Lutte des algues par une croissance vigoureuse des plantes :

Si les plantes poussent bien et grandissent correctement, les algues ont peu de chance de proliférer.
Si les algues, apparaissent dans votre aquarium qui est déjà bien cyclé, ceci est un signe que la croissance des plantes stagne, c’est pourquoi, il faut impérativement à chaque fois que l’on combat les algues, favoriser la croissance des plantes de l’aquarium par une fertilisation et un rajout de plantes à pousse rapide.

Pour les Aquariums récents :

Les aquariums mis en route récemment sont souvent menacés par une invasion d’algues, marrons pour commencer, et ensuite vertes si l’éclairage est correct, ceci est le processus normal de la mise en place du cycle, ce n’est pas néfaste au démarrage de celui-ci et même logique, mais il est particulièrement important de favoriser au départ la croissance des plantes pour ôter toute chance aux algues de se propager, préférez alors au départ, des plantes à pousse rapide en bon nombre, et ceci, dés la mise en route du bac.

Évitez au départ de fertiliser surtout si vous avez mis un sol nutritif dessous le sable, c’est inutile pendant quelques mois, il faut également que les plantes prennent racines dans votre sol, mais effectivement, il est un peu normal de voir les algues en profiter pendant cette période, il faut en général entre 6 mois et un an avant que le bac soit vraiment très bien rodé, les premiers mois, c’est souvent la lutte contre les algues et le cauchemar de tout aquariophile.

Entretien hebdomadaire :

Malgré une bonne croissance des plantes, il est également possible que les algues apparaissent, lorsque l’entretien de votre aquarium est quelque peu négligé ou mal effectué.

Les conséquences sont alors, des teneurs en nitrate et en phosphate trop élevés. En effet ces substances sont principalement nutritives pour les algues et sont bien souvent, à l’origine de la prolifération de vos algues.

Un changement d’eau régulier et hebdomadaire de l’ordre de minimum 20% est indispensable pour éliminer les nitrates et phosphates accumulés par les déchets végétaux, ainsi que les déjections des poissons, il est également important de surveiller le nombre de poissons de temps en temps, car si un poisson est mort dans un coin de l’aquarium et que vous ne le voyez pas, il peut également être une source d’excès de nitrate dans votre bac, donc de poussée d’algues.

Il est donc important de se procurer les tests, en gouttes de préférence, pour vérifier son taux de nitrate, et surtout en cas d’invasion d’algues, cela devient indispensable de connaître ce taux pour savoir comment les combattre. Et si on a les moyens, on peut aussi se procurer le test de phosphate pour voir les deux.

Autres facteurs favorisant la prolifération des algues :

L’éclairage usagé, c’est à dire vos tubes aquario, ne doivent pas durer plus d’une année maximum, car un mauvais éclairage est source également de prolifération des algues également, même usés, on ne le voit pas à l’oeil humain que les tubes sont trop vieux, donc bien noter les dates d’achats pour se rappeler lorsqu’il faudra les changer, et ne surtout pas, tous les changer en même temps si on en a plusieurs sur la galerie, cela ferait l’effet contraire, d’où une poussée d’algues bien souvent au moment des changements de tubes, si vous rapprochez trop l’achat de vos différents tubes, mais cela reste une poussée passagère.

–Une oxygénation de l’eau par le biais d’un bulleur est inutile si l’entretien est effectué régulièrement, car la forte teneur en oxygène de l’eau en raison de l’oxygénation favorise également la croissance des algues, notamment celles des algues bleues.

–Une fertilisation correctement dosée pour un bac cyclé est envisageable et recommandée pour les plantes.

–Regardez aussi le ph si il n’est pas trop élevé, mais surtout voir avec le kh et le gh qui sont plus important dans la dureté de l’eau, ni trop bas, et ni trop haut (surtout en cas d’algues pinceaux noirs par ex) les N03 et les P04 également, en trop grande quantité cela pourrait favoriser les algues vertes et filamenteuses.

–Trop de lumière du jour peu parfois aussi jouer un rôle non négligeable pour les algues, et faire proliférer des algues filamenteuses, cynobactéries, ou encore les unicellulaires, attention à l’emplacement de votre aquarium, à la puissance et l’âge des tubes placés sur la galerie.

–Trop d’aliments donnés au moment des repas, et non mangés dans les minutes qui suivent, est une source d’excès de nitrate qui fait proliférer les algues bien sûr.

Différentes algues les plus souvent rencontrées dans nos bacs :

Algues flottantes unicellulaires, Chlorella, flagellé oeillés :
eau verte, opaque et trouble.

Flagellés et cilliés :
(Bactéries et organismes unicellulaires se multiplient dans l’eau) Turbidité blanche, eau laiteuse peu profonde.

Algues bleues : cynobactéries :
Dépôt bleu-vert gluant, dense sur les plantes et les décorations du bac, odeur désagréable à l’ouverture du bac.

Algues brunes : algues siliceuses, diatomées :
Dépôt brun, gluant sur les plantes, les décors et vitres, ressemble à vue d’oeil à une poussière marron.

Algues pinceaux vertes : algues rouges :
Touffes avec de courts fils ramifiés de couleur verte partant d’un point sur le bord des feuilles, plus tard également se propage sur toute la feuille.

Algues pinceaux noires : algues rouges :
Touffes avec de courts fils rouge-noir, d’abord sur le bord des feuilles, puis sur toute la feuille, mais également sur les vitres parfois, et les éléments de déco du bac.

Algues barbues : algues rouges :
Fils ramifiés, vert foncé à noir, longs de plusieurs centimètres, qui se déploient sur les feuilles ainsi que sur les éléments de déco du bac.

Algues filamenteuses : algues vertes :
De longs fils verts, comme de fins cheveux, un peu partout sur les plantes s’accrochant parfois aux décors et aux racines, qui grandissent dans certains cas très très vite, et peuvent finir par étouffer les plantes si on laisse proliférer, mais en principe, facile à retirer à la main, ou bien, avec un bâton de bois et les filamenteuses enroulées autour.

©Textes : AQUA débutant