Centromochlus perugiae

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Habitat naturel..

Il est d’origine de la région du fleuve Pucallpa au Pérou.
Il vit principalement dans des cours d’eau rapides de rivières qui se situent autour des rives. On le retrouve dans la nature sur du sable sans aucune végétation.

Description et comportement

Il a une forme typique du genre : son corps est allongé et trapu, sa robe est blanche tachetée de jolies tâches noires tigrées. Ses nageoires pectorales et dorsales sont épineuses. On note également une nageoire adipeuse. Ses yeux et sa bouche sont plutôt larges.

Il fait partie de la famille des Auchenipteridés. Adulte il mesure environ 10 cm.
Les femelles sont beaucoup plus rondes que les mâles lorsqu’elles sont gravides et les mâles ont une nageoire anale étendue avec un gonopode.

Maintenance

On le maintiendra dans un bac de au moins 150 litres.
pH : 6,5 (dans la nature on le retrouve de 4 à 8 de pH) mais il peut facilement s’adapter en aquarium dans des valeurs neutre à 7 par ex.
GH : 5/8
Température : 24 à 28C° (25 à 26) étant parfait pour du long terme.

On va prévoir de nombreuses cachettes avec des racines des tubes (plastique ou en terre), le substrat sera évidemment du sable.

Le soir ils sortent pour se nourrir, on peut y laisser une lampe avec une couleur rouge ou un Led simulant la lune car ce poisson ne peut pas voir les ondes de couleur rouge.
Il est possible de le maintenir avec des petits poissons sans soucis, sauf avec des alevins.
Il serait donc judicieux pour le maintenir à long terme, de l’introduire dans un biotope Sud-Américain avec des Tétras, des Cichlidés nains et d’autres Poissons-Chats paisibles tels que, des Corydoras sp. et petits Loricaridés . Il est totalement passif envers ses congènères, et est également heureux, même lorsqu’il est conservé seul ou en groupe.

Nourriture

Insectivore dans la nature, mais dans les aquariums, il adore des aliments vivants et congelés tels que des vers de vase, vers de terre, larves de moustiques etc., ainsi que les aliments séchés. Ajouter de la nourriture après que le bac s’éteint pour vous assurer qu’il puisse manger ( il prèfère se nourrir dans le sombre) .
Toutefois on fera attention à ne pas suralimenter, car il est très gourmand et cela pourrait nuire à sa santé.
La nourriture serat surtout bien variée et de très bonne qualité.

Reproduction

C’est toujours possible, mais dans un bac d’ensemble (communautaire) il faut avouer que c’est peu probable. Toutefois si on aperçoit des alevins il faut absolument les mettre dans un bac de reproduction à part, avec du sable et des plantes flottantes. Dans un bac bien cyclé évidemment.
Un petit poisson chat très mignon, qui est malheureusement rarement conservé dans des conditions idéales. Quand il est bien entretenu, c’est un plaisir de regarder car il se nourrit près de la surface de l’eau, nageant en s’amusantdans le courant. Il a été reclassé et placé dans le genre Centromochlus en 1998.

© AQUA débutant

Corydoras amandajanea

corydoras.amandajaneaPhoto source

Habitat naturel..

Ce corydoras rare est originaire du rio Miuà au Brésil (l’état de l’Amazone). C’est un confluent du haut rio Négro. On le retrouve dans la nature par petite quantité sur des bancs de sable blanc au courant rapide.

Description et comportement

Dans le commerce il est toutefois difficile d’en trouver. Il fait partie de la famille des Callichthyidés. Il est parfois importé par Aquarium Glaser en Allemagne et diffusé en France par Challet-Hérault.
Il mesure 6.5 cm une fois adulte. Les femelles sont plus grosses et quand elles sont sexuellement matures, elles sont nettement plus rondes que les mâles. Quand elles sont gravides, il est plus simple de les distinguer.

Il cherche en permanence de la nourriture sur le sol et se déplace le plus souvent en petit groupe de deux ou trois sujets.

Il est de couleur blanc/crème, avec une tâche fumée sous la nageoire dorsale. Une bande noire masque la zone située au dessus de l’oeil. L’opercule a plusieurs zones vertes irisées, et le centre du corps est très finement ponctué. Les nageoires sont incolores.

Maintenance

C’est un poisson grégaire, il est préférable de le maintenir en groupe d’au moins 6 à 8 sujets, dans un volume de 100 litres minimum.

Température : 23 à 28 C° (25 étant parfait pour du long terme)
pH : 6.5
GH : 8 à 12

On peut le maintenir avec des espèces de petits poissons calmes qui demandent les mêmes paramètres de maintenance.

Il est important d’avoir un bon courant que l’on peut faire avec une petite pompe supplèmentaire si il faut, afin de lui créer un courant rapide. On peut le faire aussi juste avec le rejet de de la pompe du filtre.

Un aquarium donc bien filtré, avec du gravier non coupant, des plantes et des petites cachettes, car le Corydoras aime pouvoir se cacher et se reposer à l’abri, où il se sent moins stressé.

Alimentation

Il accepte toute sorte de nourriture, attention il n’est pas non plus le nettoyeur du bac comme on pourrait le croire ou le dire, il lui faut une nourriture variée et adaptée.

Paillettes, cachets de fond, nourriture vivante et congelée comme des artémias par exemple, parfois des vers rouges etc.. l’important étant de bien varier leur nourriture afin que les poissons restent en bonne santé et vous offrent de très jolies couleurs.

Reproduction

Laissez faire la nature, il y a eu peu de retour sur leur reproduction, on suppose que c’est comme toutes les autres espèces de Corydoras.. A suivre..
Si quelqu’un en possède, n’hésitez pas à nous laisser des commentaires..

© AQUA débutant

Callochromis melanostigma

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Habitat naturel..

Cichlidé Africain endémique du nord du lac Tanganyika.
Il vit dans des endroits sableux près des rochers. Il se retrouve dans la nature dans des eaux peu profondes de deux à cinq mètres maximum.

Description et comportement

Les mâles peuvent atteindre 14 cm et les femelles 10 cm.

Le mâle arbore une très jolie couleur verte sur le dos et orange sur le ventre (voir la photo), il porte également quelques tâches sur la nageoire dorsale, tandis que la femelle est reconnaissable à sa robe argentée.
Ce sont des cichlidés au comportement assez agressif, aussi bien en intraspécifique que en interspécifique. Il est donc important de bien choisir ses colocataires.

Maintenance

Il est recommandé pour les maintenir à long terme et éviter toutes bagarres pouvant en arriver à la poursuite et même la mort de certains sujets plus faibles, d’avoir plutôt un aquarium de 400 litres pour deux mâles avec trois ou quatres femelles. Il faut toujours prendre en compte que c’est un poisson qui peut facilement se reproduire et donc il faut s’attendre à ce que le groupe s’agrandisse également.

Température du bac : de 24 à 26 C° (dans l’idéal pour du long terme : 25 C°)
pH : de 7.5 à 9 (idéal 8/8.5)
GH : >15

Si on ajoute des compagnons, on pourra y introduire des espèces du genre
Julidochromis, Cyprichromis, Neolamprologus.
Le décor du bac sera rocheux mais pas trop non plus, il faudra absolument aménager une belle plage de sable fin pour que les mâles puissent y creuser leur cône de ponte. Il est toutefois possible d’ajouter à ce décor quelques plantes mais plutôt coriaces telles que Anubias, Vallisnéria, Cryptocoryne..

Alimentation

Dans la nature, il se nourrit de petits crustacés présents dans le sable.
En aquarium, ils acceptent tous types de nourriture : paillettes, petits granulés, artèmias vivants etc.. l’important est de varier la nourriture pour qu’ils soient en bonne santé et ont de jolies couleurs. Quand tout va bien, les poissons sont très jolis, c’est la preuve d’une bonne alimentation et d’une bonne maintenance.

Reproduction

La femelle gravide s’approche du nid creusé dans le sable par le mâle.
Cette dernière dépose quelques ovules pendant que le mâle les féconde. La femelle les reprend en bouche et les incube environ deux semaines, ensuite elle va cracher 15 à 30 petits mesurant alors 1cm et les surveille seule pendant quelques semaines.
Les jeunes atteindent une taille d’environ 4 cm en cinq mois. Les mâles vont se colorer quand ils atteindront 5 à 6 cm.

© AQUA débutant

Tétra bleu et rouge du Pérou (Hyphessobrycon margitae)

hyphessobryconHyphessobrycon margitae mâle d’élevage

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hyphessobrycon -sauvageHyphessobrycon margitae femelle sauvage

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Habitat naturel

Surtout retrouvé dans la région du Loréto et dans le versant de la rivière Nanay au Pérou.

Le Nanay ou río Nanay est une rivière et un affluent gauche de l’Amazone, à l’Est du Napo, au Pérou. Il s’agit du premier affluent notable qui se jette dans l’Amazone péruvien en aval du confluent du río Marañon et du río Ucayali.

Description et comportement

L’espèce est officiellement décrite par l’ichtyologue Axel Zarske. La publication scientifique est parue dans le journal scientifique Vertebrate Zoology du 28 septembre 2016. On va dire officiellement.. car beaucoup d’aquariophiles en possédaient déjà dans leurs aquariums sans savoir donner un nom à ce joli tétra.

Un magnifique tétra qui s’orne de couleur assez rare, il est en effet bleu/violet métallique et cela s’harmonise très bien avec la couleur rouge de ses nageoires.
Il mesure maximum 5 cm

Maintenance

Minimum 54 litres pour un petit groupe de 10 individus (c’est un poisson grégaire)

Température : entre 22 – 26 °C (sachant qu’on ne prend jamais les extrémités pour le long terme des paramètres)
pH : entre 6 et 7,5
GH : entre 2 et 8

Le Tétra Bleu et rouge du Pérou est un bon compagnon pour ses colocataires qu’il ignore complètement.
Il faut toutefois faire attention en bac communautaire de ne pas l’introduire avec des poissons trop grands pour éviter tout risque de prédation.

Nourriture

Il est omnivore, il mange de tout, paillettes, nourritures congelées (vers rouges, artémias etc..) nourriture vivante si on
en trouve aussi, des vers rouges peuvent aussi faire l’affaire de temps à autre et des artémias vivants également.
L’important est surtout de varier la nourriture il vous le rendra bien avec de jolies couleurs et une bonne santé, mais ceci
est valable pour toutes les espèces de poissons omnivore.

Reproduction

Je laisserai faire la nature, car il n’est pas rare qu’une reproduction se fasse dans le bac d’ensemble si il n’y a pas trop de prédateurs. C’est une espèce qui se reproduit assez facilement.

©Texte AQUA débutant

l’Axolotl (Ambystoma mexicanum)

axolotl

L’Axolotl est le nom commun de l’Ambystoma mexicanum. il fait partie des espèces d’urodèles de la famille des Ambystomatidae.
Le nom de Axolotl vient du nahuatl et signifie « monstre d’eau ». il se compose de « atl » qui signifie l’eau et de « xolotl » pour monstre.

Ce petit monstre d’eau a une particularité étonnante, il est d’ailleurs très étudié par les scientifiques, en effet il a la capacité de passer toute sa vie à l’état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte, on appelle ça « la néoténie », mais aussi, de se reproduire à l’état larvaire « on appelle ça « la pédogenèse ».

Une autre des particularités qui rend célèbre notre Axolotlest sa capacité à régénérer des organes endommagés voir même complètement détruits. L’axolotl est tout à fait capable de se reconstituer par exemple un œil manquant, mais pas seulement, il est également capable de se refaire certaines parties de son cerveau si elles se détruisent.

Maintenance

Adulte il mesure parfois un peu plus de 30 cm et peuvent peser plus de 300 gr par sujet. Il ne peut pas vivre seul.On le maintiendra au minimum au nombre de deux spécimens.

Pour commencer avec 3/4 Axolotls, il vous faudra un bac de 100cm x 40cm x 50cm au minimum (200 litres brut).
Pas besoin de chauffage.

Attention que cela ne soit pas juste sur un coup de coeur, car ils vivent une dizaine d’années en aquarium chez vous, il est vraiment très important pour le bien être de ces petits animaux que ce soit mûrement réfléchie, avant de prendre votre décision de les maintenir, vous allez comprendre très vite les contraintes et dépenses pour les maintenir correctement et à long terme chez vous.. Il y a de vrais passionnés qui font tout pour leurs protégés, mais ce n’est pas mince affaire, bien que pas non plus si compliqué, mais il faut de suite en prendre conscience avant de craquer, car vous êtes partie pour longtemps avec eux.. sm; 

On le choisira à pas moins de 8 à 10 cm pour avoir plus de chance de survie dans l’aquarium.

La température est également très importante à sa maintenance, elle ne pourra jamais dépasser 22 degrés et encore pour quelques jours uniquement, l’idéal est de les maintenir entre 10 et 20 degrés, au delà, il y a un danger pour sa vie. Au mieux, un gros stress et des maladies qui pourraient survenir. Il faudra donc prévoir surtout pour l’été, un endroit frais (on évitera donc la lumière direct) ou investir dans un groupe froid pour éviter de dépasser cette température (ce qui est une réelle dépense à prendre en compte de suite).

Comme pour les poissons il faudra attendre que le cycle de l’azote soit terminé pour y accueillir vos Axolotls sinon ils risquent de subir le pic de nitrite et mourir ou tomber très gravement malade.

pH : 6,5 à 8 (dans l’idéal à long terme on tablera sur 7/7,5)
GH : doit être au minimum de 6, au delà c’est encore mieux
Nitrates : ne jamais dépasser 40. l’idéal étant de 25 pour une maintenance optimum.
Nitrite : 0

Faire un changement d’eau chaque semaine de l’ordre de 10% à 20% est obligatoire.
Ne jamais mettre de conditionneur d’eau dans l’eau de l’aquarium pour les Axolotls !

Le décor du bac..

Il sera composé de sol à grains ronds, ils vendent maintenant des sols dédiés aux besoins des Axolotls, tel que Axogravel que l’on peut retrouver dans certaines animaleries ou sur internet. La taille des grains rond sera de 1 à 3 mn pas plus.
Si l’éclairage n’est pas indispensable sauf évidemment si on plante le bac et c’est plutôt recommandé, le filtre lui le sera. On veillera à ce que le filtre ne soit pas trop puissant pour éviter un stress aux Axolotls qui ont besoin d’avoir prise sur le sol du bac pour marcher, environ 3 fois le volume du bac pas plus.

Les plantes sont un refuge rassurant (on choisira des plantes qui ne demandent pas plus de 18C° pour leur maintenance : Lentille d’eau, Elodée, Mousse de java, Vallisnéria.. on peut aussi y mettre des grottes ouvertes de chaque côtés, il serait dans l’idéal, de pouvoir offrir une grotte par Axolotl maintenu.

Alimentation..

l’Axolotl a besoin de protéines animales dans son alimentation et ne peut pas digérer complètement les composants des plantes.
L’axolt est très friand de vers de terre dont il raffole, de la chair de poisson (attention surtout à ce qu’il n’y ait aucune arrête cela pourrait être mortel), l’une de ses nourritures aussi dont il aime mais plus cruelle, les poissons mais attention à mettre des petits poissons, comme des guppys ou cardinalis..
Egalement les Papillons de nuit, les grillons et les isopodes peuvent être un bon complément à l’alimentation.
Les vers rouges peuvent être donnés aux jeunes Axolotls, mais pas aux adultes.

On pourra aussi lui donner un peu de nourriture sèche mais de bonne qualité, l’entreprise aquaterratec fait de très bons produits adaptés à leur besoin et pour chaque étape de leur vie : axobalance de préférence et axopellets, une alimentation spécialement adaptée aux besoins des Axolotls. On peut retrouver leurs produits ici chez Aqualux concept
3 à 5 pastilles par animaux, tout doit être mangé dans les 20 minutes.
Attention, ils ont tout comme nous des préférences alimentaire, il est donc toujours bon de commencer quelques semaines à les nourrir avec des pastilles et ensuite, passer à autre chose sinon ils risquent de ne pas accepter les pastilles ensuite.

Attention au rythme de nourriture..

Jusqu’à une taille de 12 cm, les animaux peuvent être alimentés 1 fois chaque jour.
De 12 à 16cm l’alimentation peut être réduite à une fois tous les deux jours.
A partir d’une taille de 18 à 20cm ils seront alimentés 1 à 2 fois par semaine de façon générale.

Toujours bien garder en tête que la suralimentation est une cause de décès fréquente chez les Amphibiens. Ils faut aussi bien observer si ils sont plus larges que longs, cela voudrait dire qu’ils sont trop gras et il serait important de respecter plus de jours de jeûn..

La reproduction..

Les mâles vont courir frénétiquement à la recherche d’une femelle dans l’aquarium on y verra un comportement inhabituel.
Chez le mâle on observera les branchies bien vascularisées et le cloaque gonflé.. Les femelles feront moins de bruit et seront plus discrètes que les mâles mais néanmoins, il n’est pas impossible de voir leur queue bien dressée.
Les changements d’eau, d’éclairage ou de température favorisent tout comme le changement de saison la reproduction.
Il est donc fort possible de retrouver des petits oeufs partout sur les décors ou plantes..
Si on les laisse dans l’aquarium, ils seront mangés par les adultes, sinon il faudra prévoir de les retirer pour les élever et on peut très vite se retrouver avec des Axolts à n’en plus finir et pas assez de place pour les élever ou des difficultés à les donner sans savoir ce qu’ils vont devenir..

Chose importante à savoir : Il faut bien sûr éviter de les sortir à la main de l’aquarium pour les manipuler.. cela est une source de stress importante pour eux d’être manipuler, il faudrait le faire uniquement en cas de besoin ou de soin particulier, sinon il ne faut jamais les toucher et les laisser tranquille dans l’aquarium.

©Texte: AQUA débutant

Les corydoras nains : le Corydoras Pygmaeus

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Petit poisson de la famille des Callichthyidés également nommé Corydoras pygmé, originaire du Brésil et du Rio Madeira.
Pygmy corydoras (Anglais)
Zwergpanzerwels (Allemand)

Conditions de maintenance

Température 22 °C à 26 °C
pH 6 – 8
GH 2 – 15
Ils peuvent vivre par groupe de 6 individus minimum dans un volume de 60 litres. Malgré qu’ils soient grégaire et craintifs ils conservent des habitudes plus indépendantes que de plus grosses espèces de Corydoras, se promenant à deux dans divers endroits du bac. L’aquarium doit comporter une bonne végétation et de nombreuses cachettes, ils aiment beaucoup se cacher dans les petites fissures de racines, ils peuvent même totalement disparaître à l’intérieur.

Morphologie

Taille Mâle : 2.0 cm, Femelle : 2.5 cm
Il est l’une des trois plus petites races de Corydoras, il compose ainsi la catégorie des Corydoras « nains »
Son corps est gris avec des rayures grise-verte sur les flancs, son dos est quand à lui vert-kaki de la tête, jusqu’à la base de la queue.

Dysmorphisme

La femelle est plus grande et plus arrondie, ses nageoires légèrement disproportionnées.

Comportement

Ils sont pacifiques et peureux mais se détachent facilement du groupe, il n’est pas rare de les voir aux quatre coins de l’aquarium en couple. Leur petite taille demande tout de même qu’ils cohabitent avec des poissons de taille moyenne (Guppy, Nez Rouge, Rasboras Arlequins…), même si leur petit corps épineux repoussera les plus curieux assez facilement. Comme tous les Corydoras Nains ils peuvent nager en pleine eau, alors que cela est plus difficile pour des Corydoras de plus grande taille.

Alimentation

Résolument ils apprécient le plus les pastilles de fond spécial Corydoras et à l’occasion des proies vivantes.
L’important étant de diversifier la nourriture avec du congelé, du sec et du vivant pour le bien-être.

Reproduction

La reproduction est identique à toutes les espèces de Corydoras, après une baisse de température la femelle s’agite et se retrouve « pourchassée » par plusieurs mâles, l’accouplement s’effectue par la position en T. La femelle va ensuite placer ses œufs par 2 ou 4 sur les vitres, décorations et végétation de l’aquarium. Elle peut en pondre une centaine.

Les œufs doivent être placés impérativement en pondoir en détachant les feuilles des plantes ou se trouvent les œufs. Nourrissez les alevins à l’aide de pastilles de fond spécial Corydoras, celles ci se désintègrent en poudre. Les garder ensuite jusqu’à environ un mois et demi avant de les lâcher « dans le grand bain ». Il ne risqueront alors plus aucune prédation.

© Photo : Wikipedia.org
©Texte : gronlandia pour AQUA débutant

Un premier bac de m’bunas

Nouveaux venus, ce topic vous est destiné: vous montez votre premier bac de cichlidés du lac Malawi, et vous vous heurtez à la difficulté de trouver parmi la montagne de ressources et de documentation, les informations essentielles dont vous avez besoin?
Voici donc résumées en quelques lignes les réponses à ces premières questions, mais il va de soi que cet article qui s’attache à poser les bases d’une réflexion n’est pas exhaustif et ne remplace en rien l’expérience ou des lectures plus approfondies.

Penser son bac

Les cichlidés demandent des volumes d’eau importants, mais tout le monde ne peut se permettre de débuter avec un aquarium de 400 litres!
Il est possible de débuter avec un bac de volume plus modeste, mais dans ce cas la population comme l’agencement du bac doivent être soigneusement pensés…
Pour fixer une limite on dira qu’en dessous de 200 litres, la maintenance à long terme de m’bunas n’est pas viable.
Si vous avez le choix entre plusieurs bacs, prenez celui qui comporte la plus grande surface au sol.

Les m’bunas sont des poissons pétricoles qui se nourrissent d’algues recouvrant les rochers du lac, l’Aufwuchs, et du plancton qui s’y trouve.
L’aquarium qui va les accueillir se rapprochera de leur milieu rocheux: le bac doit être donc bien empierré et comporter grottes et cachettes ( en particulier pour que les femelles puissent se soustraire à l’ardeur des mâles )

La territorialité des m’bunas est très variable. Certaines espèces sont plus territoriales que d’autres, et au sein d’une même espèce on trouvera aussi bien des individus qui défendront un territoire dans le bac, que d’autres qui s’y baladeront librement.
C’est pourquoi certaines configurations fonctionnent très bien chez certains, et pas chez d’autres!

Il vaut mieux séparer le décor rocheux en plusieurs zones délimitées par des plages de sable, afin de faciliter la répartition des territoires.
Il est possible d’utiliser des pierres calcaires, des galets, de la meulière, et on peut dissimuler sous ces éboulis des briques creuses ou des pots de fleurs qui fournissent de bonnes cachettes.
Attention au bon empilement des pierres, les m’bunas aiment creuser le sol et peuvent déloger une pierre, provoquant ainsi une catastrophe!
Il est donc souhaitable de poser les premières pierres à même le sol, ensuite seulement de mettre le sable, et de s’assurer de la bonne stabilité de l’ensemble.

Pour le sol, on utilise en général du sable de granulométrie moyenne (sable de Loire, du Rhin, de Seine…): le quartz est généralement déconseillé car coupant, ainsi que le sable trop fin qui se soulève facilement et peut venir boucher le filtre.
Des plantes robustes ( pour résister aux petites dents des m’bunas et à leur féroce appétit…) qui n’ont pas besoin de sol nutritif peuvent venir compléter l’ensemble: Anubias, Vallisneria, Crinum, Microsorum pteropus, Cryptocoryne usteriana (aponogetifolia) ou Ceratophyllum demersum en surface.
L’éclairage n’est pas primordial vu le peu de plantes, mais les temps d’éclairage (entre 8 et 12 h par jour) doivent être parfois modifiés lors d’apparitions d’algues.

Pour la filtration, on recommande un débit de 3 à 4 fois le volume du bac, il est souvent utile de rajouter une pompe de brassage en surface (ce qui permet de bien oxygéner le bac et d’augmenter le pH)
L’eau du lac Malawi a un pH alcalin qui oscille entre 7.8 et 8.5 et une dureté totale entre 7 et 10 °TH (soit entre 4 et 5.6 dGH), vous essaierez donc d’approcher ces valeurs mais il faut savoir que bien souvent l’eau est beaucoup plus dure dans nos bacs.
La température moyenne est de 26°C.

Pour la nourriture à donner vos pensionnaires, il existe plusieurs écoles. D’une manière générale, évitez les aliments congelés du commerce (il y a souvent rupture de la chaîne du froid et les accidents mortels ne sont pas rares) et tous les aliments rouges ou très riches: vers de vase, coeur de boeuf, artemias…
Les m’bunas sont majoritairement végétariens, donc contrôlez les nourritures achetées dans le commerce (même les « Malawi mix » ne sont pas toujours adéquats) et préférez les paillettes végétales à la spiruline, la nourriture maison ( mixer épinards ou petits pois avec des crevettes non décortiquées et de la spiruline )… La spiruline est une algue très vitaminée qu’on trouve dans le lac Malawi, elle est importante pour la coloration et la vitalité des poissons. On la préfère en général aux vitamines.

En général, l’eau de conduite convient pour les m’bunas mais il faut se méfier de nos eaux parfois chargées en nitrates et très chlorées.
Il est donc important de tester son eau surtout au début, et de penser à éliminer le chlore avant les changements d’eau ( en stockant son eau dans un container pendant 24h avec un bon brassage, ou à l’aide d’un produit adapté)
Utiliser une eau osmosée reminéralisée est vu comme une bonne solution pour avoir une qualité d’eau parfaite, mais il est peut-être plus judicieux quand on débute de ne pas trop s’embarrasser de ces détails, surtout que nos m’bunas sont somme toute des poissons résistants.

Penser sa population

En effet, d’autres questions vous attendent, et en particulier celle de la future population!
Dans de petits volumes (inférieurs à 300 litres), les choix sont restreints sous peine d’assister à un carnage: petits m’bunas pas trop virulents ou Aulonocaras.
Dans des volumes supérieurs à 300 litres( avec plus d’1m20 de facade ), le choix s’élargit considérablement parmi les m’bunas, et peut s’étendre aussi aux « Haplos » du Malawi.
On parlera ici des m’bunas, car l’expérience montre que c’est le plus souvent avec eux que l’on débute…

  • Dans des bacs de 180 / 200 litres, vous pouvez maintenir un trio ou quatuor de m’bunas (un mâle et deux à trois femelles) choisi parmi les petites espèces les plus « calmes »: Labidochromis caeruleusPseudotropheus saulosiIodotropheus sprengerae…
    Dans ce type de bacs, de nombreuses cachettes sont à prévoir car les femelles vont être sans arrêt harcelées par le mâle.
  • Dans des bacs de 200 à 300 litres, vous pouvez tenter la cohabitation de deux à trois trios de m’bunas parmi les moins agressifs: aux trois espèces déjà citées se rajoutent Labidochromis sp « Perlmutt », Labidochromis sp « Hongi », Labidochromis chisumulae, Cynotilapia afra, Cynotilapia axelrodi, Melanochromis cyaneorhabdos (appelé commercialement « Maingano »), Melanochromis dialeptos (« auratus dwarf »), Melanochromis johannii, Maylandia estherae, certains Pseudotropheus elongatusMaylandia livingstonii « Ngara »…

Attention à l’hybridation! D’une manière générale, vous devrez éviter de maintenir des espèces dont les mâles ou les femelles se ressemblent (par exemple Pseudotropheus saulosi avec Melanochromis johannii à cause des femelles, Pseudotropheus saulosi et demasoni à cause des mâles, ou hybridation possible entre « Hongi » et « Perlmutt »)
Pour la même raison, il faut éviter de maintenir un mâle seul de son espèce parmi d’autres m’bunas.

Afin de préserver la qualité et la diversité des espèces naturelles, veillez en outre à n’acheter un poisson que lorsque vous êtes certain de l’espèce (et donc qu’il n’a pas un nom approximatif du style « Pseudo sp ») ,de son origine et de sa variété géographique (ne pas mettre un mâle afra Cobue avec des femelles afra New North Reef par exemple…)
Il est d’ailleurs nettement préférable de vous fournir dans les magasins spécialisés ou chez des particuliers sérieux (notamment lors des bourses) que dans des animaleries « grandes surfaces » où la qualité comme les conseils laissent à désirer.

Le mieux lorsqu’on peuple un nouveau bac est de mettre tous les poissons en même temps.
En effet, des m’bunas « installés » peuvent se montrer hargneux envers les nouveaux arrivants et cela peut vite tourner au drame.
Si le bac est déjà peuplé, vous pouvez choisir d’introduire de jeunes poissons qui ne viendront pas bousculer la hiérarchie ou prendre de multiples précautions (lumière éteinte, chamboulement du décor, tuyaux ou brique en surface pour protéger « l’intrus »…)

Etre patient

Mais rappelons le (si si, c’est nécessaire!), cette introduction des poissons ne se fait qu’un mois environ après la mise en eau de l’aquarium, le temps de laisser le « cycle de l’azote » s’installer.
En effet, les déchets organiques des aquariums subissent des transformations: d’abord ammoniaque (très dangereux pour les poissons) et ammonium (peu toxique), puis nitrites sous l’action d’une bactérie nitrifiante appelée Nitrosomonas, et enfin nitrates par l’intervention d’une autre bactérie: Nitrobacter.
Vérifier la concentration de nitrites dans un bac qui « démarre » (6 premiers mois) est indispensable car même à faible dose, celles-ci affectent les hématies des poissons.
L’idéal est que ce taux de nitrites soit nul (à partir de 0.3 mg/l, danger!)

Les bactéries citées ne sont pas présentes naturellement dans l’eau, il faut donc ajouter des bactéries du commerce ou mieux, des masses filtrantes d’un ancien bac qui « tourne » bien pour lancer le cycle. Ensuite, on nourrit tous les deux jours ces bactéries (quelques paillettes, soupçon de lait ou autre) jusqu’à ce que les nitrites apparaissent (au bout de trois semaines environ). Il faut attendre la fin du pic soit leur complète disparition avant d’envisager de peupler l’aquarium.

Voilà, vous allez pouvoir profiter de votre bac, à moins que l’envie d’un plus grand se fasse déjà sentir…Ne vous inquiétez pas, on est tous passés par là!

Auteur: Estelle