Fertilisation EI pour un bac planté

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La croissance des plantes en aquascaping est une des étapes les plus importantes pour réussir un beau bac planté. Tout ceci demande évidemment des efforts et une mise en place de la fertilisation. Il y a plusieurs méthodes nous parlerons ici de l’EI (l’estimative index).

L’EI c’est quoi ?

C’est une méthode de fertilisation basée sur une estimation des apports nécessaires à la croissance des plantes.

Tom Barr est le scientifique et aquascapeur qui a créé cette méthode parfaite pour les bacs bien plantés et sa facilité de mise en place.

Cette méthode présente plusieurs avantages :

Ne vise pas à une précision de dosage des nutritments, mais un excés de nutritments afin que les plantes aient l’apport nécessaire à leur croissance. Cela permet donc de ne pas se préoccuper de doser en gramme ou au millilitre près. On dosera alors à la cuillère à café, ce qui est totalement imprécis mais totalement suffisant étant donné que chaque semaine on fera alors un gros changement d’eau ce qui remet le compteur à zéro en quelques sorte, et évite l’accumulation des nutriments et donc du développement des algues dans le bac dû à un surplus. C’est la seule contrainte de cette méthode de fertilisation.

Si un problème survient avec cette méthode, il faudra alors voir du côté du C02 ou un manque de brassage, ce qui est bien moins compliqué que de faire des ajustements de fertilisation précis avec des tests de phosphores, ou de nitrates..

Cette méthode est donc optimale pour les conditions de maintenance des plantes en aquascaping, et permet d’avoir une forte croissance de ces dernières surtout, si le bac a un éclairage intense où la carence en nutriments se fait souvent plus ressentir que un excés.

En aquascaping, l’important c’est surtout la santé des plantes qui est primordiale et la gestion des algues suivra..

Deux types d’engrais pour les nutriments :

– les micronutriments qui sont le fer, le manganèse, le bore, le zinc, le cuivre etc..
– les macronutriments et nutriments secondaires qui sont les nitrates et le potassium, le phosphate et le magnésium.

Préparation

Vous avez besoin pour cette fertilisation en poudre :

  • Nitrate de potassium ( KNO)
  • Dihydrogenophosphate de potassium ( KH2PO)
  • Sulfate de magnésium ( MgSO)
  • Poudre de micronutriments Plantex (CSM+B) ou du flourish de Seachem si on ne trouve pas.
  • Une cuillère à café

Six jours de fertilisation, un jour de repos et le lendemain un gros changement d’eau de 50% et on recommence..
par exemple :

Lundi : ajout de micronutriments (CSM+B)
Mardi : ajout de macronutriments (KNO3, KH2POet MgSO4)
Mercredi : ajout de micronutriments (CSM+B)
Jeudi : ajout de macronutriments (KNO3, KH2PO4,et MgSO)
Vendredi : ajout de micronutriments (CSM+B)
Samedi : Rien
Dimanche : changement d’eau 50% et ajout de macronutriments (KNO3, KH2PO4 et MgSO4)

A titre indicatif quelques dosages à faire suivant le volume du bac (cc : cuillère à café) :

350 à 500 litres : KNO3 = 1,5 cc KH2PO4 = 1/2cc MgSO4 = 2,25cc CSM+B = 1/2cc
225 à 350 litres : KNO3 = 3/4 cc KH2PO4 = 3/16cc MgSO4 = 1,5cc CSM+B = 1/4cc
150 à 225 litres : KNO3 = 1/2 cc KH2PO4 = 1/8cc MgSO4 = 1cc CSM+B = 1/8cc
80 à 150 litres : KNO3 = 1/4 cc KH2PO4 = 1/16cc MgSO4 = 2/3cc CSM+B = 1/16cc
40 à 80 litres : KNO3 = 1/8 cc KH2PO4 = 1/32cc MgSO4 = 1/2cc CSM+B = 1/32cc

Attention le mélange Plantex CSM+B n’est pas facilement disponible en France quoi que sur Amazon trouve le plantex.. Pour le reste des poudres on peut les trouver chez aquascape.

Dans toutes les fertilisations il y a des points avantageux et négatifs. Quant à ces derniers, la première faiblesse est une consommation de poudre assez importante par rapport à une fertilisation plus précise et plus classique. Mais une fertilisation en poudre sera toujours moins couteuse que celles en liquides prêtes à l’emploi vendues en magasins d’aquariophilie et les résultats ne seront pas les mêmes.

Si toutefois, c’est une contrainte pour vous de faire des changements d’eau de 50% chaque semaine il faudra alors partir sur une fertilisation plus classique, car celle-ci demande également une taille importante des plantes dû à une pousse très rapide. Il faudra alors partir sur un fertilisation PPS pro.

Conclusion

Ici, le K2SO4 n’est pas nécessaire pour le dosage, c’est pour cette raison que l’on en parle pas avec ce mode de fertilisation, ce n’est pas un oubli dans l’article, sauf si vous avez besoin de plus de potassium (K). Le K se trouvant dans KN03 et KH2P04. Le dosage de ces deux marcronutriments donnera des niveaux de K suffisants. Par conséquent, ce doit être suffisant avec le dosage de KN03 et KH2P04 ainsi que le Plantex . Si vous devez malgré tout augmenter leurs niveaux de K avec (le sulfate de potassium) K2S04 , ajoutez la même quantité mesurée que KH2P04. 

En ce qui concerne la fertilisation EI, l’excès de K ajouté n’est en aucun cas préjudiciable au bac, mais ne sert souvent pas à grand chose sauf exeptions mais rare, les autres macronutriments sont en principe suffisants.

Si vous recherchez à faire un aquarium très planté, avec une lumière intense, une forte croissance des plantes et une tranquilité avec les algues, la méthode de fertilisation avec l’EI, est complètement indiquée pour avoir un bac sans soucis et vraiment magnifique.

Si vous recherchez à faire un bel aquarium planté, mais avec un entretien moins soutenu et un éclairage moins intense, alors vous pouvez opter pour la fertilisation PPS pro, ce qui peut aussi être joli, mais n’aura pas tout à fait le même effet que la méthode « Estimative Index«  .

©AQUA débutant

Fertilisation PPS pro pour un bac planté

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La croissance des plantes en aquascaping est une des étapes les plus importantes pour réussir un beau bac planté. Ceci demande évidemment des efforts et une mise en place de la fertilisation. Il y a plusieurs méthodes, nous parlerons ici de la fertilisation PPS pro (perpetual preservation system).

PPS pro c’est quoi ?

C’est une méthode de fertilisation basée sur la précision des macronutriments et micronutriments. Assez simple à mettre en place. Elle est particulièrement célèbre en aquascaping. Ca ressemble à s’y méprendre à la fertilisation par L’EI, sauf que ici, c’est plus précis.

Cette méthode présente des avantages :

La précision, son coût (bien moindre que les apports liquides trouvés en magasins), et son efficacité sur pratiquement tous les genres d’aquariums plantés.

PPS pro est : d’arriver à l’équilibre du milieu par l’apport des engrais. On pourra alors limiter les changements d’eau, ce qui n’est pas négligeable surtout lorsque l’on souhaite obtenir un beau bac planté sans trop de contrainte à ce niveau.

Sa précision est que l’on apporte chaque jour :

– 1 mg de nitrate
– 0,1mg de phosphate
– 1,33 mg de potassium
– 0,1 mg de magnésium
– 0,05 mg de fer

Si l’aquascapeur cherche une forte croissance des plantes et rapide, alors ce n’est pas la bonne méthode. La croissance est parfaite, mais une croissance exeptionnelle des plantes implique des éléments en excés (voir la fertilisation à L’EI dans ce cas) à l’inverse de PPS pro, qui est une méthode à la juste mesure des besoins.

Il faut cependant faire attention aux algues en surveillant ou en adaptant les doses (diminution ou augmentation). Les tests de nitrates et de phosphates peuvent vous aider à trouver la bonne mesure. Il n’est pas rare de diviser par deux ou augmenter les doses suivant la configuration du bac.

Et la préparation ?

Vous avez besoin pour cette fertilisation en poudre :

– Nitrate de potassium ( KNO)
– Dihydrogénophosphate de potassium ( KH2PO)
– Sulfate de magnésium  ( MgSO)
– Sulfate de potassium ( K2SO) 
– Poudre de micronutriments Plantex ( CSM+B )
– Balance à patisserie
– Eau osmosée ou eau déminéralisée
– Plaque de cuisson
– Seringue graduée en ML
– 2 Bouteilles (1 pour les macronutriments et 1 pour les micronutriments)

Pour les macronutriments, la théorie précise de mettre dans 1 litre d’eau osmosée :

  • 59 g de sulfate de potassium ( K2SO)
  • 65 g de nitrate de potassium  ( KNO)
  • 6 g de dihydrogénophosphate de potassium ( KH2PO)
  • 41 g de sulfate de magnésium ( MgSO)

Le mieux à faire : le retour d’expériences d’aquascapeurs qui utilisent ce système, est de diviser ces doses par deux, non pas pour le dosage trop important, il est parfait mais juste à cause de la dissolution des poudres qui se fait moins bien et cela évite les dépôts de poudre au fond de la bouteille. On divisera alors les doses indiquées ci-dessus par deux pour 1 litre d’eau osmosée.
Utilisez de l’eau chauffée dans une casserole pour une meilleure dissolution.

Le principe est avec cette division par deux : mettre 1 ml pour 19 litres d’eau d’aquarium, le dosage classique ci-dessus indiqué sans division, est fait pour 38 litres d’eau par aquarium (pour la recette classique).

Pour les micronutriments :

  • 80g de plantex CSM+B pour 1 litre d’eau osmosée à diviser par deux également dans la pratique, donc 40g si on divise : mettre donc 1 ml pour 19 litres d’eau d’aquarium. Il est toujours possible de remplacer le plantex CSM+B par de l’engrais flourish de seachem.

Attention le mélange Plantex CSM+B n’est pas facilement disponible en France quoi que sur Amazon trouve le plantex.. Pour le reste des poudres on peut les trouver chez aquascape.

Conclusion :

Après, vous pouvez encore réduire un peu les doses si toutefois votre éclairage est un peu plus light, ou augmenter si l’éclairage est vraiment très intense, il est toujours possible d’adapter. Ici c’est le principe pour un éclairage plutôt normal d’aquascaping (donc très bien éclairé quand même) et pour un bac bien planté avec du C02 .

©AQUA débutant

Corydoras Multiradiatus

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Habitat naturel

Il est originaire des affluents du bassin nord-ouest de l’Amazone en Équateur et au Pérou.

On peut retrouver parfois cette espèce en petits groupes dans des affluents plus petits et des plans d’eaux stagnantes tels que : des petits cours d’eau, des bras morts et des petits lacs.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Callichthyidae.
Adulte il mesure entre 8 et 10 cm.

On l’appelle aussi le Brochis à nez plat. Il fait maintenant partie des Corydoras.

Les femelles adultes sont visiblement plus rondes. Elles ont un corps plus haut et deviennent légèrement plus grandes que les mâles.
Les épines des nageoires pectorales raides sont capables de percer la peau humaine et une piqûre peut être très douloureuse. Vous devez donc être prudent lorsque vous les manipulez. On pense que les sécrétions des glandes axillaires à la base de chaque colonne vertébrale peuvent même être légèrement toxiques ou venimeuses.

Le haut du corps est de couleur vert/bleuté avec un fond irisé un peu jaunâtre qui ressort bien sous certaine lumière du bac.
Il se comporte comme tous les Corydoras, un peu timide, et file vite se cacher à la moindre alerte. Il vit en groupe, c’est un poisson grégaire.

Leur taxonomie peut prêter à confusion et on pense également qu’il existe de nombreuses espèces non décrites. 

Ils sont des respirateurs d’air facultatifs et possèdent un intestin modifié, hautement vascularisé, qui a évolué pour faciliter l’absorption de l’oxygène atmosphérique et favoriser la survie dans des environnements pauvres en oxygène. Dans l’aquarium, vous les verrez parfois remonter à la surface pour prendre des gorgées d’air.

C. Multiradiatus peut être distingué d’autres espèces ex-Brochis par le museau étendu et ses 17 à 18 rayons pour sa dorsale. Tous les autres membres du genre Corydoras ainsi que les Aspidoras et Scleromystax, sont étroitement apparentés, et possèdent uniquement 6 à 8 rayons pour la dorsale.

Maintenance

On maintien cette espèce en groupe de 6 minimum dans pas moins de 240 litres.

Température :  entre 20 et 26C° (ne jamais prendre les extrêmes des paramètres qui restent pour du tolérable sur une petite période) 25 étant une bonne alternative pour du long terme.
pH : entre 6 et 7,5
GH : 3 à 12

Il sera aussi important qu’ils aient un bac avec un sol à base de sable fin (style sable de loire) ou alors avec du gravier non coupant, surtout pour éviter qu’ils se coupent les barbillons.

Pour le décor, on met en place des cachettes, comme pour tous les Corydoras, qui restent malgré tout de grands timides et se sentent plus en sécurité et moins stressés, si ils peuvent vite aller se cacher sous une pierre ou une racine. Si il y a beaucoup de plantes cela est également rassurant pour eux.

Une bonne oxygènation du bac est importante comme pour toutes les espèces de Corydoras. Un filtre bien adapté sera indispensable.

Nourriture

On peut donner des cachets pour poissons de fond. « Bien qu’ils mangent des restes de paillettes aussi et aident  certes, un peu à maintenir le sol plus propre, ils ne feront jamais le ménage à votre place pour le sol, et ne mangent aucun détritus. Si on ne les nourrit pas correctement, ils peuvent mourrir de faim à manger uniquement les restes des autres habitants qui tombent sur sol » On peut également donner une tranche de courgette pochée de temps à autre.

Et, par dessus tout, ils se délectent des Vers rouges, Artémias, Tubifex etc..  vivants ou congelés, à donner de temps en temps. Ils adorent ! il est très important de varier la nourriture comme pour tous les autres habitants du bac.

Reproduction

Comme pour toutes les espèces de Corydoras, ils se reproduisent sur substrat découvert . Je vous conseillerais de laisser faire la nature, il n’est pas rare de voir des petits apparaître dans le bac quand on possède un petit banc de la même espèce de Corydoras.

©AQUA débutant

Bucephlandra sp. « red »

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Description

Plante assez rare mais sublime,
Les espèces du genre Bucephlandra sont épiphytes, endémiques de l’île de Bornéo.

Elle peut atteindre 10 cm.

Le limbe est marqué par une nervure centrale et porté par un court pétiole brun rouge. De couleur vert profond il est ponctué de petits points blancs bleutés au-dessus et rouge lilas en dessous. Il est oblong, assez épais et mesure 4 à 6 cm de long pour 2 à 3 cm de large, avec un petit bord ondulé. Si la plante est emmergée, elle va produire une fleur blanche/rosée comme on peut voir sur la photo ci-dessus.

Maintenance

Température de 22 à 30 C°
pH de 5 à 7
Un éclairage plutôt moyen
On rajoutera du C02
Un eau bien brassée

Une fois bien débarassée de toute mousse ou gel de culture et bien rincée avant toute utilisation dans le bac, on la placera sur un support (racine ou roche) dans un premier temps avec un fil souple ou une glu spéciale pour plantes aquatiques. On attachera plutôt les rhizoïdes que le rhizome principal, qui lui, servira de support principal et de reserve à la plante.

On pourra par la suite la multiplier, en sectionnant un nouveau rhizome qui portera au moins 3 ou 4 feuilles. Il faudra être patient.

Conclusion

C’est une plante à croissance lente, il faudra donc un bon brassage pour éviter la colonnisation des algues. La bonne nouvelle, c’est qu’on la retrouve sur internet parfois à vendre.

Placée en plusieurs petits bosquets, à proximité du sol, ou voir même près de la surface, elle est toujours du plus bel effet !

Parfaite pour les petits bacs et les Nano aquariums.

 

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Crepidomanes cf Malabaricum

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Description

Crepidomanes cf Malabaricum est une plante récente et malheureusement encore assez rare à trouver. Elle fait partie de la famille des Fougères à soies, c’est une Hyménophyllacées bien qu’elle ressemble fortement à une mousse. Dans son milieu naturel, elle pousse en tant que plante terrestre, ancrée à des roches en milieux humides et se retrouve immergée occasionnellement à la saison des pluies. Elle s’adapte totalement  la situation immergée à long terme. Elle se présente sous forme de thalles plats de 2 à 3 mm de largeur qui se développent par des excroissances formant à terme, des tapis.  En hauteur elle atteint au maximum 2 à 4 cm. Elle est un peu translucide d’apparence, mais reste quand même d’une couleur verte assez soutenue. On l’appelle aussi « Fougère miniature d’Inde ».

Sa croissance est lente.

Maintenance

C’est une plante à la culture moyennement exigeante à cultiver.
Une lumière moyenne sera suffisante, mais poussera mieux avec un peu de fer ajouté et du C02.

C’est une plante à rhizome rampant

On la placera principalement à l’avant du bac. Elle est très prisée en Aquascaping et en bac planté pour faire un beau parterre à l’avant du bac. On peut aussi l’attacher à une roche ou encore à une racine, elle va s’installer petit à petit sur son support.

La pousse de cette plante est vraiment très lente.
Température de 22 à 28 C°
pH : 5  à  7
GH : 4  à 15 °

Conclusion

Très belle plante de Nano bac, ou en Aquascaping et pourquoi pas, pour un bac classique également. Ce qui est encore dommage, c’est qu’elle est encore aujourd’hui assez rare à trouver. On peut plus facilement la trouver sur les sites de plantes aquatiques sur le net.

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Cryptocoryne Albida ‘Brown’

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Description

Elle possède des feuilles rouge-marron avec des strie noires et des bordures ondulées. Chaque feuille est d’une largeur allant de 1 à 3 centimètres et d’une hauteur pouvant aller jusque 15 centimètres.

C’est une plante à rosette d’origine d’asie.

Maintenance

Comme la plupart des Cryptocorynes, elle peut survivre dans la majorité des environnements et peut même prospérer dans de très mauvaises conditions, il faut cependant savoir que dans de mauvaises conditions elle poussera bien plus lentement.

C02 : pas nécessaire pour la garder à long terme, mais pousse bien mieux avec, comme toutes les plantes.
Lumière : Faible (si forte, elle sera plus marron/rouge encore)
pH et GH : peu importe elle s’adapte facilement mais de 5 à 9 c’est l’idéal pour elle

Il faudra bien entretenir le bac, car comme pour toutes les cryptocorynes, elle reste sensible si il y a trop de déchets présents dans le bac.

Conclusion

C’est une plante vraiment très jolie et élégante dans un bac d’ensemble bien planté. On peut la mettre sur un côté du bac au premier plan ou dans le milieu. Attention de prévoir environ 20 à 30 cm d’envergure pour lui laisser la place de pousser et s’épaissir. Elle est du plus bel effet dans un aquarium et on peut la reproduire par stolons.

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Crevette Alpheus Cyanoteles

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Habitat naturel

En 1996 A. cyanoteles a été de nouveau décrite par Yeo&Ng.

L’habitat type de cette espèce est l’hydrosystème du Sungkai Tementang et du Sungkai Selangi à Johor, au sud de la Malaisie. Elle serait cependant présente sur l’ensemble de la péninsule de Malaisie.

A l’heure actuelle on pense que si, il y a une limite et seulement si ; ce serait le fleuve au Sud de la Thaïlande, le Mae Nam Tapi qui pourrait être la limite de l’aire de distribution.. A suivre..

Son habitat se trouve dans les zones argileuses où elle construit des terriers prés des berges entre la végétation et les racines. Elle est surtout retrouvée dans les cours moyens des rivières.

Description et comportement

Adulte elle mesure environ 4.5 cm.
Fait partie de la famille des Alphéidés.

Alpheus cyanoteles est une « crevette pistolet » et non une « mante » comme on peut le lire un peu partout, qui vit uniquement en eau douce et serait d’ailleurs la seule espèce de « crevette pistolet » à vivre dans cette région du monde.

On dit également d’elle que c’est une écrevisse, cependant ce n’est pas le cas, c’est bien une crevette même si elle possède des pinces.

En effet, cette espèce de crevette possède une paire de pince qui lui sert à se défendre et capturer ses proies. Toutefois, une seule d’entre elles est fortement développée et l’on considère même qu’elle est hypertrophiée. La morphologie caractéristique de la pince a valu le nom de « crevette pistolet » à cette Alpheus. C’est une arme redoutable qui lui sert à effrayer les prédateurs ou ennemis, mais surtout à capturer ses proies.

Mais pourquoi dit-on crevette pistolet ?
Voici la petite histoire.. La crevette pistolet n’utilise pas toujours sa grosse pince, mais lorsqu’elle va le faire, celle-ci va produire une bulle de cavitation qui implose assez violemment assommant sa proie et la détonation produite par ce bruit, ressemble à un coup de feu de pistolet. D’où ce nom, de « crevette pistolet ». Chez Alpheus cyanoteles particulièrement, ce bruit ressemble à s’y méprendre à un bris de vitre d’aquarium. Surprenant quand on l’entend..

Les crevettes pistolets vivent en général  dans la mer ou encore dans des eaux saumâtres. Certaines d’entre elles cependant vivent aussi en eau douce ce qui est le cas de notre jolie et interessante crevette Alpheus cyanoteles.

Attention à ne pas mettre deux mâles Alpheus cyanoteles dans un bac trop étroit, ils vont se bagarrer et l’un des deux, ou voir les deux même, vont perdre leurs pinces dans des combats.

Le dimorphisme sexuel est essentiellement marqué par la présence de l’appendice masculin et l’appendice interne situé à droite de l’endopode de la deuxième paire de pléopodes (pattes nageuses) chez le mâle. L’observation peut se faire uniquement à l’aide d’une loupe binoculaire.

Cette crevette a une couleur de fond plutôt beige/bleuté avec des ponctuations très fines allant du brun au rose. Les segments qui constituent l’abdomen sont bordés d’une ligne bleu marine et blanche ce qui donne un petit aspect tigré sur le dos.

Le telson et les uropodes (segments de la queue) arborent de magnifiques ocelles jaunes et bleu marine entourés de liserés blancs/gris foncés qui ressemblent à des ailes de papillon..

Maintenance

Un trio dans un volume de 72 litres je dirais, vraiment pas moins.

pH :  autour des 6 allant jusque 7
KH :  3 -17
Température : 24 à 27 C° maxi (25 étant l’idéal)

Il est préférable d’éviter de les faire cohabiter avec d’autres espèces de crevettes à cause de la prédation. Attention aussi à ne pas les mélanger avec des espèces plus grandes car l’effet inverse pourrait alors se produire et elles deviendraient elles, victimes de prédation surtout en période de mue.

Le décor est très important, il devra être composé de sable fin pour le sol, de nombreuses cachettes doivent être prévues également (galets, roches, racines etc..).
Cette crevette creuse un petit terrier au pied d’une roche ou encore peut s’approprier un tube de terre cuite (type tube de ponte à Loricariidés).

Pour les plantes on peut mettre de la Blyxa sp,  de la Cryptocoryne spp., ce sont celles que l’on retrouve dans son biotope naturel.

Bon à savoir : elles ont besoin d’un bac très bien entretenu !
Les changements d’eau devront être fait régulièrement car elle ne supporte pas bien les nitrates ni les polluants. Attention aux produits anti-algues également.

Elles peuvent même venir vous voir et ne sont pas farouches du tout, pendant que vous faites l’entretien de leur bac.

Attention de les introduire dans le bac uniquement si celui-ci est bien mature, car vous pourriez avoir de la perte, et surtout, il faudra faire une acclimatation bien en douceur, c’est à dire sur plusieurs heures..
Malgré tout cela, il est malheureusement toujours possible et sans raison, après quelques jours d’avoir des pertes..

Nourriture

On peut toutefois leur donner des comprimés, des paillettes, de la nourriture congelée telle que : artémias, daphnies, vers de vase. Dans le milieu naturel, elles s’alimentent de petits poissons et de petits invertébrés..

Reproduction

L’élevage en aquarium est possible, mais la difficulté majeure reste toutefois la cohabitation de plusieurs spécimens dans le même bac et ensuite dans la formation d’un couple qui s’accorde mais aussi qui se reproduit.. Ce n’est pas gagné, mais elles sont très interessantes si on réussi à les garder..

©AQUA débutant