Le Corydoras Eversi

Photo Source

Habitat Naturel..

Il est originaire de la région de Goias, et on le retrouve dans les affluents du rio Araguaia.

Dans la nature on le retrouve sur des bancs de sable blanc de cours d’eau à courant rapide.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Callichthyidés.
Adulte il mesure environ 5 cm. On l’appelle encore parfois sous le nom de C65.

Sa couleur de fond est crème et sa robe est parsemée de fines taches noires arrondies. Le premier rayon de la nageoire dorsale est fumé. Les nageoires pectorales sont elles, légèrement teintées d’orange et l’opercule est rosé, ce qui fait que cette espèce peut tout à fait être confondue avec le Corydoras Sterbaï.

Ils aiment se déplacer en petit groupe de 3 ou plus pour chercher de la nourriture sur le sol.  Attention c’est un poisson très peureux, au moindre mouvement ou bruit important, il se sauve immédiatement à la recherche d’une cachette.

Maintenance

Minimum un aquarium de 72 litres par 6/8 sujets de la même espèce, c’est un poisson grégaire.

Température : 25 à 28°C
pH : 6.5/7,5
GH : 8 à 12
Durée de vie : jusque 15 ans dans de bonnes conditions, paramètres d’eau et de volume adapté, nourriture de qualité, changement d’eau effectué régulièrement etc..

La filtration sera importante les corydoras aiment une filtration forte, on peut même rajouter une pompe pour recréer un courant naturel des fleuves d’où ils proviennent.

On peut le maintenir avec des petites espèces en bac d’ensemble classique.
Attention de bien adapter le volume du bac en fonction du nombre d’habitants que l’on veut maintenir.

On fera un bac très bien planté avec beaucoup de cachettes : racines, roches non calcaire etc.. car il est très craintif et il a besoin d’avoir de bonnes cachettes pour se sentir en sécurité lorsqu’il s’y abrite à toute vitesse.

Alimentation

Ils sont omnivores et accepteront la plupart des aliments séchés au fond du bac, pastilles pour poissons de fond,  ainsi que de petites variétés vivantes et congelées telles que des vers rouges des Tubifex, des artémias etc..

En aucun cas, le Corydoras quelle que soit l’espèce, peut survivre avec des « restes » d’autres habitants de l’aquarium ou encore les voir comme « l’équipe de nettoyage » de l’aquarium comme je peux parfois entendre ou le lire. Attention, ils en mourraient et de faim, ce qui est vraiment horrible pour eux. Ils ont vraiment besoin d’une nourriture avec des aliments de très bonne qualité et surtout variés, au même titre que les autres habitants de votre bac, et ne feront jamais le nettoyage du sol de votre bac c’est totalement faux ! même si ils mangeront quelques restes au sol, mais juste pour le reste de nourriture des autres, il ne mangeront jamais aucun déchets du sol qui s’accumulent..

Reproduction

Souvent cela se passe naturellement dans le bac sans aucune intervention humaine, surtout si le bac est bien planté avec beaucoup de cachettes.

Les œufs sont souvent déposés sur les vitres de l’aquarium ou encore les plantes, plus rarement aux racines, mais cela peut parfois se faire aussi.

La plupart des éleveurs ajoutent quelques gouttes de bleu de méthylène ou un ou deux cônes d’aulne à cet endroit afin d’empêcher le développement d’un champignon sur les oeufs. Ce n’est pas du tout obligatoire, j’ai des naissances dans mon bac sans aucun rajout de produit.

L’incubation dure normalement 3 à 4 jours et une fois que les alevins ont complètement absorbé leur sac vitellin, ils peuvent accepter de petits aliments vivants : des nauplies d’artémias ou des cachets de fond écrasés finement.

©AQUA débutant

Staurogyne Repens

staurogyne-repens-tropicaHabitat naturel..

Staurogyne repens est une plante originaire du rio Cristalino, sud de l’Amazonie au Brésil. Elle colonise les berges inondables sous une faible hauteur d’eau. Les stations sont fortement ensoleillées.

Description

Plante palustre à tige érigée assez robuste. Elle ressemble très fortement à Hygrophila mais s’en différencie par sa forme compacte buissonnante et ses feuilles plus petites.

Elle fait partie de la famille des Acanthacées.

Elle peut atteindre 10 cm de hauteur. C’est une plante à croissance lente.

Les feuilles sont opposées, sessiles et à pétioles court. Le limbe est de couleur verte, est oblong à la pointe légèrement arrondie. Il est marqué par les nervures. L’entre-noeud est court, ce qui donne un aspect ramassé bien particulier.

La forme emergée présente une couleur verte plus sombre et un feuillage plus coriace. La floraison laisse apparaître de petites fleurs blanches.

pH : 6 à 8

Maintenance

On la maintiendra dans un substrat riche en élements nutritifs.
Elle demande un apport en Co2 et une fertilisation régulière en fer.
L’eau sera douce, et la température sera entre 22 et 28 C° avec une lumière intense.
Une bonne filtration sera nécessaire pour éviter les dépots sur ses feuilles.

On va la placer soit à l’avant du bac ou soit au milieu.

Conclusion

C’est une plante idéale pour créer des massifs buissonnants en jouant sur les contraste et les couleurs on peut obtenir un ensemble attractif. Elle formera des rejets sur le sol qui vont s’encrer et donner de nouvelles pousses. Si tous les élements sont réunis pour la maintenir, elle va être très jolie et robuste, si elle n’est pas maintenue dans de bonnes conditions, elle devient vite fragile et dépérie rapidement.

©AQUA débutant

Bacopa Australis

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Habitat naturel..

D’origine du Brésil, Argentine

Même si cette espèce de Bacopa est présente dans de vastes populations sur les rivières et les rives des lacs du sud du Brésil et de l’Argentine, elle n’a pas été décrite scientifiquement avant l’année 2001. On ne sait pas grand chose de ses habitats naturels, bien que d’importantes populations aient été découvertes dans de magnifiques rivières calcaires limpides et cristallines autour de Bonito au Brésil (Serra da Bodoquena, Mato Grosso do Sul).

Description

Elle fait partie de la famille des Scrophulariacées
Adulte elle fait de 10 à 40 cm

Plante d’avant plan ou intermédiaire

La Bacopa australis est diffèrente des autres bacopa sp., de par ses tiges souples et moins charnues qui se ramifient facilement au niveau des noeuds, lui donnant un aspect plus dense.

Ses feuilles sont d’une couleur verte assez douce, petites et oblongues.
Cette plante robuste s’adapte bien à l’immersion totale.

Maintenance

Température de 20 à 28°C  (éviter de prendre les deux extrêmes pour les paramètres )
pH de 6 à 8
KH jusque 21
GH jusque 30

L’éclairage sera moyen à intense.
Il est recommandé de rajouter du CO2 et si il y a un sol nutritif, c’est un plus.
Il faudra faire très attention lors du repiquage et choisir directement l’endroit afin d’éviter de devoir la bouger ensuite. En effet ses tiges sont assez fragiles et peuvent rapidement se casser.
On la plantera avec chaque tige séparée, afin de faire rentrer la lumière jusqu’au pied.

On fait alors un trou dans le sol avant de la planter et ensuite, on va rabattre le substrat autour et ceci avec chaque tige pour éviter de les casser.

Conclusion

Sous une lumière intense elle devient vraiment magnifique, les feuilles deviennent rougeâtres. Elle fait des rejets qui courent sur le sol, il suffit alors de les couper pour faire des nouvelles boutures. Des racines adventives poussent spontanément aux entre-noeuds.

Elle permet de créer de beaux massifs très décoratifs.

©AQUA débutant

Le Barbus Rayé (Enteromius Fasciolatus)

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Photo Source

Habitat naturel..

D’origine de l’Afrique Ouest. Son aire de répartition va du sud de la RDC, Botswana, Zambie à l’Angola.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Cyprinidés. Communément appelé « Barbus rayé »
Attention plusieurs espèces de barbus se vendent sous  le nom de « barbus rayé »..
Adulte il mesure 5 cm
Le fond de la coloration est rougeâtre pour les mâles, et verdâtre pour les femelles. La robe montre une bonne dizaine de barres noires verticales.

La couleur des mâles s’intensifie lors du frai. Les femelles gravides présentent un ventre d’apparence gonflé.

Maintenance

6 sujets minimum dans un bac de 80 litres.
Température : de 22 à 25°C
pH : 6,5
GH : 10

Les mâles pourchassent les femelles. C’est un poisson qui se déplace assez rapidement et qui a donc besoin d’un espace minimum pour être heureux.

On pourra rajouter des espèces de petites tailles ou mieux faire un bac régional avec des Epiplatys annulatus, Neolebias ssp., Lepidarchus adonis, Ladigesia roloffi, Nannocharax batesii.
Au-delà de 200 litres, on pourra l’associer à des Cichlidés nains du genre Pelvicachromis.
Dans le bac on pourra mettre de la mousse de Java ou/et de la Bolbitis Heudelotii ou des Anubias  qui offriront des abris.

Alimentation

Les premiers jours on apportera une nourriture congelée de très bonne qualité, (car ce sont souvent des sujets sauvages) ensuite on pourra distribuer une nourriture sèche ou en comprimés. Les nourritures seront à varier par la suite.

Reproduction

La reproduction sera assez délicate. On place deux mâles et trois/quatre femelles dans un bac spécifique équipé d’une grille pour protéger les oeufs des parents.

L’eau est douce et acide, filtrée sur tourbe. Les oeufs, une cinquantaine bien souvent, sont de petite taille et éclosent en 36 h à 26 C°. Au bout de quatre jours, les alevins nagent librement et auront donc besoin d’infusoires les premiers jours, puis on passera aux Nauplies d’artémias.

©AQUA débutant

Killi Renova Oscari

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Photo source

Habitat Naturel..

C’est un poisson annuel qui vit dans les mares et les petits cours d’eau de Isla Raton, entouré du fleuve Orénoque en son cours moyen au Vénezuela.

Il fut importé par Aquarium Glaser pour la première fois en 2013.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Rivulidés et mesure 6/8 cm environ une fois adulte.
Son nom (oscari) a été donné en l’honneur de Mr Oscar Léon Mata qui a découvert ce killi.

Les mâles ont les nageoires ainsi que le corps bleutés, ponctués de lignes et de points rouges.
La nageoire anale est bordée de jaune. Un trait blanc et orange souligne la base de la caudale. L’oeil bleuté est barré d’un trait noir.

Les femelles sont plus petites que les mâles et bien moins colorées de plus, elles possèdent un ocelle noir entouré de blanc sur le pédoncule caudal.

Il est farouche et pacifique.

Maintenance

Un couple pour un aquarium de minimum 50 litres sans aucun autre occupant sinon, il faudra prévoir plus de volume et préférer de faire alors, un bac régional.
Température : 24 à 26C°
pH : 6
KH : 2

Une espérance de vie assez courte, qui va quelques mois à une année environ..

Il est assez spécifique à maintenir et a des exigences qu’il ne faut pas négliger.
Un couvercle sur votre bac, c’est très important car c’est un excellent sauteur ce killi.
On les maintiendra dans un bac bien planté avec un fond de tourbe concassée pas forcément  très épais.

Si on souhaite le maintenir avec d’autres poissons et faire un bac régional, on visera un volume de 100 litres avec des Cardinalis, des Corydoras spp. tels que le Corydoras Bondi.

Nourriture

Les proies vivantes sont presque indispensables pour le menu : Larves de moustique, Daphnies, Cyclops..
Des proies lyophilisées sont ensuite consommées, mais attention, pas en principal menu quotidien.

Reproduction

Pour une reproduction on installera un petit aquarium de 20 litres environ, avec un fond de tourbe concassée qui sera suffisant pour que un couple puisse s’enfouir dans le substrat pour pondre.

Après plusieurs jours, on va retirer les parents et la tourbe en vérifiant la présence d’oeufs.
Asséchez la tourbe et placez le tout dans des sacs en plastique. Au bout de six mois, mettre le tout dans un bac, avec une eau préparée pour faire éclore les alevins.

©AQUA débutant

La Planorbe

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La mal aimée des aquariophiles débutants et cependant..

Il est dommage de détester ces escargots, car il sont bien utiles pour l’aquariophile. En effet ces derniers permettent de surveiller la santé de l’aquarium. Ils arrivent la plupart du temps, avec les plantes que vous achetez pour votre bac. 

La planorbe, du moins celle que l’on connait le plus, est en fait une espèce qui s’appelle « Planorbarius corneus » qui est une grande planorbe brune de nos bassins de jardin Européen.. Il y a aussi, la fameuse « Planorbella duryi » commune dans les bacs.

Cependant très utiles les planorbes, elles font partie de celles que vous détestez au plus haut point, celle que vous voulez souvent éliminer, celle qui vous agace à voir dans le joli décor de votre bac et que vous trouvez bien trop envahissante. Elle peut effectivement l’être, mais il y a des causes dont vous êtes souvent responsable de sa prolification ..

Elles apparaissent dans l’aquarium dés que l’on ajoute des plantes . Elle est d’origine de Floride, mais on la retrouve un peu partout dans le monde..

Maintenance

La planorbe commune vit entre 2 et 3 ans si maintenue dans les paramètres adéquats.
Température entre : 10 et 30 °C
pH : 7 à 8.5
Dureté : 10 à 20 °dGH

Différentes variétés et couleurs

Il existe toute une variété différente et colorée de planorbes qui sont de plus en plus populaires dans les aquariums. Certains les détestent, mais d’autres les adorent pour leur couleur et leur utilité certaine.

On retrouve parmi les variétés les plus courantes et prisées par les aquariophiles amateurs des planorbes, une variété rouge qui possède une coquille orange et présente un corps plutôt rougeâtre.

Il existe également une variété dite « rose » avec le corps rougeâtre. En fait, la coquille est blanche, un peu transparente et cela fait une apparence de coquille rose très pastel car on voit la couleur du corps rouge à travers la coquille blanchâtre ce qui donne cette apparence d’une planorbe rose, et pareil pour la variété dite « bleue », la coquille blanche lactescente et le corps foncé violet donne cette teinte bleutée..

Chez les juvéniles on observe souvent des taches sur la coquille. Elles sont parfois vendues sous le nom de planorbe léopard.. attention il s’agit d’un leurre, car au fil du temps cela fini par disparaître et surtout si d’autres planorbes sont déjà présentes avec le croisement des différentes espèces présentes dans votre bac  et si il y a une lignée colorée, cette dernière va complètement disparaître.

Certains vendent également sous le nom de planorbes rayés une toute autre espèce qui ne fait absolument pas partie de la famille des planorbes, mais celle des ampullaires et qui est dévastratrice pour les plantes et c’est Marisa Cornuarietis donc soyez vigilant si l’on veut vous vendre des planorbes, à surtout bien les observer, d’autant plus qu’elles arrivent toujours avec les plantes que vous allez introduire dans votre bac.

On dit qu’elles mangent les plantes de l’aquarium c’est vrai ou pas ?

Vrai et faux : elles n’attaquent absolument pas les plantes, sauf si elles ne trouveraient aucune nourriture à se mettre sous la radula, et mangent uniquement des feuilles qui seraient tombées des plantes  et surtout en décomposition  quand elles deviennent plus tendres.

A moins que vous ayez des plantes extrêments tendres telles que : Limnobium laevigatum ou encore Pogostemon helferi, elles pourraient éventuellement les manger car les feuilles sont vraimemt très tendres.. et encore, si elles ont bien à manger elles ne s’en délectent même pas..

Elles se nourrissent surtout des restes de nourriture des poissons retrouvés sur le sol, des feuilles mortes ou autres végétaux en décomposition, ainsi que des cadavres de poissons ou d’invertébrés. On peut même considérer qu’elles sont une aide à l’entretien de votre bac.

Conclusion

Vous devriez les conserver, elles sont très utiles pour la santé du bac, si elles deviennent trop nombreuses, c’est parce qu’il y a trop de pollution dans votre bac, et donc il faudra donc entrevoir de nourrir moins vos poissons ou faire le nettoyage du sol car trop de déchets sont sur le sol du bac et faire un changement partiel d’eau.

Si elles montent tous en même temps à la surface en même temps et restent là pour respirer, et beaucoup meurent, il faut vite vérifier les nitrites, il se pourrait que vous ayez un pic de nitrite en cours..

Si la coquille devient très fragile cela peu indiquer une eau très très douce ou trop douce pour eux et donc ils meurent plus rapidement et vont avoir la coquille qui blanchit et devient ensuite très très fragile et s’en suit la mort de la planorbe prématurément..

Et quand tout va bien, on les retrouve en nombre raisonnable.

D’où l’intérêt de les conserver dans votre bac et leur laisser la chance d’y vivre..

©AQUA débutant

Il y a 10.000 ans, le Sahara regorgeait de poissons !

L’étude de plus de 17.000 fossiles découverts dans le sud-ouest de la Libye, au cœur du Sahara, révèle que cette région aujourd’hui aride était il y a des milliers d’années particulièrement humide.cover-r4x3w1000-5e46cb3e77dcc-landscape-768423-1920

Le Sahara est peut-être le désert le plus connu au monde. Et pourtant, peu de personnes savent qu’auparavant, il était humide et que ses étendues d’eau grouillaient de vie. Des fossiles collectés entre 2003 et 2006 dans l’abri-sous-roche (partie inférieure d’un escarpement, protégée par une corniche et pouvant avoir servi d’habitat préhistorique) de Takarkori dans le sud-ouest de la Libye, tout près de l’Algérie, ont été étudiés par une équipe internationale de chercheurs. Ils révèlent la désertification progressive de la zone il y a des milliers d’années et les changements sauvages qui s’y sont opérés.

Près de 20.000 fossiles collectés pour être étudiés

Si aujourd’hui cette zone du Sahara est chaude et aride, les fossiles découverts dans celle-ci et couvrant une période allant de -10200 ans à -4650 ans (Holocène) racontent une toute autre histoire. Les 17.551 fossiles comptabilisés ont été passés au peigne fin. Ils indiquent tout d’abord que durant cette période, la faune était diversifiée et que des groupes d’humains se sont établis dans le sud-ouest de l’actuelle Libye. Car cette région n’abrite pas seulement des fossiles animaux et végétaux mais aussi des artefacts, des restes d’arts rupestres, témoins de l’occupation humaine du site.

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Une vue de l’abri-sous-roche de Takarkori depuis l’ouest. © Savino di Lernia, 2020

Une consommation de poissons en baisse, une consommation de mammifères en hausse

Sur le millier de spécimens découverts, 80% étaient des fossiles de poissons entre -10200 et -8000 ans et 19% des fossiles de mammifères (le reste étant des oiseaux, des mollusques, des amphibiens), selon une étude parue dans le 19 février 2020 dans la revue Plos One. La proportion d’animaux aquatiques est tombée à 40% entre -5900 et -4650 ans tandis que celle des mammifères augmentait. Des traces de découpes et de brûlures ont été retrouvés, des animaux étaient consommés, ce qui amène à une question : pourquoi un tel changement au cours du temps dans le régime alimentaire ? « Il n’est pas certain que ce changement soit intentionnel ou qu’il soit lié à l’aridité croissante » qui rendait l’environnement moins favorable à la survie des poissons, expliquent les chercheurs. Quoiqu’il en soit, les habitants se sont, au fil du temps, davantage tournés vers la chasse et plus tard, l’élevage. La consommation de poisson elle-même a changé. Les Clarias (un genre de poisson-chat) sont devenus plus fréquents dans les repas que les poissons tilapias. Les poissons-chats possèdent des organes respiratoires accessoires qui leur permettent de respirer de l’air et de survivre dans des eaux peu profondes.

Cette étude relate de manière inédite la désertification progressive de la zone. « L’abri-sous-roche de Takarkori s’est une fois de plus avéré être un véritable trésor pour l’archéologie africaine et au-delà : un lieu fondamental pour reconstruire la dynamique complexe entre les groupes humains anciens et leur environnement dans un climat changeant« , se félicitent les chercheurs.

 

Article redigé par Anne-Sophie Tassart pour Science et avenir le  19.02.2020

Un aquarium contaminé par les plantes ? Es-ce possible ?

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Tout aquariophile un peu expérimenté fait attention au matériel qu’il utilise pour procéder aux entretiens du bac, je veux dire par là : bien le désinfecter avant et après les entretiens, afin d’éviter toute contamination du bac et des poissons. Par contre, on ne se méfie jamais des plantes, et pourtant..

Les vecteurs indirects de contamination

Virus, bactéries, parasites peuvent se  retrouver dans les interstices des alvéoles des épuisettes, des tuyaux en plastique, des éponges que nous utilisons pour l’entretiens de nos aquariums et peuvent rester en dormance pendant de nombreuses semaines et devenir actifs dés que l’on replonge l’épuisette dans l’eau car toutes les conditions seront favorables à leur développement et à leur croissance et pourrait contaminer les habitants de votre bac. C’est pour cette raison qu’il faut bien prendre soin des règles d’hygiène du matériel utilisé en aquariophilie.

Oui mais les plantes aquatiques, pourquoi seraient-elles contaminantes ?

Il faut savoir que quelle que soit leur provenance, les plantes aquatiques peuvent être, elles aussi, porteuses d’agents pathogènes. Elles pourraient être d’après des études récentes, considérées comme un réservoir hypothètique de « mycobactéries » responsables de « zoonoses » même si il ne faut pas être alarmiste, il ne faut pas non plus négliger cette hypothèse.

Les plantes de nos bacs sont généralement cultivées dans l’eau, mais en emmergées. Il y a alors peu de risque qu’elles véhiculent des agents pathogènes propres au milieu aquatique. Mais il faudra prendre soin de vérifier quand même si il y a présence d’escargots ou une ponte de ces derniers qui eux « pourraient » aussi véhiculer des agents pathogènes par exemple, sans devenir inquiet dés que l’on aperçoit un escargot bien entendu.. (qui s’avère également très utile aussi pour indiquer la santé de votre bac).

On ne prend pas assez soin de désinfecter systèmatiquement les plantes avant de les installer dans le bac. Ce n’est pas une obligation mais c’est toujours plus prudent de prendre le temps de le faire.

Si vous transférez des plantes d’un bac déjà habité par des poissons pour les mettre dans un autre bac qui sera /ou est également déjà habité par d’autres poissons, prenez l’habitude de désinfecter vos plantes.

Il est bon de prendre cette précaution même si vous pensez que personne n’est malade dans le bac où vous avez pris les plantes. (Un agent pathogène peut, ne pas se développer sur une espèce de poisson, et faire un carnage sur une autre espèce qui serait plus sensible à ce dernier).

Comment désinfecter mes plantes ?

Deux méthodes s’offrent à vous :

1 – Désinfecter avec du sel : préparer un seau en mélangeant 10 litres d’eau et 20 g de sel marin. (2 gr/L d’eau) Immerger les plantes quelques minutes puis les retirer et les rincer avec la même eau salée. Cela crée un choc osmotique suffisant pour tuer les agents pathogènes éventuels sans trop altérer les cellules végétales.

2- Utiliser un désinfectant général du commerce non « phytotoxique » et les tremper en bain flash puis bien les rincer.

©AQUA débutant

 

 

Les poissons détectent-ils le goût des aliments ?

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On peut dire que oui ! 

Les cellules gustatives forment des papilles, des boutons situés surtout sur les lèvres, le palais et dans la cavité bucale.

Ces cellules envoient des messages à des neurones qui transmettent leurs impulsions au cerveau principalement par le nerf dit palatin. Des récepteurs mécaniques les complètent, renseignant sur la texture et la structure des aliments..

Des papilles oui ! mais pas uniquement dans la bouche..

D’autres bourgeons gustatifs sont dissiminés aussi sur la face externe des lèvres, parfois même sur la tête, les branchies, la base des nageoires, ainsi que les barbillons sur certaine espèce de poisson.

Chez certaines espèces, ils peuvent être repartis sur tout le corps, on prendra l’exemple du Poisson-chat. Des cellules chimio-sensibles isolées sont dispersées en groupes irréguliers ou en rangées au niveau de la gorge, des lèvres, des nageoires pectorales et pelviennes chez les Siluridés, Cyprinidés etc. Avec ces papilles et ces cellules isolées, diverses espèces peuvent contrôler les aliments disponibles dés la recherche de la nourriture.

Dans la bouche, les papilles sont très serrées, il y en a prés de 300 au mm² chez les Cyprinidés. Par exemple le Speudorasbora parva (qui est une espèce introduite mais souvent porteuse de maladies) en possède 8 000 dans la bouche pour l’essentiel. Presque autant que l’homme qui en possède 10 000 sur la langue. Le poisson-chat Meirurus melas en a lui  20 000 dans la bouche et 175 000 autres sur tout le corps, autant dire qu’il à de quoi bien goûter et apprécier ou pas son milieu environnemental.

Ces papilles sont une aide précieuse pour trouver la nourriture près du fond et dans les sédiments, surtout en milieu peu lumineux ou turbide.

Les bourgeons gustatifs sont souvent plus nombreux chez les espèces vivants près du fond que celles qui vivent dans la colonne d’eau ou près de la surface.

Analysons comment cela se passe..

Le goût intervient normalement après l’odorat, les deux sont complèmentaires. L’odorat sert plutôt à la recherche de la nourriture, le sens du goût intervient au dernier moment, pour contrôler avant de consommer. Le goût se focalise sur l’alimentaire, tandis que l’odorat perçoit une variété de substance, en particulier celles qui déterminent les comportements sexuels ou agressifs.

Les préférences olfactives et alimentaires des poissons ont été très étudiées surtout pour la pêche et la pisciculture. Les aptitudes des espèces à déceler des substances sont variables, chaque espèce se spécialisant dans une niche écologique, avec un régime alimentaire spécifique.

Beaucoup d’espèces détectent très finement à l’odorat divers acides aminés, constituants des protéines. Le sens du goût permet de percevoir bien des acides aminés et d’autres substances, par exemple l’acide lactique, mais généralement à des concentrations nettement plus élevées. Pourtant les papilles de l’anguille détectent certains acides aminés à des doses du millionième de gramme par litre. Le vairon Phoxinus phoxinus perçoit lui, diverses substances à de très faibles teneurs, il est 20 000 fois plus sensible que l’homme au sucre fructose ! En laboratoire, il décèle mieux que nous la quinine, le vinaigre, la saccharine, ou encore le sel de cuisine.

Ils évitent les mauvais goûts..

Il y a cependant des subtances qui s’avèrent répulsives. Ce sont souvent des toxines produites par les plantes et les animaux pour se défendre.

Les poissons herbivores ex : le Zebrasoma flavescens, selectionne les algues et les plantes en évitant celles qui contiennent des substances « au goût mauvais ».

La perche tropicale ex : Lates calcarifer évite de manger les oeufs et les têtards du crapaud Bufo Marinus, un producteur de toxine et par ailleurs espèce invasive en Australie.

Certains coraux de la Grande barrière de corail émettent des oeufs que délaisse un planctonophage comme le Pomacentrus moluccensis. Divers poissons évitent les cyanobactéries et algues dinoflagellées qui sécrètent des poisons, ils évitent également les mollusques qui en ont absorbé.

Cela n’empêche pas les poisons de se concentrer le long de la chaîne alimentaire, par exemple la ciguatoxine dans certains poissons tropicaux. L’homme ne les perçoit pas au goût et il peut être gravement intoxiqué. C’est la ciguatara, la « gratte » en Nouvelle Calédonie, parfois très très grave !

©AQUA débutant (sur base d’un article de Arnold Dubarres, paru dans l’aquarium à la maison n°135)

Cryptocoryne Amicorum

 

CRYPTOCORYNE-AMICORUM

Description 

Elle fait partie de la famille des Aracées. D’origine de Sumatra, Indonésie

Cette plante palustre à rhizome rampant est d’une jolie couleur vert clair brillant. Elle présente un limbe lisse très variable, lancéolé à légèrement ovoïde, de 5 à 7 cm de long et large de 1,5 à 2 cm environ. Le limbe est porté par un pétiole long de 3 à 5 cm. La spathe longuement effilée, est en forme de cornet non enroulé et de couleur variable.

Adulte elle mesure 15 cm environ.

Maintenance

Température : de 20 à 28 degrés
Taille adulte : de 10 à 15 cm environ
Lumière : Moyenne
pH : 6,5 à 7,5
Engrais : fer chelaté
Habille un plan médian

Au moment de la planter, on débarasse bien chaque pied de ses parties abîmées et on pare les racine afin d’assurer une meilleure reprise. On laissera un intervalle de 4 à 5 cm entre chaque pied, afin que la plante puisse s’épanouir sans concurrence immédiate, elle est plutôt lente à s’installer. Une fois plantée, on tire légèrement la plante vers le haut afin de ressortir le collet au-dessus du substrat.

Pour le repiquage, il se fait par une apparition de bourgeons sur le rhizome principal ce qui l’étoffe. On va alors prèlever des jeunes plantules lorsqu’elles vont avoir 4 à 6 feuilles, en les détachant du pied mère à l’aide d’une lame tranchante afin d’éviter d’écraser le rhizome.

Conclusion

C’est une plante qui pousse lentement mais fait régulièrement de nouvelles feuilles. Elle apprécie un sol argileux-humique. Attention  comme toutes les Cryptocorynes elle n’aime pas être déplacée. C’est une espèce polymorphe qui réagit aux conditions de culture et peut prendre des apparences très variables..

 

©AQUA débutant