Le Néon Noir (Hyphessobrycon Herbertaxelrodi )

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Habitat Naturel

Cette espèce semble être répandue dans tout le haut rio Paraguai dans les États du Mato Grosso et du Mato Grosso do Sul, au Brésil, au nord et au sud de la vaste zone humide tropicale connue sous le nom de Pantanal.

Les enregistrements officiels semblent limités, mais son type d’habitat est situé dans le bassin supérieur du rio Taquari dans la municipalité de Coxim. Il a été collecté également dans le haut rio Sepotuba à proximité de Tangará da Serra, à environ 700 kilomètres au nord. . Le Sepotuba se jette dans le canal principal de Paraguai à environ 500 kilomètres en amont du Taquiri, on suppose donc que l’espèce est présente dans d’autres bassins versants entre eux.

De nombreuses espèces de poissons habitant la région supérieure du Paraguai et du Panatanal se trouvent également dans le bassin supérieur du rio Guaporé, connu sous le nom d’Iténez en Bolivie. Ce dernier a également sa source dans le Pantanal mais coule dans la direction opposée au Paraguai et fait partie du bassin supérieur du rio Madeira, lui-même un affluent majeur du bassin versant de l’Amazone, les deux bassins versants étant reliés en raison de la montée des eaux au cours de l’année pendant la saison humide. Des enregistrements d’un poisson identifié comme H. cf. herbertaxelrodi du parc national Noel Kempff Mercado dans le haut Guaporé, à la frontière entre la Bolivie et le Brésil, suggèrent qu’il pourrait également partager cette espèce.

L’espèce a également été introduite dans les eaux naturelles de Minas Gerais dans le sud-est du Brésil via le commerce d’ornement, avec au moins une population sauvage établie dans le bassin du rio Paraíba do Sul.

Il semble favoriser les affluents mineurs, les rivières d’amont, les méandres morts et les plaines inondables saisonnièrement inondées.

Il a été collecté dans de petits cours d’eau se jetant dans le haut rio Sepotuba dans l’État du Mato Grosso, lui-même affluent du haut rio Paraguai. Ceux-ci comprennent des affluents coulants mesurant quelques mètres de large avec une eau claire à brun clair et une végétation marginale épaisse. Dans certains endroits, les macrophytes aquatiques, y compris les membres des genres  Eleocharis , Echinodorus  et  Echinoria, poussent également de manière dense.

Dans le Pantanal, les petits characidés se trouvent souvent dans des eaux extrêmement claires où prolifère la végétation submergée. La zone humide est riche en macrophytes aquatiques avec au moins 280 espèces enregistrées, y compris des plantes de genres populaires dans l’aquariophilie telles que les Echinodorus, Bacopa, Ludwigia,Sagittaria, Eleocharis et Salvinia..

Description et comportement

Il fait partie de la famille des characidés. Adulte il mesure 3/3,5 cm. Les femelles sont un peu plus grosses que les mâles.

Poisson très calme, idéal dans un bac communautaire tropical, attention c’est un bon nageur, donc la façade en aquarium sera de 80 cm minimum.

Maintenance

C’est poisson grégaire, on le mettra donc en groupe de minimum 10 sujets. L’aquarium sera au minimum de 80 litres.

Température : 20 à 28 degrés (ne jamais prendre les extrêmes pour une température constante, 25 degrés est parfait pour du long terme..)
– Ph: 5 à 7,5 (6/6,5 parfait)
– GH : 10 à 15

L’ajout d’une litière de feuilles séchées accentuerait davantage la sensation naturelle et en plus d’offrir une couverture supplémentaire pour les poissons, entraînerait la croissance de colonies de microbes au fur et à mesure de la décomposition.

Ces derniers sont utiles car ils fournissent une source de nourriture supplémentaire pour les adultes et les alevins, tandis que les substances humiques libérées par les feuilles en décomposition sont également considérées comme bénéfiques.

Bien entendu, on fera un bac bien planté, avec des racines et des pierres non calcaire..

Nourriture

Il est omnivore se nourrissant de petits invertébrés, de crustacés, d’algues filamenteuses, de fruits tombés et autres dans la nature.

Dans les aquariums, il peut survivre avec un régime alimentaire d’aliments secs, mais comme la plupart des poissons, il est préférable de lui proposer un menu varié qui, dans ce cas, des nourritures vivantes et congelées : vers de vase, des larves de moustiques, des  daphnies, artémias..

Reproduction

C’est un  géniteur qui disperse ses œufs et ne présente aucun soin parental .

Lorsqu’ils sont en bonne santé, les adultes  fraient souvent et dans un aquarium mature, il n’est pas si rare qu’un petit nombre d’alevins commencent à apparaître sans aucune intervention humaine.

Dans un aquarium communautaire il est plus difficile de voir des alevins, car ils sont souvent mangés soit par les parents, soit par les autres habitants.

©AQUA débutant

Amatitlania Altoflava

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Photo source

Habitat Naturel

Il est originaire d’Amérique Centrale au Panama, dans une zone assez restreinte et difficile d’accès.

On retrouve l’espèce aux environs du Rio Cana que l’on peut atteindre que par la mer, via le port Chiriqui grande.

Leur population peut être très abondante à certains endroits et à d’autres endroits, il reste introuvable. Etant donné, la difficulté pour retrouver cette espèce dans le milieu naturel où il faut ensuite se rendre en pirogue, le long du fleuve pour essayer de les retrouver, il y a surtout un objectif aquariophile qui est de conserver l’espèce qui se trouve actuellement menacée, à cause de la dégradation de son environnement naturel.

Les aquariophiles aident grandement à la conservation de l’espèce et sont pour beaucoup  répertoriés par l’AFC, (Association France Cichlid) qui référence des détenteurs de l’espèce afin de favoriser les échanges et de faciliter la survie et la protection de la souche importée en France afin qu’elle ne s’étiole pas.

Description et Comportement

Il mesure entre 8 et 10 cm environ. Le mâle est plus grand.

Il fait partie de la famille des cichlidés.

Il possède une robe avec un fond brun, à jaune doré et tâchée de noir. Il a des reflets irisés tirant sur le vert au niveau des nageoires, particulièrement marqués sur la dorsale.

La femelle possède un ocelle sur le premier tiers de la dorsale qui se met progressivement au cours de la croissance. La femelle est aussi plus petite que le mâle et possède des nageoires impaires moins effilées que celles du mâle.

Le mâle n’a pas d’ocelle.

C’est une espèce calme, qui vit en couple et de moeurs diurne. En bac communautaire ils n’ont aucune agressivité interspecifique en dehors des périodes de reproduction, il est donc parfait pour ce genre de bac. On évitera bien sûr toute espèce un peu trop remuante ou agressive comme colocataire.

Il reste bien sûr un peu agressif lors de la reproduction mais c’est juste un comportement territoriale ce qui est souvent le signe de présence d’oeufs ou de petits, ce qui est un comportement normal puisqu’il défend sa progéniture et corrige les intrus, ce qui fait tout le charme de la garde parentale des cichlidés.

Maintenance

Minimum un couple, un mâle et une femelle.

Le volume de l’aquarium sera de minimum 200 litres pour un couple.

– Température de 23 à 30°C
– pH : 7,3 et 7,9
– GH : 5 et 10
– Espérance de vie : 3ans

La végétation sera abondante dans le bac, on va privilégier des plantes à feuilles larges qui constituent de nombreux abris nécessaire pour eux. On placera des racines et des pierres qui pourront constituer des supports de ponte et des cachettes. Le sol idéal du bac, serait un sable de Loire.

Il est tout à fait possible de les maintenir en bac communautaire de type Amérique Centrale avec d’autres cichlidés comme par ex : Bujurquina vittata, Geophagus steindachneri, et d’autres espèces comme les vivipares des locaridés (hypancistrus L-333, Sturisoma..).

Nourriture

On pourra introduire des légumes verts pour la partie végétale ou des aliments à base de spiruline.  Mais aussi on leur offrira des : Vers de vase, tubifex, artémias, moules..

Reproduction

Lors de la parade, ils vont arborer une robe bien particulière, ils deviennent blancs /argentés. Seules quelques plages dorées subsistent, des tâches noires aux délimitations floues habillent les flancs et il prendra alors des reflet irisés sur l’ensemble de la robe. Autre remarque significative d’un tout début de reproduction est le masque noir qu’il va arborer. Là il n’y a plus de doute, le processus de reproduction a bien commencé.

Ils sont ovipares et donc vont pondre une centaine d’oeufs sur un support souvent à proximité du substrat et souvent creusent profondément, pour créer des fosses, ce qui chamboule bien souvent le décor du bac.

Le temps d’éclosion des oeufs est de 48h, et la femelle va cacher les alevins durant deux semaines dans les recoins de l’aquarium. On pourra ensuite nourrir avec des artémias, ce qui devrait faire sortir les alevins.

©AQUA débutant

le Killi Aphanius Fasciatus

Aphanius.Fasciatus

Photo source

Habitat Naturel..

Cette espèce est bien répartie autour des parties centrales et occidentales du littoral méditerranéen, y compris la mer Adriatique, et a été enregistrée dans les pays suivants : France, Italie, Slovénie, Croatie, BosnieHerzégovine, Monténégro, Albanie, Grèce, Turquie, Syrie , Liban, Israël, Égypte, Libye, Tunisie et autour des îles de Sardaigne, Corse, Sicile et Malte

Il existe également une poignée de populations d’eau douce intérieures , notamment dans le lac Bafa, en Turquie (bien que celui-ci devienne progressivement salin ) et dans certaines oasis de l’ouest de l‘Afrique du Nord. Dans l’oasis égyptienne de Siwa, il est apparemment sympatrique avec A. dispar .

Trouvé dans de nombreux types d’habitats, bien qu’il habite principalement les eaux côtières peu profondes telles que les lagunes, les marais salants et les cours d’eau dans les zones où la végétation submergée et les algues filamenteuses poussent abondamment. Il est très adaptable et tolère une large gamme de salinités allant de l’eau douce pure aux conditions hypersalines . Par exemple, près de la ville d’El Agheila en Libye, il habite des sources chaudes contenant des niveaux élevés de sulfate de calcium et de sulfure d’hydrogène, ce qui les rend inhospitalières pour les autres espèces de poissons .

Description et comportement

Il fait partie de la famille des cyprinidés et adulte mesure entre 5 et cm environ.

C’est un killi.

Les poissons présentent des variations notables de coloration et de motifs selon la localité. Il est donc important que les différentes formes soient étiquetées avec les détails de la collecte par les amateurs et les scientifiques afin de préserver les lignées et de maintenir l’exactitude, par exemple « Lac Bafa« , « Saline di Cervia« , etc. Bien qu’il ne soit pas actuellement menacé d’extinction au niveau de l’ espèce, de nombreuses populations individuelles sont malheureusement menacées pour diverses raisons.

Comme chez tous les membres du genre, le dimorphisme sexuel est prononcé. Les mâles présentent une série de 8 à 15 barres verticales bleu/gris sur les flancs. La nageoire anale contient généralement des stries sombres et la dorsale des marques ressemblant à des taches près de la base et la nageoire est généralement de couleur jaune verdâtre. Les femelles sont plus grandes et ne possèdent qu’une série de barres verticales brunes sur le corps ainsi que des taches sombres irrégulières au-dessus de la ligne latérale et des nageoires complètement hyalines .

Selon la population, le nombre et la largeur des barres verticales chez les mâles peuvent varier et il peut y avoir ou non, une bande submarginale foncée dans la nageoire caudale .

Maintenance

54 litres minium pour une paire ou un trio.

– Température : entre 21 et 26 degrés
– pH : entre 7 et 9
– GH : entre 10 et 30
– Espérance de vie : environ 3 ans

Ses besoins particuliers en eau font d‘A. fasciatus un mauvais choix pour l’aquarium communautaire.

Compte tenu de sa rareté dans le loisir, l’accent devrait également être mis sur la reproduction en captivité et nous recommandons fortement de le maintenir seul en biotope. Il doit être gardé dans un groupe avec un ratio de deux ou trois femelles pour chaque mâle étant l’idéal.

Ce biotope aura bien des plantes.

Nourriture

Les espèces d’ Aphanius sont essentiellement des microprédateurs qui se nourrissent de petits crustacés aquatiques, de vers, de larves d’insectes et d’autres zooplanctons, bien que des algues et d’autres matières végétales soient également prélevées à l’occasion. Dans l’aquarium , ils apprendront à accepter les aliments séchés dans la plupart des cas mais devraient également se voir offrir des repas réguliers de petits plats vivants ou congelés comme des artémias, daphnies ou vers de vase . Ceci est particulièrement important pendant les mois de printemps et d’été en raison de leur effort de reproduction élevé tout au long de cette période. Si l’aquarium ou le récipient ne contient pas d’algues filamenteuses, essayez d’introduire dans l’alimentation un produit séché de bonne qualité avec une teneur en spiruline ajoutée.

Reproduction

Les œufs sont très petits et doivent être traités avec soin. Utilisez une fine paire de pinces pour retirer délicatement les œufs attachés, tout en évitant le contact avec les œufs eux-mêmes. C’est une étape très délicate (prendre le support entier pour les déplacer).

Les œufs doivent être transférés dans un récipient contenant de l’eau de la même chimie et de la même température que celle des adultes. La période d’incubation peut varier légèrement en fonction de la température, mais elle est généralement comprise entre 10 et 15 jours, les alevins étant suffisamment grands pour accepter les nauplies d’Artemia, les microvers, etc.. dés la nage libre.

©AQUA débutant

 

Le Tétra de Colombie (Hyphessobrycon Columbianus)

tetra-de-colombieHabitat Naturel..

Il semble qu’il ne soit connu que du Río Acandí dans le département du Chocó, dans le nord de la Colombie, près de la frontière avec le Panama.
La localité type est le Darien, un petit ruisseau à environ 6 kilomètres en aval d’Acandi qui est l’entrée du Rio Acandi, Colombie de la côte atlantique.

Description et comportement

Adulte il mesure entre 5 cm et 6.5 cm environ.
Les mâles sexuellement matures sont nettement plus colorés que les femelles, mais aussi plus minces et un peu plus petits. Ils développent également une nageoire dorsale plus étendue.

Cette espèce est également commercialisée sous le nom de tétra « flamme bleue », « bleu-rouge » mais aussi « nageoire rouge colombienne », et a été identifié à tort comme H. Ecuadorensis pendant plusieurs années avant sa description.

Petit poisson paisible ce qui en fait un hôte parfait pour un bac communautaire avec des poissons non prédateurs.
De plus, il a un comportement bien plus serein avec d’autres bancs de petits poissons comme lui, lorsqu’il est en bac communautaire.

Maintenance

L’aquarium doit être au minimum de 100 litres en effet, ce sont de bons nageurs et ont besoin d’une bonne longueur de bac.

C’est un poisson grégaire, donc il faudra le mettre en un banc de 10 sujets minimum pour représenter au mieux son milieu naturel, plus c’est encore mieux, mais vraiment pas moins de 10 sujets.

Il est possible de le maintenir avec des poissons de tailles moyennes, Loricariidés, Cichlidés non prédateurs.
Temperature : 20 – 28 °C (25 ideal pour long terme)
pH : 5.0 – 7.5
GH : 2 – 8

Nourriture

Pour sa santé, sa longévité et afin qu’il vous offre ses plus jolies couleurs, il est important de lui offrir des repas réguliers avec de petits aliments vivants et congelés tels que : vers de vase, daphnies, artémias en alternant avec des flocons et granulés.

Comme pour toutes les espèces de poissons, la diversité de nourriture et surtout de qualité est très importante.

Reproduction

Rarement en bac communautaire, mais il est possible de voir quelques alevins apparaitre sans intervention humaine.

©AQUA débutant

Le Néon Vert (Paracheirodon Simulans)

Habitat Naturel..

Il est d’origine d’Amérique du Sud.

Il vient du rio Negro moyen à supérieur, le Brésil en amont de l’embouchure de son principal affluent, le rio Branco, ainsi que le système Río Orinoco dans la région frontalière du Venezuela et de la Colombie, entre San Fernando de Atabapo et l’embouchure du Río Meta.

La localité type a été initialement donnée comme « Rio Purus, Manaus, Brésil », mais cela a été plus tard corrigé au rio Jufalis, rio Negro situé juste en amont de la confluence de ce dernier avec le rio Branco dans l’État d’Amazonas, au Brésil.

Contrairement à ses congénères P. innesi et P. axelrodi, cette espèce est un habitant exclusif des milieux d’eau noire et a tendance à être trouvé seulement dans le haut des bassins versants des affluents.

Ces habitats contiennent généralement de l’eau lente à moyennement fluide avec une végétation riveraine épaisse, souvent en surplomb, et des substrats sablonneux recouverts de branches tombées, de racines d’arbres et de litières foliaires.

L’eau est généralement acide, d’une dureté et d’une conductivité carbonate négligeables et d’un brunâtre taché en raison de la présence de substances humiques libérées par la décomposition de la matière organique.

Bien qu’il y a une gamme similaire à P. axelrodi les deux ne sont pas trouvés ensemble et P. simulans a également tendance à se produire dans les eaux plus chaudes.

Description et comportement

Son nom scientifique est « Hemigrammus Hyanuary » Il fait partie de la famille des characidés. On le nomme très souvent « le Faux Néon »
Il mesure adulte environ 4/5 cm
Le corps est allongé et mince, les nageoires sont transparentes.
La petite différence entre mâles et femelles est que les mâles adultes sont légèrement plus petits et nettement plus minces que les femelles. Le mâle a également un petit crochet sur la nageoire anale, qui manque chez les femelles.

Maintenance

A partir de 72 litres minimum pour 10 ou 12 sujets, c’est un poisson grégaire et très bon nageur.

Température de 24 à 27 C° (ne jamais prendre les valeurs extrêmes)
pH : 5 à 7 (6 est idéal)
GH: 2 à 15
Duré de vie de 5 ans environ

Il est conseillé de trouver un filtre qui a un débit d’eau entre 4 et 5 fois le volume de votre aquarium.

Dans un aquarium d’ensemble il est bien de mettre sur le sol un sable de rivière, des feuilles de catappa, hêtre ou chêne qui vont colorer l’eau. On mettra quelques racines ou du bois flotté, et on fera un bac bien planté.

Attention à bien faire des changements d’eau réguliers, les néons vert n’aime pas une eau chargée en déchets, cela peut leur être fatal.

Alimentation

Il est omnivore, il se nourrit de petits invertébrés, de crustacés, d’algues filamenteuses, de fruits tombés.. Il adore aussi les insectes.

En aquarium, il peut survivre sur un régime à base de nourriture sèche, mais comme la plupart des poissons il est important d’offrir un menu varié qui contient également du vivant, du congelé ex: vers rouge, larves de moustiques, daphnies etc.

Reproduction

Il est ovipare et pond en nage libre. Pour être certain d’avoir une reproduction, alors il vaut mieux les reproduire dans un bac spécifique avec une eau très acide et extrêmement douce. Ce bac doit être faiblement éclairé et on y introduira quelques mousses.

Dans un bac d’ensemble, il est peu propable d’avoir une reproduction, bien que il est toujours possible de voir apparaitre quelques alevins, si le bac possède beaucoup de cachettes.

©AQUA débutant

Quelques mystères des poissons grégaires.

Pour commencer, la vie en banc leur offre de nombreux avantages. Le premier leur offre la possibilité de se la couler douce.. et oui.. ils profitent du sillage de ceux qui les précèdent, qui les portent par un effet d’aspiration, mieux encore, les battements de queue d’un poisson sont facilités par les vortex, des tourbillons d’eau engendrés par la nage de ses congénères.

Connectés aux autres..

Ce sont de nombreux yeux qui sont rajoutés pour repérer un prédateur ou détecter de la nourriture. l’information alors circule dans le groupe de l’un à l’autre aussi vite qu’une onde de choc, et quasiement instantanée, tous les poissons par l’agitation ou les phéromones de leurs voisins sont au courant de la situation présente. Pour la nourriture par contre le banc ayant aussi plus de besoins alimentaires qu’un poisson vivant seul et n’étant pas grégaire, là nous sommes dans un avantage plus limité .

Principaux intérêts..

Rester en banc est leur principal intérêt face aux prédateurs, l’union fait la force. C’est d’ailleurs souvent les poissons en bas de la chaîne alimentaire qui sont en bancs par rapport aux gros prédateurs.

Rester en banc cela donne leur une assurance dû à la confusion visuelle pour les prédateurs qui ont du mal à se concentrer sur une seule proie et sont constament troublés par la similitude des silhouettes en mouvement. De plus les différents groupes de proies savent comment leurer le prédateur par une manoeuvre décrite par les biologistes qu’ils appellent « l’effet fontaine »..

Si le prédateur s’approche lentement, les poissons placés devant lui s’éloignent en avant pouis s’écartent tout autour, avant de revenir par derrière. Il avance donc dans le banc mais reste en permanence entouré par le vide ce qui fini bien souvent à le décourager.

Lors d’une attaque plus brutale, le banc peut se disperser en éclatant comme une bombe, et cette réaction est appelée par les biologiste « l’effet éclair », tellement rapide, dure moins d’une seconde et se déroule sans désordre et sans aucune collision. D’un seul coup de queue sans aucune hésitation chaque poisson a trouvé instantanément sa trajectoire sans même avoir le temps de se coordonner.. ils savent exactement quoi faire et où aller, une réaction collective qui reste encore très mystérieuse..

Comment se maintiennent t’ils ensembles ?

La vue est le premier sens impliqué dans la cohésion du groupe, dans un aquarium, les poissons grégaires se regroupent de chaque côté d’une vitre, ils communiquent visuellement à travers. Les ethologiste ont montré que les espèces d’un même banc, savent se reconnaître par des signes particulier, souvent peu apparents à nos yeux, des taches en couleur UV, ou tache noires au-desssus de l’opercule, autant de repères qui assurent la cohésion au sein du banc.

La ligne latérale de la robe sur beaucoup d’espèces (ex : le cardinalis) joue également un rôle important. Ses capteurs de pression détectent les mouvements de l’eau autour du poisson, y compris ceux générés par un autre poisson. Même un poisson aveugle peut suivre le banc grâce à la ligne latérale.

Il y a également le son qui a son importance la nuit, et les signeaux chimique, donc par l’odorat qui peut également alerter .

Un chef dans un banc de poisson ?

Aristote se posait déjà la question.. Contrairement aux humains, les poissons n’étaient pas des animaux « politiques », mais « grégaires » c’est à dire vivant en groupe mais sans organisation hièrarchique.

Si dans une paire ou un couple de poissons l’un dirige et l’autre suit, au contraire lorsqu’il y en a davantage, il n’y a plus de leader. Chaque poisson se fond dans le groupe et ajuste sa vitesse et sa direction sur celle de ses proches voisins. Le meneur est donc tout simplement le banc en lui même. Ceux de l’arrière peuvent être à l’avant ou l’inverse, en général chacun se place suivant sa capacité et sa force. A l’avant du banc cela demande plus de d’effort de nage mais l’avantage c’est qu’ils sont les premiers à manger, à l’arrière ils sont donc les derniers avec le risque qu’il n’y a plus rien manger ou beaucoup moins, mais l’avantage c’est qu’ils sont portés par le banc et donc font moins d’efforts pour nager et avancer..

Il arrive aussi que un banc de petits poissons accompagne un gros poisson afin d’être protégé.

Conclusion

Nous avons encore beaucoup à apprendre des poissons grégaires et des autres aussi d’ailleurs, ils cachent encore de nombreux mystères pour les biologistes.

A suivre donc..

©AQUA débutant sur base d’un article paru dans le magazine l’aquarium à la maison n° 142

Aspidoras Spilotus

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Habitat naturel..

On le retrouve dans le nord-est du Brésil.

Il provient du bassin hydrographique du rio Acaràu, état de Ceara, au brésil.

Comme quasiment tous les poissons du genre Aspidoras, il provient de cours d’eau assez large et vit en commun.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Callichthyidés. on l’appelle parfois encore le C125
Adulte il mesure 4 cm à 5 cm maxi

Les femelles ont tendance à devenir plus grandes et sexuellement matures elles sont sensiblement plus rondes et plus larges que les mâles, surtout lorsqu’elles sont gravides.
Il vit en groupe car c’est un poisson grégaire.
Il possède une forme allongé. Son corps est vert et orné de nombreuses taches et
de marbrures noirs, les nageoires sont incolores, à l’exception du premier rayon des pectorales, de couleur blanche. Le ventre est clair. La bouche terminale est composée de barbillons.

Se déplacent à plusieurs en pleine eau ou le long des vitres de l’aquarium. Ils sont très peureux et vont apprécier un aquarium bien planté.

Maintenance

Température : 22 à 28°C
pH : 6.0 à 7.5
GH : 3 à 12

Idéalement, utilisez un substrat de sable fin, bien que le gravier arrondi soit une alternative acceptable à condition qu’il soit scrupuleusement propre et surtout non coupant.

Nourriture

Les Aspidoras spp. sont des omnivores en quête de nourriture et accepteront la plupart des aliments séchés qui coulent, ainsi que les petites variétés vivantes et congelées telles que les larves de chironomidés (vers de vase), Tubifex, etc.

Une alimentation variée assurera aux poissons un état optimal.

En aucun cas, ils ne devraient être censés survivre grâce aux «restes» des autres habitants de l’aquarium ou se fier à «nettoyer» l’aquarium.

Reproduction

Même reproduction que pour les Corydoras

©AQUA débutant

Enigmatochromis Lucanusi

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Photo Source

Habitat naturel.. 

En Afrique, spécialement en Guinée. Connu seulement à la rivière Foto,  qui est une petite rivière de savane près de la ville minière de bauxite de Frià en Guinée côtière, au nord de Conakry.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des cichlidés Africains.
Adulte il mesure entre 5 et 7 cm.

La couleur du fond de sa robe est clair avec une zone bleutée métallique sous la gorge et une tache operculaire noire cerclée d’or. La dorsale est turquoise.

La femelle est plus petite que le mâle et d’une coloration pourpre au centre du corps et présente un ocelle noir à la base de l’arrière de la dorsale. Lors d’une parade pour frayer son corps devient de couleur pourpre plus prononcé et de partout..

Le mâle porte des ocelles noirs sur la dorsale et la moitié de la caudale. Lors d’une parade, une zone jaune apparaît sous la tête du mâle.

Maintenance

Un volume de 150 litres au minimum
Température : de 26 à 28C°
pH : de 6 à 6,8
GH : < 10

Au départ il est très timide et ira se cacher à vive allure.
L’eau sera bien oxygénée mais avec un courant assez faible.
Lors des changements hebdomadaire, on changera au moins 20%.

Il pourra être maintenu avec des tetras africains tels que Alestopetersius caudalis, ou avec les genres Aphyosemion ou Epiplatys de taille moyenne dans un plus grand volume alors et des plantes de surfaces. Attention de l’introduire en dernier dans le bac dans ces derniers cas.

Le mâle peut chasser assez violemment sa femelle. On fera alors un bac bien décoré afin d’offrir des refuges au sol : Anubias, Cryptocoryne, racines avec de la mousse de Java ou Bolbitis heudelotii, des roches ou noix de coco percées.

Alimentation

Ce sont souvent des sujets sauvages que l’on trouve, il faudra alors dans les premières semaines apporter une nourriture congelée de qualité. Par la suite la nourriture sèche pourra être acceptée, tout en prenant soin de varier le plus souvent possible et toujours de haute qualité évidemment même pour le sec.

Reproduction

En captivité il est très difficile d’avoir une reproduction réussie car il faut des paramètres très faibles en pH et GH qui sont instables en aquarium. Si vous avez une expérience réussie merci de nous laisser un commentaire..

©AQUA débutant

Killi Pachypanchax Sakaramyi

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Photo Source

Habitat Naturel..

La localité type est la Rivière Sakaramy au village de Sakaramy, à environ 30 kilomètres au sud d’Antsiranana (Diego Suarez),  Madagascar, à une altitude de 500 mètres, la rivière Sakaramy est un affluent de la rivière Sahakazoambany, à l’extrémité nord de Madagascar.

Les populations locales disent qu’il a déjà été vu au nord et au massif d’Ambohitra une formation volcanique à la pointe nord de Madagascar mais, les seules populations fluviales restantes sont limitées à une courte portion de la rivière Sakaramy entre Ambohitra (alias Joffreville) et le village de Sakaramy, ainsi que le cours supérieur de la rivière Antongombato adjacente.

Il est également censé se reproduire dans certains lacs de cratères de basse altitude, notamment «Farihy Texier» et «Farihy Fantany», mais plus rien n’à été prélevé à cet endroit depuis les années 1950.

La majorité de la population d’origine a déjà disparu du fait de l’introduction d’espèces envahissantes telles que « Gambusia holbrooki » et « Poecilia reticulata » de plus, la déforestation en cours du massif d’Ambohitra et le détournement de la source de la rivière Sakaramy pour un usage domestique des habitants, participent grandement à sa disparition..

Leurs habitats fluviaux sont constitués de ruisseaux à haut gradient coulant sous un couvert forestier intact et dégradé, caractérisés par des tronçons à écoulement rapide avec des piscines intermittentes plus profondes et immobiles. Les poissons sont présents dans les deux, mais sont plus abondants dans ces derniers.

L’eau a tendance à être complètement transparente sans matière en suspension ni colorée par les tanins avec une température de l’eau qui se mesure entre 20,5 et 22,0 ° C avec pH entre 7,2 et 7,5 et une conductivité entre 58,0 et 75,0 μS / cm2,  ainsi qu’un GH entre 2 et 4.

Dans le milieu naturel les substrats sont rocheux, on retrouve des galets arrondis et de gros rochers intermittents avec des branches gorgées d’eau, une caractéristique commune.

Dans le Sakaramy, aucune plante aquatique n’a été observée, mais dans le bassin supérieur d’Antongombato la plante de dentelle de Madagascar, Aponogeton madagascariensis, une Podostemonaceae non identifiée et une jacinthe d’eau exotique, Eichornia crassipes sont présentes.

Les juvéniles vivent dans des zones marginales peu profondes avec des adultes en eau plus profonde et dans la partie supérieure de la rivière Sakaramy et aucune autre espèce de poisson n’a été enregistrée.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Aplocheilidés. C’est un killi.
Adulte il mesure 7,5 cm environ

Le corps du mâle est rouge orangé avec des écailles dorées par endroit.
Le haut du dos et la tête sont gris foncé. Les nageoires dorsale et caudale sont rougeâtres, les autres sont grises, légèrement striées de noir.  Les femelles sont gris claires.

Maintenance

On le maintiendra dans un aquarium de 80 litres au minimum et en trio uniquement, avec aucun autre poisson dans le bac.

Température : 20  à 25 °C

pH : 7,2
KH : 2
GH : 3

On pourra alors décorer le bac avec des roches, mais surtout non calcaires. On y rajoutera des plantes : Anubias spp., Aponnogeton fenestralis et en surface on pourra rajouter de la Ceratopteris spp. qui donnera au trio un couvert végétal rassurant.

Alimentation

Des proies vivantes sont le menu idéal des killis : Artémias, Larve de moustiques, Daphnies, Cyclops, et ensuite on pourra mettre du congelé de bonne qualité, la nourriture sèche pourra éventuellement venir mais en dernier et ne pas représenter le repas quotidien.

Reproduction

Les femelles sont plus petites rebondies à maturité et fortement courtisées par les mâles. L’espèce ovipare et non annuelle va pondre dans les plantes et au-dessus du sol. Une reproduction dans un bac bien décoré est tout à fait possible. On peut toujours voir quelques alevins survivre à la prédation des parents.

©AQUA débutant

Gastromyzon Viriosus

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Photo Source

Habitat naturel

Originaire de la Rivière Tatau dans l’État central du Sarawak, Bornéo Malaisien. Sa localité type est la rivière Sungai Sawi au nord de Bornéo.

Tous les individus du genre sont endémiques de Bornéo et plus de la moitié, sont limités à un seul bassin ou sous-bassin fluvial.
Les Gastromyzon spp. sont des habitants de cours d’eau rapides et peu profonds contenant de l’eau claire saturée en oxygène. Ils ont été enregistrés du niveau de la mer, à 1350 m d’altitude dans les régions montagneuses de Bornéo.

Ils habitent généralement des cours rapides et se trouvent souvent au-dessus ou en dessous des cascades, et se tiennent face à l’écoulement de l’eau de façon à ne pas être emportés.
Les substrats sont généralement composés de gravier, de roches, de rochers ou de substrat rocheux recouverts d’un riche biofilm formé d’algues et d’autres micro-organismes.

Les plantes aquatiques sont rares et bien que la végétation riveraine puisse être présente, ces loches ont tendance à être plus abondantes dans les zones partiellement ou entièrement ombragées.

Description et comportement

Les femelles sont plus lourdes et un peu plus grosses et rondes que les mâles, si on les regarde par dessus.
Il fait partie de la famille des Gastromyzontidés.

Adulte il mesure environ 6 cm.

Poisson assez paisible, quoi qu’ils peuvent être pour certains sujets territoriaux, lors de la distribution de nourriture.

Attention, c’est un poisson assez fragile à l’acclimatation. Bien l’acclimater en douceur sur quelques heures, Il est important de ne pas se précipiter pour le mettre dans le bac.

Maintenance

Un petit groupe de 4 ou 5 dans un volume de 72 litres au minimum.

pH : 6 à 7,5
GH :10 à 15
Température : 20 à 25°C

Il est très important de garder l’eau propre et bien oxygénée. L’indication d’utiliser d’un filtre surdimensionné est une exigence minimale, il doit pouvoir filtrer 10 à 15 fois par heure le volume du bac.

Le sol sera constitué de gravier et/ou de sable, voir les deux. On rajoutera des roches et des pierres de différentes tailles et des racines.

Les plantes aquatiques peuvent être utilisées telles que Microsorum, Crinum et Anubias spp. Ces dernières sont particulièrement utiles car leurs feuilles ont tendance à attirer la croissance des algues et à fournir une nourriture supplémentaire pour nos habitants.

Il est important de rajouter cette espèce dans un bac déjà mature car l’eau doit être  bien stable au niveau des paramètres, et de plus, c’est une espèce qui se nourrit de biolfilm ,il donc important d’en avoir dans le bac.

Par contre le bac va devoir être fermé, car c’est une espèce  qui grimpe sur les vitres et pourrait sortir du bac et mourir si elle est maintenue dans un bac ouvert.
On peut les mettre dans un bac (si le volume est plus important) avec des petits Cyprinidés pélagiques tels que  des Tanichthys, Danio et Rasbora ou de petits barbus, des gobies des cours d’eau des genres Rhinogobius, Sicyopterus et Stiphodon, ainsi que les poissons-chats rhéophiles comme Glyptothorax, Akysis et Hara spp., si le volume le permet bien entendu..

Les G. viriosus peuvent pour certains être assez territoriaux, donc attention si on rajoute des poissons de fond qu’il y ait assez d’espace, et surtout bien choisir l’espèce compatible qui va cohabiter avec eux dans le fond.

Nourriture

On laissera les petites algues vertes (Aufwuchs) se développer sur les parois, décors, vitres etc.. sauf sur la vitre de devant..

Les premiers jours on leur donnera une nourriture vivante ou congelée,type larves de moustiques, cyclops, daphnies etc.. car ce sont des sujets sauvages. Par la suite on pourra varier avec de la nourriture sèche mais toujours de bonne qualité c’est très important. On pourra donner aussi des cachets de fond à base de Spiruline. l’importance sera de diversifier la nourriture.

Ne pas hésiter de temps à autre à donner un petite tranche de concombre ou de courgette.

Reproduction

Pour le moment nous n’avons pas de précision et pas d’infos précises sur la reproduction en aquarium..  A suivre..

©AQUA débutant