La Planorbe

Ce diaporama nécessite JavaScript.

La mal aimée des aquariophiles débutants et cependant..

Il est dommage de détester ces escargots, car il sont bien utiles pour l’aquariophile. En effet ces derniers permettent de surveiller la santé de l’aquarium. Ils arrivent la plupart du temps, avec les plantes que vous achetez pour votre bac. 

La planorbe, du moins celle que l’on connait le plus, est en fait une espèce qui s’appelle « Planorbarius corneus » qui est une grande planorbe brune de nos bassins de jardin Européen.. Il y a aussi, la fameuse « Planorbella duryi » commune dans les bacs.

Cependant très utiles les planorbes, elles font partie de celles que vous détestez au plus haut point, celle que vous voulez souvent éliminer, celle qui vous agace à voir dans le joli décor de votre bac et que vous trouvez bien trop envahissante. Elle peut effectivement l’être, mais il y a des causes dont vous êtes souvent responsable de sa prolification ..

Elles apparaissent dans l’aquarium dés que l’on ajoute des plantes . Elle est d’origine de Floride, mais on la retrouve un peu partout dans le monde..

Maintenance

La planorbe commune vit entre 2 et 3 ans si maintenue dans les paramètres adéquats.
Température entre : 10 et 30 °C
pH : 7 à 8.5
Dureté : 10 à 20 °dGH

Différentes variétés et couleurs

Il existe toute une variété différente et colorée de planorbes qui sont de plus en plus populaires dans les aquariums. Certains les détestent, mais d’autres les adorent pour leur couleur et leur utilité certaine.

On retrouve parmi les variétés les plus courantes et prisées par les aquariophiles amateurs des planorbes, une variété rouge qui possède une coquille orange et présente un corps plutôt rougeâtre.

Il existe également une variété dite « rose » avec le corps rougeâtre. En fait, la coquille est blanche, un peu transparente et cela fait une apparence de coquille rose très pastel car on voit la couleur du corps rouge à travers la coquille blanchâtre ce qui donne cette apparence d’une planorbe rose, et pareil pour la variété dite « bleue », la coquille blanche lactescente et le corps foncé violet donne cette teinte bleutée..

Chez les juvéniles on observe souvent des taches sur la coquille. Elles sont parfois vendues sous le nom de planorbe léopard.. attention il s’agit d’un leurre, car au fil du temps cela fini par disparaître et surtout si d’autres planorbes sont déjà présentes avec le croisement des différentes espèces présentes dans votre bac  et si il y a une lignée colorée, cette dernière va complètement disparaître.

Certains vendent également sous le nom de planorbes rayés une toute autre espèce qui ne fait absolument pas partie de la famille des planorbes, mais celle des ampullaires et qui est dévastratrice pour les plantes et c’est Marisa Cornuarietis donc soyez vigilant si l’on veut vous vendre des planorbes, à surtout bien les observer, d’autant plus qu’elles arrivent toujours avec les plantes que vous allez introduire dans votre bac.

On dit qu’elles mangent les plantes de l’aquarium c’est vrai ou pas ?

Vrai et faux : elles n’attaquent absolument pas les plantes, sauf si elles ne trouveraient aucune nourriture à se mettre sous la radula, et mangent uniquement des feuilles qui seraient tombées des plantes  et surtout en décomposition  quand elles deviennent plus tendres.

A moins que vous ayez des plantes extrêments tendres telles que : Limnobium laevigatum ou encore Pogostemon helferi, elles pourraient éventuellement les manger car les feuilles sont vraimemt très tendres.. et encore, si elles ont bien à manger elles ne s’en délectent même pas..

Elles se nourrissent surtout des restes de nourriture des poissons retrouvés sur le sol, des feuilles mortes ou autres végétaux en décomposition, ainsi que des cadavres de poissons ou d’invertébrés. On peut même considérer qu’elles sont une aide à l’entretien de votre bac.

Conclusion

Vous devriez les conserver, elles sont très utiles pour la santé du bac, si elles deviennent trop nombreuses, c’est parce qu’il y a trop de pollution dans votre bac, et donc il faudra donc entrevoir de nourrir moins vos poissons ou faire le nettoyage du sol car trop de déchets sont sur le sol du bac et faire un changement partiel d’eau.

Si elles montent tous en même temps à la surface en même temps et restent là pour respirer, et beaucoup meurent, il faut vite vérifier les nitrites, il se pourrait que vous ayez un pic de nitrite en cours..

Si la coquille devient très fragile cela peu indiquer une eau très très douce ou trop douce pour eux et donc ils meurent plus rapidement et vont avoir la coquille qui blanchit et devient ensuite très très fragile et s’en suit la mort de la planorbe prématurément..

Et quand tout va bien, on les retrouve en nombre raisonnable.

D’où l’intérêt de les conserver dans votre bac et leur laisser la chance d’y vivre..

©AQUA débutant

Il y a 10.000 ans, le Sahara regorgeait de poissons !

L’étude de plus de 17.000 fossiles découverts dans le sud-ouest de la Libye, au cœur du Sahara, révèle que cette région aujourd’hui aride était il y a des milliers d’années particulièrement humide.cover-r4x3w1000-5e46cb3e77dcc-landscape-768423-1920

Le Sahara est peut-être le désert le plus connu au monde. Et pourtant, peu de personnes savent qu’auparavant, il était humide et que ses étendues d’eau grouillaient de vie. Des fossiles collectés entre 2003 et 2006 dans l’abri-sous-roche (partie inférieure d’un escarpement, protégée par une corniche et pouvant avoir servi d’habitat préhistorique) de Takarkori dans le sud-ouest de la Libye, tout près de l’Algérie, ont été étudiés par une équipe internationale de chercheurs. Ils révèlent la désertification progressive de la zone il y a des milliers d’années et les changements sauvages qui s’y sont opérés.

Près de 20.000 fossiles collectés pour être étudiés

Si aujourd’hui cette zone du Sahara est chaude et aride, les fossiles découverts dans celle-ci et couvrant une période allant de -10200 ans à -4650 ans (Holocène) racontent une toute autre histoire. Les 17.551 fossiles comptabilisés ont été passés au peigne fin. Ils indiquent tout d’abord que durant cette période, la faune était diversifiée et que des groupes d’humains se sont établis dans le sud-ouest de l’actuelle Libye. Car cette région n’abrite pas seulement des fossiles animaux et végétaux mais aussi des artefacts, des restes d’arts rupestres, témoins de l’occupation humaine du site.

w453-112622-224040

Une vue de l’abri-sous-roche de Takarkori depuis l’ouest. © Savino di Lernia, 2020

Une consommation de poissons en baisse, une consommation de mammifères en hausse

Sur le millier de spécimens découverts, 80% étaient des fossiles de poissons entre -10200 et -8000 ans et 19% des fossiles de mammifères (le reste étant des oiseaux, des mollusques, des amphibiens), selon une étude parue dans le 19 février 2020 dans la revue Plos One. La proportion d’animaux aquatiques est tombée à 40% entre -5900 et -4650 ans tandis que celle des mammifères augmentait. Des traces de découpes et de brûlures ont été retrouvés, des animaux étaient consommés, ce qui amène à une question : pourquoi un tel changement au cours du temps dans le régime alimentaire ? « Il n’est pas certain que ce changement soit intentionnel ou qu’il soit lié à l’aridité croissante » qui rendait l’environnement moins favorable à la survie des poissons, expliquent les chercheurs. Quoiqu’il en soit, les habitants se sont, au fil du temps, davantage tournés vers la chasse et plus tard, l’élevage. La consommation de poisson elle-même a changé. Les Clarias (un genre de poisson-chat) sont devenus plus fréquents dans les repas que les poissons tilapias. Les poissons-chats possèdent des organes respiratoires accessoires qui leur permettent de respirer de l’air et de survivre dans des eaux peu profondes.

Cette étude relate de manière inédite la désertification progressive de la zone. « L’abri-sous-roche de Takarkori s’est une fois de plus avéré être un véritable trésor pour l’archéologie africaine et au-delà : un lieu fondamental pour reconstruire la dynamique complexe entre les groupes humains anciens et leur environnement dans un climat changeant« , se félicitent les chercheurs.

 

Article redigé par Anne-Sophie Tassart pour Science et avenir le  19.02.2020

Un aquarium contaminé par les plantes ? Es-ce possible ?

IMGP5133

Tout aquariophile un peu expérimenté fait attention au matériel qu’il utilise pour procéder aux entretiens du bac, je veux dire par là : bien le désinfecter avant et après les entretiens, afin d’éviter toute contamination du bac et des poissons. Par contre, on ne se méfie jamais des plantes, et pourtant..

Les vecteurs indirects de contamination

Virus, bactéries, parasites peuvent se  retrouver dans les interstices des alvéoles des épuisettes, des tuyaux en plastique, des éponges que nous utilisons pour l’entretiens de nos aquariums et peuvent rester en dormance pendant de nombreuses semaines et devenir actifs dés que l’on replonge l’épuisette dans l’eau car toutes les conditions seront favorables à leur développement et à leur croissance et pourrait contaminer les habitants de votre bac. C’est pour cette raison qu’il faut bien prendre soin des règles d’hygiène du matériel utilisé en aquariophilie.

Oui mais les plantes aquatiques, pourquoi seraient-elles contaminantes ?

Il faut savoir que quelle que soit leur provenance, les plantes aquatiques peuvent être, elles aussi, porteuses d’agents pathogènes. Elles pourraient être d’après des études récentes, considérées comme un réservoir hypothètique de « mycobactéries » responsables de « zoonoses » même si il ne faut pas être alarmiste, il ne faut pas non plus négliger cette hypothèse.

Les plantes de nos bacs sont généralement cultivées dans l’eau, mais en emmergées. Il y a alors peu de risque qu’elles véhiculent des agents pathogènes propres au milieu aquatique. Mais il faudra prendre soin de vérifier quand même si il y a présence d’escargots ou une ponte de ces derniers qui eux « pourraient » aussi véhiculer des agents pathogènes par exemple, sans devenir inquiet dés que l’on aperçoit un escargot bien entendu.. (qui s’avère également très utile aussi pour indiquer la santé de votre bac).

On ne prend pas assez soin de désinfecter systèmatiquement les plantes avant de les installer dans le bac. Ce n’est pas une obligation mais c’est toujours plus prudent de prendre le temps de le faire.

Si vous transférez des plantes d’un bac déjà habité par des poissons pour les mettre dans un autre bac qui sera /ou est également déjà habité par d’autres poissons, prenez l’habitude de désinfecter vos plantes.

Il est bon de prendre cette précaution même si vous pensez que personne n’est malade dans le bac où vous avez pris les plantes. (Un agent pathogène peut, ne pas se développer sur une espèce de poisson, et faire un carnage sur une autre espèce qui serait plus sensible à ce dernier).

Comment désinfecter mes plantes ?

Deux méthodes s’offrent à vous :

1 – Désinfecter avec du sel : préparer un seau en mélangeant 10 litres d’eau et 20 g de sel marin. (2 gr/L d’eau) Immerger les plantes quelques minutes puis les retirer et les rincer avec la même eau salée. Cela crée un choc osmotique suffisant pour tuer les agents pathogènes éventuels sans trop altérer les cellules végétales.

2- Utiliser un désinfectant général du commerce non « phytotoxique » et les tremper en bain flash puis bien les rincer.

©AQUA débutant

 

 

Les poissons détectent-ils le goût des aliments ?

Ce diaporama nécessite JavaScript.

On peut dire que oui ! 

Les cellules gustatives forment des papilles, des boutons situés surtout sur les lèvres, le palais et dans la cavité bucale.

Ces cellules envoient des messages à des neurones qui transmettent leurs impulsions au cerveau principalement par le nerf dit palatin. Des récepteurs mécaniques les complètent, renseignant sur la texture et la structure des aliments..

Des papilles oui ! mais pas uniquement dans la bouche..

D’autres bourgeons gustatifs sont dissiminés aussi sur la face externe des lèvres, parfois même sur la tête, les branchies, la base des nageoires, ainsi que les barbillons sur certaine espèce de poisson.

Chez certaines espèces, ils peuvent être repartis sur tout le corps, on prendra l’exemple du Poisson-chat. Des cellules chimio-sensibles isolées sont dispersées en groupes irréguliers ou en rangées au niveau de la gorge, des lèvres, des nageoires pectorales et pelviennes chez les Siluridés, Cyprinidés etc. Avec ces papilles et ces cellules isolées, diverses espèces peuvent contrôler les aliments disponibles dés la recherche de la nourriture.

Dans la bouche, les papilles sont très serrées, il y en a prés de 300 au mm² chez les Cyprinidés. Par exemple le Speudorasbora parva (qui est une espèce introduite mais souvent porteuse de maladies) en possède 8 000 dans la bouche pour l’essentiel. Presque autant que l’homme qui en possède 10 000 sur la langue. Le poisson-chat Meirurus melas en a lui  20 000 dans la bouche et 175 000 autres sur tout le corps, autant dire qu’il à de quoi bien goûter et apprécier ou pas son milieu environnemental.

Ces papilles sont une aide précieuse pour trouver la nourriture près du fond et dans les sédiments, surtout en milieu peu lumineux ou turbide.

Les bourgeons gustatifs sont souvent plus nombreux chez les espèces vivants près du fond que celles qui vivent dans la colonne d’eau ou près de la surface.

Analysons comment cela se passe..

Le goût intervient normalement après l’odorat, les deux sont complèmentaires. L’odorat sert plutôt à la recherche de la nourriture, le sens du goût intervient au dernier moment, pour contrôler avant de consommer. Le goût se focalise sur l’alimentaire, tandis que l’odorat perçoit une variété de substance, en particulier celles qui déterminent les comportements sexuels ou agressifs.

Les préférences olfactives et alimentaires des poissons ont été très étudiées surtout pour la pêche et la pisciculture. Les aptitudes des espèces à déceler des substances sont variables, chaque espèce se spécialisant dans une niche écologique, avec un régime alimentaire spécifique.

Beaucoup d’espèces détectent très finement à l’odorat divers acides aminés, constituants des protéines. Le sens du goût permet de percevoir bien des acides aminés et d’autres substances, par exemple l’acide lactique, mais généralement à des concentrations nettement plus élevées. Pourtant les papilles de l’anguille détectent certains acides aminés à des doses du millionième de gramme par litre. Le vairon Phoxinus phoxinus perçoit lui, diverses substances à de très faibles teneurs, il est 20 000 fois plus sensible que l’homme au sucre fructose ! En laboratoire, il décèle mieux que nous la quinine, le vinaigre, la saccharine, ou encore le sel de cuisine.

Ils évitent les mauvais goûts..

Il y a cependant des subtances qui s’avèrent répulsives. Ce sont souvent des toxines produites par les plantes et les animaux pour se défendre.

Les poissons herbivores ex : le Zebrasoma flavescens, selectionne les algues et les plantes en évitant celles qui contiennent des substances « au goût mauvais ».

La perche tropicale ex : Lates calcarifer évite de manger les oeufs et les têtards du crapaud Bufo Marinus, un producteur de toxine et par ailleurs espèce invasive en Australie.

Certains coraux de la Grande barrière de corail émettent des oeufs que délaisse un planctonophage comme le Pomacentrus moluccensis. Divers poissons évitent les cyanobactéries et algues dinoflagellées qui sécrètent des poisons, ils évitent également les mollusques qui en ont absorbé.

Cela n’empêche pas les poisons de se concentrer le long de la chaîne alimentaire, par exemple la ciguatoxine dans certains poissons tropicaux. L’homme ne les perçoit pas au goût et il peut être gravement intoxiqué. C’est la ciguatara, la « gratte » en Nouvelle Calédonie, parfois très très grave !

©AQUA débutant (sur base d’un article de Arnold Dubarres, paru dans l’aquarium à la maison n°135)

Cryptocoryne Amicorum

 

CRYPTOCORYNE-AMICORUM

Description 

Elle fait partie de la famille des Aracées. D’origine de Sumatra, Indonésie

Cette plante palustre à rhizome rampant est d’une jolie couleur vert clair brillant. Elle présente un limbe lisse très variable, lancéolé à légèrement ovoïde, de 5 à 7 cm de long et large de 1,5 à 2 cm environ. Le limbe est porté par un pétiole long de 3 à 5 cm. La spathe longuement effilée, est en forme de cornet non enroulé et de couleur variable.

Adulte elle mesure 15 cm environ.

Maintenance

Température : de 20 à 28 degrés
Taille adulte : de 10 à 15 cm environ
Lumière : Moyenne
pH : 6,5 à 7,5
Engrais : fer chelaté
Habille un plan médian

Au moment de la planter, on débarasse bien chaque pied de ses parties abîmées et on pare les racine afin d’assurer une meilleure reprise. On laissera un intervalle de 4 à 5 cm entre chaque pied, afin que la plante puisse s’épanouir sans concurrence immédiate, elle est plutôt lente à s’installer. Une fois plantée, on tire légèrement la plante vers le haut afin de ressortir le collet au-dessus du substrat.

Pour le repiquage, il se fait par une apparition de bourgeons sur le rhizome principal ce qui l’étoffe. On va alors prèlever des jeunes plantules lorsqu’elles vont avoir 4 à 6 feuilles, en les détachant du pied mère à l’aide d’une lame tranchante afin d’éviter d’écraser le rhizome.

Conclusion

C’est une plante qui pousse lentement mais fait régulièrement de nouvelles feuilles. Elle apprécie un sol argileux-humique. Attention  comme toutes les Cryptocorynes elle n’aime pas être déplacée. C’est une espèce polymorphe qui réagit aux conditions de culture et peut prendre des apparences très variables..

 

©AQUA débutant

Nesaea Crassicaulis

crassiccaulis

Photo source

Description

Elle fait partie de la famille des Lythracées.
C’est une plante originaire d’Afrique tropicale, Madagascar.

Nesaea Crassicaulis colonise les marais, les rivières et également les petits ruisseaux.

C’est une plante à tige érigée et anguleuse, épaisse et charnue, de couleur verte à rouge/brun. Les feuilles sessiles présentent un limbe immergé lancéolé légérement ondulé, vert jaunâtre à cognac. Le limbe devient plus court et moins coloré en émergé..

L’inflorescence, mauve à violet apparaît uniquement au stade emergé. Cette plante à besoin de beaucoup de lumière pour avoir une coloration rouge flamboyant.

Maintenance

Température : de 22 à 28 degrés
Taille adulte : de 30 à 60 cm environ
Lumière : Intense
KH : 3/5
GH : 6
pH neutre plutôt neutre : de 5,5 à 7,5
Engrais : Fer chelaté + C02 + Sol nutritif

C’est une plante exigeante à cultiver

On plantera les tiges une à une, avec un peu d’espace autour de chacune afin de laisser pénétrer la lumière. Sa croissance rapide la fait souvent se coucher à la surface de l’eau au gré du courant provoqué par le rejet de la filtration. Ceci accélère la formation de racines adventives à l’entre-noeud, facilitant son bouturage. Cette plante convient à une culture en paludarium et apprécie un sol argilo-humique.

On n’hésite pas à mettre un sol nutritif en aquarium sous le sable ou gravier.

On peut la bouturer en coupant les têtes ou les pousses latérales avec un outil tranchant. Attention à ne pas écraser la tiges en replantant.

Conclusion

Une très jolie plante de milieu ou d’arrière plan, il faut juste faire attention qu’elle a une lumière intense. un manque de lumière provoquerait le noircissement des feuilles basses, laissant une tige dégarnie et disgracieuse.

© AQUA débutant

 

Oryzias Nigrimas

(Oryzias nigrimas) 1f

Photo Source

Habitat Naturel..

Il est d’origine du Lac Poso à L’île de Sulawesi.
Ce Lac est composé d’une eau alcaline mais assez douce, et de plus l’eau est très propre.

Le Lac Poso a un pH de 8,1, un GH de 5, une température de 27,7 C° avec une profondeur de 450 mètres et une surface de 323 km².

Description et comportement

C’est une espèce de petite taille, maxi 5 cm adulte.
Il fait partie de la famille des Adrianichthyidae. C’est un killi.

Il possède une robe de couleur grise avec un oeil bleuté, les mâles deviennent noirs pendant les parades nuptiales et pendant les intimidations entre-eux.

Les femelles sont toujours plus ternes que les mâles.

La nageoire anale dont les rayons allongés sont typique du genre, est légérement fumée.

Il vit prés de la surface de l’eau.
Les nombreuses bagarres des mâles sont sans aucune conséquence, c’est plutôt une sorte d’intimidation.

Maintenance

On y mettra pas moins de 8 individus dans un bac de 80 litres au minimum.

pH : 7,5 à 8,5
KH : 5
GH : 5 -12
Température de 27 à 28 C°

L’aquarium sera bien planté, on mettra surtout des plantes à feuilles fines et des plantes de surfaces.
Il est toutefois préférable de faire un bac spécifique pour eux. Si on souhaite faire un bac plutôt régional on pourra y introduire quelques escargots du genre Tylomelania et si le bac est grand on peut rajouter des Telmatherina bonti.
Il faudra une température assez élevée et des conditions qui restent stables toute l’année.

Dans la nature l’eau est très propre, il faudra donc maintenir le bac avec une eau bien propre et donc faire des changements réguliers. On surveillera également que le taux de nitrates ne dépasse pas les 20 au plus haut, sachant que 10 serait parfait.

Nourriture

Dans la nature c’est une espèce insectivore, au départ il vaut mieux commencer à leur donner une nourriture vivante  le temps de l’acclimatation, c’est à dire : larves de moustiques, daphniescyclopes, artemias..  et en congelé également, et peu à peu ils vont s’habituer à une nourriture plus sèche, mais il faudra garder à l’idée qu’il est important de donner du vivant et du congelé également tout au long de leur vie..  et évidemment une nourriture de bonne qualité pour qu’il garde une très bonne santé et de jolies couleurs.

Reproduction

Pour le moment nous avons très peu d’informations à son sujet, c’est une espèce encore très rare à trouver aujourd’hui en vente ou en bourse, bien que elle fut diffusée en France pour la première fois en 2017 par Aquaterra Diffusion, mais aucun retour sur la reproduction réussie aujourd’hui n’a été remontée pour le moment, mais comme les autres killis un pondeur d’oeufs.. à suivre pour plus de précisions sur la reproduction de ce killi..

 

©AQUA débutant