Le Betta Halfmoon Big Ear

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Habitat Naturel

Il n’en a pas, pour le Big Ear tout du moins. Cette espèce de Betta est juste une sélection aux grandes nageoires, parfois appelée  Dumbo ou encore parfois, oreilles d’éléphant. Le Betta Big Ear est le fruit du travail d’éleveurs Thaïlandais.

Cette « espèce » se caractérise par un hyper développement des nageoires pectorales souvent de couleurs plutôt douces et claires avec un petit dégradé ce qui renforce le visuel de la couleur de la robe du poisson.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Anabantoïdes. Il est un peu handicapé par rapport aux autres Betta pour nager, et ceci est dû à ses nageoires pectorales plus longues qui lui demandent un peu plus d’efforts pour se déplacer que les autres Betta.

Halfmoon  : Queue en demi lune

Big Ear : Grande nageoires pectorales

Il mesure 6 à 7 cm.

Maintenance

Un aquarium de 20/25 litres est parfait pour un sujet.

Température : 20 – 28 °C (ne jamais prendre les extrêmes pour le long terme) (28 à 30 pour la repro)
pH : 5,0 – 7,5 (6,5 ou 7 étant l’idéal) (6 pour la repro)
GH : 5 – 19
Il vit entre deux et trois ans

On pourra y mettre des plantes, il aime pouvoir dormir ou se cacher entre les plantes, cela le rassure. On peut toujours rajouter une petite racine également ou une petite pierre pas trop coupante afin d’éviter qu’il ne se déchire ses belles nageoires.

Il est cependant important que l’aquarium a un couvercle. Ne le remplissez pas tout à fait jusqu’en haut car comme tous les Betta,  il est nécessaire qu’il ait un accès occasionnel à la couche d’air humide qui se forme au-dessus de la surface de l’eau , (attention, toutefois c’est un excellent sauteur).

On fera un changement hebdomadaire de 10% de l’eau afin de maintenir un bac propre, ce qui évite pas mal de maladies si le bac est bien entretenu .

Nourriture 

Il mange de tout, mais préfère les nourritures vivantes (artémias, tubifexs, vers rouges, etc.).

Reproduction

Faisable.. mais pas certain que vous aurez un bébé Big Ear Halfmoon parfait en résultat.. Un couple de Big Ear que ce soit Big Ear spendens, plakat Big Ear ne donne jamais 100% de Big Ear, car il vient à la base, de manipulation humaine par divers croisements que les éléveurs Thaïlandais cherchent encore aujourd’hui à le parfaire..

Le mien, « bubulle » certainement un croisement plakat je pense.. acheté en magasin, il possède un défaut, sur la photo dans l’article, on ne voit pas vraiment, mais il a sa nageoire pectorale droite plus longue que la gauche que l’on voit bien sur la photo, résultat de manipulation de croisement au niveau des élevages, ce poisson en principe n’est pas conforme pour les critères d’un Big Ear à la vente, ce qui ne dérange pas du tout certains éleveurs à le ramener pour la vente en magasin, qui de plus maintenu dans tout petit verre ne se voit pas trop bien d’emblée et sera vendu plein prix même à 20 Euros parfois plus..

Mais mon bubulle est en pleine forme, et même si il a un défaut physique des critères du Big Ear on va dire.., il est en super forme et nage partout dans bac c’est le principal, moi je l’adore! voilà comment ils arrivent à les vendre plein pot tout de même sachant que peu de gens les rapporteront ou verront le défaut même..

 

©AQUA débutant

Stiphodon Percnopterygionus

Un mâleStiphodon-percnopterygionus-Leo-Chan-2

Photo source

Habitat naturel

Les sujets de ce genre habitent presque exclusivement des ruisseaux côtiers situés sur des îles tropicales, souvent volcaniques, avec des habitats typiques situés au-dessus de cascades ou de cataractes.

Cela les rend inaccessibles à la majorité des poissons, bien que d’autres gobies du genre Sicyopus apparaissent souvent de manière syntopique, parfois à côté de deux  ou trois espèces de Stiphodon. 
Les crevettes et les escargots néritides sont les invertébrés les plus courants retrouvés.

Le gradient des cours d’eau varie en fonction de la localité et Stiphodon spp. habitant au-dessus des cascades les plus rapides et/ou vivant au-dessus des chutes d’eau manquent généralement de rayons / épines dorsaux étendus, plus la première nageoire dorsale est arrondie et a environ la même hauteur que la deuxième nageoire dorsale.

En revanche, ceux qui possèdent une première nageoire dorsale plus grande avec un ou plusieurs rayons étendus (caractères généralement plus apparents chez les mâles) ont tendance à vivre dans des cours d’eau à mouvement lent et à ne pas escalader les cascades dans leur cycle de vie (Watson, 2008).

S. percnopterygionus fait partie de ce dernier groupe et se rencontre généralement dans des biotopes à faible gradient, caractérisés par des rapides relativement larges et des chutes d’eau lentes à moyennes ou par des tronçons interrompus par des mares et de petites cascades dans certains cas.

Les endroits sont constitués de substrat rocheux avec des amas éparpillés de roches et de rochers. Bien que la végétation au bord du cours d’eau et la litière de feuilles submergée soient des plantes aquatiques courantes, elles ne sont pas vraiment présentes.
La gamme de tailles de substrat choisie par les femelles semble également être considérablement plus étroite que celle des mâles dans certains cas, de sorte que la répartition des ressources peut se produire entre et/ou au sein des espèces en fonction de la localité.

Les habitats les plus favorables contiennent tous une eau très claire et bien oxygénée qui, alliée au soleil tropical, facilite le développement d’un biofilm riche qui recouvre les surfaces immergées.
Ils colonisent ces niches dans l’environnement en raison de l’aspect de leur morphologie ce qui leur permettent à la fois de s’en servir comme source de nourriture, et d’utiliser une stratégie de sélection remarquable.

Un habitat typique de Stiphodon spp. sur l’île d’Okinawa, au Japon

Stiphodon-habitat-Okinawa-Japan-1

Photo source

Description et comportement

Il fait partie de la famille des gobidés.
Adulte il fait entre 3 et 3.5/4cm

Comme chez tous les membres du genre, le dimorphisme sexuel est assez prononcé les mâles qui restent plus petits et sont principalement de couleur bleue, mais la plupart commencent à prendre une apparence jaune vif à orange une fois qu’ils atteignent environ 25 mm.

D’après les observations en aquarium, certains restent dans cette phase de couleur jaune pour le reste de leur vie, certains redeviennent bleus après une période, et quelques-uns ne développent jamais de pigmentation jaune.

Les raisons en sont encore inconnues et les mâles des deux phases de couleur sont apparemment capables de se reproduire.

Une caractéristique commune à tous les mâles, quelle que soit leur taille, est la première nageoire dorsale noire, qui peut apparaître rouge si le poisson est stressé.

Les femelles sont relativement plates et ressemblent beaucoup à celles de certaines autres espèces , avec une coloration de base pâle et deux bandes latérales sombres.

Aucune écaille à bord sombre n’est visible sur les flancs, sauf si un individu est stressé ou excité.

Deux autres séries de marques sombres s’étendent de la face des yeux sur la surface dorsale et sont disposées de manière approximativement linéaire jusqu’à la première nageoire dorsale où elles se confondent, puis se poursuivent sous la forme d’une seule ligne de taches sur le pédoncule caudal. 

Ils peuvent être ajouter à un bac communautaire à condition de choisir avec soin les cohabitants de ces derniers.

Les espèces pacifiques de taille similaire qui peuplent naturellement les cours d’eau bien oxygénés telles que les TanichthysMicrodevario ou des espèces plus petites de Danio seront les meilleurs choix pour le niveaux supérieur et milieu du bac, mais il est toutefois possible de les maintenir avec  des petits poéciliidés et des crevettes d’eau du genre Caridina et Neocaridina .

Les autres habitants du fond du bac peuvent inclure des petites loches du genre telles que : les GastromyzonPseudogastromyzonBarbucca..

Évitez ceux qui se nourrissent de manière agressive, comme beaucoup de Schistura spp.

Il est préférable d’omettre complètement les gros poissons, bien que dans les grandes installations, il soit possible d’ajouter quelques espèces de surface non prédatrices, tandis que la majorité des cichlidés et autres poissons territoriaux habitant les parties les plus basses devraient être complètement évités.

Les mâles ont tendance à être un peu territoriaux, en particulier lors de la reproduction, mais plusieurs peuvent être gardés ensemble à condition de disposer d’un espace suffisant et avec une nourriture appropriée, ainsi que d’autres gobies vivant dans les ruisseaux , tels que Sicyopus , Sicyopterus , Rhinogobius ou Schismatogobiusspp. qui feront aussi de bons compagnons avec un volume de bac adequat dans ce cas bien entendu..

Bien que les mâles ne soient pas nécessairement grégaires, ils ont tendance à exister en groupes lâches, ce qui signifie qu’un seul mâle avec deux femelles ou plus constitue le minimum recommandé pour une bonne cohabitation.

Les femelles de différentes espèces vont se regrouper mais les mâles semblent capables de les différencier.

Maintenance

Il est possible de maintenir deux sujets dans un bac de 60 litres max.
Si on veut partir sur un groupe il faudra alors prévoir un bac plus volumineux pour le bien être de l’espèce.

Température entre 22 et 28 c° (25C°)
pH : entre 6,5 et 7,5 (7)
GH : entre 3 et 12 (7/8)
(cela reste des paramètres entre le minimum temporaire possible et le maxi temporaire possible pour du cours terme, pour du long terme on choisit toujours les paramètres adaptés)

Dans la nature, cette espèce subit une brève période de refroidissement entre décembre et avril, au cours de laquelle la température de l’eau tombe à une température comprise entre 15 et 19 ° C 

De plus une agitation de surface accrue est nécessaire pour maintenir les niveaux d’oxygène dissous vers la limite supérieure 27/28C° (même pour une situation temporaire).

On préconise un débit de 8 à 10 fois le volume du bac au niveau du filtre,  par heure pour une bonne maintenance.

Le substrat de base peut être constitué de gravier, de sable ou d’un mélange des deux auxquels il convient d’ajouter une couche de roches et de cailloux usés par l’eau de différentes tailles. On y rajoutera de nombreuses cachettes surtout si on possède plusieurs mâles dans le bac. Ces derniers ont l’habitude de s’enfoncer dans le sable pour y dormir et changent d’endroit régulièrement. Il n’est pas rare de retrouver des femelles dans les petits terriers réalisés par les mâles lorsqu’ils sont vides. On placera les roches ou gros cailloux sur la base même de l’aquarium avant d’y rajouter le substrat pour éviter tout effondremment des pierres ou roches qui pourraient casser le bac lors de l’enfouissement de l’espèce dans le substrat.

Des racines seront aussi dans le décors du bac, si il y a des algues c’est plus que bien, ils vont s’en délecter.

Les plantes aquatiques peuvent être utilisées mais plutôt resistantes telles que  Microsorum , Crinum et Anubias, susceptibles de donner de meilleurs résultats. Leurs feuilles ont tendance à attirer les algues.

Bien que des changements d’eau hebdomadaires de 30 à 50% du volume du bac soient essentiels, le reste du bac ne doit pas être maintenu vraiment trop propre car les algues doivent pouvoir se développer sur toutes les surfaces, à l’exception de l’avant du bac qui doit rester joli visuellement bien entendu, mais par ici ou par là ils faut les laisser.

Il est important d’introduire les Stiphodon Percnopterygionus dans un bac déjà mature.

Nourriture

Stiphodon spp. sont des brouteurs d’algues spécialisés se nourrissant d’algues benthiques et de micro-organismes associés. Ils possèdent des pièces buccales extrusibles sous-minérales avec une denture conçue à cet effet, y compris les dents régénératives.

Dans l’aquarium, certains produits séchés coulants et de petits aliments à base de viande, tels que le vers rouge vivant ou congelé, peuvent être acceptés mais ne doivent être donnés que de manière irrégulière, car l’intestin allongé est spécifiquement conçu pour traiter les matières végétales.

Il est donc difficile à nourrir, car les algues sont sa principale nourriture de base. il est préférable donc que la bac soit mature avec assez d’algues à brouter. On peut toujours cultiver dans un bac à part très éclairé des algues pour subvenir à leurs besoins.

Le type d’algue est également important: les diatomées, les cyanobactéries communément appelées « algues bleues » et aussi d’autres algues vertes, sauf les algues résistantes comme les algues rhodophytiques (pinceaux noires ou vertes).

Reproduction

Il existe des observations sur les comportements de parade nuptiale et le frai qui reste très occasionnel. A ce jour, personne n’a réussi à élever des alevins de Stiphodon spp.en captivité. A suivre..

 Attention à l’achat si vous en trouvez en magasin..

Comme indiqué dans l’article, cette espèce a besoin de beaucoup d’algues comme régime alimentaire pour vivre correctement or, un bon revendeur aura fait le nécessaire à ce sujet avant la vente, mais si vous décidez de tenter votre chance avec des spécimens gravement affaiblis car pas correctement maintenus au niveau de l’alimentation, vous aurez tout d’abord besoin d’une source facilement accessible d’aliments appropriés (voir nourriture) et  l’absence de concurrents, pour pouvoir récupérer les sujets affaiblis.

©AQUA débutant

Laetacara Fulvipinnis

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Photo source

Habitat Naturel..

Originaire du haut et moyen río Orinoco, le rio Casiquiare (canal) et le haut et moyen rio Negro au Venezuela ainsi qu’au Brésil, avec des localités confirmées entre Puerto Ayacucho, le Venezuela et Barcelos sur le rio Negro au Brésil.

On pense qu’il pourrait également être retrouvé dans l’est de la Colombie.

Sa localité  type est une lagune au village d’Arigua, à quelques kilomètres au sud de San Carlos de Río Negro, Venezuela.

On le retrouve aussi dans des habitats contenant des eaux noires mais claires et acides, le plus souvent parmi des feuilles mortes ou de la végétation submergée dans des eaux très peu profondes (environ 10 à 50 cm de profondeur) ainsi que le long des cours d’eau et d’autres affluents subsidiaires.

Dans un village appelé El Niñal près de l’embouchure du rio Pasimoni dans le bassin de drainage de Casiquiare, le pH était de 4,4 , la conductivité de 10 μS et la température de 26,3 ° C .

D’autres espèces de cichlidés à cet endroit sont : Heros severus ainsi que Heros sp.   Apistogramma uaupesi , Mesonauta insignis.

Description et comportement

Il mesure adulte entre 7 et 7,5 cm environ.

Il fait partie de la famille des Cichlidés Américain.

Son corps est gris/crème et il porte une sorte de barre noire irrégulière à l’avant, des taches orangées et des zones un peu turquoise. La dorsale est légèrement teintée de bleu ciel. L’oeil est rouge. Le mâle est plus coloré que la femelle et présente des nagoires plus effilées. Les femelles ont un ventre plus blanchâtre et plus rond que les mâles.

A l’acclimatation dans un aquarium, il n’est pas farouche. Le mâle dominant poursuit la femelle de façon assez régulière, sans aucun risque pour elle si le bac est assez grand avec de nombreuses cachettes. Il ne touchera pas les plantes du bac si elles sont à feuilles larges, cependant si il manque de nourriture il se peut qu’il en fasse un repas.

Maintenance

Température : 26 à 28 C°
pH :  4 à 7 (idéalement à 6 pour du long terme)
GH : 5 à 12
Un volume minimum de 200 litres pour maintenir cette espèce est conseillé pour 2 individus.

Nourriture

Pour les sujets sauvages, apportez les premiers jours une nourriture congelée de qualité : larves de moustiques, vers rouges, artémias vivants ou congelés, daphnies etc.. et ensuite, ils devraient accepter toutes les nourritures sans soucis. l’important étant de bien varier pour qu’ils soient en bonne santé et nous offrent leurs plus jolies couleurs..

Reproduction

Dépose ses oeufs sur une surface solide telle qu’une feuille de plante.
L’incubation dure environ trois jours et les alevins nagent librement presque une semaine plus tard.

©AQUA débutant

Corydoras Griseus

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Habitat naturel

Originaire de la Guyane, on le retrouve principalement dans la rivière Potaro, un affluent majeur du bassin d’Essequibo.

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Description et comportement

Griseus en référence à la couleur grisâtre quelque peu uniforme de cette espèce.
On retrouve une barre foncée transversale qui passe en travers des yeux, son corps est gris clair et le ventre couleur crème, son corps est assez fuselé. On remarquera sur la zone operculaire, un reflet vert métallisé. Ses nageoires sont incolores, sauf le premier rayon de la dorsale et les pectorales. La bouche possède des barbillons comme toutes les espèces de Corydoras.

Adulte il mesure entre 4 et 5 cm

Les femelles sont plus larges et grosses que les mâles. Ces derniers resteront plus fins et plus petits, une fois qu’ils seront adultes la différence sera nettement plus visible.

Maintenance

C’est un poisson grégaire on l’introduira par 6 sujets minimum. (Un bac de 80 litres sera un minimum pour 6 sujets).

Température :  20  à 26 ° C
pH :  6,0 – 7,5
GH : 5 à 12
(attention à ne jamais prendre les extrêmes pour les paramètres, ils sont juste indiqués pour des situations temporaires.)

Idéalement pour le sol, on placera un substrat de sable fin, bien que le gravier arrondi soit une alternative acceptable à condition qu’il soit maintenu scrupuleusement propre.

Un bac planté, avec des racines ou des pierres non calcaires pour faire des petites grottes. Comme tous les Corydoras, ils sont timides et peureux, il est très important de leur faire des cachettes où ils se sentent en sécurité.

Ses compagnons seront des Tetras, tout du moins des petits poissons pas agressifs.

Il sera important de créer un rejet important à l’aide de la pompe du filtre pour obtenir une bonne oxygénation et mimer les courants naturels du fleuve.

Nourriture

Il est omnivore et toujours en quête de nourriture. La plupart accepteront des aliments séchés  qui tombent au fond du bac, mais pas seulement..  il faudra aussi leur donner de petites variétés vivantes et congelées telles que des vers de vase, des tubifex, des artémias…

Une alimentation variée garantira un état optimal de vos poissons, l’important étant de donner une nourriture variée et de très bonne qualité.

En aucun cas, il ne devrait pouvoir survivre avec des «restes» d’autres habitants de l’aquarium ou compter sur « le nettoyage» l’aquarium comme on peut souvent l’entendre, il pourrait en mourir…

Reproduction

Laissez faire la nature, il n’est pas rare de voir des petits apparaître dans le bac quand on possède un petit banc de la même espèce de Corydoras.

♠ Les épines pectorales renforcées des Corydoras sont capables de transpercer la peau humaine et une «piqûre» peut être très douloureuse. Il faut donc faire preuve de prudence lors de leur manipulation.

 

©AQUA débutant

Corydoras Melini

Corydoras-melini

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Habitat Naturel

Petit Corydoras originaire des affluents des rios Negro, Caquetá qui se trouvent dans le bassin amazonien et de l’Orénoque au nord-ouest du Brésil et du centre-est de la Colombie. Il est connu depuis le rio Uaupés et son affluent le rio Tiquié dans le système nègre, le Río Orteguaza dans le bassin du Caquetá et le Río Losada (haut Río Guaviare) dans le bassin versant de l’Orénoque.

Contrairement à la majorité de la littérature sur les aquariums, il ne semble pas avoir été collecté dans le bassin versant de Río Meta, bien qu’il se produise dans le département de Meta, en Colombie.

La localité type est Jauareté  qui se trouve à la sortie des Rio Papuri dans le Rio Uaupés.

Il vit dans des affluents d’eaux noires immaculées et des zones de forêts inondées où l’eau est typiquement tachée de produits chimiques organiques.

Ces habitats contiennent généralement de l’eau de couleur thé avec une très faible dureté détectable, une faible conductivité et un pH de 4,0 à 6,0, avec d’autres poissons comprenant de petits characidés, des lebiasinidés et des cichlidés nains du genre Apistogramma.

Description et comportement

Cette espèce fait partie d’un certain nombre de congénères originaires de la région de Rio Negro qui possèdent un motif de couleur avec une barre oblique noire le long de la surface dorsale du corps. Ce groupe est : C. adolfoi , C. burgessi ,  C. davidsandsi ,  C. duplicareus ,  C. imitator ,  C. melini et  C. serratus.

Pour le Corydoras melini,  cette barre se divise en deux au-dessus du pédoncule caudal, une caractéristique partagée uniquement avec C. davidsandsi . Pour  le distinguer, il faut bien regarder la robe, on aperçoit alors nettement des petites marques sombres supplémentaires sur les flancs, bien repérables que n’a pas C.davidsandsi.

Il n’est pas rare de trouver les deux espèces mélangées dans les bacs. Il peut être vendu sous le nom de l’un ou l’autre sans qu’on s’en aperçoive vraiment au premier coup d’oeil. Parfois appelé sous le nom commun de « faux bandit« , ou encore « corydoras bandit » bien que attention, d’autres espèces différentes sont appelées comme ça et souvent, c’est la confusion au sein même du magasin d’aquariophilie .

Les femelles sont en générale plus grosses que les mâles surtout quand elles sont gravides.

Adulte il mesure 4 à 5/6 cm max.

Maintenance

On les mettra en groupe de 6 sujets minimum dans un bac de 72 litres pour le minimum du volume qui peut convenir.
pH : 4 à 7 (de préférence il faut viser les 5.5/6 pour du long terme).
GH : 5 à 10 pour du long terme également.
Température : de 20 à 26 (ne pas prendre les extrêmes, c’est à titre de situation temporaire qu’elles sont indiquées, le mieux étant de  24/25 pour du long terme).

On y mettra un substrat de sable fin, bien que le gravier rond soit une alternative acceptable à condition de rester scrupuleusement propre.
Pour le décor on choisit un peu comme on veut, il est cependant interessant d’y introduire des racines, des pierres non calcaire qui pourraient servir de refuge, beaucoup de plantes c’est mieux, mais surtout de rajouter une litière de feuilles pour recréer un peu leur milieu naturel.

La filtration ne sera pas trop puissante.

Nourriture

Ils sont omnivores et accepteront la plupart des aliments séchés au fond du bac, pastilles pour poissons de fond,  ainsi que de petites variétés vivantes et congelées telles que des vers rouges des Tubifex, des artémias etc..

En aucun cas, le Corydoras quelle que soit l’espèce, peut survivre avec des « restes » d’autres habitants de l’aquarium ou encore les voir comme « l’équipe de nettoyage » de l’aquarium comme je peux parfois entendre,  attention ils en mourraient et de faim, ce qui est vraiment horrible. Ils ont vraiment besoin d’une nourriture avec des aliments de bonne qualité et surtout variés au même titre que les autres habitants de votre bac, et ne feront jamais le nettoyage du sol de votre bac comme on peut parfois le dire, c’est totalement faux ! même si ils mangeront quelques restes au sol.

Reproduction

Souvent ça se fait tout seul dans le bac sans aucune intervention, surtout si le bac est bien planté et qu’il y a beaucoup de cachettes.

Les œufs sont souvent déposés sur les vitres de l’aquarium ou encore des plantes, plus rarement aux racines, mais ça peut arriver.

La plupart des éleveurs ajoutent quelques gouttes de bleu de méthylène ou un ou deux cônes d’aulne à cet endroit afin d’empêcher, le développement d’un champignon sur les oeufs.

L’incubation dure normalement 3 à 4 jours et une fois que les alevins ont complètement absorbé leur sac vitellin, ils peuvent accepter de petits aliments vivants tels que des nauplies d’artémias ou des cachets de fond écrasés finement.

©AQUA débutant

Le Tétra Phoenix (Hemigrammus Filamentosus)

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Habitat Naturel

Petit Tétra originaire d’Amérique du Sud, on le retrouve principalement dans la rivière du Rio Araguaia.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des characidés. Adulte il mesure 3 à 3,5 cm environ.
Son corps est un peu haut et sa robe de fond est de couleur grise/bleutée. On observe un trait sombre qui traverse le pédoncule caudal. La nageoire caudale est rouge chez le mâle, transparente chez la femelle. Les nageoires impaires colorées s’étirent vers l’arrière principalement chez le mâle. La bouche supère est relativement petite.
Il est facile de faire la différence des sexes entre le mâle et la femelle en effet, cette dernière est bien plus terne.
C’est un poisson vif et robuste et assez tolérant quant aux paramètres de l’eau pour peu que cela reste dans une fouchette raisonable de ses besoins.

Parfois appelé le Tétra Rose.. et décrit maintenant au nom de Tétra Phoenix (Phenix).

Cette fois, l’élevage en bac pour cette espèce, il est possible d’affirmer avec certitude que les conditions de vie dans l’aquarium sont un véritable paradis pour eux par rapport à leurs conditions de vie en pleine nature, même si l’espace de vie bien sûr est plus restreint. Dans la nature, on les retrouve avec des nageoires complètement abimés et avec bien moins de masse corporelle que élevés en aquarium et voir même un peu plus terne. En effet, dans leur milieu de vie naturel ils sont retrouvés parmi une multitude d’espèces de poissons spécialisées dans la consommation de nageoires. 

On observe cette différence d’amélioration et bien être, dés les premières semaines après l’achat des sujets sauvages, ce qui est plutôt rarement observés pour des poissons capturés dans la nature chez d’autres espèces.

Maintenance

Pas moins d’un bac de 100 litres pour 10 sujets, car ce sont de bons nageurs.
pH : 6 à 7
GH : 6 à 10
Température de l’eau : entre 24 et 28°C (25 sera parfait pour du long terme)

Le bac aura une lumière plutôt tamisée avec un sol sombre.
Un courant léger qui brasse le bac tout du long sera bien apprécié. On veillera à mettre beaucoup de plantes dans le bac, ce qui va les rassurer tout en laissant une partie libre de nage dans ce bac.
Ils occuperont le niveau de nage du milieu du bac et cohabitent facilement avec d’autres espèces.

Nourriture

Ils sont omnivores mais aiment les petits insectes. Ils acceptent toute sorte de nourriture, mais surtout il est important de bien varier la nourriture entre le sec, congelé et vivant. Ils vous donneront alors de magnifiques couleurs.

Reproduction

Sa reproduction en aquarium et assez difficile, l’eau doit être douce et acide avec une température de 28°C, un éclairage très faible et les parois du bac seront occultées. C’est un pondeur en eau libre qui peut se reproduire sur les plantes à fines feuilles ou sur les mousses aquatiques.
Une fois que la ponte a eu lieu, il faudra vite enlever les géniteurs sous peine de les voir dévorer leurs oeufs. Les alevins naissent environ 36H après et acceptent une nourriture très très fine. Dés lors, ils seront capables d’échapper à toute prédation du bac.

On le retrouve plus « facilement » auprès des bourses et clubs d’aquariophilie ou  chez les particuliers, mais rarement en magasin d’aquariophilie même en passant commande chez ces derniers, il est assez rare de pouvoir s’en procurer. Dommage il est très interessant avec de très belles couleurs lorsqu’il est maintenu dans les conditions optimales..

 

©AQUA débutant

Le mythe de l’amnésie du poisson rouge

ob_17646a_poisson-rougeUne croyance populaire attribue au poisson rouge une mémoire de quelques secondes. Il n’en est rien.

Que représentent neuf secondes ? Le temps de dire « anticonstitutionnellement » trois fois, de lire un millionième d’A la recherche du temps perdu de Proust, d’écouter les premiers accords de Revolution par John Lennon et George Harrison. Ce serait aussi, selon une légende urbaine tenace, tout ce dont un poisson rouge puisse se souvenir. Au point que la « mémoire de poisson rouge » est devenue une périphrase pour qualifier, dans le langage courant, une personne à tendance oublieuse.

En 2015, une étude réalisée par Microsoft au Canada affirmait que la capacité moyenne de concentration de l’être humain était de huit secondes, moins donc, que la soi-disant mémoire du poisson rouge. Cette étude, abondamment relayée dans les médias français et aujourd’hui controversée, a contribué à asseoir la légende.

Pourquoi c’est faux ?

Depuis 1994, l’on sait pourtant que la réputation d’amnésie du poisson rouge est usurpée. La très sérieuse National Institutes of Health s’est longuement penchée sur les capacités cognitives du Carassius auratus, et a publié les résultats d’une expérimentation de quatre semaines dans le non moins sérieux journal de la National Library of Medicine. Philip Gee, à l’origine de cette expérience, a entraîné les poissons rouges à activer un levier leur permettant de se nourrir. Il en a déduit qu’ils étaient « capables de s’adapter aux circonstances et d’apprendre ».

Quelques années plus tard, en 2011, des scientifiques israéliens ont nourri des poissons rouges pendant vingt-huit jours en associant un son à leur repas. Une semaine plus tard, les poissons se précipitaient sur la nourriture lorsqu’ils entendaient le son associé. Six mois plus tard, en revanche, les poissons se montraient indifférents au son proposé par les chercheurs. Un laps de temps bien éloigné des neuf secondes de mémoire fatidiques qu’attribue aux poissons rouges la croyance populaire.

Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre

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