Callochromis Melanostigma

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Photo source

Habitat naturel..

Cichlidé Africain endémique du nord du lac Tanganyika.
Il vit dans des endroits sableux près des rochers. Il se retrouve dans la nature dans des eaux peu profondes de deux à cinq mètres maximum.

Description et comportement

Les mâles peuvent atteindre 14 cm et les femelles 10 cm.

Le mâle arbore une très jolie couleur verte sur le dos et orange sur le ventre (voir la photo), il porte également quelques tâches sur la nageoire dorsale, tandis que la femelle est reconnaissable à sa robe argentée.
Ce sont des cichlidés au comportement assez agressif, aussi bien en intraspécifique que en interspécifique. Il est donc important de bien choisir ses colocataires.

Maintenance

Il est recommandé pour les maintenir à long terme et éviter toutes bagarres pouvant en arriver à la poursuite et même la mort de certains sujets plus faibles, d’avoir plutôt un aquarium de 400 litres pour deux mâles avec trois ou quatres femelles. Il faut toujours prendre en compte que c’est un poisson qui peut facilement se reproduire et donc il faut s’attendre à ce que le groupe s’agrandisse également.

Température du bac : de 24 à 26 C° (dans l’idéal pour du long terme : 25 C°)
pH : de 7.5 à 9 (idéal 8/8.5)
GH : >15

Si on ajoute des compagnons, on pourra y introduire des espèces du genre
Julidochromis, Cyprichromis, Neolamprologus.
Le décor du bac sera rocheux mais pas trop non plus, il faudra absolument aménager une belle plage de sable fin pour que les mâles puissent y creuser leur cône de ponte. Il est toutefois possible d’ajouter à ce décor quelques plantes mais plutôt coriaces telles que Anubias, Vallisnéria, Cryptocoryne..

Alimentation

Dans la nature, il se nourrit de petits crustacés présents dans le sable.
En aquarium, ils acceptent tous types de nourriture : paillettes, petits granulés, artèmias vivants etc.. l’important est de varier la nourriture pour qu’ils soient en bonne santé et ont de jolies couleurs. Quand tout va bien, les poissons sont très jolis, c’est la preuve d’une bonne alimentation et d’une bonne maintenance.

Reproduction

La femelle gravide s’approche du nid creusé dans le sable par le mâle.
Cette dernière dépose quelques ovules pendant que le mâle les féconde. La femelle les reprend en bouche et les incube environ deux semaines, ensuite elle va cracher 15 à 30 petits mesurant alors 1cm et les surveille seule pendant quelques semaines.
Les jeunes atteindent une taille d’environ 4 cm en cinq mois. Les mâles vont se colorer quand ils atteindront 5 à 6 cm.

© AQUA débutant

Un premier bac de m’bunas

Nouveaux venus, ce topic vous est destiné: vous montez votre premier bac de cichlidés du lac Malawi, et vous vous heurtez à la difficulté de trouver parmi la montagne de ressources et de documentation, les informations essentielles dont vous avez besoin?
Voici donc résumées en quelques lignes les réponses à ces premières questions, mais il va de soi que cet article qui s’attache à poser les bases d’une réflexion n’est pas exhaustif et ne remplace en rien l’expérience ou des lectures plus approfondies.

Penser son bac

Les cichlidés demandent des volumes d’eau importants, mais tout le monde ne peut se permettre de débuter avec un aquarium de 400 litres!
Il est possible de débuter avec un bac de volume plus modeste, mais dans ce cas la population comme l’agencement du bac doivent être soigneusement pensés…
Pour fixer une limite on dira qu’en dessous de 200 litres, la maintenance à long terme de m’bunas n’est pas viable.
Si vous avez le choix entre plusieurs bacs, prenez celui qui comporte la plus grande surface au sol.

Les m’bunas sont des poissons pétricoles qui se nourrissent d’algues recouvrant les rochers du lac, l’Aufwuchs, et du plancton qui s’y trouve.
L’aquarium qui va les accueillir se rapprochera de leur milieu rocheux: le bac doit être donc bien empierré et comporter grottes et cachettes ( en particulier pour que les femelles puissent se soustraire à l’ardeur des mâles )

La territorialité des m’bunas est très variable. Certaines espèces sont plus territoriales que d’autres, et au sein d’une même espèce on trouvera aussi bien des individus qui défendront un territoire dans le bac, que d’autres qui s’y baladeront librement.
C’est pourquoi certaines configurations fonctionnent très bien chez certains, et pas chez d’autres!

Il vaut mieux séparer le décor rocheux en plusieurs zones délimitées par des plages de sable, afin de faciliter la répartition des territoires.
Il est possible d’utiliser des pierres calcaires, des galets, de la meulière, et on peut dissimuler sous ces éboulis des briques creuses ou des pots de fleurs qui fournissent de bonnes cachettes.
Attention au bon empilement des pierres, les m’bunas aiment creuser le sol et peuvent déloger une pierre, provoquant ainsi une catastrophe!
Il est donc souhaitable de poser les premières pierres à même le sol, ensuite seulement de mettre le sable, et de s’assurer de la bonne stabilité de l’ensemble.

Pour le sol, on utilise en général du sable de granulométrie moyenne (sable de Loire, du Rhin, de Seine…): le quartz est généralement déconseillé car coupant, ainsi que le sable trop fin qui se soulève facilement et peut venir boucher le filtre.
Des plantes robustes ( pour résister aux petites dents des m’bunas et à leur féroce appétit…) qui n’ont pas besoin de sol nutritif peuvent venir compléter l’ensemble: Anubias, Vallisneria, Crinum, Microsorum pteropus, Cryptocoryne usteriana (aponogetifolia) ou Ceratophyllum demersum en surface.
L’éclairage n’est pas primordial vu le peu de plantes, mais les temps d’éclairage (entre 8 et 12 h par jour) doivent être parfois modifiés lors d’apparitions d’algues.

Pour la filtration, on recommande un débit de 3 à 4 fois le volume du bac, il est souvent utile de rajouter une pompe de brassage en surface (ce qui permet de bien oxygéner le bac et d’augmenter le pH)
L’eau du lac Malawi a un pH alcalin qui oscille entre 7.8 et 8.5 et une dureté totale entre 7 et 10 °TH (soit entre 4 et 5.6 dGH), vous essaierez donc d’approcher ces valeurs mais il faut savoir que bien souvent l’eau est beaucoup plus dure dans nos bacs.
La température moyenne est de 26°C.

Pour la nourriture à donner vos pensionnaires, il existe plusieurs écoles. D’une manière générale, évitez les aliments congelés du commerce (il y a souvent rupture de la chaîne du froid et les accidents mortels ne sont pas rares) et tous les aliments rouges ou très riches: vers de vase, coeur de boeuf, artemias…
Les m’bunas sont majoritairement végétariens, donc contrôlez les nourritures achetées dans le commerce (même les « Malawi mix » ne sont pas toujours adéquats) et préférez les paillettes végétales à la spiruline, la nourriture maison ( mixer épinards ou petits pois avec des crevettes non décortiquées et de la spiruline )… La spiruline est une algue très vitaminée qu’on trouve dans le lac Malawi, elle est importante pour la coloration et la vitalité des poissons. On la préfère en général aux vitamines.

En général, l’eau de conduite convient pour les m’bunas mais il faut se méfier de nos eaux parfois chargées en nitrates et très chlorées.
Il est donc important de tester son eau surtout au début, et de penser à éliminer le chlore avant les changements d’eau ( en stockant son eau dans un container pendant 24h avec un bon brassage, ou à l’aide d’un produit adapté)
Utiliser une eau osmosée reminéralisée est vu comme une bonne solution pour avoir une qualité d’eau parfaite, mais il est peut-être plus judicieux quand on débute de ne pas trop s’embarrasser de ces détails, surtout que nos m’bunas sont somme toute des poissons résistants.

Penser sa population

En effet, d’autres questions vous attendent, et en particulier celle de la future population!
Dans de petits volumes (inférieurs à 300 litres), les choix sont restreints sous peine d’assister à un carnage: petits m’bunas pas trop virulents ou Aulonocaras.
Dans des volumes supérieurs à 300 litres( avec plus d’1m20 de facade ), le choix s’élargit considérablement parmi les m’bunas, et peut s’étendre aussi aux « Haplos » du Malawi.
On parlera ici des m’bunas, car l’expérience montre que c’est le plus souvent avec eux que l’on débute…

  • Dans des bacs de 180 / 200 litres, vous pouvez maintenir un trio ou quatuor de m’bunas (un mâle et deux à trois femelles) choisi parmi les petites espèces les plus « calmes »: Labidochromis caeruleusPseudotropheus saulosiIodotropheus sprengerae…
    Dans ce type de bacs, de nombreuses cachettes sont à prévoir car les femelles vont être sans arrêt harcelées par le mâle.
  • Dans des bacs de 200 à 300 litres, vous pouvez tenter la cohabitation de deux à trois trios de m’bunas parmi les moins agressifs: aux trois espèces déjà citées se rajoutent Labidochromis sp « Perlmutt », Labidochromis sp « Hongi », Labidochromis chisumulae, Cynotilapia afra, Cynotilapia axelrodi, Melanochromis cyaneorhabdos (appelé commercialement « Maingano »), Melanochromis dialeptos (« auratus dwarf »), Melanochromis johannii, Maylandia estherae, certains Pseudotropheus elongatusMaylandia livingstonii « Ngara »…

Attention à l’hybridation! D’une manière générale, vous devrez éviter de maintenir des espèces dont les mâles ou les femelles se ressemblent (par exemple Pseudotropheus saulosi avec Melanochromis johannii à cause des femelles, Pseudotropheus saulosi et demasoni à cause des mâles, ou hybridation possible entre « Hongi » et « Perlmutt »)
Pour la même raison, il faut éviter de maintenir un mâle seul de son espèce parmi d’autres m’bunas.

Afin de préserver la qualité et la diversité des espèces naturelles, veillez en outre à n’acheter un poisson que lorsque vous êtes certain de l’espèce (et donc qu’il n’a pas un nom approximatif du style « Pseudo sp ») ,de son origine et de sa variété géographique (ne pas mettre un mâle afra Cobue avec des femelles afra New North Reef par exemple…)
Il est d’ailleurs nettement préférable de vous fournir dans les magasins spécialisés ou chez des particuliers sérieux (notamment lors des bourses) que dans des animaleries « grandes surfaces » où la qualité comme les conseils laissent à désirer.

Le mieux lorsqu’on peuple un nouveau bac est de mettre tous les poissons en même temps.
En effet, des m’bunas « installés » peuvent se montrer hargneux envers les nouveaux arrivants et cela peut vite tourner au drame.
Si le bac est déjà peuplé, vous pouvez choisir d’introduire de jeunes poissons qui ne viendront pas bousculer la hiérarchie ou prendre de multiples précautions (lumière éteinte, chamboulement du décor, tuyaux ou brique en surface pour protéger « l’intrus »…)

Etre patient

Mais rappelons le (si si, c’est nécessaire!), cette introduction des poissons ne se fait qu’un mois environ après la mise en eau de l’aquarium, le temps de laisser le « cycle de l’azote » s’installer.
En effet, les déchets organiques des aquariums subissent des transformations: d’abord ammoniaque (très dangereux pour les poissons) et ammonium (peu toxique), puis nitrites sous l’action d’une bactérie nitrifiante appelée Nitrosomonas, et enfin nitrates par l’intervention d’une autre bactérie: Nitrobacter.
Vérifier la concentration de nitrites dans un bac qui « démarre » (6 premiers mois) est indispensable car même à faible dose, celles-ci affectent les hématies des poissons.
L’idéal est que ce taux de nitrites soit nul (à partir de 0.3 mg/l, danger!)

Les bactéries citées ne sont pas présentes naturellement dans l’eau, il faut donc ajouter des bactéries du commerce ou mieux, des masses filtrantes d’un ancien bac qui « tourne » bien pour lancer le cycle. Ensuite, on nourrit tous les deux jours ces bactéries (quelques paillettes, soupçon de lait ou autre) jusqu’à ce que les nitrites apparaissent (au bout de trois semaines environ). Il faut attendre la fin du pic soit leur complète disparition avant d’envisager de peupler l’aquarium.

Voilà, vous allez pouvoir profiter de votre bac, à moins que l’envie d’un plus grand se fasse déjà sentir…Ne vous inquiétez pas, on est tous passés par là!

Auteur: Estelle

Les différents Lacs

Après avoir fait des recherches pour moi même, mais aussi pour mon lycée, je dois préparer des fiches, étant donné que je vais m’occuper du club aquario, j’ai fait une fiche sur les lacs Africains (principalement Lac Malawi , Victoria et Tanganyika).

Présentation :

Les grands types d’environnements aquatiques sont constitués par, les grand Lacs Africains, qui renferment de nombreuses espèces de poissons connus des aquariophiles mais pas toutes commercialisées actuellement, pour cause d’une immense faille tectonique, qui a interrompu le cours de certains fleuves.
Les Lacs Africains abritent, plus de 80% des espèces de poissons recensées sur le continent Africain.

Les trois plus grands lacs sont le Lac Tanganyika, Lac Victoria et le Lac Malawi. Ces lacs ne sont pas habités dans les eaux profondes et obscures car l’eau est très pauvre en oxygène.
Ces eaux sont associés d’un composant d’hydrogène sulfureux ce qui fait qu’il n’y a pas de vie dans ces zones sauf la vie bactérienne.

Les eaux proches des berges sont quant à elles extrêmement limpides et laissent pénétrer la lumière jusqu’à 20 mètres de profondeur la plus part du temps. Les bords de ces lacs sont rocheux, constitués de falaises et pouvant laisser des refuges aux poissons. Les Cichlidés sont pour la plupart à se partager cette zone des lacs.

Les trois lacs…

Lac Victoria :
Description :

Le Lac Victoria est le plus grand des trois, avec une superficie de 68.100km².
C’est dans ce lac que le Nil prend sa source pour une course de 5600km jusque la mer méditerranée.
La limpidité de l’eau est constituée d’algues planctoniques, et la lumière ne pénètre pas à plus de 8 m de profondeur
Sa faible profondeur et son rapport surface/volume, c’est ce qui le rend vulnérable au moindre changement climatique.

Au vu des sédiments du lac, on peut s’apercevoir que qu’il s’est asséché 3 fois depuis qu’il existe.
Le lac victoria possède un climat tropical, ce qui signifie que la température varie beaucoup. Selon les saisons, le vent envoie la masse d’eau vers le nord.

Composition des poissons du Lac Victoria :

500 espèces sont présentes, dont 300 endémiques du genre Haplochromis, et deux du genre Oréochromis (Oréochromis esculentus et Oréochromis variabilis).
La perche du Nil (Lates niloticus) et le tilapia du Nil (Oréochromis niloticus) ont été importés par l’homme.
Une espèce de protoptère vit dans ce lac (Protoptérus aethiopicus).
Depuis que le Lates niloticus est introduit, 300 espèces d’haplochromis ont disparu, ainsi que l’Oréochromis esculentus. Le Protopteurs aethiopicus est également en voie de disparition.

La composition physico-chimique de l’eau de cette faille est la suivante :

– pH de 7 à 9
– Température de 23 à 25°C selon les saisons
– Conductivité*de 90 à 150µ siemens/cm

Lac Tanganyika :
Description : 

Ce grand lac d’Afrique orientale, est situé à la limite du Zaïre.
Sa superficie est de 32.900, et elle est composée de deux fosses profondes de 1.400 m.
L’une au Nord, l’autre au Sud .
Contrairement au lac Victoria, la limpidité de l’eau, illumine le substrat jusqu’à une profondeur, de 20 à 25 m.
Aux environs des 200 mètres de profondeur, la vie humaine y est quasiment impossible, car il n’est pas enrichi en oxygène.
Dû au vent, durant des saisons, la remontée de ces eaux pauvres donne le droit à des pertes de poissons par milliers.

Ce lac est un lieu d’activité tectonique. Des expulsions d’air dans le lac peuvent atteindre les 180°, à cause de son chargement en minéraux.

Composition des poissons du Lac Tanganyika :

Les poissons vivants dans ce lac, sont principalement les Cichlidés : Julidochromis, lamprologus, Neolamprologus, Altolamprologus, Xenotilapia, Telmatochromis, Tropheus, et le Cyphotilapia.
300 espèces de Cichlidés sont connus dans le lac Malawi, et on en dénombre 150 autres espèces, non Cichlidés.

La composition physico-chimique de l’eau de cette immense réserve à Cichlidés est la suivante :

– dGH de 13 à 20
– pH de 8 à 9.5
– Température de 24 à 29°C près des berges
– Conductivité de 600 à 620 µ siemens/cm.

Lac Malawi :
Description :

Situé à l’ouest du Mozambique, ce vaste lac d’une surface de 26.000km² dont la profondeur atteint 760m le Lac Malawi, connait une faune différente des deux autres Lac Africains.
Le lac Malawi était nommé Nyassa autrefois. La limpidité de l’eau éclaire jusque 20/25 mètres de profondeur.

Composition des poissons du lac Malawi :

On dénombre, près d’un millier de Cichlidés dans ce lac, mais seulement un peu plus de 800 sont connus. Certains sont endémiques de ce lac : Labeotropheus, Pseudotropheus, Maylandia, Melanochromis, Copadichromis, Labidochromis, Protomelas, Placidochromis, Cyrtocara, Cynotilapia.

La composition physico-chimique de l’eau de cette vaste faille est la suivante :

– dGH de 7 à 11°
– pH de 7.5 à 8.5
– Température de 23 à 27°C selon les saisons
– Conductivité de 200 à 300µ siemens/cm

© textes de kazi pour AQUA débutant

Pelmato

couplepelmato

                                               Pelvicachromis pulcher, ou Pelmato

De la famille des cichlidés, le Pelmato est un poisson originaire des fleuves d’Afrique, classé sous la famille des Fluviatiles. On connaît différentes espèces de Pelvicachromis, cousines très proche du pulcher, qu’il vaut mieux éviter de maintenir ensemble pour éviter les mélanges de souches (hybridation) P. taeniatus, P. subo, P. humilis etc… 

Maintenance : Même si ce poisson peut être maintenu en aquarium communautaire, le pelmato reste un cichlidé. Il est donc assez territorial, surtout en période de frai. Un bac de 120L sera donc le minimum. Il devra être planté et comporter de nombreuses cachettes pour madame et aussi protéger les éventuels autres occupants du bac.
Les pelmatos raffolent des amphores trouées, mais surtout des coquilles de noix de coco retournées.

Température : 25 à 26°C
pH : 6.5 à 7.5.
(Voir en partie reproduction les incidences de l’eau)

Taille: Mâle 12 cm, Femelle 10 cm

Dimorphisme sexuel : Les mâles sont un peu plus longs et plus minces (7 à 10 cm) que les femelles (6 à 9 cm), lesquelles sont plus rondes, avec un ventre coloré en rouge/violet. Le mâle sera parfois moins coloré que la femelle, mais s’il est en bonne santé et heureux, il peut être aussi coloré.

Nagoire Dorsale : le pelmato mâle va avoir une nageoire dorsale en forme de pointe, avec l´extrémité colorée. La femelle va avoir une dorsale ronde, presque toujours sans coloration sur l´extrémité. Il est assez courant de rencontrer un ou deux gros points noirs à la fin de la dorsale des femelles et des mâles.

Nageoire caudale : le mâle va avoir une caudale pointue en forme de diamant, avec un ou plusieurs points (ou oeil) sur le segment proche de la partie charnue de la nageoire. La femelle a encore une fois une nageoire arrondie.

Nageoires pelviennes et ventrales : le mâle a des nageoires plus fines, avec les ventrales en forme de faucille (un peu comme les Scalaires), alors que les ventrales de la femelle sont plus rondes et en forme de pagaie, avec plus de couleurs sur les nageoires pelviennes et sur la zone pelvienne.

Commentaire : Le Pelmato reste un poisson assez calme hors période de frai. Il accepte toute forme de nourriture mais préfèrera les artemias, les daphnies, mais surtout la nourriture vivante qui lui donnera une belle couleur pourpre sur le ventre.

Reproduction : Le pelmato a la réputation d’être un cichlidé « facile. Il n’en demande pas moins de bonnes conditions pour se reproduire.
Une fois le couple déclaré et la femelle gravide, le spectacle peut commencer. La femelle va se colorer et suivre la mâle dans tout le bac en lui arborant son ventre pourpre. Elle va vibrer derrière lui et même quelque fois le chasser s’il se montre difficile. Le but de cette manœuvre est de l’attirer à l’endroit où elle aura préparé et nettoyé une surface ou pondre (La fameuse noix de coco, une plante à larges feuilles, un recoin, …)
Une fois le mâle attiré, elle va déposer ses œufs ( de 10 à 200) sur cette surface, le mâle va les féconder, et là commence l’attention des parents. La femelle va rester très près des œufs, les soigner, les nettoyer dans sa bouche. Le mâle lui va garder le territoire, et c’est là qu’il se montre le plus dangereux envers les autres poissons. Quand l’un part chercher de la nourriture, l’autre surveille la ponte.

Au bout de 8 à 10 jours, les œufs éclosent. Les parents les surveillent et les déplacent grâce à leur bouche. 5 à 10 jours plus tard, ils vont commencer la nage libre toujours aux cotés des parents. Il est conseillé de laisser les alevins avec leurs parents durant ce temps la. Par contre, il est important de les enlever au bout de 2 semaines de nage libre environ, car les parents vont recommencer une période de frai et risquent de s’attaquer à leurs petits.

Il faut alors les nourrir 2 à 3 fois par jour, avec des nauplies d’artemias ou tout autre aliment pour les alevins.

Il ne faut pas oublier non plus de bien garder l’eau très propre, les pelmatos restent des poissons de rivières.

Il est remarqué que le pH de l´eau va déterminer la dominance d´un sexe dans les alevins. En général, un pH élevé (alcalin) va entraîner la naissance de plus de mâles; un pH plus bas (acide) va entrainer plus de femelles. Pour un pH entre 6.2 et 7.0, le sexe-ratio sera équilibré

Matitoune1 © pour AQUA débutant

Un cichlidé mal connu : Les Tilapias

[1.]-Taxonomique et morphologique.

Les Tilapias font partis des Cichlidae puis particulièrement des Pleciformes. Ils sont reconnaissables grâce à certaine particularité :

– une seul narine de chaque coté de la tête.

– l’os operculaire n’est pas épineux.

– le corps est comprimé latéralement et il est composé principalement d’écaille Cycloïdes et parfois d’écaille cténoides.

Remarque : Les écailles cténoides se différencient des Cycloïdes (rondes) par la présence sur les bords d’une multitude de petites pointes acérées (spinules) disposées sur différentes rangées.

-nageoire anale avec environ les 3 premiers rayons épineux.

Le genre Tilapia est divisé en 4 groupes en se basant sur les caractères anatomique mais également originalité en taxonomie, sur le comportement reproducteur et de la nutrition maison.

– incubation des œufs sur substrat avec garde biparentale (couple) : Tilapia
– incubation buccale avec garde biparentale ou paternelle : Sarotherodon
– incubation buccale avec garde biparentale ou maternelle : Oréochromis
– caractéristique éco morphologique particulière : Danakilia

[2.]- Connaissance générale

Les Tilapias sont des poissons peu connus en aquariophilie, car se sont des poissons qui peuvent prendre une belle taille dans la nature. En aquariophilie on voit surtout le Tilapia buttikoferi.

Les tilapias sont utilisés pour la reproduction et l’hybridation dû à leur maintenance facile à des fins culinaires.
Dans certain pays, il y a des piscicultures de tilapia où ils sont reproduits en nombre.

Les tilapias sont des Cichlidés Africain, ce qui signifie que si vous les maintenez dans une eau d’environ 25° ils vivront et se reproduiront très bien. A partir de 15°, vous n’arriverez plus à les reproduire si vous les maintenez en bassin dans une région froide.

Ils s’acclimatent très bien à toute sorte d’eau que vous pouvez proposer, même une eau très alcaline ou peu tempérée voir même peu oxygénée.

[3.]- maintenance pour l’élevage.

Si vous souhaitez faire un élevage de Tilapia, il est conseillé de les reproduire dans des bassins en cascade avec un surplus qui tombe dans le suivant.

En fesant de cette manière vous aurez plus de chance à les reproduire. Si vous avez un grand bassin où vous y installez vos poisson qui vont se reproduire, mettez les déjà âgés, si vous voulez avoir de la reproduction le plus vite possible, car si vous les mettez les alevins , vous devriez attendre entre 1 et 2 ans pour qu’ils deviennent matures ( la maturité change selon les conditions de maintenance). Les autres serviront au grossissement des alevins, vous pêchez les alevins dans le bassin principal à l’épuisette ou autre.

Vous pouvez par exemple avoir un bassin faisant 5000*500*100==>25.000 pour le principal,
où vous mettrez vos premières pièces et avoir d’autres bacs de grossissement, par exemple : un bassin de 200*200*100 pour vos alevins que vous venez de pêcher, suivi d’un plus grand comme 300*300*100 pour les juvéniles et ainsi de suite.

Une sortie doit être faite en cas de surplus, et vous pouvez la faire aller dans le bassin suivant.

Les digues autour du bassin,( ce qui va retenir votre eau) doivent être en pente, si vous la faite en terre directement afin de ne pas produire des chutes de terre.

La pente du coté du bassin doit être plus douce, pour pouvoir soutenir le poids et éviter les chutes de terre, si votre bac fait 1 mètre de hauteur il sera préférable, minimum 1 mètre pour la base de la digue.

Pour le coté extérieur, la pente n’est pas très importante, même si il est toujours mieux, d’en mettre une, de l’ordre de 1 mètre pour ce genre de bassin. A l’intérieur vaut mieux mettre le double de la hauteur, pour rendre la digue plus résistante.

[4.]- Maintenance en aquarium.

Les Tilapias sont des poissons pouvant atteindre une belle taille, même si certaines espèces sont aperçus en aquarium. On pense surtout à l’Oréochromis mozambicus, le Tilapia buttikoferi que l’on a vu auparavant, ou encore le Tilapia mariae.

Ils ne demandent pas une qualité d’eau spécifique, ils s’acclimatent dans toute sortes d’eau, le seul point à surveiller, c’est la température d’eau si vous souhaitez les reproduire .
La température de fin sera très bien pour les reproduire.

Ils demandent également un peu de place , si ce n’est un bac d’environ 500 litres pour les 3, cela peut leur servir de bon habitat .

A savoir que les Tilapias sont des poissons agressifs, ce qui signifie que un bac spécifique leurs conviendraient mieux , même si il est possible de le maintenir en communautaire , mais avec des espèces de même taille voir plus grande.

Une eau de conduite, peut lui convenir largement, sachant que les paramètres seraient les mêmes que dans son lieu de vie dans la nature.

© Kazi pour AQUA débutant

Le Pseudotropheus perspicax « Ndumbi »

Photo source

Son habitat naturel..

Il est d’origine Africain du Lac Malawi. On le croise surtout à Pombo RockNdumbi Reef et Ndumbi Point, entre 2 et 7 mètres de profondeur et on le retrouve principalement dans les secteurs du lac les plus riches en algues.
Il fut découvert aux alentours de 1990 suite à une exploration Tanzanienne du Lac Malawi.

Description

Les mâles sont bleutés avec le front et les nageoires bordées de orange. Les femelles sont plutôt grises.
Il mesure adulte entre 6 et 7 cm. C’est un M’buna.

Maintenance

A maintenir dans un bac de 250 litres au minimum.
Un mâle pour deux femelles.

Température de 24 à 28 degrés
pH de 7 à 8.5
GH de 10 à 20

Comme beaucoup de cichlidés du Lac Malawi, il a besoin d’un bac avec un décor de roches, où se trouve des cavités afin de pouvoir s’y cacher et se reproduire.
Il est possible de mettre des pierres plates empilées de façon à obtenir des trous entre les pierres. Les pierres d’origines munies de trous sont également possibles, en effet, elles feront les cachettes de nos hôtes et sont de plus très décoratives. Les pierres calcaires sont également utilisables car l’eau doit être d’un pH assez important et ces dernières, augmentent naturellement le pH.
Il est possible d’ajouter des plantes telles que des AnubiasVallisneria ou fougère de java… et qui n’ont pas besoin de substrat et juste d’un support pour se développer correctement.
Il sera important d’y placer un sable de granulométrie fine, genre sable de Loire de 1à 2mm, afin d’éviter que nos hôtes se blessent à la bouche.

Alimentation

Il est Herbivore (leur offrir des paillettes végétales) à tendance omnivore (moindre), l’important, nous le répétons à chaque fiche, étant de bien diversifier sa nourriture et surtout de bonne qualité.

Reproduction

C’est un Ovipare (Incubateur buccal). La reproduction a lieu entre les pierres du décors. Les mâles nageoires toutes déployées, attirent les femelles gravides en faisant une sorte de danse devant elles.
La femelle dépose quelques ovules dans le nid creusé par le mâle, qui les fécondent immédiatement en position de T.
Tout en tournant, la femelle reprend les oeufs en bouche, et l’incubation va durer environ deux semaines. Les petits seront ensuite recrachés entre les pierres, et mesurent alors 5 mm de long. La croissance sera rapide et les jeunes atteignent 4 cm en 6 mois de croissance.

©Texte : AQUA débutant

CYPHOTILAPIA FRONTOSA

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Bonjour,
Je suis non seulement obsédé par les poissons d’eau de mer, mais j’ai également une autre passion : les Cichlidés africains et parmi ceux-ci le CYPHOTILAPIA FRONTOSA.
Je vais donc vous en parler.
C’est un Cichlidé qui vit dans le lac TANGANYIKA à une profondeur de 20 à 30 m et l’on peut le rencontrer jusqu’à 60/80 m.

Son BIOTOPE naturel se situe dans les pierrailles du lac, lui assurant un ou des refuges, même si sa taille (35 cm pour un mâle et pas loin de 28 cm pour une femelle)lui permet de n’être inquiété par personne sauf à l’état de juvénile. Il peut se rencontrer en banc assez volumineux.Les différences sexuelles sont tellement infimes que seul les comportements peuvent vous permettre de les différencier.En allant au plus simple, le mâle est toujours plus grand que la femelle.

Son COMPORTEMENT : Il est assez territorial envers ses congénères ( les intimidations se font face à face bouche grande ouverte jusqu’à se toucher et en général le « combat » est bref ).
C’est un Cichlidé qui creuse très peu et qui ne touche absolument pas les plantes. Il peut être considéré comme un « pépère »débonnaire , placide et discret. Vis à vis des autres poissons du bac, il est plus que tolérant et ne s’intéresse éventuellement qu’à de très petits alevins , dont il fait de temps à autre son « casse-croûte ». Mais dans l’absolu, c’est un brave poisson qui n’embête personne. Le mien adore me manger dans la main , surtout si j’ai sa friandise préférée (une moule cuite décortiquée).

Son ALIMENTATION : Il mange un peu de tout; des mollusques des crustacés , du poisson.
Les nourritures congelées (de grande taille)et les flocons sont acceptés avec boulimie. C’est un goinfre et il l’assume.

Sa MAINTENANCE :
AQUARIUM : Minimum 600L pour un individu. Si vous êtes sûr d’avoir un couple , vous pouvez les maintenir dans ce même volume.
PH :7,8 à 9,5 . 8,5 étant l’idéal pour la reproduction.
TEMPERATURE : 22 à 26° , 23° Pour la reproduction.
CHANGEMENT D’EAU : 15% au moins tous les 15 jours .
REPRODUCTION : Tout à fait possible, mais assez compliquée.
Il faut tout d’abord avoir un couple qui s’entend très bien; les transférer dans un bac spécifique de 300 L, abaisser la température à 23° et le PH à 8,5. Puis vous verrez (soyez très patient) la femelle venir « embrasser » les flancs du mâle et celui-ci lui répondra par un attouchement léger sur la face. Cela dure relativement longtemps et lorsque la femelle se décide enfin , le couple disparaît dans uns grotte. La femelle pratique l’incubation buccale et dès que vous avez la conviction qu’elle tient les oeufs dans sa bouche, il faut remonter la T° jusqu’à 26°et attendre une trentaine de jours l’éclosion. Les alevins résorbent leur vésicule vitelline en 20 OU 25 jours. Si tout se passe bien et que avez de la chance vous verrez des petits d’environ 2 cm sortir de la bouche de maman et s’y précipiter à la moindre alerte.
COMPATIBILITE : Poisson indolent , mais faire tout de même attention aux alevins des autres races.
ESPERANCE DE VIE : 15 à 20 ans

En résumé, c’est un superbe poisson qui nécessite toutefois un très grand aquarium. Il mérite un traitement de faveur.
Si vous ne pouvez pas lui offrir un bac assez volumineux, laissez-le chez le marchand.
Voilà, c’est fini , espérant ne pas avoir été trop long ou sopo !

Texte et photos : IGOR2 pour AQUA débutant

Haplochromis phytophagus

Haplochromis phytophagus

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Son habitat naturel..

Le Haplochromis phytophagus appelé en 1980 « Xystichromis phytophagus », appellation qui n’a d’ailleurs jamais été cependant validée officiellement.
On le retrouvait autrefois dans les eaux Ougandaises du Lac Victoria, près de Jinja et Bunjako ainsi que Kisumu dans la Baie du Kenya. Aujourd’hui, cette espèce se trouve dans le Lac Kanyaboli au Kenya, un petit Lac dans le bassin de Yala.
C’est une zone d’un vaste Marais de papyrus, qui agit comme une barrière de protection pour les espèces qui sont la proie de la perche du Nil (Lates niloticus).

Le Lac Kanyaboli a une surface de 10,50 km2 et une profondeur moyenne de 3,0 mètres. L’ensemble du Marais du bassin de Yala versant est en danger actuellement, car malheureusement il est souvent drainé afin de fournir des zones agricoles à une population croissante. Cette région est également une vaste étendue d’observation des oiseaux de renommée mondiale.

Kenyaboli

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Description

Le mâle adulte est sans pareil dans la coloration. La tête est d’un gris-bleu et a une pente convexe crânienne. La mâchoire (supérieure et inférieure) est bordée par une lèvre bleue brillante.
Deux barres horizontales traversent le front, un peu au-dessus des lèvres, et à mi-yeux.
Le haut du front (sur le bas des plaques branchiales) est violet. Immédiatement derrière les branchies et sur le long du dos la couleur est rouge-orange.
L’abdomen est vert citron et s’étend jusqu’à mi-hauteur des flancs et latéralement sur le pédoncule caudal.
La partie frontale de la nageoire dorsale est bleu poudré. Les épines sur la moitié arrière de la dorsale sont de couleur rouge. Cette coloration rouge se trouve également sur la nageoire caudale.

Les nageoires pelviennes sont « noir de jais » avec le premier rayon s’étendant légèrement au-delà des autres.
La nageoire anale est bleu clair avec une tache rouge frontalement. Un petit nombre de taches parsèment la partie de retour à sa base.
Deux lignes de stries noires le corps à mi-chemin et frontalement le long de la ligne latérale.
Plusieurs barres verticales sont visibles dans une certaine mesure, mais surtout, cela dépend de son humeur.

La femelle est de couleur or mat avec une teinte jaune aux ailettes.
On peut voir un léger dimorphisme sexuel, les mâles atteignent 11cm tandis que les femelles feront environ 9.5 cm.

Dans la nature il gratte les algues contre les pierres, en effet il possède des dents et aime les algues.
Les dents extérieures sont pour la plupart bicuspides tandis que l’intérieur est doublé en 4-6 lignes, elles sont d’une grande taille et d’une structure tricuspide.

Maintenance

A partir d’un volume de 250 litres pour maintenir un trio
Température de 24 à 28°C
pH de 7,5 à 8,6
Il est préférable de maintenir cette espèce par trio (1 mâle pour deux femelles).
Attention le mâle est très souvent agressif envers les poissons de plus petites tailles, il n’hésitera pas en faire son repas.

Un substrat d’environ 5/7 cm de hauteur (sable de loire).
Un ensemble de rocaille sur une extrémité du bac semble être un point de rassemblement pour l’espèce mais pas pour s’y réfugier, des plantes flottantes et quelques racines.
Certains aquariophiles très expérimentés dans l’élevage de l’espèce, affirment qu’il est possible de mettre une plante appelée : Cératophyllum demersum que l’on peut planter en brins dans le sable. Il est également possible de la laisser flotter, en effet dans la nature, il fréquente des endroits bien fournis en plantes de surfaces.
Il faudra cependant, pratiquer de fréquents changements d’eau et veiller également que la filtration soit de bonne qualité.
Cela suffit pour maintenir une colonie saine de Haplochromis phytophagus.

Alimentation

Le Haplochromis phytophagus apprécie un peu de verdure dans son régime alimentaire. Ceci peut être facilement fourni avec une bonne spiruline en flocons par exemple.
Un excellente nourriture en flocons de bonne qualité avec des gâteries occasionnelles comme des artémias, daphnies ou autre.. sera également très appréciée.

Reproduction

Il aime creuser en période de reproduction le sable, donc attention à avoir un décor de pierres solides et bien pensé si vous avez monter des rocailles.
Il fait une danse également auprès de sa belle en période de reproduction.
Le mâle défend son territoire contre les congénères qui s’en approchent. La femelle finira par céder aux avances des mâles.
La mise en évidence d’un ovipositeur de la femelle est un signe certain que la ponte a eu lieu.

L’acte même de la ponte, aura lieu dans la fosse creusée par le mâle. La méthode typique « Haplochrominiens » est : de secouer et tourner en rond, faire tomber les œufs, les mordiller un peu et les ramasser.. tout cela sera pratiqué par cette bouche couveuse maternelle.
Le Haplochromis phytophagus n’est pas une espèce particulièrement difficile pour frayer.
Il est très prolifique et les couvées de 50 alevins ne sont pas rares.
La période de gestation est de 18 jours. La femelle va s’occuper de sa progéniture pendant encore deux semaines.
A partir de là, les alevins auront absorbé la majeure partie de leur sac vitellin et prendront leurs premiers repas de Cyclops et paillettes écrasées, voir de la poudre spéciale pour alvins.
Ensuite, les jeunes se développent rapidement et seront à maturité en 10 mois.

Texte : AQUA débutant

Julidochromis transcriptus

juidochromis transcriptus

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Cichlidé Africain endémique du Lac de Tanganyika

Habitat naturel..

Le lac Tanganyika fait maintenant partie du bassin hydraulique du fleuve Congo. Il s’y déverse par son émissaire, la Lukuga. Jusqu’en 1878, cette rivière se jetait dans le lac, mais des mouvements tectoniques, et surtout la montée du niveau de l’eau, en ont inversé le sens vers la Lualaba et le fleuve Congo.

Le bassin drainant du lac Tanganyika couvre une superficie de 250 000 km2. Les principales rivières qui l’alimentent sont la Malagarazi, la Rusizi, la Ifume, la Lufubu et la Lunangwa qui y déversent 24 km3 d’eau par an ; les pluies, quant à elles, en apportent 41 km3 par année. La Malagarazi est plus ancienne que le lac lui-même et se trouvait auparavant dans le prolongement du Congo. La totalité du volume du lac est renouvelé en 485 années.

Le lac est connu pour la limpidité exceptionnelle de ses eaux, celle-ci permettant une visibilité atteignant les 25 mètres.
L’eau du lac Tanganyika est d’une extrême richesse minérale, et ses paramètres sont très particuliers. Sa conductivité est d’environ 609–620 µS, son pH est de 9,5 à la surface et de 8,6 à –1300 m ; (en zone marécageuse le pH est de 7,6) le TAC est de 12–19 et sa température est de 25°C en moyenne.

Le lac Tanganyika est très réputé pour le nombre important d’espèces endémiques. On y dénombre pas moins de 250 espèces de poissons cichlidés (Neolamprologus, Paleolamprologus, Altolamprologus, Xenotilapia, Julidochromis, Telmatochromis, Tropheus, Petrochromis et plus de vingt autres genres) et 150 espèces de non-cichlidés (Stolothrissa, Limnothrissa, Lamprichthys), dont la plupart vivent le long de la côte jusqu’à environ 180 mètres de profondeur. La plus grande part de la biomasse se situe dans la zone pélagique et est dominée par six espèces: deux espèces de sardines du Tanganyika et quatre espèces de Lates. La quasi-totalité des espèces de cichlidés est endémique et plusieurs sont appréciées comme poissons d’aquarium.

Cette espèce se limite cependant à la côte Nord du Zaïre.

Description

Poisson de forme allongé avec une coloration jaune rayée de noir, les nageoires sont beiges, soulignées de bleu et de noir.

Le mâle mesure environ 8 cm et les femelles 8 cm également.
Il est très territorial envers les sujets de son espèce ou en période de reproduction. Un groupe de 4 à 6 juvéniles favorisera la formation d’un couple. Si le volume est suffisant les poissons peuvent cohabiter par la suite.

Maintenance

Température de 24 à 28 degrés
pH de 7,5 à 9 (8,5 pour la reproduction)
GH de 10 à 20
Il faudra démarrer avec 5 ou 6 juveniles dans un bac de 200 litres pour obtenir deux couples qui se reproduiront par la suite. Sinon il est toujours possible de maintenir un couple dans 120/150 litres.
Le bac sera rocheux, attention de ne pas changer le décor, car le couple peut ne plus rien reconnaitre et il peut s’en suivre une bagarre pouvant aller jusque la mort d’un des deux. Prendre en photo si possible le décor du territoire afin de reproduire au plus prés possible le décor initial.
On pourra ajouter des anubias et vallisneria au décor.

Nourriture

Omnivore (nourriture congelée, sèche, végétale, vivante etc..) le principal étant de bien varier et de donner une nourriture de qualité.

Reproduction

C’est une espèce monogame, le frai aura lieu sur un substrat caché.
Les oeufs sont fixés sous une voûte et les jeunes à la naissance seront suspendus jusqu’à résorption du sac vitellin.
Une fois la nage libre, les parents seront féroces envers les autres afin de les défendre.

©Texte : AQUA débutant