Callochromis melanostigma

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Photo source

Habitat naturel..

Cichlidé Africain endémique du nord du lac Tanganyika.
Il vit dans des endroits sableux près des rochers. Il se retrouve dans la nature dans des eaux peu profondes de deux à cinq mètres maximum.

Description et comportement

Les mâles peuvent atteindre 14 cm et les femelles 10 cm.

Le mâle arbore une très jolie couleur verte sur le dos et orange sur le ventre (voir la photo), il porte également quelques tâches sur la nageoire dorsale, tandis que la femelle est reconnaissable à sa robe argentée.
Ce sont des cichlidés au comportement assez agressif, aussi bien en intraspécifique que en interspécifique. Il est donc important de bien choisir ses colocataires.

Maintenance

Il est recommandé pour les maintenir à long terme et éviter toutes bagarres pouvant en arriver à la poursuite et même la mort de certains sujets plus faibles, d’avoir plutôt un aquarium de 400 litres pour deux mâles avec trois ou quatres femelles. Il faut toujours prendre en compte que c’est un poisson qui peut facilement se reproduire et donc il faut s’attendre à ce que le groupe s’agrandisse également.

Température du bac : de 24 à 26 C° (dans l’idéal pour du long terme : 25 C°)
pH : de 7.5 à 9 (idéal 8/8.5)
GH : >15

Si on ajoute des compagnons, on pourra y introduire des espèces du genre
Julidochromis, Cyprichromis, Neolamprologus.
Le décor du bac sera rocheux mais pas trop non plus, il faudra absolument aménager une belle plage de sable fin pour que les mâles puissent y creuser leur cône de ponte. Il est toutefois possible d’ajouter à ce décor quelques plantes mais plutôt coriaces telles que Anubias, Vallisnéria, Cryptocoryne..

Alimentation

Dans la nature, il se nourrit de petits crustacés présents dans le sable.
En aquarium, ils acceptent tous types de nourriture : paillettes, petits granulés, artèmias vivants etc.. l’important est de varier la nourriture pour qu’ils soient en bonne santé et ont de jolies couleurs. Quand tout va bien, les poissons sont très jolis, c’est la preuve d’une bonne alimentation et d’une bonne maintenance.

Reproduction

La femelle gravide s’approche du nid creusé dans le sable par le mâle.
Cette dernière dépose quelques ovules pendant que le mâle les féconde. La femelle les reprend en bouche et les incube environ deux semaines, ensuite elle va cracher 15 à 30 petits mesurant alors 1cm et les surveille seule pendant quelques semaines.
Les jeunes atteindent une taille d’environ 4 cm en cinq mois. Les mâles vont se colorer quand ils atteindront 5 à 6 cm.

© AQUA débutant

Un premier bac de m’bunas

Nouveaux venus, ce topic vous est destiné: vous montez votre premier bac de cichlidés du lac Malawi, et vous vous heurtez à la difficulté de trouver parmi la montagne de ressources et de documentation, les informations essentielles dont vous avez besoin?
Voici donc résumées en quelques lignes les réponses à ces premières questions, mais il va de soi que cet article qui s’attache à poser les bases d’une réflexion n’est pas exhaustif et ne remplace en rien l’expérience ou des lectures plus approfondies.

Penser son bac

Les cichlidés demandent des volumes d’eau importants, mais tout le monde ne peut se permettre de débuter avec un aquarium de 400 litres!
Il est possible de débuter avec un bac de volume plus modeste, mais dans ce cas la population comme l’agencement du bac doivent être soigneusement pensés…
Pour fixer une limite on dira qu’en dessous de 200 litres, la maintenance à long terme de m’bunas n’est pas viable.
Si vous avez le choix entre plusieurs bacs, prenez celui qui comporte la plus grande surface au sol.

Les m’bunas sont des poissons pétricoles qui se nourrissent d’algues recouvrant les rochers du lac, l’Aufwuchs, et du plancton qui s’y trouve.
L’aquarium qui va les accueillir se rapprochera de leur milieu rocheux: le bac doit être donc bien empierré et comporter grottes et cachettes ( en particulier pour que les femelles puissent se soustraire à l’ardeur des mâles )

La territorialité des m’bunas est très variable. Certaines espèces sont plus territoriales que d’autres, et au sein d’une même espèce on trouvera aussi bien des individus qui défendront un territoire dans le bac, que d’autres qui s’y baladeront librement.
C’est pourquoi certaines configurations fonctionnent très bien chez certains, et pas chez d’autres!

Il vaut mieux séparer le décor rocheux en plusieurs zones délimitées par des plages de sable, afin de faciliter la répartition des territoires.
Il est possible d’utiliser des pierres calcaires, des galets, de la meulière, et on peut dissimuler sous ces éboulis des briques creuses ou des pots de fleurs qui fournissent de bonnes cachettes.
Attention au bon empilement des pierres, les m’bunas aiment creuser le sol et peuvent déloger une pierre, provoquant ainsi une catastrophe!
Il est donc souhaitable de poser les premières pierres à même le sol, ensuite seulement de mettre le sable, et de s’assurer de la bonne stabilité de l’ensemble.

Pour le sol, on utilise en général du sable de granulométrie moyenne (sable de Loire, du Rhin, de Seine…): le quartz est généralement déconseillé car coupant, ainsi que le sable trop fin qui se soulève facilement et peut venir boucher le filtre.
Des plantes robustes ( pour résister aux petites dents des m’bunas et à leur féroce appétit…) qui n’ont pas besoin de sol nutritif peuvent venir compléter l’ensemble: Anubias, Vallisneria, Crinum, Microsorum pteropus, Cryptocoryne usteriana (aponogetifolia) ou Ceratophyllum demersum en surface.
L’éclairage n’est pas primordial vu le peu de plantes, mais les temps d’éclairage (entre 8 et 12 h par jour) doivent être parfois modifiés lors d’apparitions d’algues.

Pour la filtration, on recommande un débit de 3 à 4 fois le volume du bac, il est souvent utile de rajouter une pompe de brassage en surface (ce qui permet de bien oxygéner le bac et d’augmenter le pH)
L’eau du lac Malawi a un pH alcalin qui oscille entre 7.8 et 8.5 et une dureté totale entre 7 et 10 °TH (soit entre 4 et 5.6 dGH), vous essaierez donc d’approcher ces valeurs mais il faut savoir que bien souvent l’eau est beaucoup plus dure dans nos bacs.
La température moyenne est de 26°C.

Pour la nourriture à donner vos pensionnaires, il existe plusieurs écoles. D’une manière générale, évitez les aliments congelés du commerce (il y a souvent rupture de la chaîne du froid et les accidents mortels ne sont pas rares) et tous les aliments rouges ou très riches: vers de vase, coeur de boeuf, artemias…
Les m’bunas sont majoritairement végétariens, donc contrôlez les nourritures achetées dans le commerce (même les « Malawi mix » ne sont pas toujours adéquats) et préférez les paillettes végétales à la spiruline, la nourriture maison ( mixer épinards ou petits pois avec des crevettes non décortiquées et de la spiruline )… La spiruline est une algue très vitaminée qu’on trouve dans le lac Malawi, elle est importante pour la coloration et la vitalité des poissons. On la préfère en général aux vitamines.

En général, l’eau de conduite convient pour les m’bunas mais il faut se méfier de nos eaux parfois chargées en nitrates et très chlorées.
Il est donc important de tester son eau surtout au début, et de penser à éliminer le chlore avant les changements d’eau ( en stockant son eau dans un container pendant 24h avec un bon brassage, ou à l’aide d’un produit adapté)
Utiliser une eau osmosée reminéralisée est vu comme une bonne solution pour avoir une qualité d’eau parfaite, mais il est peut-être plus judicieux quand on débute de ne pas trop s’embarrasser de ces détails, surtout que nos m’bunas sont somme toute des poissons résistants.

Penser sa population

En effet, d’autres questions vous attendent, et en particulier celle de la future population!
Dans de petits volumes (inférieurs à 300 litres), les choix sont restreints sous peine d’assister à un carnage: petits m’bunas pas trop virulents ou Aulonocaras.
Dans des volumes supérieurs à 300 litres( avec plus d’1m20 de facade ), le choix s’élargit considérablement parmi les m’bunas, et peut s’étendre aussi aux « Haplos » du Malawi.
On parlera ici des m’bunas, car l’expérience montre que c’est le plus souvent avec eux que l’on débute…

  • Dans des bacs de 180 / 200 litres, vous pouvez maintenir un trio ou quatuor de m’bunas (un mâle et deux à trois femelles) choisi parmi les petites espèces les plus « calmes »: Labidochromis caeruleusPseudotropheus saulosiIodotropheus sprengerae…
    Dans ce type de bacs, de nombreuses cachettes sont à prévoir car les femelles vont être sans arrêt harcelées par le mâle.
  • Dans des bacs de 200 à 300 litres, vous pouvez tenter la cohabitation de deux à trois trios de m’bunas parmi les moins agressifs: aux trois espèces déjà citées se rajoutent Labidochromis sp « Perlmutt », Labidochromis sp « Hongi », Labidochromis chisumulae, Cynotilapia afra, Cynotilapia axelrodi, Melanochromis cyaneorhabdos (appelé commercialement « Maingano »), Melanochromis dialeptos (« auratus dwarf »), Melanochromis johannii, Maylandia estherae, certains Pseudotropheus elongatusMaylandia livingstonii « Ngara »…

Attention à l’hybridation! D’une manière générale, vous devrez éviter de maintenir des espèces dont les mâles ou les femelles se ressemblent (par exemple Pseudotropheus saulosi avec Melanochromis johannii à cause des femelles, Pseudotropheus saulosi et demasoni à cause des mâles, ou hybridation possible entre « Hongi » et « Perlmutt »)
Pour la même raison, il faut éviter de maintenir un mâle seul de son espèce parmi d’autres m’bunas.

Afin de préserver la qualité et la diversité des espèces naturelles, veillez en outre à n’acheter un poisson que lorsque vous êtes certain de l’espèce (et donc qu’il n’a pas un nom approximatif du style « Pseudo sp ») ,de son origine et de sa variété géographique (ne pas mettre un mâle afra Cobue avec des femelles afra New North Reef par exemple…)
Il est d’ailleurs nettement préférable de vous fournir dans les magasins spécialisés ou chez des particuliers sérieux (notamment lors des bourses) que dans des animaleries « grandes surfaces » où la qualité comme les conseils laissent à désirer.

Le mieux lorsqu’on peuple un nouveau bac est de mettre tous les poissons en même temps.
En effet, des m’bunas « installés » peuvent se montrer hargneux envers les nouveaux arrivants et cela peut vite tourner au drame.
Si le bac est déjà peuplé, vous pouvez choisir d’introduire de jeunes poissons qui ne viendront pas bousculer la hiérarchie ou prendre de multiples précautions (lumière éteinte, chamboulement du décor, tuyaux ou brique en surface pour protéger « l’intrus »…)

Etre patient

Mais rappelons le (si si, c’est nécessaire!), cette introduction des poissons ne se fait qu’un mois environ après la mise en eau de l’aquarium, le temps de laisser le « cycle de l’azote » s’installer.
En effet, les déchets organiques des aquariums subissent des transformations: d’abord ammoniaque (très dangereux pour les poissons) et ammonium (peu toxique), puis nitrites sous l’action d’une bactérie nitrifiante appelée Nitrosomonas, et enfin nitrates par l’intervention d’une autre bactérie: Nitrobacter.
Vérifier la concentration de nitrites dans un bac qui « démarre » (6 premiers mois) est indispensable car même à faible dose, celles-ci affectent les hématies des poissons.
L’idéal est que ce taux de nitrites soit nul (à partir de 0.3 mg/l, danger!)

Les bactéries citées ne sont pas présentes naturellement dans l’eau, il faut donc ajouter des bactéries du commerce ou mieux, des masses filtrantes d’un ancien bac qui « tourne » bien pour lancer le cycle. Ensuite, on nourrit tous les deux jours ces bactéries (quelques paillettes, soupçon de lait ou autre) jusqu’à ce que les nitrites apparaissent (au bout de trois semaines environ). Il faut attendre la fin du pic soit leur complète disparition avant d’envisager de peupler l’aquarium.

Voilà, vous allez pouvoir profiter de votre bac, à moins que l’envie d’un plus grand se fasse déjà sentir…Ne vous inquiétez pas, on est tous passés par là!

Auteur: Estelle

Les petites espèces du lac Tanganyika.

Les petites espèces du lac Tanganyika.
( Les cichlidés du lac Tanganyika pour petits volumes ou pour débuter. )

Lorsque l’on monte un nouveau bac et surtout lorsque l’on débute, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver parmi toutes les informations parfois contradictoires dispensées dans les livres ou sur le net… Le but de cet article est donc de vous aider dans votre choix de cichlidés du lac Tanganyika.

Etant moi-même presque débutante, j’espère apporter des conseils et des exemples clairs et simples. Ils n’ont rien d’exhaustif mais sont une synthèse de mon expérience personnelle et des renseignements que j’ai pu glaner au cours de mes lectures ou participations à des forums. J’ai aussi tenté de répondre à quelques questions les plus fréquemment posées par les débutants.

Le bac.

La première interrogation, logiquement, concerne le futur bac. Deux cheminements possibles:

– soit vous avez déjà un aquarium, et il va vous falloir choisir une population en fonction de sa taille et de son volume.

– soit vous ne possédez pas encore de bac, mais rêvez de maintenir une ou plusieurs espèces du lac Tanganyika. Cette configuration est la plus facile, car en vous renseignant sur ces espèces vous trouverez facilement le volume adéquat. Encore faut-il s’interroger ensuite sur la compatibilité des poissons choisis… N’oubliez pas non plus que, plus que le volume, ce sont les dimensions qui comptent. Pour la plupart des cichlidés, la surface au sol ( longueur x largeur ) est à privilégier car ils sont territoriaux et inféodés à un substrat. ( excepté pour les espèces de pleine eau comme les Cyprichromis pour lesquelles la hauteur d’eau est tout aussi importante )
Essayez de choisir des espèces à qui vous pourrez offrir plus que le volume minimum, cela augmentera vos chances de réussite.

Revenons pour le moment à la première option qui est la plus courante. On doit souvent respecter des contraintes de place, et la plupart des cichlidophiles débutent avec de petits volumes. Certains cichlidés comme les conchylicoles sont de petite taille et sont parfois conseillés pour de très petits aquariums. Pour ma part, je considère qu’on ne devrait pas maintenir de cichlidés dans moins de 60 litres, et même dans l’idéal 100 litres ( ou alors des alevins )

En effet, les cichlidés, même de taille réduite, sont bien souvent des poissons territoriaux. Les espèces conchylicoles en particulier défendent un périmètre autour de leur(s) coquille(s) qui est leur territoire. Il est donc illusoire d’essayer de leur offrir de bonnes conditions de vie dans de mini-bacs comme on en voit souvent dans le commerce. De même, on lit souvent que les conchylicoles vivent dans des coquilles. Ils y nichent et y dorment parfois, mais c’est dans l’aquarium qu’ils vivent! Vivez-vous dans votre lit?

Dernier argument s’il en faut un : plus petit est le bac, plus difficile sera l’équilibre à s’installer et à se maintenir. Paradoxalement, plus le bac est grand et moins il nécessite d’entretien.

L’agencement du bac dépendra bien sûr de la population choisie. Pour des pétricoles, le bac sera bien empierré, offrant grottes, failles et cachettes de la taille des poissons. Il n’est pas inutile pour certaines espèces d’offrir à la femelle une cavité à sa taille où le mâle, en général plus grand, ne peut pas rentrer. Elle pourra ainsi se soustraire à ses ardeurs ou à ses velléités territoriales. Il est possible d’utiliser des pierres calcaires, des galets, de la meulière, et on peut dissimuler sous ces éboulis des briques creuses ou des pots de fleurs qui fournissent de bonnes cachettes et parfois des substrats de ponte.
Attention au bon empilement des pierres, beaucoup de cichlidés aiment creuser le sol et peuvent déloger une pierre, provoquant ainsi une catastrophe!
Il est donc souhaitable de poser les premières pierres à même le sol, ensuite seulement de mettre le sable, et de s’assurer de la bonne stabilité de l’ensemble.

Si vous voulez maintenir des espèces conchylicoles ( qui nichent dans des coquilles ) ou sabulicoles ( qui filtrent le substrat sableux ), vous opterez pour un sable fin que les premiers pourront creuser pour enterrer leur coquille, et que les seconds pourront filtrer pour trouver leur nourriture.

Certains conchylicoles ( N. multifasciatus, N, similis ) vivent dans des lits de coquilles de plusieurs centimètres voire mètres d’épaisseur. Vous ne lésinerez donc pas sur la quantité de coquilles ( Neothauma tanganyicense ou, beaucoup moins chères, escargots de bourgogne ) D’autres ont un biotope totalement différent, comprenant quelques coquilles vides isolées éparpillées sur le fond sableux. En général, une coquille par individu suffira donc, voire même pour N. brevis une seule coquille pour le couple!

Des plantes robustes ( pour résister au féroce appétit de certains végétariens ) qui n’ont pas besoin de sol nutritif peuvent venir compléter l’ensemble: Anubias, Crinum, Microsorum pteropus, Cryptocoryne usteriana (aponogetifolia), Vallisneria ou Ceratophyllum demersum en surface. Si vous êtes puriste, sachez que seules les deux dernières se rencontrent dans le lac…
L’éclairage n’est pas primordial vu le peu de plantes, mais les temps d’éclairage (entre 8 et 12 h par jour) doivent être parfois modifiés lors d’apparitions d’algues.

Pour la filtration, on recommande un débit de 3 à 4 fois le volume du bac, il est souvent utile de rajouter une pompe de brassage en surface (ce qui permet de bien oxygéner le bac et d’augmenter le pH)
L’eau du lac Tanganyika a un pH alcalin qui oscille entre 8.5 et 9.2 et une dureté totale comprise entre 12 et 19 °TH (soit entre 6.7 et 10.7 dGH), vous essaierez donc d’approcher ces valeurs mais il faut savoir que bien souvent l’eau est plus dure dans nos bacs ( souvent en raison de la présence de ces incontournables pierres calcaires qui pour moi ne sont absolument pas une obligation! )
La température moyenne est de 23-24°C.

La population.

Dans des bacs de 60 à 100 litres ( mais 100 est nettement préférable! ), il est possible de maintenir une espèce conchylicole parmi les plus petites:

Neolamprologus brevis

Petit conchylicole sociable et actif, il vit en couple et celui-ci reste souvent uni à vie. Il peut donc être indiqué pour les petits volumes.
Le mâle mesure environ 5 cm. La femelle, plus longiligne, reste plus petite ( ~ 3 cm )

Le bac qui l’accueillera sera décoré simplement: du sable, éventuellement quelques plantes ( toujours utiles à l’équilibre du bac ), une seule coquille que le couple partagera, et il n’est pas inutile de prévoir quelques petits tas de galets où pourront se réfugier les futurs alevins si vous désirez en garder.

Le sable doit être relativement fin et meuble, car Neolamprologus brevis aime en général creuser autour de sa coquille pour l’enterrer et la disposer à sa convenance…

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Neolamprologus multifasciatus

Ce conchylicole vit en colonies dans le lac, en réalité une succession de couples ou harems.

Le mâle fait 4 cm, alors que la femelle, qui détient à ce jour le record du plus petit cichlidé du monde, mesure environ 2.5 cm.

La vie d’une petite colonie avec sa hiérarchie, les parades entre mâles et la protection des alevins, offre un bac très intéressant à observer et toujours vivant.

Pour les petits volumes, il vaut mieux débuter avec un couple ou un trio, alors que dans les bacs plus conséquents il est préférable d’acquérir un groupe ( si possible d’origines différentes pour limiter la consanguinité )

Le bac sera garni de sable et d’un lit de coquilles ( ~ une par litre d’eau pour donner un ordre d’idée ). Dans la nature, ce sont des coquilles de Neothauma entassées sur plusieurs couches et figées par des concrétions calcaires qui leur offrent de multiples dédales à leur taille. On les remplace souvent en aquarium par des coquilles de bourgogne bien moins chères et tout aussi efficaces, et les N. multifasciatus tenteront de recréer leurs petits passages en creusant abondamment le sol.

Cichlidés très prolifiques: la progéniture aura tôt fait de rejoindre le couple initial et d’agrandir la petite colonie. Il ne faut pas se laisser envahir, et retirer régulièrement le surplus de jeunes, d’autant plus fréquemment que le volume du bac sera petit. C’est le moment d’initier vos amis aux cichlidés, ou de découvrir les bourses aux poissons!

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Neolamprologus similis

Il ressemble fort au Neolamprologus multifasciatus, ce qui lui vaut son nom. Il possède lui aussi une livrée rayée mais c’est le négatif de celle du N. multifasciatus: les bandes argentées étant plus fines que les bandes brunes.

Autres caractéristiques, les bandes se poursuivent sur le dessus de la tête et il est légèrement plus grand ( le mâle mesure 5 cm, la femelle 3 cm )

Il vit en petites colonies ( qui ne sont pas de l’ampleur de celles des N. multifasciatus ) dans des lits de coquille, mais à l’intérieur de cette colonie il vit en couple. On débutera donc avec un ou deux couples ou quelques juvéniles, et le bac sera aménagé comme pour N. multifasciatus.

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Neolamprologus kungweensis et Neolamprologus signatus

Deux espèces assez semblables tant par leur allure que par leur comportement, à tel point qu’elles furent confondues un moment.

La femelle Neolamprologus kungweensis possède une particularité: une ou plusieurs tâches noires cerclées dans la dorsale ( voir photo ci-contre )

Ces deux espèces vivent sur le fond vaseux du lac, et y creusent des galeries pour se dissimuler et nicher. Elles ne sont qu’occasionnellement conchylicoles. Cependant, il est difficile voire impossible de leur permettre ce comportement en aquarium, c’est pourquoi on peut placer de petits tuyaux en plastique enfoncés en biais dans le sable pour recréer leurs galeries. Sinon, elles se contenteront de coquilles.

A maintenir en couple, car les mâles se supportent difficilement. Vous pouvez acquérir quelques jeunes et laisser le couple se former, puis retirer les excédentaires, mais aussi ne prendre qu’un mâle et une femelle puisqu’ils sont aisément identifiables.

Mâle Neolamprologus signatus
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Dans des bacs de 100 à 200 litres, le choix s’élargit. Ces volumes sont déjà plus adaptés à la maintenance des cichlidés que les précédents. Il est possible de tenter la cohabitation de deux espèces qui n’occupent pas la même niche écologique ( une espèce conchylicole et une espèce pétricole ), mais elle peut être risquée. Il est sans doute préférable de se contenter d’une seule au début.
Aux cinq espèces déjà citées on peut rajouter:

Altolamprologus sp. compressiceps « shell »

L’Altolamprologus « miniature ». Six ou sept cm pour le mâle, quatre ou cinq pour la femelle.

La femelle est conchylicole. Surtout en aquarium, elle préférera une coquille aux anfractuosités rocheuses. Le mâle, plus grand, établit un territoire dans les pierres et a plus un comportement de prédateur.

Le bac qui les accueillera comportera donc un éboulis de pierres, et une plage de sable à l’avant avec quelques coquilles éparpillées. Eviter de leur adjoindre des pétricoles avec qui le mâle peut rentrer en concurrence, ou alors un couple formé qui peut avoir un territoire dans le coin opposé du bac. La cohabitation avec une espèce conchylicole est possible, mais il faut savoir que le mâle Altolamprologus exercera une prédation sur les alevins, et que la femelle sera peut-être trop dérangée pour pouvoir mener les pontes à bien.

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Neolamprologus ocellatus, Neolamprologus stappersi et Neolamprologus speciosus

Ces trois espèces sont très proches et ont quasiment le même comportement en aquarium. Conchylicoles de quatre à six centimètres, ils vivent en harems ( plusieurs femelles pour un mâle ) et ont un sacré tempérament malgré leur petite taille.

Le bac sera garni de sable fin parsemé de quelques coquilles, au moins une par individu.

Les femelles sont plus agressives que les mâles et défendent un territoire assez conséquent. Leurs coquilles doivent donc être séparées d’au moins 80 cm pour espérer les voir évoluer sans trop de conflits. On peut commencer avec un couple ou un trio pour les bacs les plus petits, ou un groupe de juvéniles pour les bacs de plus de 200 litres. Attention, je dis bien juvéniles, car dès qu’ils atteignent la maturité sexuelle, ils sont assez intolérants vis-à-vis de leurs congénères et peuvent harceler les dominés jusqu’à la mort.

Ces trois espèces creusent le sable autour de leur coquille pour l’enterrer verticalement. Seule l’ouverture reste visible, et une cuvette qui remonte ensuite en un monticule est aménagée devant. Cela permet de mieux camoufler l’entrée, et de ramener naturellement des particules de nourriture vers la coquille.
Ils pourront cohabiter avec une petite espèce pétricole dans des bacs d’au moins 1.20 m de façade.

Neolamprologus ocellatus
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Julidochromis ornatus, Julidochromis transcriptus et Julidochromis dickfeldi

Les Julidochromis sont des cichlidés élancés pétricoles très populaires parmi les aquariophiles et par conséquent ( à moins que ce ne soit la cause? ) très répandus dans le commerce.

Il existe plusieurs espèces: les deux premières citées sont les deux plus petites, et Julidochromis dickfeldi est une espèce de taille intermédiaire entre ces deux-ci et les deux plus grandes( J. regani et J. marlieri )

Ces trois espèces conviennent pour des volumes inférieurs à 200 litres. Ce sont des cichlidés joliment colorés qui vivent en couple. Le dimorphisme sexuel est très peu marqué, et ils sont assez agressifs intra spécifiquement. C’est pourquoi on préconise d’acquérir un groupe de cinq ou six individus juvéniles, et de laisser un couple se former. Lorsque le couple dominant commence à s’isoler, il devient de plus en plus agressif avec les excédentaires et il faut les retirer du bac rapidement. Deux couples peuvent cohabiter dans des bacs de plus d’1.50 m de façade.

Il leur faut un enrochement qui comportera le plus de cachettes, failles et anfractuosités possibles. Ils aiment s’y dissimuler, circuler dans les galeries rocheuses, et bien sûr y frayer. Attention, c’est un genre prolifique qui protège très bien sa progéniture, le bac sera donc rapidement envahi d’alevins de toutes les tailles…

Telmatochromis sp. temporalis « shell »

Un Telmatochromis bossu et de petite taille ( de 4 à 6 cm ). Les femelles plus petites ont une bosse moins prononcée et nichent en général dans des coquilles. Elles peuvent aussi choisir une cavité rocheuse.

On peut les maintenir en couple ou en trio en laissant une bonne distance entre les territoires des femelles qui sont assez agressives entre elles notamment lorsque les reproductions commencent.

Une espèce relativement peu maintenue et pourtant bien sympathique. Attention aux colocataires! Une espèce pétricole peut convenir, mais dans de trop petits bacs une autre espèce conchylicole serait trop dominée. Telmatochromis sp. temporalis « shell » a son petit caractère et sait faire respecter son espace vital…

telmatochromis-shell
Dans des bacs de 200 à 300 litres, on peut faire cohabiter avec succès deux ou trois espèces. Il y a bien sûr celles que l’on vient de passer en revue, et voici d’autres espèces en exemple ( ce sont les plus connues, mais il y en a beaucoup d’autres! )

Julidochromis regani , Julidochromis marlieri , Chalinochromis brichardi , Chalinochromis popelini et Chalinochromis sp. « Ndobhoi »
Les genres Chalinochromis et Julidochromis sont assez semblables tant au niveau morphologie que comportement.

Cichlidés pétricoles d’une dizaine à une quinzaine de centimètres, il leur faut comme pour les petites espèces Julidochromis, un bac bien empierré offrant de nombreux refuges.

De même, il est conseillé de commencer avec un groupe de 5-6 juvéniles et d’attendre qu’un couple se forme. Celui-ci sera ensuite très agressif envers ses congénères qu’il faudra enlever du bac.

Les Chalinochromis sont un peu moins prolifiques que les Julidochromis, mais beaucoup plus difficiles à trouver dans le commerce.
Attention à ne pas mélanger ces espèces entre elles en raison du risque d’hybridation!

Chalinochromis brichardi
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Neolamprologus caudopunctatus

Ce joli cichlidé au liseré jaune orangé est un pétricole et aussi conchylicole occasionnel en aquarium car la femelle choisit parfois une coquille comme substrat de ponte.

Il vit en colonie, et en couple à l’intérieur de cette colonie. Mais ne croyez pas pour autant qu’il soit pacifique avec ses congénères! Des altercations féroces ont lieu régulièrement pour la défense du territoire ou le maintien de la hiérarchie.

Même entre les membres du couple, les relations ne sont pas tendres! Le mâle mesure 6 ou 7 centimètres, la femelle est en général plus fine et un peu plus petite. On pourra commencer avec deux ou trois couples, ou un groupe de juvéniles.

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Telmatochromis brichardi, Telmatochromis vittatus et Telmatochromis bifrenatus

D’autres cichlidés élancés, mais qui ont de bien meilleures relations intra spécifiques. Ils vivent d’ailleurs en groupe, ou plutôt en famille ( ou harem )

Ils sont pétricoles et pondeurs sur substrat caché, mais sont conchylicoles occasionnels. En effet, la femelle peut élire une grosse coquille pour pondre.

Ce sont de bons colocataires pour une espèce conchylicole, ce qui leur laissera le territoire rocheux. Ces espèces sont intéressantes à observer car elles vivent en communauté avec une hiérarchie bien établie.

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Le  » complexe brichardi « : Neolamprologus brichardi & co.

Sous cette dénomination, on trouve de nombreuses espèces au comportement similaire: N. brichardi, N. pulcher, N. marunguensis, N. gracilis, etc.

D’une dizaine de centimètres, ces espèces sont reconnaissables à leur nageoire caudale en forme de lyre et à leur silhouette caractéristique.

La plus connue est sans conteste N. brichardi , la célèbre « Princesse du Burundi » à l’allure gracieuse. Elle est aussi la plus prolifique de toutes. Ces espèces sont pétricoles et très territoriales.
On aménagera donc un bac bien empierré pour un couple et sa progéniture. On peut leur adjoindre éventuellement un couple de Julidochromis par exemple, mais faites bien attention au choix des colocataires! L’espèce étant envahissante et dominatrice, on préfère en général les laisser seuls dans le bac. Surtout qu’avec l’apparition de jeunes, le spectacle est passionnant. Les plus grands gardent le territoire et protègent ainsi les plus petits, et la colonie s’agrandit! ( ce qui peut vite être un problème ).

D’autres espèces de ce complexe ne vivent pas en colonie mais en couple, à l’exemple de N. savoryi.

Neolamprologus brichardi
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Xenotilapia flavipinnis

Pour finir et pour changer, ni un conchylicole, ni un pétricole, mais un sabulicole! Ce poisson aux très beaux reflets aime donc le substrat sableux qu’il filtre pour trouver sa nourriture. Il lui faut donc une grande plage de sable fin qu’il nettoiera consciencieusement.

Les mâles sont assez agressifs entre eux, c’est pourquoi il est plus facile de maintenir cette espèce en couple. Dans ce cas, le volume indiqué convient.

Le hic, c’est que le dimorphisme sexuel est très peu marqué et il est quasi impossible de distinguer les mâles des femelles. A moins de vous procurer un couple formé, vous devrez donc acquérir quelques jeunes…

Ce cichlidé d’une petite dizaine de centimètres est d’autant plus intéressant qu’il pratique l’incubation biparentale. En termes clairs, les oeufs puis les larves sont pris en bouche par les deux parents alternativement pendant les premières semaines afin de les protéger des prédateurs. Cette forme de protection parentale est considérée comme la plus évoluée parmi les cichlidés, et elle est passionnante à observer pour l’aquariophile…

En contrepartie, on sera rigoureux sur la qualité de l’eau et l’entretien, car moins que les autres espèces déjà citées, il laissera passer les erreurs du débutant. Attention aussi au stress qui peut lui être fatal ( couvrez bien le bac notamment car c’est un excellent sauteur, et évitez les mouvements brusques qui le rendent « hystérique ». )

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Voici donc un tour d’horizon de quelques espèces que vous pouvez maintenir dans des bacs de moins de 300 litres. Au fur et à mesure de vos lectures et pérégrinations, vous en découvrirez bien d’autres qui ont autant d’attraits. Mais renseignez-vous bien avant de « craquer ». N’oubliez pas que si vous leur offrez les meilleures conditions de vie possibles, vos pensionnaires vous le rendront par leur beauté, leur comportement intéressant et leur longévité.

Pensez aussi que les poissons ne peuvent nous dire s’ils sont « bien », et que c’est donc à vous de veiller sur leur bien-être et de le faire passer avant vos envies. C’est peut-être la première base à donner!

Auteur : © Estelle
http://www.destin-tanganyika.com

Les différents lacs

Après avoir fait des recherches pour moi même, mais aussi pour mon lycée, je dois préparer des fiches, étant donné que je vais m’occuper du club aquario, j’ai fait une fiche sur les lacs Africains (principalement Lac Malawi , Victoria et Tanganyika).

Présentation :

Les grands types d’environnements aquatiques sont constitués par, les grand Lacs Africains, qui renferment de nombreuses espèces de poissons connus des aquariophiles mais pas toutes commercialisées actuellement, pour cause d’une immense faille tectonique, qui a interrompu le cours de certains fleuves.
Les Lacs Africains abritent, plus de 80% des espèces de poissons recensées sur le continent Africain.

Les trois plus grands lacs sont le Lac Tanganyika, Lac Victoria et le Lac Malawi. Ces lacs ne sont pas habités dans les eaux profondes et obscures car l’eau est très pauvre en oxygène.
Ces eaux sont associés d’un composant d’hydrogène sulfureux ce qui fait qu’il n’y a pas de vie dans ces zones sauf la vie bactérienne.

Les eaux proches des berges sont quant à elles extrêmement limpides et laissent pénétrer la lumière jusqu’à 20 mètres de profondeur la plus part du temps. Les bords de ces lacs sont rocheux, constitués de falaises et pouvant laisser des refuges aux poissons. Les Cichlidés sont pour la plupart à se partager cette zone des lacs.

Les trois lacs…

Lac Victoria :
Description :

Le Lac Victoria est le plus grand des trois, avec une superficie de 68.100km².
C’est dans ce lac que le Nil prend sa source pour une course de 5600km jusque la mer méditerranée.
La limpidité de l’eau est constituée d’algues planctoniques, et la lumière ne pénètre pas à plus de 8 m de profondeur
Sa faible profondeur et son rapport surface/volume, c’est ce qui le rend vulnérable au moindre changement climatique.

Au vu des sédiments du lac, on peut s’apercevoir que qu’il s’est asséché 3 fois depuis qu’il existe.
Le lac victoria possède un climat tropical, ce qui signifie que la température varie beaucoup. Selon les saisons, le vent envoie la masse d’eau vers le nord.

Composition des poissons du Lac Victoria :

500 espèces sont présentes, dont 300 endémiques du genre Haplochromis, et deux du genre Oréochromis (Oréochromis esculentus et Oréochromis variabilis).
La perche du Nil (Lates niloticus) et le tilapia du Nil (Oréochromis niloticus) ont été importés par l’homme.
Une espèce de protoptère vit dans ce lac (Protoptérus aethiopicus).
Depuis que le Lates niloticus est introduit, 300 espèces d’haplochromis ont disparu, ainsi que l’Oréochromis esculentus. Le Protopteurs aethiopicus est également en voie de disparition.

La composition physico-chimique de l’eau de cette faille est la suivante :

– pH de 7 à 9
– Température de 23 à 25°C selon les saisons
– Conductivité*de 90 à 150µ siemens/cm

Lac Tanganyika :
Description : 

Ce grand lac d’Afrique orientale, est situé à la limite du Zaïre.
Sa superficie est de 32.900, et elle est composée de deux fosses profondes de 1.400 m.
L’une au Nord, l’autre au Sud .
Contrairement au lac Victoria, la limpidité de l’eau, illumine le substrat jusqu’à une profondeur, de 20 à 25 m.
Aux environs des 200 mètres de profondeur, la vie humaine y est quasiment impossible, car il n’est pas enrichi en oxygène.
Dû au vent, durant des saisons, la remontée de ces eaux pauvres donne le droit à des pertes de poissons par milliers.

Ce lac est un lieu d’activité tectonique. Des expulsions d’air dans le lac peuvent atteindre les 180°, à cause de son chargement en minéraux.

Composition des poissons du Lac Tanganyika :

Les poissons vivants dans ce lac, sont principalement les Cichlidés : Julidochromis, lamprologus, Neolamprologus, Altolamprologus, Xenotilapia, Telmatochromis, Tropheus, et le Cyphotilapia.
300 espèces de Cichlidés sont connus dans le lac Malawi, et on en dénombre 150 autres espèces, non Cichlidés.

La composition physico-chimique de l’eau de cette immense réserve à Cichlidés est la suivante :

– dGH de 13 à 20
– pH de 8 à 9.5
– Température de 24 à 29°C près des berges
– Conductivité de 600 à 620 µ siemens/cm.

Lac Malawi :
Description :

Situé à l’ouest du Mozambique, ce vaste lac d’une surface de 26.000km² dont la profondeur atteint 760m le Lac Malawi, connait une faune différente des deux autres Lac Africains.
Le lac Malawi était nommé Nyassa autrefois. La limpidité de l’eau éclaire jusque 20/25 mètres de profondeur.

Composition des poissons du lac Malawi :

On dénombre, près d’un millier de Cichlidés dans ce lac, mais seulement un peu plus de 800 sont connus. Certains sont endémiques de ce lac : Labeotropheus, Pseudotropheus, Maylandia, Melanochromis, Copadichromis, Labidochromis, Protomelas, Placidochromis, Cyrtocara, Cynotilapia.

La composition physico-chimique de l’eau de cette vaste faille est la suivante :

– dGH de 7 à 11°
– pH de 7.5 à 8.5
– Température de 23 à 27°C selon les saisons
– Conductivité de 200 à 300µ siemens/cm

© textes de kazi pour AQUA débutant

Laetacara curviceps

Laetacara curviceps

Photo source

Habitat naturel..

Il est connu uniquement dans le bassin de l’Amazonie brésilienne.
Dans la nature, il vit dans des régions boisés, dans les affluents lents et les marécages au large des principales « rivières canaux ».

pantanal- marecages

Photo source

Description

Le mâle mesure 8/9 cm et la femelle 6/7 cm environ.
Les mâles adultes ont tendance à être légèrement plus gros que les femelles, et de développer une dorsale plus pointue ainsi que sur la ventrale et les nageoires anales.
La tache sombre dans la nageoire dorsale est généralement plus grande chez les femelles.

Cette belle petite espèce était auparavant incluse dans les genre Aequidens et désignée comme telle, dans la littérature ancienne.
Le genre Laetacara a été érigé en 1986. c’est un dérivé de « Laetus » (en latin veut dire heureux).

Cela a été revu avec les espèces souvent désignées comme « Acaras » (sourire), en référence aux marques distinctives autour de la bouche.
Il y a une poignée d’espèces non décrites qui ont été provisoirement placées dans le genre.
L. sp. « Buckelkopf » et L. sp. « Orangeflossen » en particulier, et qui maintenant, ont atteint un certain degré de popularité chez les amateurs de petits Cichlidés Américains.

L. curviceps est à juste titre le plus populaire du genre.
Il est bien familier à la plupart des amateurs.
Les poissons sauvages existent dans plusieurs formes de couleur différentes en fonction de la localité d’origine.
Ils sont cependant encore difficile à trouver dans le commerce.

Maintenance

Température : de 24 degrés à 29 degrés
pH : Il préfère des conditions légèrement acides, dans la plage de 5,5/7,0.
GH : de 2 à 10

C’est un petit cichlidé de nature très calme, on peu le maintenir avec des Tetra, petits Characidés etc.. en bac communautaire.
Un couple peut être maintenu dans un aquarium à partir de 60 litres.
Il sera nettement plus à l’aise dans un bac faiblement éclairé avec un sol sombre.
Des plantes flottantes seront les bienvenues non seulement au niveau de la lumière qui sera plutôt tamisée, mais aussi, aura la qualité de rendre L. curviceps moins timide.
Il ne détruit pas les plantes.

La décoration du bac sera constituée de quelques racines afin de simuler son habitat naturel.
Des pierres plates devraient également être ajoutées. Celles-ci fourniront un lieu de frai.
Tout mouvement de l’eau devrait idéalement être réduit au minimum. Donc un filtre pas trop puissant non plus, uniquement trois fois le débit du bac serait suffisant.
Mais il est nécessaire tout de même que l’eau soit filtrée correctement afin de ne pas accumuler des déchets azotés, car l’espèce y est sensible.

Nourriture

Omnivore il mange de tout, mais les nourritures vivantes ou congelées sont toujours appréciées et sont excellentes pour eux. L’important étant de varier. Mais ceci reste valable pour pratiquement toutes les espèces de poissons.

Reproduction

Les couples se forment au début et peuvent rester fidèle sur une longue période.
Les œufs sont généralement placés sur une feuille horizontale ou une pierre plate.
Les parents s’occupent des oeufs.
Il est possible parfois d’obtenir une couvée avec succès dans un aquarium communautaire. Il faut très souvent plusieurs tentatives, deux ou trois, avant que le couple réussit à conserver et s’occuper de sa progéniture.

La plupart des poissons disponibles dans le commerce sont élevés en captivité dans des fermes commerciales.
Attention « L.curviceps » est assez semblable en apparence et étroitement lié à « L. dorsigera », les juvéniles des deux espèces en particulier, étant souvent confondus dans les magasins.
En cas de doute, examinez la structure latérale du poisson : « L. curviceps » possède une bande latérale sombre qui s’étend sur toute la longueur du corps.
Avec « L. dorsigera » cette bande se termine à la moitié de la tache latérale. Elle est remplacée par au moins cinq lignes verticales sur la moitié arrière du corps.
Cette différence devrait être évidente, même sur des poissons très jeunes.
« L. curviceps » possède une coloration bleutée alors que l’ensemble de « L. dorsigera » est à dominante rouge, en particulier sur surface ventrale.

©Texte framboizz pour AQUA débutant

Apistogramma cacatuoides

apisto

 

Afin de bien aménager un aquarium biotope destiné à Apistogramma cacatutoides, il est indispensable de connaitre son habitat naturel.

Cichlidé nain que l’on retrouve en Amérique du sud, bassin de l’Amazone entre 69° et 71° ouest
Température retrouvée sur place de 27 à 28 degrés et parfois même dans leur habitat naturel à certains endroits, entre 30 et 32 degrés.
Durant la saison des pluies, par-contre cette température peu chuter jusqu’à 22 degrés, mais c’est souvent très peu de temps et la température remonte très vite.
Le mâle mesure entre 7 et 10 cm environ
La femelle mesure entre 4 et 5 cm environ

Pour installer un biotope avec des Apistogramma cacatuoides

Démarrez avec un bac d’un volume de 120 litres pour un trio : un mâle et deux femelles.
Une filtration de 3 à 4 fois le volume du bac par heure.
Ph de 6,5
KH de 3
Gh de 5
Température entre 25 et 27 degrés

On peut mettre des feuilles de chêne dans l’eau, un sol de couleur foncée avec des racines de tourbière.
Les plantes :

Des Limnobium laevigatum pour la surface, cette espèce est présente de manière naturelle dans le bassin amazonien, pareil pour Hydrocotyle verticillata qui formera quelques jolis bouquets et apportera une belle touche de vert.
Même si elles ne sont pas présentes dans le biotope du cacatuoides, il est possible aussi d’ajouter quelques massifs d’Alternanthera reineckii, dont les parties supérieures virent au rouge dans de bonnes conditions d’éclairage.

Poissons compatibles

Bien qu’ils cohabitent en milieu naturel et surtout pendant la sécheresse, on évite les mélanges de divers Apistogrammapour limiter les risques d’hybridation. (A.agassizi, A.cacatuoide, A. eunotus, cohabitent dans leur milieu naturel ensemble, avec le Paracheirodon innesi « neon »).
Possibilité de cohabitation :
Pour la surface, 5 à 8 Carnegiella myersi, ou Carnegiella strigata le cas échéant.
En pleine eau , 10 à 15 Paracheirodon innesi (attention ceux-ci s’attaquent volontiers et avec efficacité aux alvins obtenus de manière naturelle dans l’aquarium; il ne faudra donc pas trop compter dans ce cas-ci sur beaucoup de reproductions réussies dans ces conditions).
Pour le sol, vous pouvez ajouter un petit banc de Corydoras aeneus minimum 5 ou 6 Corydoras, car cette espèce est retrouvée en abondance dans une grande partie de l’Amérique du Sud.

© Texte : framboizz pour AQUA débutant

Aequidens pulcher

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Photo source

Petite histoire de l’habitat naturel…

Cichlidé d’origine d’Amérique du sud, appelé communément « Acara bleu »
On le retrouve principalement dans les bassins de la rivière Magdalena et le fleuve Orénoque où il vit à la fois dans les eaux stagnantes et troubles ainsi que dans les eaux claires et limpides de ruisseaux.

• La Magdalena est le fleuve le plus important de Colombie. Il coule dans une large vallée entre les cordillères centrale et orientale des Andes colombiennes, en direction du nord à travers tout le pays et se jette dans la Mer des Caraïbes.
L’affluent principal de la Magdalena est le río Cauca, mais il a d’innombrables autres affluents tout au long de son parcours. Ses affluents ayant titre de rivière sont plus de 500, à quoi s’ajoutent quelque 2000 ruisseaux.
Outre le Cauca, les principaux affluents sont le río Cesar et río Funza.

• L’Orénoque, en Espagnol « río Orinoco », est un fleuve du Venezuela et de Colombie, en Amérique du Sud. Il prend sa source dans la Sierra Parima (Plateau des Guyanes) et se jette dans l’océan Atlantique par un delta de 25 000 km². Il arrose les villes vénézuéliennes de Ciudad Bolívar et Ciudad Guayana.
Les eaux de l’Orénoque se séparent dans deux bassins versants. La branche nord constitue l’Orénoque proprement dit, la branche sud est un défluent qui prend le nom de Canal de Casiquiare et est naturellement relié à l’Amazone via le Rio Negro.
Les Principaux affluents de L’Orénoque sont :
• Rive gauche : Meta, Guaviare, Apure, Arauca, Vichada, Capanaparo, Tomo, Cinaruco.
• Rive droite : Río Ventuari, Caura, Caroní.

Description

Le mâle mesure jusqu’à 16 cm et la femelle environ 11 à 12 cm.
Les mâles de plus de 3 ans développent une bosse frontale.

l’Aequidens pulcher présente un corps trapu avec un rétrécissement assez marqué au niveau du pédoncule caudal. Comme pour beaucoup d’autres cichlidés, le mâle présente une nageoire dorsale se terminant en pointe alors qu’elle est arrondie chez la femelle. Son corps est plutôt argenté avec des reflets bleutés et présente une tache noire bien visible à la moitié du corps. Le bord des nageoires a une fine lisière orange.

Maintenance

Un aquarium de 150 à 200 litres pour un couple pas moins…

Température de 25 à 30°C (préférence pour long terme à 23°C)
pH de 6 à 8
GH de 6 à 20
Vit 10 à 12 ans
Attention de le maintenir « si c’est en grand bac communautaire » avec des poissons de belles tailles car les petits poissons seraient pris pour de la nourriture.
Idéalement, utilisez du sable fin comme sol de fond avec des roches, des racines.
L’utilisation de plantes pour créer des cachettes est approprié.
l’Acara bleu aime les aquariums plantés, en particulier ceux qui offrent une haute protection, mais ils aiment aussi déraciner les plantes.
Attention toutefois de choisir espèces de plantes robustes ou utilisez des plantes flottantes uniquement.
La Sagittaria et la Vallisneria sont connues pour survivre dans les bac d’Aequidens pulcher.

Nourriture

Il mange de tout… C’est un très très grand gourmand… Il faudra cependant intégrer dans son régime alimentaire une part de nourriture de qualité vivante.
On pourra lui donner des vers de vase, des crevettes d’eau douce ou des petits morceaux de crevettes marine, des vers de terre hachés, des morceaux de moule etc…
Il mange aussi la nourriture séché..

Reproduction

Ce poisson est Ovipare. A 28°C environ Le couple va parader pendant quelques jours en tremblotant sur place près de la pierre sur laquelle ils vont pondre.
Les parents s’occupent des oeufs (La ponte peut comporter jusqu’à 500 œufs) et des alevins qui nagent après une dizaine de jours. Pendant tout ce temps, les parents vont les cacher.
Les alevins sont capables de se nourrir de proies vivantes immédiatement.

©Texte framboizz pour AQUA débutant