Le mythe de l’amnésie du poisson rouge

ob_17646a_poisson-rougeUne croyance populaire attribue au poisson rouge une mémoire de quelques secondes. Il n’en est rien.

Que représentent neuf secondes ? Le temps de dire « anticonstitutionnellement » trois fois, de lire un millionième d’A la recherche du temps perdu de Proust, d’écouter les premiers accords de Revolution par John Lennon et George Harrison. Ce serait aussi, selon une légende urbaine tenace, tout ce dont un poisson rouge puisse se souvenir. Au point que la « mémoire de poisson rouge » est devenue une périphrase pour qualifier, dans le langage courant, une personne à tendance oublieuse.

En 2015, une étude réalisée par Microsoft au Canada affirmait que la capacité moyenne de concentration de l’être humain était de huit secondes, moins donc, que la soi-disant mémoire du poisson rouge. Cette étude, abondamment relayée dans les médias français et aujourd’hui controversée, a contribué à asseoir la légende.

Pourquoi c’est faux ?

Depuis 1994, l’on sait pourtant que la réputation d’amnésie du poisson rouge est usurpée. La très sérieuse National Institutes of Health s’est longuement penchée sur les capacités cognitives du Carassius auratus, et a publié les résultats d’une expérimentation de quatre semaines dans le non moins sérieux journal de la National Library of Medicine. Philip Gee, à l’origine de cette expérience, a entraîné les poissons rouges à activer un levier leur permettant de se nourrir. Il en a déduit qu’ils étaient « capables de s’adapter aux circonstances et d’apprendre ».

Quelques années plus tard, en 2011, des scientifiques israéliens ont nourri des poissons rouges pendant vingt-huit jours en associant un son à leur repas. Une semaine plus tard, les poissons se précipitaient sur la nourriture lorsqu’ils entendaient le son associé. Six mois plus tard, en revanche, les poissons se montraient indifférents au son proposé par les chercheurs. Un laps de temps bien éloigné des neuf secondes de mémoire fatidiques qu’attribue aux poissons rouges la croyance populaire.

Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre

PARU DANS LE MONDE | 

Vivre en banc oui, mais de facon judicieuse..

Des chercheurs ont étudié le fonctionnement de la vie en banc chez les Nez rouge (hemigrammus rhodostomus). Il en ressort  trois grands principes dans processus social :

  • à tout moment, un poisson ne prête attention qu’à un très faible nombre de voisins, et ces derniers changent constamment.
  • quand un groupe n’est formé que de deux ou trois sujets, chaque poisson est influent 30% du temps. Dans un groupe de cinq sujets, il l’est à 62% du temps.
  • les poissons ne suivent pas forcément l’influence de leur plus proche voisin comme on pourrait le croire.

Cela signifie qu’un banc ne fonctionne pas avec un ou plusieurs leaders. Chaque membre du groupe peut être leader, puis ne plus l’être l’instant d’après. Chaque poisson suit le mouvement d’un ou deux de ses voisins, mais pas nécessairement les plus proches. Ce processus rend le banc imprevisible et évolutif, même lorsque certains membres manquent.

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Magazine l’aquarium à la maison n°125

Les espèces les plus sensibles à l’ammoniac

Des chercheurs ont classé les poissons en fonction de leur sensibilité à l’ammoniac.

En régle générale, les poissons amazoniens sont plus sensibles que ceux du reste du monde.

1 : Le Paracheirodon axelrodi est l’espèce la plus sensible des poissons amazoniens.
2 : Les Corydoras spp. et les Oscars (Astronotus ocellatus) semblent être presque immunisés..

Cela signifie que pour maintenir des poissons amazoniens sur le long terme, il est impératif de faire attention à la filtration de l’aquarium.

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Le Cardinalis

 

 

Source : magazine L’aquarium à la maison

L’agressivité des Scalaires..

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Photo source

Le Pterophyllum scalare, notre ami et joli scalaire, est un cichlidé qui se montre parfois très agressif envers ses congénères.

Oui mais pourquoi ce comportement ? il semblerait que les chercheurs ont trouvé..

En effet, les scalaires vont chercher à établir une hierarchie sociale.
Ils vont alors utiliser des signaux dit chimiques.

Les chercheurs se sont aperçus que les signaux de communication de ces derniers, étaient un peu perdus lors de changements d’eau importants (plus du tiers du volume de l’aquarium). De ce fait les scalaires deviennent plus agressifs pour rétablir au plus vite une communication et la hierarchie.

Pour cette espèce, il est donc maintenant conseillé de faire de petits changements d’eau et un peu moins souvent si le niveau de nitrate est bon dans les paramètres de l’eau afin d’éviter les conflits au sein du groupe.