Les poissons rouges en général

Les poissons rouges – Carassius auratus auratus

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Les variétés : :

Le poisson rouge, dont le vrai nom est carassius auratus auratus, comprend plusieurs variétés. Il s’agit effectivement d’une unique espèce, qui par sélection de certaines caractéristiques, a donné de multiples variétés.

Les plus connues sont les suivantes :

– Le poisson rouge commun, au corps allongé et aux nageoires courtes.
– La comète, avec une nageoire caudale plus allongée
– Le ryukin a un corps ramassé et le dos voûté, la tête plutôt pointue, une nageoire dorsale très haute, et une queue double.
– Le queue de voile à des longues nageoires, surtout la queue, qui a la forme d’un rideau plissé.
– Le queue en éventail a une très longue queue quadruple entièrement fendue.
– Le poisson œuf a un corps de forme arrondie et n’a pas de nageoire dorsale
– L’oranda a un corps massif, une tête ronde surmontée d’une protubérance (tumeur bénigne), des nageoires de petites tailles.
– Le tête de buffle et le tête de lion sont 2 variétés très proches. Ils ressemblent à l’oranda, mais n’ont pas de nageoire dorsale.
– Le « tête de lion » a le dos droit et la queue dans le prolongement du dos, alors que le tête de buffle a le dos rond, et la queue plus basse.
– Le télescope se reconnaît à ses yeux protubérants et dirigés vers les côtés. Il est à noter que ce poisson est quasiment aveugle.
– Le céleste est une variété très ressemblante, mais les yeux sont dirigés vers le haut.
– L’uranoscope (appelé aussi bubble eyes) a sous les yeux d’impressionnantes poches remplies de liquide, et au fur et à mesure que les poches se forment, les yeux se dirigent vers le haut. Il a un corps allongé, un dos plat, et n’a pas de nageoire dorsale. Les poches, si elles sont percées ne repoussent pas
– Le perlé a un corps très rond et une petite tête pointue. L’impression de perles est donnée par des écailles bombées. Si certaines écailles sont abîmées, elles repoussent plates.

Plusieurs variétés peuvent se retrouver chez un poisson car tous les croisements sont évidemment possibles.

Les poissons appelés poissons japonais dans beaucoup d’animaleries sont souvent des poissons à voiles, dont les formes ne sont pas assez affirmées pour être appelés ryukin ou queue de voile ou queue en éventail.

La couleur :

Le poisson rouge peut être rouge, orange, jaune, noir, blanc, calico (rouge, blanc et noir), argenté, bronze, incolore….

Si vous achetez un poisson de couleur avec les nageoires ou le bout des nageoires de couleur noire, méfiez-vous, il peut s’agir d’un poisson qui n’a pas encore sa couleur définitive et le noir laissera la place à une autre couleur. Effectivement, le poisson rouge naît de couleur grise, puis il devient noir, puis ce noir s’éclaircit progressivement, du ventre vers les nageoires.

L’ACHAT :

Lorsque vous achetez votre poisson rouge, choisissez le vif, dans un bac qui ne comprend pas de poisson malade (ni mort, bien entendu). Vérifiez qu’il n’a pas tendance à remonter à la surface quand il s’arrête de nager (problème de vessie natatoire) ou, qu’il ne passe pas du temps sur le sol (poisson malade). Ses écailles ne doivent pas présenter de blessure. Son ventre ne doit pas être creusé.

Si vous avez déjà d’autres poissons dans votre bac, gardez les nouveaux arrivants dans un bac de quarantaine pendant environ 3 semaines, afin de pouvoir vérifier leur bonne santé

LE POISSON ROUGE EN COMMUNAUTE :

N’achetez jamais un poisson rouge seul, il faut au minimum un duo. Il supporte très mal la solitude et aime vivre en groupe.
Les poissons rouges communs et les comètes sont des poissons très vifs, qu’il ne faut normalement pas faire cohabiter avec des variétés fragiles comme par exemple les télescopes, uranoscopes ou orandas, surtout dans un bac de taille petite ou moyenne. Effectivement, les poissons plus fragiles ou malhabiles seront stressés par ceux beaucoup plus vifs, et seront plus sensibles aux maladies. Ils peuvent aussi être blessés dans les courses-poursuites que les premières espèces citées affectionnent.

Pensez aussi que lors des distributions de nourriture, les poissons n’auront pas tous la même facilité à accéder aux aliments. Ne faites pas non plus cohabiter des poissons rouges avec des poissons d’eau chaude. Ils souffriraient de la température.

L’AQUARIUM :

Le poisson rouge est souvent le premier poisson que l’on possède ou que l’on offre à nos chères têtes blondes. Et nous avons tous en tête l’image du poisson rouge dans son bocal et qui demande peu d’entretien.

Le poisson rouge est effectivement peu exigeant quant aux qualités chimiques de l’eau (pH et dureté). Seulement, si nous voulons offrir à ce poisson un bac dans lequel il puisse vivre correctement, nous ne pouvons nous contenter de ce petit bac, trop exigu et trop vite pollué (nitrites, nitrates).

La taille du bac :

Un poisson rouge peut vivre 15 ans et atteindre une taille de 15-20 cm en aquarium (plus en bassin). Il a donc besoin de place pour pouvoir grandir normalement.

L’équipement :

Votre aquarium doit être équipé d’un bon filtre, car le poisson rouge est un gros pollueur.

Ce poisson d’eau froide a besoin d’une eau très oxygénée, donc la sortie du filtre doit être dirigée vers le haut, afin de mieux brasser l’eau en surface.

De même, un bulleur n’est pas forcément un luxe, surtout en été quand la température de l’eau augmente et que la teneur en oxygène de l’eau se réduit.

Enfin, un thermomètre placé à un niveau intermédiaire dans le bac est très utile, voire indispensable lors des changements d’eau hebdomadaires.

Les plantes :

Le bac doit être planté. Pour plusieurs raisons : D’abord les nitrates sont utilisés par les plantes ce qui permet d’être moins envahi par les algues. Ensuite, les plantes oxygènent l’eau la journée. Enfin, certaines plantes tendres sont un complément alimentaire indispensable pour ces poissons.

Les plantes décoratives et non consommables par les poissons rouges sont l’anubia, la cryptocoryne, la ludwigia repens (très jolis massifs), la fougère de java, l’echinodorus, etc.

Par contre, l’elodea (ou egeria) densa est consommée par les poissons. Elle pousse très vite, et il suffit d’en replanter un petit bout pour voir repousser une grande tige.

Il est conseillé de ne pas mettre de sol nutritif dans un bac de poissons rouges car ils passent leur temps à chercher de la nourriture dans le sol. Mais avec un peu d’engrais, les plantes poussent très bien.

Pour que les plantes poussent correctement, un bon éclairage est nécessaire.

L’eau :

Comme cela a été précisé plus haut, le poisson rouge n’est pas très exigeant quant à la composition de l’eau. Il préfère tout de même une eau à pH entre 7 et 8, et à une dureté comprise entre 10 et 16TH.

La température idéale en aquarium est comprise entre 20 et 25°C, mais le poisson rouge peut supporter des températures plus hautes (en été) ou plus basses, du moment où le changement de température se produit progressivement.

Si la température augmente trop, veillez à ce que l’eau soit bien oxygénée.

Les renseignements donnés ici sont typiques des poissons rouges, mais ne peuvent dispenser de se renseigner sur le cycle de l’azote et la mise en fonctionnement d’un bac (dont nous ne parlerons pas ici), cette procédure étant la même quel que soit le type du bac

L’entretien :

L’aquarium de poissons rouges nécessite un entretien régulier car ces poissons produisent une grande quantité d’excréments, et de nombreux petits morceaux de plantes mâchés peuvent rapidement joncher le fond du bac.

Il est donc nécessaire chaque semaine de changer environ 30 % de l‘eau en siphonnant bien le fond pour récupérer le maximum de déchets. Parfois cela n’est pas suffisant car les poissons en fouillant le sol enterrent les déchets, et il peut être utile d’aspirer les déchets dans le sol avec un petit aspirateur d’aquarium.

Il faut régulièrement vérifier l’état du filtre, et rincer les mousses par moitié avec de l’eau du bac (pas d’eau du robinet, pour ne pas détruire les bactéries présentes dans le filtre).

Pensez évidemment à vérifier la température de l’eau de remplacement, et à la traiter avec un conditionneur ou à la laisser reposer 24h avant de la mettre dans le bac.

LA NOURRITURE :

Le poisson rouge est omnivore. Il ne peut se contenter de nourriture en paillettes ou en granules. Pour le nourrir correctement, vous devez lui donner régulièrement :

De la nourriture d’origine animale : :
Il s’agit d’artémias, des vers de vase, des tubifex, que vous trouverez congelés dans les animaleries (préférez les aliments congelés à ceux déshydratés).

Les daphnies sont très bonnes pour le transit et peuvent être aussi distribuées chaque semaine.

Les végétaux :

Ils sont très importants, d’autant plus pour certaines variétés à corps court dont le transit intestinal est mauvais. Vos poissons ont besoin de végétaux.

Les épinards congelés, coupés en tout petits bouts sont très appréciés. De même, la laitue, la courgette et le concombre sont de bons aliments. Ils sont pochés puis placés dans le bac. La laitue flotte, il est donc utile de la coincer sous un décor, sous peine de la voir boucher l’arrivée du filtre. Les restes d’aliments seront retirés du bac au bout de 24h.

De même, n’oubliez pas de planter dans votre bac de l’égéria densa. Ainsi, le jour où vous n’avez pas le temps de préparer des légumes pour vos écailles, elles pourront se servir par elles-mêmes.

La distribution :

Les poissons rouges n’ont pas d’estomac et leur donner une grosse quantité de nourriture quotidienne peut leur être très préjudiciable. Il est préférable de leur donner de petites quantités plusieurs fois par jour.

Toutes les variétés n’ayant pas la même mobilité, il est aussi impératif de vérifier que tous les poissons ont à manger. Les variétés les plus malhabiles prendront très vite l’habitude de demander leur nourriture en se tenant à l’écart des plus rapides.

Enfin, il est conseillé de laisser jeûner les poissons une fois par semaine. Si vous partez en vacances, évitez les blocs vacances. Ils sont très polluants, et les poissons rouges peuvent se rendre malades en essayant d’avaler le bloc. Vos poissons peuvent rester plusieurs jours sans manger, et si votre absence est trop longue, vous pouvez toujours investir dans un distributeur que vous remplirez de granulés (pas de paillettes, elles peuvent se coller avec l’humidité).

LA REPRODUCTION :

La différenciation sexuelle :

Elle est difficile à observer en dehors de la période de reproduction. Voici tout de même les différents critères :

La femelle a le corps plus arrondi que le mâle et des nageoires plus courtes.

La séparation entre le corps et la tête est marquée chez le mâle par un léger creux alors que chez la femelle, il y a une continuité de l’arrondi.

Au niveau de l’anus, on peut observer une (très) petite protubérance chez la femelle, et un (très) petit creux chez le mâle.

En période de reproduction, le mâle présente des boutons de noces sur les opercules branchiaux et la base des nageoires pectorales. La nageoire dorsale peut devenir légèrement granuleuse.

La reproduction :

Il faut un aquarium de 150L minimum (le double pour les variétés de haut lignage), avec une eau très propre. Le bac doit être peu profond.

Pour simuler le printemps, la température peut être légèrement élevée (+3°C avec un maximum de 26°C) et la luminosité augmentée. Le bac doit contenir des plantes, de préférence à larges feuilles.

Il est préférable d’avoir 2 mâles pour 1 femelle car la femelle pond beaucoup d’œufs et un seul mâle peut ne pas suffire à les féconder.

La cour peut durer plusieurs jours. Le mâle poursuit la femelle en lui tapotant les flancs ou la pourchasse dans tout le bac.

La ponte a généralement lieu au petit matin, mais peut se prolonger sur plusieurs heures avec des épisodes de cour entre chaque ponte. Lorsque les œufs sont pondus et fécondés, les parents doivent être retirés car les œufs sont un repas très apprécié par les poissons affamés. Les œufs vont éclores au bout d’environ 6 jours.

Quelques jours plus tard, les alevins nagent, il faut alors penser à les nourrir, avec par exemples des nauplius, du jaune d’œuf réduit en poudre ou des infusoires. Il est important que les alevins aient à manger très souvent, mais une suralimentation entraînerait une pollution de l’eau. De toute façon une partie de l’eau doit être changée tous les jours. 2-3 jours plus tard, on peut passer à une nourriture légèrement plus grosse, en sachant que les aliments ne doivent pas dépasser en taille celle des yeux des alevins.

belphegor © AQUA débutant

Respect du poisson rouge

Nombreux sont ceux qui viennent partager la passion des aquariophiles les plus acharnés en débutant avec un ou deux poissons rouges… Ces derniers ont en effet pour leur grand malheur la faculté de survivre à des conditions largement inadaptées, et les médias contribuent, ente autres, à diffuser l’intolérable image du poisson rouge dans sa boule. Les préjugés ont la vie dure… Vous comprendrez très vite, en vous donnant la peine de poursuivre votre lecture, qu’il mérite bien mieux que cela.

Vous ne trouverez pas dans cet article un catalogue des (nombreuses) variétés du Carassius Auratus qui, rappelons-le, a été „domestiqué“et sélectionné depuis plus de 2500 ans, mais un certain nombre d’informations qui ont pour but de mieux le connaître dans son ensemble et donc mieux le respecter.

L’origine du poisson rouge est sans nul doute asiatique, mais il a colonisé des biotopes entiers au détriment des espèces locales grâce à ses facultés d’adaptations ! C’est un proche cousin de la carpe, de laquelle on le différencie par l’absence de barbillons chez le poisson rouge.

Maintenu dans des conditions adéquates, il peut vivre une vingtaine d’années, certains spécimens ayant plus de 40 années de vie à leur actif ! Vous comprendrez pourquoi les personnes qui se targuent d’avoir gardé en vie un poisson rouge pendant 4 ou 5 ans dans une boule sont loin de s’imaginer avoir fait subir un calvaire à leur animal… Parfois par manque d’informations, parfois par manque de respect total pour le poisson en lui-même (et oui, ça existe…). De même, sa taille plus que respectable lorsqu’il est maintenu en bassin comparé à sa taille en aquarium suffit à nous persuader de la nécessité d’un litrage bien plus conséquent que celui que l’on veut bien lui attribuer en général… Du simple au double !

A ce genre d’évidences, on oppose encore bien trop souvent des arguments du type „il grandit en fonction de l’aquarium, donc si le bac est petit le poisson restera petit « sous-entendu » « il suffit d’un petit volume puisqu’il ne grandira pas“ . Or des poissons dont la croissance est tronquée voient leur espérance de vie diminuer d’autant… Et cela n’est pas sans rappeler, il n’y a pas si longtemps encore, ces pauvres Chinoises de certaines régions, dont on bandait les pieds pour stopper leur croissance : on peut assimiler cela à de la mutilation.

Ce que l’on voit encore trop souvent !

Du fait de sa rondeur même, la boule est à proscrire pour toutes les écailles : c’est extrêmement stressant pour le poisson de pouvoir être vu de tous côtés.

Les très faibles volumes, boules comme petits aquariums, ont en commun un équilibre plus que précaire : les températures varient trop vite, la moindre pollution extérieure (nicotine, pulvérisations de produit etc…) peut avoir des conséquences dramatiques, et les pollutions internes (déchets des poissons, nourriture) s’accumulent si vite qu’elles n’en sont pas moins graves. Qui plus est, beaucoup plus grave encore, la faible surface de l’eau rend les échanges gazeux quasi inexistants, limitant l’oxygène alors que le poisson rouge en a grand besoin…

Est-il utile de revenir sur le problème de la taille du bocal par rapport à celle du poisson rouge adulte ? Imaginez-vous dans des chaussures de pointure 23 depuis votre plus jeune âge… vous comprendrez aisément où je veux en venir.

Vers une meilleure maintenance du poisson rouge

La cuve

Elle ne doit pas faire moins de 100l pour deux à trois poisson rouges, selon les variétés, ni même pour un seul car ils ont besoin d’un espace de nage minimum. Je vois déjà les réfractaires ricaner en lisant cela… Développons, alors : le poisson rouge atteint la taille de 18 cm en moyenne en aquarium, contre près de 40 cm en bassin, de la tête à la base de la queue, sans compter la queue elle-même! Eh oui, nous parlons bien de ce petit mignon que animaleries ou foires vendent dans les 4-5cm…

C’est un poisson qui a besoin de nager et qui, sociable, se sentira mieux en groupe à défaut d’être véritablement grégaire. En outre, comme il s’agit d’un poisson à dominante herbivore, c’est un gros pollueur. Qui dit pollution dit nitrates, donc mort certaine à plus ou moins long terme dans des petits volumes qui plus est bien souvent mal équipés. Il est donc nécessaire de prévoir un minimum 50l par poisson, selon l’espèce. CQFD

La température 

Elle se situe idéalement autour des 18°, même si le poisson rouge supporte quelques pics à 25° maximum. Dans ce cas, il est absolument nécessaire de disposer d’un aérateur pour augmenter le taux d’oxygène dans le bac (voire dans le bassin pendant les périodes de canicules que nous commençons à connaître en France).

Rappelons d’ailleurs que le poisson rouge le moins „évolué“/sélectionné passe sans problème l’hiver dehors pour peu que le bassin ait une profondeur suffisante (100cm) pour rester hors gel au fond. Les poissons japonais ou à voiles, doivent, eux, passer l’hiver à l’intérieur vers 12-15°. Comme tous les poissons, il est sensible aux chocs thermiques, et les changements d’eau doivent se faire à une température proche ou au goutte à goutte (cf article sur l’acclimatation et les changements d’eau dans la rubrique eau)

La dureté

La dureté et le pH importe peu au poisson rouge qui ‘adapte aisément si l’acclimatation est faite correctement ( nous y reviendront ou lien vers le paragraphe ? ). Il apprécie cependant une eau plus dure que acide.

L’éclairage

Surtout précieux pour les plantes, l’éclairage est aussi nécessaire aux poissons pour marquer des rythmes jour/nuit. Sa puissance en watts a moins d’importance que la quantité de lumens (cf article sur l’éclairage) qu’il fournit, car pour le même nombre de watt, les lumens varient sensiblement.

Néanmoins, le calcul des watts par litre d’eau permet d’avoir une idée approximative. Sa puissance dépendra des exigences des plantes, pouvant varier de 1w/2l d’eau (éclairage intense) à 1w/4l d’eau (éclairage faible), sur une durée de 12h par jour consécutives sous peine de voir apparaître des algues ou de troubler les poissons.

La filtration

Elle se doit d’être conséquente : pour des poissons tropicaux dits „d’ornementt“, on parle de 3 fois le volume du bac/ heure. Pour le poisson rouge, il doit être d’au moins 4 à 5 fois le volume/heure !

La nourriture

Il est bon de nourrir en très petites quantités, plusieurs fois dans la journée, avec des jours de diète salvatrice. Cela, associé à une alimentation adaptée, évite bien des soucis de vessie natatoire.

Bien que omnivores, ce sont avant tout des brouteurs d’algues. Cela leur a valu une autre triste réputation : celle de ne pouvoir être maintenus qu’avec des plantes artificielles… car dévoreurs et destructeurs de vraies !

Pourtant, ils en ont un réel besoin nutritionnel, et une simple mais régulière distribution de concombres, laitue bouillie, épinards, petits pois ou flocons pour poissons végétariens permet de conserver des plantes dans le bac…

Les plantes

Indispensables à l’esthétique du bac, ainsi que pour leur rôle non négligeable qui fait office de cachettes, de dénitrateurs anti-algues naturels, de l’oxygène qu’elles apportent dans une faible mesure (et dans certaines conditions), elles ne conviennent évidemment pas toutes pour le bac de poissons rouges, ne serait-ce qu’en raison de la température.

On évitera aussi les plantes trop tendres ou fragiles, et on privilégiera les plantes qui ne puisent pas leur nourriture dans le sol afin d’éviter d’installer un sol nutritif qui pourrait être balayé par les poissons rouges.

Quelques exemples :

la cérotophyllum démersum, sans système racinaire, qui peut s’utiliser comme rideau ou comme plante flottante et qui se plie à toutes nos volontés ou presque.

les anubias, rarement « goûtées » par le poisson rouge car plante dure (attention, le rhizome ne doit jamais être enterré),

les élodées,

quelques crypto parmi celles qui résistent à l’eau froide (affinis par ex)

Cette liste est bien évidemment non exhaustive et vous trouverez sur le site de tropica.com un catalogue des espèces aquatiques avec leurs exigences (T°, éclairage etc…)

Le sol

Installer un sol nutritif de type terreux sous le gravier serait passer outre le comportement fouisseur des poissons rouges qui passent une grande partie de la journée à retourner le gravier. A moins de prévoir un grillage en plastique pour retenir le sol nutritif, c’est la meilleure solution pour retrouver son bac totalement noir et boueux en rentrant le soir…

Le sable, ou gravier, doit être de granulométrie moyenne, il est bon d’éviter au maximum les couleurs artificielles et les quartz qui ont tendance à être coupants. L’idéal est le gravier de Loire par ex .

L’entretien courant

Rien de très compliqué, tout se jouant (ou presque) dans la régularité :

Quotidiennement, observation surtout au nourrissage, pour le plaisir avant tout mais qui permet également de déceler des individus à comportements suspects, possibles symptômes de maladie.

Changements d’eau hebdomadaires, au maximum deux fois par mois, allant du 10ème au tiers du bac, le tout selon la densité de population.

Nettoyage des masses filtrantes tous les deux mois environ, sauf si encrassement précoce (dans ce cas, chercher la cause : surpopulation, sur-nourrissage ?)

De temps à autre, tester les nitrates (avant l’introduction d’un nouvel arrivant, par ex).

Elobulle pour AQUA débutant

Labéo Erythrurus

Nom scientifique : Labeo erythrurus

Nom commun : Labéo gris, labeo varié, petit Labéo (se qui est plus rare, car c’est la plus petite espèce de Labéo !) et Labéo a nageoires rouge.
Origine : Asie : Thaïlande principalement peut se situer autour de ce pays.
Taille : 12 à 14 cm, 15 cm étant le maximum pour cette espèce.
pH : de 6 à 7.5
 : 22 à 32 °C maximum !
TH : 10 à 24 °
zone : Fond

Volume : 150 litre étant un minimum pour 1 seul individu, 2 individus à partir de 200 litres.

Alimentation : Omnivore, mange tout ce qui est comestible et qui rentre dans sa bouche, il mange beaucoup, donc fournir de larges doses, il mange flocons qui coulent, nourriture vivante idéale : les alevins guppys et nourriture congelée, il préfère les vers de vase.

Comportement : Calme pas rapport à un bicolor, il est sociable, cohabite avec les espèces actives et non fragiles genre characidés, ancistrus ou autres genre cichlidés, actif le jour il peut-être aussi actif la nuit, ne vous inquiétez pas si il s’arrête tout à coup de nager et que son corps monte de 2 à 3 cm avec la queue qui touche un peu le gravier, ce comportement est normal, il peut très bien vivre seul ou en groupe !

Dimorphismes sexuels : Peu apparent ! Mâle plus svelte et nageoire anale bordée de noir.

Reproduction : Très difficile, les individus ayant un âge minimum de 1 ou 2 ans !!! Gros volume nécessaire, 400 litre pour 4 individus avec 1 seul mâle ! Il peut se reproduire en aquarium grâce à une manipulation génétique, en injectant des hormones sexuelles de carpe.

Autres : Les albinos ont un comportement encore plus calme et grossissent moins vite et une remarque a était faite a ce sujet, il est moins gros et ça, je ne sais pas pourquoi ?

Photos de mes albinos et erythrurus :

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Fiche de : characidé coco
© Textes et photos : characidé coco pour Aqua-débutant

Crossocheilus siamensis

CROSSOCHEILUS SIAMENSIS

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Même si la plupart des poissons « mangeurs d’algues » vendus en animalerie sont originaires d’Amérique du Sud,il existe une espèce facile et parfaitement adaptée aux bacs asiatiques.

Nom commun : Mangeur d’algues siamois

Origine : Asie du Sud-est

Famille : Cyprinidés

Taille : 15cm

Espace de nage : Milieu et fond

Description : Corps fusiforme, nageoires transparentes, une ligne noire va du museau jusqu’au bout de la queue.

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Dimorphisme sexuel : Le mâle est légèrement plus svelte que la femelle,mais il est très difficile de faire la différence.

Exigences : De par sa taille ce poisson nécessite un bac d’au moins 200L.A par ça(et le fait qu’il soit difficile de reconnaitre les VRAI crossocheilus des faux crosso)il ne pose aucune difficulté : La qualité de l’eau n’a pas une grande importance (pH 5.5 à 8, entre 6 et 20° dGH, température 23 à 28°C) et il accepte tout les types d’aliments. D’ailleurs, il ne faut pas introduire ce poisson juste dans le but d’éradiquer les algues, car leur efficacité à ce sujet dépend beaucoup des individus(les miens par exemple préfèrent nettement les aliments secs et congelés…).Il préfère un bac bien planté.

Comportement : Les sujets élevés seuls peuvent devenir agressif avec le temps, il faut donc en maintenir au moins 2 ensemble (et même plus si la taille de l’aquarium le permet). Dans ces conditions,il cohabite bien avec les autres poissons,les miens se laissaient même embêter par mon Garra Taeniata 2 fois plus petit! Il arrive aussi que les crosso se « chamaillent » entre eux(cela ne pose aucun problème).

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Reproduction : Elle n’a jamais été réussie en aquarium.

Signes distinctifs : Il existe un certain nombre d’espèces ressemblant beaucoup à crossocheilus siamensis, mais n’ayant pas toujours le même caractère paisible. On peut distinguer le « vrai » crosso gràce à sa ligne latérale noire, qui part du nez jusqu’au bout de la nageoire caudale, ainsi qu’à ses nageoires transparentes. De plus, contrairement à certaines espèces telles que Garra taeniata, la ligne latérale noire n’est pas surmontée d’une bande brune ou dorée, elle se détache juste entre le gris clair du dos et le ventre blanc.

Garra taeniata

 

Il existe d’autre faux siamois, tels que Epalzeorhynchus kallopterus par exemple.

Fiche de : Pleco3
© Textes et Photo : Pleco3 pour AQUA débutant