Du vivant au menu des Bettas !

Du vivant au menu des Bettas !

Si apparemment le betta n’est pas trop difficile question nourriture et mange de tout, il a une nette préférence pour les proies vivantes.

C’est un poisson omnivore, mais à tendance carnivore..

Il a donc besoin d’une nourriture riche en protéines. Dans son milieu naturel, il consomme principalement des larves d’insectes et même des insectes adultes, tout comme la micro-faune vermiforme (en forme de vers) présente sur les sols.

Dés sa naissance le betta a besoin d’une alimentation riche. Les micros-vers et les anguillules de vinaigre sont idéalement distribués pour le repas.
Les bactéries présentes sur ces proies, ensemencent le tube digestif de l’alvin betta et lui permet de mieux digérer les nauplii d’artémia absorbés après quelques jours de vie.
Elles vont également occuper une place de choix dans son alimentation, ce qui évitera des troubles de vessie natatoire.
Le passage vers une nourriture plus consistante se fait peu à peu.

Les granulés..

Les bettas ne sont pas spécialement intéressés par les aliments secs en paillettes.
Les granulés spécifiques sont plus intéressants et particulièrement appétants.
Le diamètre du granulé entre 0,5 et 1,5 mm, et sa forme sont autant de points attractifs qui peuvent séduire le betta.
En diversifiant les distributions (vivant et granulés), on arrive chez la plupart des espèces à leur faire plaisir et les rendre moins réticents sur la nourriture, mais évidemment toujours avec une nourriture adaptée.

Le congelé..

La nourriture congelée (proies ou préparations) est excellente. Il convient de la choisir avec la plus grande rigueur. Il est effectivement important de respecter la chaine du froid sinon comme pour nous le produit se retrouverait altéré.
On peut conseiller en congelé : les vers de vase, les artémias, les daphnies et aussi, si si.. les crevettes décortiquées et les moules.
Attention un produit congelé, doit être décongelé à température ambiante, et surtout, être bien rincé avant de le distribuer.

Le vivant.. Grand luxe pour le betta !

L’idéal, les proies vivantes, disponibles dans certaines enseignes spécialisées et dans les clubs aquariophiles est la nourriture de choix pour le betta : drosophiles, vers de vase, larves de moustiques, les daphnies, vers grindal…
Cette dernière nourriture est parfaite afin d’optimiser la croissance d’un poisson ou le préparer à une reproduction.

Conclusion

Bien nourrir ces poissons c’est assurer la pérennité de leur élevage en répondant à leurs besoins et de conserver des poissons sains et vigoureux.
Chaque espèce a des besoins différents qu’il faut respecter avant tout. On ne donnera pas la même nourriture à un guppy, à un betta ou encore à un cichlidé…
Nous avons de plus en plus d’informations grâce aux recherches des scientifiques et publications, sur les besoins spécifiques de nourritures pour les espèces différentes.
Les fabricants de nourritures pour poissons, offrent également une palette de plus en plus importante et issue de la recherche pour les différentes espèces, afin de mieux appréhender l’alimentation saine pour nos animaux aquatiques.
Et c’est tant mieux !

©Texte :AQUA débutant, sur base d’informations d’un article paru dans le magazine l’aquarium à la maison N°95

Alimentation des Alevins, à chacun son menu !

Le principe de la croissance implique un métabolisme élevé, et donc un besoin important d’éléments nutritifs de qualité (rappelez-vous vos jeunes années.. ).
Or les alevins ne disposent d’aucune réserve hormis le sac vitellin (sorte de petite poche composée de la même substance nutritive que dans l’oeuf). Les guppys et autres vivipares grossissent en partie dans le ventre de leur mère, donc leur sac vitellin est déjà résorbé lorsqu’ils viennent au monde… Ainsi, une fois passé le stade de la nage libre (sans le sac vitellin), ils doivent se nourrir en permanence.

Personne ne passant ses journées (et ses nuits) devant le bac de grossissage, proposer de la nourriture vivante permet de « sur-doser », contrairement à la nourriture inerte (paillettes
, granulés, surgelé etc…) qui risque fort d’être la cause d’une pollution mortelle pour les petits.

Or l’élevage de proie vivantes est tout à fait réalisable, et même très pédagogique pour les plus jeunes… Mais quelles proies pour quels alevins ? Une règle surtout est à respecter : il vaut mieux toujours distribuer plus petit que trop gros, et ce aussi bien pour les petits que pour les adultes. Il faut aussi noter que pour bien des espèces, l’apport de nourriture vivante est obligatoire pour déclencher une ponte !

Nous irons donc du plus petit au plus grand :

les infusoires :

¤ pour les alevins d’anabantidés (betta, colisa etc…) entre autre !

¤ Il s’agit de micro-organismes bactériophages (qui se nourrissent de bactéries contenues dans toute matière organique en décomposition dans l’eau)

Culture :

– faire bouillir une feuille de salade, du foin, un cuillère à café de riz ou de blé pendant un petit quart d’heure dans de la Volvic par ex (faiblement minéralisée), puis ajouter 100ml de la même eau
ou
– diluer deux gouttes de lait dans 200ml d’eau
ou
– utiliser une rondelle de pomme de terre, de la peau de banane etc…

puis ajouter 1ml de vase d’aquarium ou de mare, boucher avec du coton et maintenir à température ambiante.
Il ne reste qu’à attendre quelques jours et prélever avec un seringue vers le bac de grossissage.

Autre possibilité : dans le sable du bac directement, « planter » des grains de riz entier, non décortiqué (paddy), sans les serrer et à peine recouverts. On peut également le faire dans un autre bac en plus grosse quantité… et prélever à la seringue.

Les micro-vers

¤ pour les presque tous les alevins

¤ il vous faut vous procurer une souche vivante au préalable, mais c’est assez facile

culture

– des récipients de 250ml environ, avec un couvercle percé de 2-3 trous d’1 mm environ)
– 4 volumes de flocons d’avoine
– 2 volume de lait écrémé en poudre
– 1 volume de levure de bière sèche

=> mélanger dans un saladier et ajouter en ajoutant de l’eau jusqu’à obtenir une bouillie épaisse mais fluide
=> déposer 1 cm du mélange dans le récipient et introduire quelques vers à la surface, le tout à 25-28°. Il ne faut jamais laisser sécher, quitte à ajouter de l’eau régulièrement.
=> la récolte a lieu du 6ème au 15ème jour (n’oubliez pas de conserver la souche en la faisant redémarrer dans un autre flacon avec la même mixture), en prélevant des vers sur les parois avec un pinceau à poils durs mouillés puis en le secouant dans l’aquarium.

les artémias

¤ ils conviennent à tous types d’alevins (sauf les anabantidés, souvent trop petits) ainsi qu’aux adultes.

¤ un petit bricolage est nécessaire, mais vraiment pas compliqué et très pédagogique…

Culture :

Il existe des éclosoirs à artémias disponibles dans le commerce, mais pour nettement moins cher il est tout à fait possible d’en fabriquer un (voire deux, c’est toujours mieux) à l’aide de matériaux de récupération pour le plus gros.

Le principe en est simple :

– un ou deux récipients type bouteilles en plastique (lisses, c’est mieux) avec leur bouchon
– un ou deux tuyaux à air de la longueur voulue
– une pompe à air
– un peu de silicone (ou pistolet à colle)
– de l’eau
– du sel non iodé (guérande ou sel pour aquarium marin)

= Découper le fond des bouteilles (cutter, couteau etc…) et les percer afin de les suspendre goulot en bas sur une planche/support quelconque (possible aussi de les faire tenir sur le fond découpé :

= Percer également les bouchons de façon à entrer en force une extrémité de tuyau à air, étanchéité –> avec le silicone (la colle)

= relier le/ les tuyaux d’air à la pompe( possibilité d’utiliser des robinets qui permettent de brancher plusieurs tuyaux sur la même pompe), sans oublier d’y adjoindre un anti retour-siphon, si celle-ci est destinée à être placée sous l’installation.

L’éclosoir est prêt, reste à connaître une méthode (plusieurs existent) pour faire naître les artémias.

Voici celle que je préfère :

¤ Mettre 4g d’oeufs dans de l’eau sans sel dans un des éclosoirs

¤ aérer fortement pendant une heure maximum afin de les hydrater

¤ ajouter le même volume de javel en aérant 25 min maximum

¤ Verser les oeufs dans un tamis sp (ou un filtre à café en plastique) et les rincer à l’eau courante jusqu’à ce que l’odeur du chlore disparaisse (idem pour l’éclosoir utilisé)

¤ Remplir l’autre éclosoir d’un litre d’eau avec 30g de sel à 25° et aérer fortement. Verser les oeufs… et approcher le tout d’une source de lumière afin de maintenir une t° de 25° environ

¤ Couper l’aération quelques minutes, débrancher le tuyau d’air de l’antisiphon lorsque les nauplies sont descendues et siphonner la quantité désirée dans un filtre. Rincer les nauplies et les distribuer dans le bac directement.

Avantages de cette méthode :

– Éclosion en une douzaine d’heures (soit la moitié avec les méthodes courantes)

– la javel dissout les coquilles indigestes pour les poissons( parfois mortelles pour les petits)

– cela permet également de trouver un usage des oeufs de mauvaise qualité ou trop vieux pour éclore : débarrassés de leurs coquilles, ils peuvent être distribués tels que.

L’idéal est bien-sûr de mettre en route deux éclosoirs à un jour ou deux d’intervalle, de façon à disposer tout le temps d’une nourriture fraîche et de bonne qualité… Les artémias survivent quelques jours dans l’eau salée, quelques minutes seulement dans l’eau douce.

Elobulle © AQUA débutant

Les daphnies

Les daphnies
Puces d’eau

Photo source

Une daphnie n’est rien d’autre qu’un petit crustacé, appelée encore puce d’eau. C’est une nourriture vivante très appréciée des poissons qui est riche en protéines.

Elle atteint une taille de 5 à 6 mm environ.
On la retrouve très facilement dans la nature près de chez nous, car elle occupe les bassins de lagunage, les mares et les eaux stagnantes.

Deux espèces..
Daphnia pulex, la plus petite espèce des deux mais aussi plus fragile (deuxième image à droite), cette dernière est toutefois plus résistante et productive dans une eau fraiche que la magna.
Daphnia magna , la plus grande des deux, (première image à gauche avec des oeufs) idéale dans une eau à température ambiante 20 à 25 degrés, mais s’adapte à presque toutes les températures sans viser les extrêmes.
Le mode d’élevage est cependant le même pour les deux espèces de daphnies.

La daphnie n’a que des avantages : elle est en effet non seulement riche en protéines, mais elle reste aussi assez longtemps disponible dans votre aquarium, tout en limitant la pollution.

Élever des daphnies à la maison..

Ce n’est pas compliqué. Dans un coin de votre terrasse, jardin ou balcon, disposez un récipient (poubelle, veille bassine, seau etc..). Il suffit de l’exposer dans un endroit lumineux ce qui facilitera la croissance du phytoplancton qui sert de nourriture aux daphnies.
Une température ambiante est suffisante, mais il faut éviter les rayons directs du soleil dans le récipient ce qui chaufferait trop l’eau pour la culture.
Une eau vieille, coupée d’eau neuve et assez aérée peut convenir pour ce genre d’élevage.

Oui, mais comment procéder pour obtenir une production de daphnies ?

Rajoutez à votre eau une bonne poignée de terreau bien décomposé. Il est également possible d’ajouter quelques gouttes d’engrais liquide pour plantes vertes si vous avez ça, il faudra donc ensuite attendre que l’eau devienne verte, ajoutez une souche de daphnie que vous aurez acheter en barquette à un VPC ou encore venant d’un repiquage d’un autre aquariophile, ou encore venant d’une bourse aquariophile etc.. et, tout oublier pendant quelques semaines..

Oui mais comment puis-je savoir qu’il est temps de récolter et de distribuer ?

Les conditions seront idéales lorsque le développement est rapide (après quelques semaines). Il suffit d’un coup d’épuisette, et voilà, vous avez de quoi nourrir les habitants de votre bac.
On peut aussi rajouter comme certains aquariophiles font, quelques gouttes de vitamines (une dizaine de gouttes dans un bain d’eau, pendant quelques minutes) pour enrichir encore plus, les daphnies à distribuer.

Oui mais comment faire pour relancer la production des daphnies ?

Il faudra alors rajouter parfois, un peu d’engrais liquide afin de relancer le processus du phytoplancton.
Veillez à ce que l’eau reste verdâtre.
Parfois, il sera aussi nécessaire de faire un repiquage.

La production diminue en fonction des conditions climatiques. Lorsque la température baisse, la production s’arrête.
On peut évidemment les produire à l’intérieur de la maison, mais ce sera nettement moins prolifique qu’à l’extérieur.
En distribuer une fois par semaine c’est parfait pour une bonne alimentation ! Si vous en donner trop souvent, les poissons risquent ensuite de les recracher.

©Texte : AQUA débutant

Vers de banane pour nourrir les alevins

Banana Worm

banana-worms

Photo source

Les vers de banane, appelés également les banana worms constituent une nourriture intéressante pour les alevins.
Très simple à réaliser à la maison.
Il vous faut des flocons d’avoine, de la levure de bière, une banane mûre mais pas noire (en option) ainsi que de l’eau en bouteille.

Ces micro-vers panagrellus nepenthicola constituent une proie idéale pour les très petits alevins, comme certains betta spp., ou poissons de fond.
Il mesure 40 microns de diamètre pour une longueur de 1,5 mm. Il est composé de protéines à 48 %, de lipides à 21 % et de glycogène à 7%.

Ces micro-vers ne nagent pas très bien, en effet ils dérivent rapidement une fois mis dans l’eau pour tomber au fond du bac.
Il est intéressant de commencer pour ses petits alevins par ces micro-vers, avant de passer aux proies vivantes plus grandes (nauplies d’artémias par ex), et par la suite, de pouvoir varier les menus avec par exemple de la nourriture sèche, des cachets de fond, du congelé et aussi varier avec des nourritures vivantes.
L’important rappelons le, est qu’il très important de varier la nourriture de vos poissons..

La présence de bactéries non pathogènes dans le milieu de culture des micro-vers, permet d’ensemencer le système digestif des petits alevins et d’améliorer la digestion des aliments futurs, tels que les nauplies d’artémias par ex.

Comment faire pour élever des micro-vers de banane ?

Dans un premier temps, vous devrez cuire les flocons d’avoine dans un peu d’eau, vous ajouterez une cuillère à soupe de levure de bière en poudre.
A vous d’adapter vos quantités suivant vos besoins.
Mélangez sans cesse, pendant 2 à 3 minutes jusqu’à l’obtention d’une préparation un peu pâteuse et épaissie.
Arrêtez et laissez refroidir. Étalez ce mélange au fond d’une boîte plate, sur une épaisseur de 2 à 3 cm d’une boite de environ 5 cm de hauteur ce qui laissera aux micro-vers la possibilité de s’accrocher à la boîte. Il faut également prévoir un couvercle sur cette boîte, pour éviter tout dessèchement de la préparation ou que d’autres intrus (acariens ou mouches), la colonisent.
Percez ce couvercle de très petits trous de façon à laisser passer l’air.
Déposez un peu de bouillie de banane (en option pas obligé) que vous avez écrasez à la fourchette, puis saupoudrez d’une pincée de levure de boulanger.

Se conserve environ 3 à 4 semaines à température ambiante (entre 20 et 29 C°), attention à l’odeur puante que cela peut dégager c’est normal et même, vous indiquez qu’il est temps de réensemencer la souche quand cela devient puissant.

Si votre préparation attire les mouches, vous pouvez scotcher un tissus en coton léger sous le couvercle percé de votre préparation pour éviter toute surprise désagréable de votre préparation.
Attention parfois cela peut tourner. Si la préparation devient trop sèche, il faut rajouter alors une ou deux gouttes d’eau et remuer le pot afin de réhydrater un peu. On peut en faire plusieurs si besoin et cela donne plus de chances de réussir.

Pour conserver la souche..

Ensemencez le substrat de culture des Banana worms prélevés dans un ancien élevage. Conservez-le à température ambiante.
Au bout de 8 à 10 jours, vous pouvez prélever les vers sur les parois de la boite avec un très fin pinceau ou avec un doigt.

Si vous avez plusieurs cultures, n’hésitez pas à étiqueter vos boites pour éviter de polluer les autres boites avec d’autres souches de micro-vers.
Au plus la température est basse (pas en dessous de 20 C°), au plus il est possible de conserver longtemps la culture, mais elle devient alors plus lente à produire des micro-vers.

Hygiène à tenir..

Toujours bien laver vos mains après avoir manipulé les micro-vers afin que aucun organisme vivant ne se soit rejeté dans votre environnent.
Lors de l’arrêt complet de cette souche et pour toutes les autres, ceci est valable :
Faire une solution d’eau de Javel à 20% (2 parts de javel pur et 8 parts d’eau), immergez le récipient avec la culture dans l’eau de Javel à 20% pendant 10 minutes. Rincez et laissez égoutter jusqu’à ce que l’odeur de Javel a disparu. Éliminez ensuite les contenants et les matériaux dans la poubelle.

Texte : AQUA débutant