Le Ramirezi

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— Cichlidé nain : Sud Américain appelé parfois aussi Mikrogeophagus ramirezi

— Le mâle fait 7 cm environ et la femelle est un peu plus petite 6 cm environ.
— Température : entre 24 et 30 degrés supportés, avec 29 pour la reproduction et une maintenance idéale sur long terme entre 26 et 28.
— Ph de 5,5 à 7 (entre 5 et 6,5 pour la reproduction est idéal)
— Gh de 5 (Gh de 2 à 5 idéal pour la reproduction)
— Poisson de milieu et inférieur
— Espérance de vie 2 à 3 ans

— Il fait parti des cichlidés nains avec des couleurs magnifiques pour les jolis spécimens, la nageoire dorsale du mâle est parfois plus longue que celle de la femelle.
Citation Mergus : le deuxième rayon de la dorsale du mâle est très long; chez la femelle ce rayon est plus court, elle est plus petite et son ventre est souvent rougeâtre.

— Il y a depuis un moment maintenant des ramirezi appelés « ramirezi gold » ou « ramirezi voile » il faut savoir que ce ne sont pas des ramirezi naturels, mais retravaillés génétiquement par l’homme pour avoir des formes spécifiques que l’homme a voulu, ils ne sont donc pas issus d’une espèce naturelle.
Il y a également une grosse demande de ces poissons qui sont effectivement magnifiques, ce qui a engendré chez les éleveurs, une reproduction intensive qui en fait maintenant, comme tous les poissons en reproduction intensive, un poisson assez fragile, il n’est pas rare de voir des décès de ramirezi sans aucune cause apparente.
Si vous connaissez des particuliers qui en vendent ou à l’occasion d’une bourse, cela pourrait être l’occasion de se procurer une meilleure souche, et encore ce n’est plus toujours le cas non plus…

— Il aime toutes les nourritures, mais évidement, il a penchant pour les proies vivantes ou congelées.

–Le mâle est souvent plus coloré que la femelle, sur les contrastes de couleurs, la femelle est en générale un peu plus petite que le mâle et au moment de la reproduction on peut apercevoir son ventre plus rebondi et plus rouge ainsi qu’un petit tube de ponte qui sort dessous le ventre de la femelle. Les oeufs éclosent environ 72 heures après la ponte, les premières pontes sont souvent ratées car les parents ne savent pas encore bien se débrouiller, il en faut parfois plusieurs avant d’avoir des petits et que les parents puissent s’en occuper correctement.

femelle et mâle

 

 

— A mettre en couple uniquement, il faut un aquarium minimum de 60 litres pour un seul couple, attention à la population que vous choisirez pour mettre avec eux, ils sont territoriaux au moment du fraï et vont pourchasser les autres habitants s’approchants trop près du lieu de la ponte. Il faudra également que les autres habitants acceptent les mêmes paramètres que eux, à méditer avant d’acheter donc…

— Attention le ramirezi reste un poisson fragile qui ne supporte pas un bac avec trop de nitrate, donc l’entretien du bac doit être irréprochable ! il n’apprécie pas non plus les changements brutaux des paramètres, il est sensible aux produits chimiques.

— Par contre il sera très bien dans un aquarium très planté, ou se trouve des pierres et racines, la femelle peut pondre sur des feuilles, sur une pierre plate et lisse, voir même faire un creux dans le sable.
Bien entendu ne pas mettre de crevette, le ramirezi reste un cichlidé avant tout, même si il fait parti des cichlidés nains, les crevettes auraient du mal à y survivre.

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Merci à nostalgie pour les photos

 

© Textes :  AQUA débutant
© Photos : nostalgie pour AQUA débutant

Le Cleithracara maronii

Appelé aussi « Acara maronii »

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Merci à Fabien Naneix Photo source « Maronii femelle »

 

On l’appelle communément cichlidé « Trou de serrure » (à cause de sa marque sur l’arrière du corps qui peut ressembler à la forme d’un trou de serrure ou juste à un point) ou encore « Acara maronii ».
Le Cleithracara maronii est originaire d’Amérique du Sud. Réparti particulièrement au nord du continent sud-américain, sur les territoires du Vénézuela, de la Guyane, du Surinam et de la Guyane Française.

Le Cleithracara maronii en Guyane Française…

Le Maroni est un fleuve d’Amérique du Sud. On l’appelle Itany quand il prend sa source dans les Monts Tumuc-Humac au Suriname, et s’appelle le Lawa lors de sa confluence avec l’Inini, et enfin se nomme Maroni lors de sa réunion à Grand-Santi avec le fleuve Tapanahoni.
Le fleuve et ses îlots étant surinamais, la rive droite fait office de frontière entre la Guyane et le Suriname jusqu’à son embouchure commune avec le fleuve Mana.
Il a une longueur de 520 km et son bassin s’étend sur 65 830 km2, il se jette dans l’océan Atlantique.

Le Maroni est une voie de communication devenue quasi indispensable vers les communes intérieures de la Guyane. La pirogue reste donc le principal moyen de transport de la région. Tout au long de son cour se succèdent villages Bushinengué (Boni, Djukas, Paramaccans, Saramacas) et Amérindiens (Lokonos, Kali’nas, Wayanas).

Plusieurs îles et de nombreux rapides appelés « sauts » en Guyane jalonnent son cours. On dénombre environ 90 sauts.

En réalité….

Il serait peut-être bon de rappeler que C. maronii est une appellation trompeuse, car l’espèce ne se rencontre pas vraiment dans le cours principal du fleuve Maroni mais dans les petits affluents de bien moindre importance et à priori dans l’ensemble des fleuves entre l’Oyapock à l’est et le delta de l’Orénoque à l’ouest (avec des doutes sur l’Oyapock et l’Essequibo). Ce sont des espèces de ruisseaux lents au pH assez acide comme ici :

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Photo source (Merci à Fabien Naneix) : AGANNKOY

Principalement retrouvé dans le bas des fleuves, dans des zones peu profondes comme des ruisseaux ci-dessus habités de bois mort et donc à faible courant. On y retrouve cependant une eau très limpide.

Description 

Le Mâle mesure environ 10 cm et la femelle 10 cm également.
Les Cleithracara maronii ont une une couleur crème à brun foncé. Lorsqu’il est stressé il change de couleur pour prendre un aspect irrégulier de brun moyen à foncé au niveau de sa robe.

La nageoire caudale et anale est en principe plus longue et pointue chez le mâle que la femelle. Une bande noire traverse l’oeil du maronii
Si il ressent le danger il adapte sa coloration à son environnement en se plaquant contre le bois.

Maintenance

Il est mieux de prévoir un bac d’au moins 200/250L pour plusieurs spécimens.
Température de 25 à 30 degrés (26 pour la reproduction)
pH de 6 à 7,5
GH de 2 à 25
Vit 4 à 6 ans

C’est un poisson vraiment très timide et il peut perdre tout son éclat s’il est stressé. Il deviendra alors terne et tacheté.
C’est un cichlidé calme voir craintif même, mais par-contre il est très respectueux des plantes et du décor de votre bac.
Il est donc possible de bien planter votre bac, mais n’oubliez pas de lui donner beaucoup de cachettes où il pourra se réfugier lors de stress.
On pourra y mettre des racines de tourbières et rajouter des feuilles de chênes ou encore feuille de Catappa.
On pourra le maintenir avec des poissons très calmes tout comme lui.
Il est important de garder une eau très propre.

Nourriture

Omnivore : larves d’insectes et petits crustacés. Il Apprécie beaucoup les proies vivantes.

Reproduction

Il est ovipare. Un couple pond environ 300/400 oeufs sur une pierre plate généralement. Les parents vont surveiller et ventiler les oeufs qui éclosent au bout de 3 à 5 jours.
Le frai peut être surveillé par les parents durant plusieurs semaines.
Il faudra donner des infusoires aux alevins puis des tubifex et des nauplies d’artémias quelques jours après .
Attention les parents peuvent facilement manger les oeufs s’ils manquent d’expérience.

© Texte : framboizz pour AQUA débutant
© Remerciements à « Fabien Naneix » pour les photos publiées de cet article sur AQUA débutant et le complément d’informations sur l’environnement de l’espèce : AGANNKOY est une mine d’informations sur les espèces et la nature du plateau guyanais.
Vous pouvez également vous procurer le magnifique livre de l’Association Française de Cichlidophiles (AFC) « La Guyane française et ses cichlidés »
Voir ici la Vidéo du livre publiée sur La Guyane française, sa faune piscicole, sa biodiversité…

Archocentrus multispinosus

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Photo source

Son habitat naturel..

Se trouve en Amérique centrale principalement à Honduras Nicaragua et Costa Rica et plus précisément aux Lacs Nicaragua et Mananga.

Le Nicaragua se caractérise par une dépression longue et relativement profonde (rift valley) qui s’étend vers le sud-ouest à partir du Golfe de Fonseca situé sur la côte Pacifique jusqu’à la frontière avec le Costa Rica. Deux grands lacs, le Managua et le Nicaragua, occupent près de la moitié de cette dépression et sont drainés par la rivière San Juan qui se jette dans la Mer des Antilles. Une rangée impressionnante de volcans est située sur la longueur de la dépression. Certains d’entre eux forment des îles pittoresques car ils sont situés au milieu des lacs. Les Etats-Unis avaient autrefois prévu de construire un canal reliant les deux océans dans cette tranchée. Cette région est aussi une des zones agricoles les plus productives du Nicaragua. De même, les grandes villes y compris la capitale Managua, sont situées dans ce passage entre les océans.

Description

Appelé communément « Cichlidé arc en ciel » . Ce n’est pas un hasard ce surnom car lorsqu’il est bien et heureux, il a de magnifiques couleurs, lorsqu’il est stressé ou malheureux, il sera tout gris/brun et très terne.
En magasin il est difficile de le trouver, car il est souvent gris dans ce genre d’endroit où le stress pour les poissons est permanent, et donc pas vendeur du tout pour un aquariophile qui ne connait pas bien l’espèce, mais toutefois, il est très facile de s’en procurer dans les bourses ou chez les particuliers, en effet, il est bon reproducteur.

Il possède une robe jaune/orangée selon les souches et celle-ci s’atténue vers le blanc au niveau du ventre.
On retrouve une ligne noire horizontale sur la longueur du corps, ainsi qu’un cercle très noir au centre du corps ainsi qu’une petite tache au dessus de l’œil.
On peut observer des reflets bleutés dans la partie blanche du corps prés de la nageoire caudale. Ces reflets sont plus ou moins intenses selon les sujets et selon la lumière diffusée également dans le bac.

Maintenance

Aquarium de 200 litres pour la maintenance de un couple, pour un bac communautaire prévoir 300 litres.
Température : de 22 à 29°C (27 pour la reproduction)
Taille adulte : mâle fait 13 cm et la femelle fait 10 cm
pH de 6,5 à 7,5 (8 maxi)
GH de 5 à 15 (20 maxi)
Il vit entre 4 et 8 ans avec une bonne maintenance.

Il est très territorial, mais pas du tout agressif sauf en période de reproduction.
Il aime beaucoup aussi remuer le fond du bac.
C’est un poisson très curieux qui s’habituera à votre présence, il est possible de lui donner à manger dans la main directement mais attention, toutefois le pincement exercé par les individus adultes peut faire mal.
Il ne se laissera pas impressionner par des adversaire plus gros que lui et est capable de leur tenir tête en cas de besoin.

Il est possible de l’associer avec des vivipares de bonne taille comme le Poecilia Salvatoris, Améca splendens..
Il aime manger les plantes, mais il est possible de maintenir des plantes du genre : microsorium, cryptocoryne, anubias, voir même parfois de la vallisnéria gigantea.
Il faudra lui créer beaucoup de cachettes afin qu’il puisse s’y réfugier et s’y sentir à l’aise.

Nourriture

Régime alimentaire surtout végétal, mais accepte aussi les granulés, paillettes et sticks (donner surtout de la nourriture de très bonne qualité).

Reproduction

C’est un pondeur sur substrat découvert.
La femelle peut pondre plus de 500 oeufs sur une racine qu’elle protège tandis que le mâle surveille le territoire.
Dès la nage libre, les alevins se nourrissent avec des nauplies d’artémias.

©Texte : AQUA débutant