Le Ramirezi

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— Cichlidé nain : Sud Américain appelé parfois aussi Mikrogeophagus ramirezi

— Le mâle fait 7 cm environ et la femelle est un peu plus petite 6 cm environ.
— Température : entre 24 et 30 degrés supportés, avec 29 pour la reproduction et une maintenance idéale sur long terme entre 26 et 28.
— Ph de 5,5 à 7 (entre 5 et 6,5 pour la reproduction est idéal)
— Gh de 5 (Gh de 2 à 5 idéal pour la reproduction)
— Poisson de milieu et inférieur
— Espérance de vie 2 à 3 ans

— Il fait parti des cichlidés nains avec des couleurs magnifiques pour les jolis spécimens, la nageoire dorsale du mâle est parfois plus longue que celle de la femelle.
Citation Mergus : le deuxième rayon de la dorsale du mâle est très long; chez la femelle ce rayon est plus court, elle est plus petite et son ventre est souvent rougeâtre.

— Il y a depuis un moment maintenant des ramirezi appelés « ramirezi gold » ou « ramirezi voile » il faut savoir que ce ne sont pas des ramirezi naturels, mais retravaillés génétiquement par l’homme pour avoir des formes spécifiques que l’homme a voulu, ils ne sont donc pas issus d’une espèce naturelle.
Il y a également une grosse demande de ces poissons qui sont effectivement magnifiques, ce qui a engendré chez les éleveurs, une reproduction intensive qui en fait maintenant, comme tous les poissons en reproduction intensive, un poisson assez fragile, il n’est pas rare de voir des décès de ramirezi sans aucune cause apparente.
Si vous connaissez des particuliers qui en vendent ou à l’occasion d’une bourse, cela pourrait être l’occasion de se procurer une meilleure souche, et encore ce n’est plus toujours le cas non plus…

— Il aime toutes les nourritures, mais évidement, il a penchant pour les proies vivantes ou congelées.

–Le mâle est souvent plus coloré que la femelle, sur les contrastes de couleurs, la femelle est en générale un peu plus petite que le mâle et au moment de la reproduction on peut apercevoir son ventre plus rebondi et plus rouge ainsi qu’un petit tube de ponte qui sort dessous le ventre de la femelle. Les oeufs éclosent environ 72 heures après la ponte, les premières pontes sont souvent ratées car les parents ne savent pas encore bien se débrouiller, il en faut parfois plusieurs avant d’avoir des petits et que les parents puissent s’en occuper correctement.

femelle et mâle

 

 

— A mettre en couple uniquement, il faut un aquarium minimum de 60 litres pour un seul couple, attention à la population que vous choisirez pour mettre avec eux, ils sont territoriaux au moment du fraï et vont pourchasser les autres habitants s’approchants trop près du lieu de la ponte. Il faudra également que les autres habitants acceptent les mêmes paramètres que eux, à méditer avant d’acheter donc…

— Attention le ramirezi reste un poisson fragile qui ne supporte pas un bac avec trop de nitrate, donc l’entretien du bac doit être irréprochable ! il n’apprécie pas non plus les changements brutaux des paramètres, il est sensible aux produits chimiques.

— Par contre il sera très bien dans un aquarium très planté, ou se trouve des pierres et racines, la femelle peut pondre sur des feuilles, sur une pierre plate et lisse, voir même faire un creux dans le sable.
Bien entendu ne pas mettre de crevette, le ramirezi reste un cichlidé avant tout, même si il fait parti des cichlidés nains, les crevettes auraient du mal à y survivre.

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Merci à nostalgie pour les photos

 

© Textes :  AQUA débutant
© Photos : nostalgie pour AQUA débutant

Le Cleithracara maronii

Appelé aussi « Acara maronii »

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Merci à Fabien Naneix Photo source « Maronii femelle »

 

On l’appelle communément cichlidé « Trou de serrure » (à cause de sa marque sur l’arrière du corps qui peut ressembler à la forme d’un trou de serrure ou juste à un point) ou encore « Acara maronii ».
Le Cleithracara maronii est originaire d’Amérique du Sud. Réparti particulièrement au nord du continent sud-américain, sur les territoires du Vénézuela, de la Guyane, du Surinam et de la Guyane Française.

Le Cleithracara maronii en Guyane Française…

Le Maroni est un fleuve d’Amérique du Sud. On l’appelle Itany quand il prend sa source dans les Monts Tumuc-Humac au Suriname, et s’appelle le Lawa lors de sa confluence avec l’Inini, et enfin se nomme Maroni lors de sa réunion à Grand-Santi avec le fleuve Tapanahoni.
Le fleuve et ses îlots étant surinamais, la rive droite fait office de frontière entre la Guyane et le Suriname jusqu’à son embouchure commune avec le fleuve Mana.
Il a une longueur de 520 km et son bassin s’étend sur 65 830 km2, il se jette dans l’océan Atlantique.

Le Maroni est une voie de communication devenue quasi indispensable vers les communes intérieures de la Guyane. La pirogue reste donc le principal moyen de transport de la région. Tout au long de son cour se succèdent villages Bushinengué (Boni, Djukas, Paramaccans, Saramacas) et Amérindiens (Lokonos, Kali’nas, Wayanas).

Plusieurs îles et de nombreux rapides appelés « sauts » en Guyane jalonnent son cours. On dénombre environ 90 sauts.

En réalité….

Il serait peut-être bon de rappeler que C. maronii est une appellation trompeuse, car l’espèce ne se rencontre pas vraiment dans le cours principal du fleuve Maroni mais dans les petits affluents de bien moindre importance et à priori dans l’ensemble des fleuves entre l’Oyapock à l’est et le delta de l’Orénoque à l’ouest (avec des doutes sur l’Oyapock et l’Essequibo). Ce sont des espèces de ruisseaux lents au pH assez acide comme ici :

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Photo source (Merci à Fabien Naneix) : AGANNKOY

Principalement retrouvé dans le bas des fleuves, dans des zones peu profondes comme des ruisseaux ci-dessus habités de bois mort et donc à faible courant. On y retrouve cependant une eau très limpide.

Description 

Le Mâle mesure environ 10 cm et la femelle 10 cm également.
Les Cleithracara maronii ont une une couleur crème à brun foncé. Lorsqu’il est stressé il change de couleur pour prendre un aspect irrégulier de brun moyen à foncé au niveau de sa robe.

La nageoire caudale et anale est en principe plus longue et pointue chez le mâle que la femelle. Une bande noire traverse l’oeil du maronii
Si il ressent le danger il adapte sa coloration à son environnement en se plaquant contre le bois.

Maintenance

Il est mieux de prévoir un bac d’au moins 200/250L pour plusieurs spécimens.
Température de 25 à 30 degrés (26 pour la reproduction)
pH de 6 à 7,5
GH de 2 à 25
Vit 4 à 6 ans

C’est un poisson vraiment très timide et il peut perdre tout son éclat s’il est stressé. Il deviendra alors terne et tacheté.
C’est un cichlidé calme voir craintif même, mais par-contre il est très respectueux des plantes et du décor de votre bac.
Il est donc possible de bien planter votre bac, mais n’oubliez pas de lui donner beaucoup de cachettes où il pourra se réfugier lors de stress.
On pourra y mettre des racines de tourbières et rajouter des feuilles de chênes ou encore feuille de Catappa.
On pourra le maintenir avec des poissons très calmes tout comme lui.
Il est important de garder une eau très propre.

Nourriture

Omnivore : larves d’insectes et petits crustacés. Il Apprécie beaucoup les proies vivantes.

Reproduction

Il est ovipare. Un couple pond environ 300/400 oeufs sur une pierre plate généralement. Les parents vont surveiller et ventiler les oeufs qui éclosent au bout de 3 à 5 jours.
Le frai peut être surveillé par les parents durant plusieurs semaines.
Il faudra donner des infusoires aux alevins puis des tubifex et des nauplies d’artémias quelques jours après .
Attention les parents peuvent facilement manger les oeufs s’ils manquent d’expérience.

© Texte : framboizz pour AQUA débutant
© Remerciements à « Fabien Naneix » pour les photos publiées de cet article sur AQUA débutant et le complément d’informations sur l’environnement de l’espèce : AGANNKOY est une mine d’informations sur les espèces et la nature du plateau guyanais.
Vous pouvez également vous procurer le magnifique livre de l’Association Française de Cichlidophiles (AFC) « La Guyane française et ses cichlidés »
Voir ici la Vidéo du livre publiée sur La Guyane française, sa faune piscicole, sa biodiversité…

Archocentrus multispinosus

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Photo source

Son habitat naturel..

Se trouve en Amérique centrale principalement à Honduras Nicaragua et Costa Rica et plus précisément aux Lacs Nicaragua et Mananga.

Le Nicaragua se caractérise par une dépression longue et relativement profonde (rift valley) qui s’étend vers le sud-ouest à partir du Golfe de Fonseca situé sur la côte Pacifique jusqu’à la frontière avec le Costa Rica. Deux grands lacs, le Managua et le Nicaragua, occupent près de la moitié de cette dépression et sont drainés par la rivière San Juan qui se jette dans la Mer des Antilles. Une rangée impressionnante de volcans est située sur la longueur de la dépression. Certains d’entre eux forment des îles pittoresques car ils sont situés au milieu des lacs. Les Etats-Unis avaient autrefois prévu de construire un canal reliant les deux océans dans cette tranchée. Cette région est aussi une des zones agricoles les plus productives du Nicaragua. De même, les grandes villes y compris la capitale Managua, sont situées dans ce passage entre les océans.

Description

Appelé communément « Cichlidé arc en ciel » . Ce n’est pas un hasard ce surnom car lorsqu’il est bien et heureux, il a de magnifiques couleurs, lorsqu’il est stressé ou malheureux, il sera tout gris/brun et très terne.
En magasin il est difficile de le trouver, car il est souvent gris dans ce genre d’endroit où le stress pour les poissons est permanent, et donc pas vendeur du tout pour un aquariophile qui ne connait pas bien l’espèce, mais toutefois, il est très facile de s’en procurer dans les bourses ou chez les particuliers, en effet, il est bon reproducteur.

Il possède une robe jaune/orangée selon les souches et celle-ci s’atténue vers le blanc au niveau du ventre.
On retrouve une ligne noire horizontale sur la longueur du corps, ainsi qu’un cercle très noir au centre du corps ainsi qu’une petite tache au dessus de l’œil.
On peut observer des reflets bleutés dans la partie blanche du corps prés de la nageoire caudale. Ces reflets sont plus ou moins intenses selon les sujets et selon la lumière diffusée également dans le bac.

Maintenance

Aquarium de 200 litres pour la maintenance de un couple, pour un bac communautaire prévoir 300 litres.
Température : de 22 à 29°C (27 pour la reproduction)
Taille adulte : mâle fait 13 cm et la femelle fait 10 cm
pH de 6,5 à 7,5 (8 maxi)
GH de 5 à 15 (20 maxi)
Il vit entre 4 et 8 ans avec une bonne maintenance.

Il est très territorial, mais pas du tout agressif sauf en période de reproduction.
Il aime beaucoup aussi remuer le fond du bac.
C’est un poisson très curieux qui s’habituera à votre présence, il est possible de lui donner à manger dans la main directement mais attention, toutefois le pincement exercé par les individus adultes peut faire mal.
Il ne se laissera pas impressionner par des adversaire plus gros que lui et est capable de leur tenir tête en cas de besoin.

Il est possible de l’associer avec des vivipares de bonne taille comme le Poecilia Salvatoris, Améca splendens..
Il aime manger les plantes, mais il est possible de maintenir des plantes du genre : microsorium, cryptocoryne, anubias, voir même parfois de la vallisnéria gigantea.
Il faudra lui créer beaucoup de cachettes afin qu’il puisse s’y réfugier et s’y sentir à l’aise.

Nourriture

Régime alimentaire surtout végétal, mais accepte aussi les granulés, paillettes et sticks (donner surtout de la nourriture de très bonne qualité).

Reproduction

C’est un pondeur sur substrat découvert.
La femelle peut pondre plus de 500 oeufs sur une racine qu’elle protège tandis que le mâle surveille le territoire.
Dès la nage libre, les alevins se nourrissent avec des nauplies d’artémias.

©Texte : AQUA débutant

Pelmato

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                                               Pelvicachromis pulcher, ou Pelmato

De la famille des cichlidés, le Pelmato est un poisson originaire des fleuves d’Afrique, classé sous la famille des Fluviatiles. On connaît différentes espèces de Pelvicachromis, cousines très proche du pulcher, qu’il vaut mieux éviter de maintenir ensemble pour éviter les mélanges de souches (hybridation) P. taeniatus, P. subo, P. humilis etc… 

Maintenance : Même si ce poisson peut être maintenu en aquarium communautaire, le pelmato reste un cichlidé. Il est donc assez territorial, surtout en période de frai. Un bac de 120L sera donc le minimum. Il devra être planté et comporter de nombreuses cachettes pour madame et aussi protéger les éventuels autres occupants du bac.
Les pelmatos raffolent des amphores trouées, mais surtout des coquilles de noix de coco retournées.

Température : 25 à 26°C
pH : 6.5 à 7.5.
(Voir en partie reproduction les incidences de l’eau)

Taille: Mâle 12 cm, Femelle 10 cm

Dimorphisme sexuel : Les mâles sont un peu plus longs et plus minces (7 à 10 cm) que les femelles (6 à 9 cm), lesquelles sont plus rondes, avec un ventre coloré en rouge/violet. Le mâle sera parfois moins coloré que la femelle, mais s’il est en bonne santé et heureux, il peut être aussi coloré.

Nagoire Dorsale : le pelmato mâle va avoir une nageoire dorsale en forme de pointe, avec l´extrémité colorée. La femelle va avoir une dorsale ronde, presque toujours sans coloration sur l´extrémité. Il est assez courant de rencontrer un ou deux gros points noirs à la fin de la dorsale des femelles et des mâles.

Nageoire caudale : le mâle va avoir une caudale pointue en forme de diamant, avec un ou plusieurs points (ou oeil) sur le segment proche de la partie charnue de la nageoire. La femelle a encore une fois une nageoire arrondie.

Nageoires pelviennes et ventrales : le mâle a des nageoires plus fines, avec les ventrales en forme de faucille (un peu comme les Scalaires), alors que les ventrales de la femelle sont plus rondes et en forme de pagaie, avec plus de couleurs sur les nageoires pelviennes et sur la zone pelvienne.

Commentaire : Le Pelmato reste un poisson assez calme hors période de frai. Il accepte toute forme de nourriture mais préfèrera les artemias, les daphnies, mais surtout la nourriture vivante qui lui donnera une belle couleur pourpre sur le ventre.

Reproduction : Le pelmato a la réputation d’être un cichlidé « facile. Il n’en demande pas moins de bonnes conditions pour se reproduire.
Une fois le couple déclaré et la femelle gravide, le spectacle peut commencer. La femelle va se colorer et suivre la mâle dans tout le bac en lui arborant son ventre pourpre. Elle va vibrer derrière lui et même quelque fois le chasser s’il se montre difficile. Le but de cette manœuvre est de l’attirer à l’endroit où elle aura préparé et nettoyé une surface ou pondre (La fameuse noix de coco, une plante à larges feuilles, un recoin, …)
Une fois le mâle attiré, elle va déposer ses œufs ( de 10 à 200) sur cette surface, le mâle va les féconder, et là commence l’attention des parents. La femelle va rester très près des œufs, les soigner, les nettoyer dans sa bouche. Le mâle lui va garder le territoire, et c’est là qu’il se montre le plus dangereux envers les autres poissons. Quand l’un part chercher de la nourriture, l’autre surveille la ponte.

Au bout de 8 à 10 jours, les œufs éclosent. Les parents les surveillent et les déplacent grâce à leur bouche. 5 à 10 jours plus tard, ils vont commencer la nage libre toujours aux cotés des parents. Il est conseillé de laisser les alevins avec leurs parents durant ce temps la. Par contre, il est important de les enlever au bout de 2 semaines de nage libre environ, car les parents vont recommencer une période de frai et risquent de s’attaquer à leurs petits.

Il faut alors les nourrir 2 à 3 fois par jour, avec des nauplies d’artemias ou tout autre aliment pour les alevins.

Il ne faut pas oublier non plus de bien garder l’eau très propre, les pelmatos restent des poissons de rivières.

Il est remarqué que le pH de l´eau va déterminer la dominance d´un sexe dans les alevins. En général, un pH élevé (alcalin) va entraîner la naissance de plus de mâles; un pH plus bas (acide) va entrainer plus de femelles. Pour un pH entre 6.2 et 7.0, le sexe-ratio sera équilibré

Matitoune1 © pour AQUA débutant

Les Aulonocara

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Photo source

Cichlidé du lac Malawi, les aulonocara vivent dans des zones rocheuse et se déclinent de couleurs jaunes et bleues éclatantes.
Suivant l’endroit du lac les couleurs de la robe sont différentes même si les comportements et les conditions de maintenance restent identiques pour l’ensemble du genre.
Parmi les cichlidés, les Aulonocara aux couleurs vives et éclatantes sont rapidement devenus populaires.
Le genre Aulonocara compte de nombreuses espèces, certaines sont très colorées, ce sont celles qui vivent à proximité des zones rocheuses, alors que les saublicoles, moins prisées, affichent généralement des tons plus pastels et moins spectaculaires.

Chez toutes les espèces, ce sont les mâles qui sont colorés, les femelles sont plutôt marron ou gris avec des barres verticales plus foncées;
Selon les espèces, les mâles sont à dominante bleue ou jaune, les deux couleurs sont très souvent présentes.

l’Aulonocara sp. Maleri, est le poissons idéal pour l’aquariophile qui souhaite se lancer dans la maintenance des cichlidés du lac Malawi.
Les mâles possèdent une robe uniformément jaune qui tire un peu sur l’orangé chez les spécimens originaires de Chindunga rocks.
Chez ces derniers, la tête est pratiquement bleue, contrairement à la population de Maleri chez qui le bleu est très peu présent.
Dans le lac, la taille des mâles se situe autour d’une dizaine de centimètres, alors que les femelles ne dépassent pas les 8 centimètres.
En Aquarium, tenus dans de bonnes conditions, ils atteignent généralement une douzaine de centimètres.

Maintenance 

La maintenance de ces poissons n’exige pas nécessairement de grands volumes, un aquarium de 250 à 300 litres convient très bien pour un trio auquel il est possible de rajouter une ou deux autre espèces de Cichlidés du Malawi au comportement compatible :
Le genre Lethrinops s’accorde très bien.
Sciaenochromis fryeri est également un bon colocataire.
Après, tout dépend aussi du volume de la cuve.
Il convient toutefois d’éviter les poissons trop remuants comme les Mbuna ou des grandes espèces qui dépasseraient les 20 centimètres.
Évitez également plusieurs espèces d »aulonocara, car les problèmes d’hybridations pourraient être rencontrés, sans compter les risques de dominance à cause du caractère des mâles. En effet ils ont souvent du mal à se supporter et le mâle dominant du bac pourrait harceler ses rivaux jusqu’à la mort.
On évitera donc d’y mettre plusieurs mâles de la même espèce en aquarium.

Les Cichlidés du Malawi ont besoin d’une eau alcaline avec un pH qui devrait se situer entre 7.5 et 8.5.
Ce sont encore des valeurs assez courantes dans bon nombre de nos régions en France.
Au besoin, il est possible d’ajouter des pierres calcaires dans l’aquarium, un peu de sable de corail, ou des coquilles d’huîtres dans le système de filtration.

La température idéale se situe entre 22 et 25 degrés maximum.
Attention au delà des 30 degrés cela pourrait leur être fatale.
L’eau doit être bien oxygénée et de bonne qualité.

Décor du bac

Le décor sera composé de quelques pierres, ce qui va permettre aux occupants d’établir leurs territoires.
Comme la plupart des Aulonocara pétricoles, Aulonocara sp. Maleri aime s’installer sous une voûte qu’il défend ardemment contre ses compagnons d’aquarium.
Bien qu’elles soient absentes de son habitat d’origine, les plantes sont plutôt bien tolérées Anubias que l’on peut fixer sur des pierres.

Nourriture

Ils acceptent en aquarium volontiers les paillettes, toutefois il est bien mieux d’alterner avec de la nourriture fraîche « faite maison » ( moitié crevettes et pour autre moitié, épinard ou petits pois, le tout mixé et congelé en plaque).
Les vers de vases et les viandes carnés sont à proscrire car cela va entrainer à plus ou moins long terme la mort des sujets.

Reproduction

Aulonocara sp. Maleri se reproduit très facilement en aquarium où il se sent à l’aise.
Lorsqu’une femelle est prête à pondre le mâle l’attire par des va-et-vient saccadés sur le lieu qu’il a choisi pour la ponte, de préférence sous un pierre formant une voûte.
La ponte compte une trentaine d’oeufs que le mâle va fertiliser avant qu’elle ne les prenne en bouche pour environ trois semaines, le temps qu’il faut pour que les alvins soient complètement formés.

Si l’on souhaite élever les jeunes, on peut pêcher la femelle quinze jours après la ponte pour la transférer dans un petit bac jusqu’au lâcher des alvins.

L’élevage des jeunes n’est pas très compliqué, ils acceptent dés le départ des petits fragments broyés de paillettes qui pourront être complétés par les nauplies d’artémias..
Dans un bac d’élevage extrêmement bien entretenu, les petits vont grandir de un centimètre par mois.
Au bout de quatre à cinq mois, ils atteignent ainsi la taille de cinq centimètres et les premiers mâles commencent alors à ce colorer.
A ce stade ils ressemblent à des petits Cichlidés nains, copies conformes de leurs parent mais en miniature.

© Texte :AQUA débutant, sur quelques informations reprisent dans un article paru dans le Magazine : L’aquarium à la maison

Un cichlidé mal connu : Les Tilapias

[1.]-Taxonomique et morphologique.

Les Tilapias font partis des Cichlidae puis particulièrement des Pleciformes. Ils sont reconnaissables grâce à certaine particularité :

– une seul narine de chaque coté de la tête.

– l’os operculaire n’est pas épineux.

– le corps est comprimé latéralement et il est composé principalement d’écaille Cycloïdes et parfois d’écaille cténoides.

Remarque : Les écailles cténoides se différencient des Cycloïdes (rondes) par la présence sur les bords d’une multitude de petites pointes acérées (spinules) disposées sur différentes rangées.

-nageoire anale avec environ les 3 premiers rayons épineux.

Le genre Tilapia est divisé en 4 groupes en se basant sur les caractères anatomique mais également originalité en taxonomie, sur le comportement reproducteur et de la nutrition maison.

– incubation des œufs sur substrat avec garde biparentale (couple) : Tilapia
– incubation buccale avec garde biparentale ou paternelle : Sarotherodon
– incubation buccale avec garde biparentale ou maternelle : Oréochromis
– caractéristique éco morphologique particulière : Danakilia

[2.]- Connaissance générale

Les Tilapias sont des poissons peu connus en aquariophilie, car se sont des poissons qui peuvent prendre une belle taille dans la nature. En aquariophilie on voit surtout le Tilapia buttikoferi.

Les tilapias sont utilisés pour la reproduction et l’hybridation dû à leur maintenance facile à des fins culinaires.
Dans certain pays, il y a des piscicultures de tilapia où ils sont reproduits en nombre.

Les tilapias sont des Cichlidés Africain, ce qui signifie que si vous les maintenez dans une eau d’environ 25° ils vivront et se reproduiront très bien. A partir de 15°, vous n’arriverez plus à les reproduire si vous les maintenez en bassin dans une région froide.

Ils s’acclimatent très bien à toute sorte d’eau que vous pouvez proposer, même une eau très alcaline ou peu tempérée voir même peu oxygénée.

[3.]- maintenance pour l’élevage.

Si vous souhaitez faire un élevage de Tilapia, il est conseillé de les reproduire dans des bassins en cascade avec un surplus qui tombe dans le suivant.

En fesant de cette manière vous aurez plus de chance à les reproduire. Si vous avez un grand bassin où vous y installez vos poisson qui vont se reproduire, mettez les déjà âgés, si vous voulez avoir de la reproduction le plus vite possible, car si vous les mettez les alevins , vous devriez attendre entre 1 et 2 ans pour qu’ils deviennent matures ( la maturité change selon les conditions de maintenance). Les autres serviront au grossissement des alevins, vous pêchez les alevins dans le bassin principal à l’épuisette ou autre.

Vous pouvez par exemple avoir un bassin faisant 5000*500*100==>25.000 pour le principal,
où vous mettrez vos premières pièces et avoir d’autres bacs de grossissement, par exemple : un bassin de 200*200*100 pour vos alevins que vous venez de pêcher, suivi d’un plus grand comme 300*300*100 pour les juvéniles et ainsi de suite.

Une sortie doit être faite en cas de surplus, et vous pouvez la faire aller dans le bassin suivant.

Les digues autour du bassin,( ce qui va retenir votre eau) doivent être en pente, si vous la faite en terre directement afin de ne pas produire des chutes de terre.

La pente du coté du bassin doit être plus douce, pour pouvoir soutenir le poids et éviter les chutes de terre, si votre bac fait 1 mètre de hauteur il sera préférable, minimum 1 mètre pour la base de la digue.

Pour le coté extérieur, la pente n’est pas très importante, même si il est toujours mieux, d’en mettre une, de l’ordre de 1 mètre pour ce genre de bassin. A l’intérieur vaut mieux mettre le double de la hauteur, pour rendre la digue plus résistante.

[4.]- Maintenance en aquarium.

Les Tilapias sont des poissons pouvant atteindre une belle taille, même si certaines espèces sont aperçus en aquarium. On pense surtout à l’Oréochromis mozambicus, le Tilapia buttikoferi que l’on a vu auparavant, ou encore le Tilapia mariae.

Ils ne demandent pas une qualité d’eau spécifique, ils s’acclimatent dans toute sortes d’eau, le seul point à surveiller, c’est la température d’eau si vous souhaitez les reproduire .
La température de fin sera très bien pour les reproduire.

Ils demandent également un peu de place , si ce n’est un bac d’environ 500 litres pour les 3, cela peut leur servir de bon habitat .

A savoir que les Tilapias sont des poissons agressifs, ce qui signifie que un bac spécifique leurs conviendraient mieux , même si il est possible de le maintenir en communautaire , mais avec des espèces de même taille voir plus grande.

Une eau de conduite, peut lui convenir largement, sachant que les paramètres seraient les mêmes que dans son lieu de vie dans la nature.

© Kazi pour AQUA débutant

Le Pseudotropheus perspicax « Ndumbi »

Photo source

Son habitat naturel..

Il est d’origine Africain du Lac Malawi. On le croise surtout à Pombo RockNdumbi Reef et Ndumbi Point, entre 2 et 7 mètres de profondeur et on le retrouve principalement dans les secteurs du lac les plus riches en algues.
Il fut découvert aux alentours de 1990 suite à une exploration Tanzanienne du Lac Malawi.

Description

Les mâles sont bleutés avec le front et les nageoires bordées de orange. Les femelles sont plutôt grises.
Il mesure adulte entre 6 et 7 cm. C’est un M’buna.

Maintenance

A maintenir dans un bac de 250 litres au minimum.
Un mâle pour deux femelles.

Température de 24 à 28 degrés
pH de 7 à 8.5
GH de 10 à 20

Comme beaucoup de cichlidés du Lac Malawi, il a besoin d’un bac avec un décor de roches, où se trouve des cavités afin de pouvoir s’y cacher et se reproduire.
Il est possible de mettre des pierres plates empilées de façon à obtenir des trous entre les pierres. Les pierres d’origines munies de trous sont également possibles, en effet, elles feront les cachettes de nos hôtes et sont de plus très décoratives. Les pierres calcaires sont également utilisables car l’eau doit être d’un pH assez important et ces dernières, augmentent naturellement le pH.
Il est possible d’ajouter des plantes telles que des AnubiasVallisneria ou fougère de java… et qui n’ont pas besoin de substrat et juste d’un support pour se développer correctement.
Il sera important d’y placer un sable de granulométrie fine, genre sable de Loire de 1à 2mm, afin d’éviter que nos hôtes se blessent à la bouche.

Alimentation

Il est Herbivore (leur offrir des paillettes végétales) à tendance omnivore (moindre), l’important, nous le répétons à chaque fiche, étant de bien diversifier sa nourriture et surtout de bonne qualité.

Reproduction

C’est un Ovipare (Incubateur buccal). La reproduction a lieu entre les pierres du décors. Les mâles nageoires toutes déployées, attirent les femelles gravides en faisant une sorte de danse devant elles.
La femelle dépose quelques ovules dans le nid creusé par le mâle, qui les fécondent immédiatement en position de T.
Tout en tournant, la femelle reprend les oeufs en bouche, et l’incubation va durer environ deux semaines. Les petits seront ensuite recrachés entre les pierres, et mesurent alors 5 mm de long. La croissance sera rapide et les jeunes atteignent 4 cm en 6 mois de croissance.

©Texte : AQUA débutant

CYPHOTILAPIA FRONTOSA

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Bonjour,
Je suis non seulement obsédé par les poissons d’eau de mer, mais j’ai également une autre passion : les Cichlidés africains et parmi ceux-ci le CYPHOTILAPIA FRONTOSA.
Je vais donc vous en parler.
C’est un Cichlidé qui vit dans le lac TANGANYIKA à une profondeur de 20 à 30 m et l’on peut le rencontrer jusqu’à 60/80 m.

Son BIOTOPE naturel se situe dans les pierrailles du lac, lui assurant un ou des refuges, même si sa taille (35 cm pour un mâle et pas loin de 28 cm pour une femelle)lui permet de n’être inquiété par personne sauf à l’état de juvénile. Il peut se rencontrer en banc assez volumineux.Les différences sexuelles sont tellement infimes que seul les comportements peuvent vous permettre de les différencier.En allant au plus simple, le mâle est toujours plus grand que la femelle.

Son COMPORTEMENT : Il est assez territorial envers ses congénères ( les intimidations se font face à face bouche grande ouverte jusqu’à se toucher et en général le « combat » est bref ).
C’est un Cichlidé qui creuse très peu et qui ne touche absolument pas les plantes. Il peut être considéré comme un « pépère »débonnaire , placide et discret. Vis à vis des autres poissons du bac, il est plus que tolérant et ne s’intéresse éventuellement qu’à de très petits alevins , dont il fait de temps à autre son « casse-croûte ». Mais dans l’absolu, c’est un brave poisson qui n’embête personne. Le mien adore me manger dans la main , surtout si j’ai sa friandise préférée (une moule cuite décortiquée).

Son ALIMENTATION : Il mange un peu de tout; des mollusques des crustacés , du poisson.
Les nourritures congelées (de grande taille)et les flocons sont acceptés avec boulimie. C’est un goinfre et il l’assume.

Sa MAINTENANCE :
AQUARIUM : Minimum 600L pour un individu. Si vous êtes sûr d’avoir un couple , vous pouvez les maintenir dans ce même volume.
PH :7,8 à 9,5 . 8,5 étant l’idéal pour la reproduction.
TEMPERATURE : 22 à 26° , 23° Pour la reproduction.
CHANGEMENT D’EAU : 15% au moins tous les 15 jours .
REPRODUCTION : Tout à fait possible, mais assez compliquée.
Il faut tout d’abord avoir un couple qui s’entend très bien; les transférer dans un bac spécifique de 300 L, abaisser la température à 23° et le PH à 8,5. Puis vous verrez (soyez très patient) la femelle venir « embrasser » les flancs du mâle et celui-ci lui répondra par un attouchement léger sur la face. Cela dure relativement longtemps et lorsque la femelle se décide enfin , le couple disparaît dans uns grotte. La femelle pratique l’incubation buccale et dès que vous avez la conviction qu’elle tient les oeufs dans sa bouche, il faut remonter la T° jusqu’à 26°et attendre une trentaine de jours l’éclosion. Les alevins résorbent leur vésicule vitelline en 20 OU 25 jours. Si tout se passe bien et que avez de la chance vous verrez des petits d’environ 2 cm sortir de la bouche de maman et s’y précipiter à la moindre alerte.
COMPATIBILITE : Poisson indolent , mais faire tout de même attention aux alevins des autres races.
ESPERANCE DE VIE : 15 à 20 ans

En résumé, c’est un superbe poisson qui nécessite toutefois un très grand aquarium. Il mérite un traitement de faveur.
Si vous ne pouvez pas lui offrir un bac assez volumineux, laissez-le chez le marchand.
Voilà, c’est fini , espérant ne pas avoir été trop long ou sopo !

Texte et photos : IGOR2 pour AQUA débutant

Haplochromis phytophagus

Haplochromis phytophagus

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Son habitat naturel..

Le Haplochromis phytophagus appelé en 1980 « Xystichromis phytophagus », appellation qui n’a d’ailleurs jamais été cependant validée officiellement.
On le retrouvait autrefois dans les eaux Ougandaises du Lac Victoria, près de Jinja et Bunjako ainsi que Kisumu dans la Baie du Kenya. Aujourd’hui, cette espèce se trouve dans le Lac Kanyaboli au Kenya, un petit Lac dans le bassin de Yala.
C’est une zone d’un vaste Marais de papyrus, qui agit comme une barrière de protection pour les espèces qui sont la proie de la perche du Nil (Lates niloticus).

Le Lac Kanyaboli a une surface de 10,50 km2 et une profondeur moyenne de 3,0 mètres. L’ensemble du Marais du bassin de Yala versant est en danger actuellement, car malheureusement il est souvent drainé afin de fournir des zones agricoles à une population croissante. Cette région est également une vaste étendue d’observation des oiseaux de renommée mondiale.

Kenyaboli

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Description

Le mâle adulte est sans pareil dans la coloration. La tête est d’un gris-bleu et a une pente convexe crânienne. La mâchoire (supérieure et inférieure) est bordée par une lèvre bleue brillante.
Deux barres horizontales traversent le front, un peu au-dessus des lèvres, et à mi-yeux.
Le haut du front (sur le bas des plaques branchiales) est violet. Immédiatement derrière les branchies et sur le long du dos la couleur est rouge-orange.
L’abdomen est vert citron et s’étend jusqu’à mi-hauteur des flancs et latéralement sur le pédoncule caudal.
La partie frontale de la nageoire dorsale est bleu poudré. Les épines sur la moitié arrière de la dorsale sont de couleur rouge. Cette coloration rouge se trouve également sur la nageoire caudale.

Les nageoires pelviennes sont « noir de jais » avec le premier rayon s’étendant légèrement au-delà des autres.
La nageoire anale est bleu clair avec une tache rouge frontalement. Un petit nombre de taches parsèment la partie de retour à sa base.
Deux lignes de stries noires le corps à mi-chemin et frontalement le long de la ligne latérale.
Plusieurs barres verticales sont visibles dans une certaine mesure, mais surtout, cela dépend de son humeur.

La femelle est de couleur or mat avec une teinte jaune aux ailettes.
On peut voir un léger dimorphisme sexuel, les mâles atteignent 11cm tandis que les femelles feront environ 9.5 cm.

Dans la nature il gratte les algues contre les pierres, en effet il possède des dents et aime les algues.
Les dents extérieures sont pour la plupart bicuspides tandis que l’intérieur est doublé en 4-6 lignes, elles sont d’une grande taille et d’une structure tricuspide.

Maintenance

A partir d’un volume de 250 litres pour maintenir un trio
Température de 24 à 28°C
pH de 7,5 à 8,6
Il est préférable de maintenir cette espèce par trio (1 mâle pour deux femelles).
Attention le mâle est très souvent agressif envers les poissons de plus petites tailles, il n’hésitera pas en faire son repas.

Un substrat d’environ 5/7 cm de hauteur (sable de loire).
Un ensemble de rocaille sur une extrémité du bac semble être un point de rassemblement pour l’espèce mais pas pour s’y réfugier, des plantes flottantes et quelques racines.
Certains aquariophiles très expérimentés dans l’élevage de l’espèce, affirment qu’il est possible de mettre une plante appelée : Cératophyllum demersum que l’on peut planter en brins dans le sable. Il est également possible de la laisser flotter, en effet dans la nature, il fréquente des endroits bien fournis en plantes de surfaces.
Il faudra cependant, pratiquer de fréquents changements d’eau et veiller également que la filtration soit de bonne qualité.
Cela suffit pour maintenir une colonie saine de Haplochromis phytophagus.

Alimentation

Le Haplochromis phytophagus apprécie un peu de verdure dans son régime alimentaire. Ceci peut être facilement fourni avec une bonne spiruline en flocons par exemple.
Un excellente nourriture en flocons de bonne qualité avec des gâteries occasionnelles comme des artémias, daphnies ou autre.. sera également très appréciée.

Reproduction

Il aime creuser en période de reproduction le sable, donc attention à avoir un décor de pierres solides et bien pensé si vous avez monter des rocailles.
Il fait une danse également auprès de sa belle en période de reproduction.
Le mâle défend son territoire contre les congénères qui s’en approchent. La femelle finira par céder aux avances des mâles.
La mise en évidence d’un ovipositeur de la femelle est un signe certain que la ponte a eu lieu.

L’acte même de la ponte, aura lieu dans la fosse creusée par le mâle. La méthode typique « Haplochrominiens » est : de secouer et tourner en rond, faire tomber les œufs, les mordiller un peu et les ramasser.. tout cela sera pratiqué par cette bouche couveuse maternelle.
Le Haplochromis phytophagus n’est pas une espèce particulièrement difficile pour frayer.
Il est très prolifique et les couvées de 50 alevins ne sont pas rares.
La période de gestation est de 18 jours. La femelle va s’occuper de sa progéniture pendant encore deux semaines.
A partir de là, les alevins auront absorbé la majeure partie de leur sac vitellin et prendront leurs premiers repas de Cyclops et paillettes écrasées, voir de la poudre spéciale pour alvins.
Ensuite, les jeunes se développent rapidement et seront à maturité en 10 mois.

Texte : AQUA débutant

Julidochromis transcriptus

juidochromis transcriptus

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Cichlidé Africain endémique du Lac de Tanganyika

Habitat naturel..

Le lac Tanganyika fait maintenant partie du bassin hydraulique du fleuve Congo. Il s’y déverse par son émissaire, la Lukuga. Jusqu’en 1878, cette rivière se jetait dans le lac, mais des mouvements tectoniques, et surtout la montée du niveau de l’eau, en ont inversé le sens vers la Lualaba et le fleuve Congo.

Le bassin drainant du lac Tanganyika couvre une superficie de 250 000 km2. Les principales rivières qui l’alimentent sont la Malagarazi, la Rusizi, la Ifume, la Lufubu et la Lunangwa qui y déversent 24 km3 d’eau par an ; les pluies, quant à elles, en apportent 41 km3 par année. La Malagarazi est plus ancienne que le lac lui-même et se trouvait auparavant dans le prolongement du Congo. La totalité du volume du lac est renouvelé en 485 années.

Le lac est connu pour la limpidité exceptionnelle de ses eaux, celle-ci permettant une visibilité atteignant les 25 mètres.
L’eau du lac Tanganyika est d’une extrême richesse minérale, et ses paramètres sont très particuliers. Sa conductivité est d’environ 609–620 µS, son pH est de 9,5 à la surface et de 8,6 à –1300 m ; (en zone marécageuse le pH est de 7,6) le TAC est de 12–19 et sa température est de 25°C en moyenne.

Le lac Tanganyika est très réputé pour le nombre important d’espèces endémiques. On y dénombre pas moins de 250 espèces de poissons cichlidés (Neolamprologus, Paleolamprologus, Altolamprologus, Xenotilapia, Julidochromis, Telmatochromis, Tropheus, Petrochromis et plus de vingt autres genres) et 150 espèces de non-cichlidés (Stolothrissa, Limnothrissa, Lamprichthys), dont la plupart vivent le long de la côte jusqu’à environ 180 mètres de profondeur. La plus grande part de la biomasse se situe dans la zone pélagique et est dominée par six espèces: deux espèces de sardines du Tanganyika et quatre espèces de Lates. La quasi-totalité des espèces de cichlidés est endémique et plusieurs sont appréciées comme poissons d’aquarium.

Cette espèce se limite cependant à la côte Nord du Zaïre.

Description

Poisson de forme allongé avec une coloration jaune rayée de noir, les nageoires sont beiges, soulignées de bleu et de noir.

Le mâle mesure environ 8 cm et les femelles 8 cm également.
Il est très territorial envers les sujets de son espèce ou en période de reproduction. Un groupe de 4 à 6 juvéniles favorisera la formation d’un couple. Si le volume est suffisant les poissons peuvent cohabiter par la suite.

Maintenance

Température de 24 à 28 degrés
pH de 7,5 à 9 (8,5 pour la reproduction)
GH de 10 à 20
Il faudra démarrer avec 5 ou 6 juveniles dans un bac de 200 litres pour obtenir deux couples qui se reproduiront par la suite. Sinon il est toujours possible de maintenir un couple dans 120/150 litres.
Le bac sera rocheux, attention de ne pas changer le décor, car le couple peut ne plus rien reconnaitre et il peut s’en suivre une bagarre pouvant aller jusque la mort d’un des deux. Prendre en photo si possible le décor du territoire afin de reproduire au plus prés possible le décor initial.
On pourra ajouter des anubias et vallisneria au décor.

Nourriture

Omnivore (nourriture congelée, sèche, végétale, vivante etc..) le principal étant de bien varier et de donner une nourriture de qualité.

Reproduction

C’est une espèce monogame, le frai aura lieu sur un substrat caché.
Les oeufs sont fixés sous une voûte et les jeunes à la naissance seront suspendus jusqu’à résorption du sac vitellin.
Une fois la nage libre, les parents seront féroces envers les autres afin de les défendre.

©Texte : AQUA débutant