Quelle eau choisir pour mon aquarium ?

Les poissons vivent dans l’eau, la qualité de cette eau est donc aussi importante que l’air que nous respirons..
Adapter l’eau à leur besoin est essentiel et fondamental pour leur santé et donc leur longévité.

 

Eau du robinet, de pluie, eau osmosée.. comment choisir ?

C’est l’élément essentiel en aquariophilie, l’eau est le milieu de vie des poissons. Son choix est donc d’une importance primordiale.
La première chose en aquariophilie est de connaitre les besoins de qualité d’eau (GH, KH et Ph) des espèces de poissons choisies avant tout autre chose, ce qui amène à dire, que l’eau doit le plus possible se rapprocher des caractéristiques de l’eau du milieu naturel, afin de maintenir vos poissons dans les meilleures conditions possibles.

L’eau de conduite (Robinet)..

Solution la plus simple et souvent utilisée pour les débutants en aquariophilie. Il est vrai qu’il est plus facile de choisir ses poissons adaptés à l’eau du robinet plutôt que d’adapter l’eau aux poissons choisis..
Nous dirons que l’eau du robinet sur le territoire français en général est basique et plutôt dure.
Elle est en principe très souvent adaptée aux ovovivipares et vivipares, aux poissons du lacs de Tanganyika et Malawi ainsi que certaines espèces d’Amérique centrale.
Certaines régions comme la Bretagne, ont la chance d’avoir une eau plutôt douce et acide au robinet ce qui autorise de nombreuses espèces, ce n’est pas le cas de toutes les régions de France et d’ailleurs.

L’eau du robinet doit toujours être préparée, soit conditionnée avec un conditionneur afin de pouvoir directement la changer soit, en la laissant reposer une ou deux journées afin de la débarrasser de son chlore.

L’eau de pluie..

L’ eau de pluie est pure, elle ne contient, ni nitrate, ni phosphate, ni aucun métaux lourds.
Cela peut être une alternative intéressante puisque qu’elle est acide, et ne vous coûtera rien du tout.
Il faudra cependant éviter d’utiliser de l’eau de pluie si il n’a pas plu depuis longtemps, et vérifier que le toit et les gouttières ne contiennent pas de substances toxiques pour vos poissons.
Il sera d’ailleurs indispensable de filtrer sous charbon actif afin de débarrasser l’eau des poussières ou substances nocives..
A la longue, il faut voir si cela est intéressant au niveau budget.. pas certain..

L’eau de source ou l’eau du puits..

Tout en baladant en forêt, vous pourriez être amené à découvrir de petites sources acides. Il faudra cependant être vigilant car certaines sources peuvent être bien contaminées par les nitrates ou même certains métaux lourds.
Il en est de même pour les puits et d’ailleurs une simple analyse aquariophile pH, HK et GH n’est souvent pas suffisante afin de déterminer si l’eau est correcte en aquariophilie ou pas.

L’eau osmosée..

L’eau osmosée, est l’eau la plus utilisée en aquariophilie afin de pouvoir acidifier l’eau du robinet.
Il est cependant important de prendre quelques précautions.
L’eau osmosée, n’est rien d’autre qu’une eau de conduite qui est passée à travers l’osmoseur et qui a perdu au passage, quasiment la totalité de ses minéraux, ce qui en fait une eau pure.

Elle devient alors une eau au KH nul, ce qui en fait une eau totalement instable utilisée pure.
on conseille alors souvent de l’utiliser en coupant celle-ci à l’eau du robinet soit 1/3 d’eau osmosée et 2/3 d’eau du robinet, ou encore moitié/moitié.
Attention les proportions sont totalement différentes suivant les bacs, il faut donc tester pour obtenir les paramètres adéquats afin de déterminer le pourcentage à couper et bien s’y tenir lors des entretiens hebdomadaires.
Il est toujours possible d’essayer d’obtenir les bons paramètres, en faisant des essais de petits volumes afin de déterminer le pourcentage à couper.
Certains aquariophiles chevronnés l’utilisent pure et la reminéralise aux paramètres désirés avec des sels minéraux (ex : le sel Preis).

L’eau en bouteille..

L’eau en bouteille présente l’avantage d’avoir la certitude qu’elle ne soit pas toxique, mais aussi, qu’il y a eu analyse complète des minéraux.
En fonction des espèces présentes dans votre aquarium, vous pouvez alors choisir votre eau en bouteille. Seul inconvénient : son coût.. et surtout pour des volumes importants.

Informations des paramètres de quelques eaux minérales en bouteille

– Volcania : GH = <1 – KH = <1 – Ca/Mg =3 – NO3 = 2,4
(source Chantade, Franprix).

– Montagne d’Auvergne : GH = 1/1,5 – KH = 1/1,5 – Ca/Mg = 2,4 – NO3 = NC*
(Carrefour).

– Volvic : GH = 5 – KH = 4 – Ca/Mg = 1,5 – NO3 = 6,3

– Laurier : GH = 9 – KH = 8 – Ca/Mg = 15 – NO3 = ❤

– Valvert : GH = 11 – KH = 9 – Ca/Mg = 30 – NO3 = 3,5

– Cristalline : GH = 12 – KH = 12 – Ca/Mg = 3,7 – NO3 = 1
(Source Sainte-cécile).

– Eau de Source de montagne : GH = 12 – KH = 13 – Ca/Mg = 2,5 – NO3 = <1
(Beaupré, ED).

– Plancoët : GH = 12 – KH = 15 – Ca/Mg = 2,5 – NO3 = 0

– Guizza : GH = 12 – KH = 14 – Ca/Mg = 1,5 – NO3 = 5*
(Leader-Price).

– Romy : GH = 15 – KH = 13 – Ca/Mg = 30 – NO3 = <2

– Evian : GH = 16 – KH = 19 – Ca/Mg = 3 – NO3 = 3,8

– Eau de source Sainte-Lucie : GH = 21 – KH = 18 – Ca/Mg = 5 – NO3 = <1
(ED).

– Vittel : GH = 32 – KH = 18 – Ca/Mg = 5 – NO3 = 4,6

 

©Textes : framboizz et nostalgie pour AQUA débutant

Pourquoi adapter la température de l’eau d’un aquarium ?

Chacun sa température..

Mais pourquoi ?

Chaque poisson aura besoin d’une température spécifique : celle de l’origine de son biotope sera la plus adaptée, il sera donc indispensable de réguler la température de l’eau selon les espèces de poissons maintenues dans l’aquarium.

Il est donc indispensable pour la maintenance des poissons (souvent les tropicaux et bien d’autres) de réguler la température de son aquarium pour qu’ils vivent dans de bonnes conditions. En effet, la température des poissons varient en fonction de la température de l’eau dans laquelle ils vivent, contrairement aux mammifères qui sont dans l’obligation de maintenir leur température interne stable.

Adaptation de la température aux conditions naturelles..

Dans leur milieu naturel, les poissons sont adaptés à une température plus ou moins large en fonction de leur habitat.
La température d’un aquarium tropical est en général de 25 à 25 C°, d’autres bacs sont un peu plus chaud 27 à 28 C° (pour les discus par exemple) et certaines espèces ont besoin d’une eau plus fraîche 21 à 22 C° (pour les guppys par exemple).
Ces différences s’expliquent par la variété des habitats naturels, des grands lacs africains, le bassin amazonien, aux zones marécageuses asiatiques.. l’eau est un milieu bien plus stable que l’air. Quelque soit l’espèce aquatique, qu’elle soit de milieu tropical ou de milieu tempéré, elle ne sera pas armée face à des écarts rapides et brusque de température. C’est pourquoi nous conseillons d’éviter de varier de plus de 1 à 2 C° par 24 h l’eau de votre aquarium.

Si on choisit des poissons ne vivants pas tous dans le même milieu. Il vous faudra prendre en compte les exigences de chaque espèces maintenues dans votre aquarium, et positionner la température sur votre thermoplongeur sur des valeurs moyennes qui sont tout de même adaptées pour les espèces différentes. C’est pour cette raison qu’il est toujours préférable de faire un aquarium plutôt biotope pour que toutes les espèces maintenues sont complètement à l’aise avec la température de l’eau ainsi que la qualité de l’eau.

Les rythmes saisonniers et circadiens..

Certaines espèces de poissons apprécient de ne pas avoir la même température en été et en hiver.
Quand la durée du jour est plus courte (en hiver), on peut abaisser la température de l’aquarium de quelques degrés. Attention tout de même : tous les poissons ne sont pas adaptés à ces changements. D’autres au contraire vivront mieux avec ces rythmes différents. A vous d’adapter tout cela à votre population et de bien vous renseigner sur les habitats naturels de vos poissons pour en savoir un peu plus (lire nos fiches poissons).

Il peut aussi être intéressant de ne pas avoir la même température entre la nuit et le jour, en faisant une variation de 1 à 2 C°. Parfois cela se fait automatiquement avec l’extinction de l’éclairage la nuit. La chaleur de nos tubes augmentent toujours un peu la température de l’eau de l’aquarium (un peu moins les Leds maintenant mais quand même..).

Pour la reproduction aussi..

Pour certaines espèces de poissons, il faut faire varier la température de l’eau afin qu’ils se reproduisent.
Cela est encore dû au milieu naturel de l’espèce. Par exemple, les Corydoras spp. ont besoin d’apports d’eau fraîche pour commencer à se reproduire. Si nous calquons les ces apports d’eau fraîche sur des périodes de gros orages (baisse de la pression atmosphérique) cela marchera à tout les coups.

Les betta splendens au contraire, vont demander une température plus élevée pour se reproduire. Vers 27-28 C°le mâle commencera à construire un nid de bulles, pour peu qu’il soit jeune et bien en forme. Au -dessous, la plupart vont se contenter de vivre leur vie tout simplement.

Pour traiter certaines maladies..

L’augmentation de la température est une méthode assez utilisée en cas de parasitose par exemple. Ce traitement consiste à élever la température de 3 à 7 C°. Evidemment on va élever cette température en douceur sur plusieurs jours et ensuite il faudra la maintenir élevée pendant 3 à 5 jours. Il va de soi, que le retour à une température normale se fait également en douceur sur plusieurs jours et sera très progressif. Attention, tous les poissons ne supportent pas ce type de traitement, il faudra bien surveiller la population du bac et bien oxygéner l’aquarium car il sera nettement moins oxygéner que d’habitude avec l’élévation de la température (on n’hésites pas à sortir les bulleurs et remonter la canne de refoulement au-dessus de l’eau pour faire des remous à la surface de l’eau de l’aquarium).

Et pour les plantes..

Il n’y a pas que les poissons qui nous obligent à mettre une système de chauffage dans l’aquarium, les plantes en ont besoin aussi.. En effet, la plupart des plantes que l’on utilise en aquariophilie sont des plantes tropicales, elles aussi ont donc des besoins de températures pour se développer correctement (voir nos fiches plantes pour les différentes températures). Il est également important de prendre en compte ce point lorsqu’on achète une plante afin de pouvoir l’adapter à la température de notre aquarium. Très souvent au-dessus de 28 C° les plantes survivent et ont du mal à tenir…

A vous de bien tenir compte de tous ces paramètres et vous renseigner sur les besoins de chacun (plantes, poissons ou invertébrés) afin de profiter d’un superbe aquarium, cela vous parait compliquer au départ.. mais ensuite après quelques malheureux déboires (et les erreurs se payent au dépend de nos animaux le plus souvent) on se renseigne bien sur tout les points avant de se précipiter sur tout et n’importe quoi et c’est ce qui fera la réussite d’un très joli aquarium sans trop de problème..

N’oubliez pas non plus que la patience est le maître mot en aquariophilie.. il faut laisser le temps faire les choses..

© Texte : AQUA débutant et sur base d’un article paru dans l’aquarium à la maison N°106

Quelques différents biotopes..

Le biotope est le lieu de vie, appelé aussi l’habitat naturel..
En aquariophilie, il est identifié par un certain nombre de caractéristique comme la faune, la flore, la température des lieux, la qualité environnementale de l’eau (rivières, cours d’eau etc..), ou encore zone rocheuse etc..

Créer un aquarium biotope, n’est pas des plus simples. En effet il est indispensable de faire de la recherche sur l’environnement de l’habitat naturel des espèces que l’on va maintenir, et essayer de recréer le décor et le milieu de vie au plus proche de celui de la nature, mais pas que.. il faudra aussi penser à l’association des différentes espèces de poissons qui vivent dans ce lieu, et penser le volume de l’aquarium, pour leur espace de nage et de vie en communauté.

Nous parlerons ici brièvement des différents biotopes les plus connus pour vous donner une idée, car ils sont en réalité innombrables et certains biotopes sont vraiment très pointus et compliqués à réaliser..
Voir également sur nos fiches poissons à la section Son habitat naturel.. pour plus d’infos

Les biotopes des grands Lacs Africains..

Tanganyika, Malawi, Victoria sont principalement composés de sols sablonneux et de roches.
Il est toutefois possible d’y ajouter quelques plantes comme les Anubias pour agrémenter le visuel du bac, mais pas indispensables.

♣- L’eau du lac Malawi est plutôt alcaline avec un pH de 7,8 à 8,5
♣- L’eau du lac Tanganyika est plutôt alcaline avec un pH de 7,6 à 9,5 selon la profondeur
♣- L’eau du lac Victoria est plutôt douce à alcaline avec un pH variant de 6,5 à 9

Les biotopes des cours d’eau Africains..

On y rencontre des poissons fluviatiles dans les grands fleuves, les rivières, petits ruisseaux, petits marais..
Ce sont des biotopes bien souvent composés de brachange avec un lit de sable, voir même de galets.
On pourra y mettre des plantes simples comme les Anubias. L’eau y est en général acide à neutre, suivant les endroits des espèces qui y vivent.
Cela concerne certains petits tétra ou encore le Pelvicachromis pulcher, le filtre sera bien adapté afin que le courant de l’eau soit suffisant pour le biotope.

On retrouve également des killies dans les biotopes de petits cours d’eau acide. Ces derniers peuvent complètement s’assècher en été.
(Sur le continent Américain et Asiatique des espèces de killies sont retrouvés, bien que ce ne soit pas la majorité d’entre eux).

En aquarium une maintenance spécifique dans un bac de 20 litres pour un couple ou un trio sera suffisante. On y mettra de la mousse de java, de la microsorium et un morceau de tourbe qui pourra aider à conserver l’acidité de l’eau du bac. On pourra recouvrir également de feuilles de chêne le sol. Ne pas oubliez surtout de mettre un couvercle sur l’aquarium, les killies sont de bons sauteurs.

Les biotopes de l’Asie..

On en dénombre environ 3 principaux.. Les eaux calmes et peu profondes, les eaux mi-profondes mais avec du débit, et les eaux montagneuses.

♣- Les eaux peu profondes et calmes dont les paramètres varient entre 21 et 27°c pour la température, un pH de 6 à 8,8, une dureté de 5 à 35°dGH.
On y retrouve le Betta splendens, le Colisa, le Gourami, le Rasbora, le Barbus, le Pangio Khuli, la Caridina Japonica..

♣- Les eaux mi-profondes avec un bon débit dont des paramètres varient entre 24 et 30°c pour la température, un pH de 6 à 8, et 5 à 20°dGH. (rivières avec une eau plutôt boueuse et plantes de surface).
On y retrouve le Labéo, le Botia, le Crossocheilus siamensis..

♣- Les eaux montagneuses sont des eaux avec un débit important. Elles sont généralement peu profondes avec une eau limpide, dont les paramètres varient entre 18 à 25°c pour la température, un pH de 6,5 à 7,5, une duretée de 5 à 25°dGH.
On y retrouve le Tanichthys, le Gastromyzon, le Danio..

Les plantes que l’on y retrouvent principalement sont : la Mousse de Java, la Vallisnéria Spiralis, la rotala indica, l’hygrophilia difformis, la limnophila aquatica, certains lotus..

Les biotopes Australien-Nouvelle-Guinée..

L’australie se divise en 3 zones climatiques : Au Sud, on retrouve un climat subtropical humide, au Sud-Ouest, on retrouve un climat plutôt méditerranéen et pour le Nord, on y retrouve un climat tropical soumis à de fortes perturbations dû aux courants de l’eau, notamment El Niño qui provoque des sécheresses et des cyclones périodiquement.

Le pH sur place peut varier de 6 à 8 suivant les saisons. Le sable est fin et clair, on y retrouve des racines de mangroves.
Pour l’aquarium il est préférable d’avoir un pH de 7 à 7,5 dans l’idéal, un GH de 10 environ, avec quelques racines de mangroves, un sable de loire par exemple, et une bonne filtration de 4 à 5 fois le volume du bac.

On y retrouve le Melanotaenia le Glossolepis, le Iriatherina werneri, le pseudomugils, le Tateurndina ocellicauda..

Les biotopes de l’Amérique du Sud et bassin Amazoniens..

L’Amazonie est une région de l »Amérique du Sud. C’est une vaste plaine traversée par l’Amazone et par ses affluents.
Une grande partie de sa surface est recouverte par la forêt Amazonienne. Son climat est plutôt chaud et humide.
La température moyenne en Amazonie se situe aux alantours de 26 °C. Les précipitations moyennes sont de 2 100 mm par an à 2 450 mm/an, avec des zones au Nord-Ouest de plus de 10 000 mm de pluie par an.

On en dénombre également trois principaux : l’eau blanche, l’eau limpide et l’eau noire..

♣- L’eau blanche

C’est en réalité une eau de couleur thé. En effet, elle contient une grande quantité d’argile ce qui la rend un peu trouble.
La lumière n’arrive pas à pénétrer à travers, la visibilité est quasiment nulle. Sur le fond, on y retrouve des branchages tombés des arbres environnants et des feuilles séchées.
0n ne retrouve pas de plantes aquatiques à cause de la luminosité nulle. Son eau est plutôt très acide avec un pH qui varie de 3 à 5 et une dureté plutôt nulle.
Le pH se situe aux alentours de 6.5, Le GH est inférieur à 1°dGH et le KH entre 0,2 et 0,4°KH.

♣- L’eau limpide (claire)

C’est une eau d’une extrême limpidité avec une parfaite visibilité du fond qui est composé de sable fin et clair.
Elle peut parfois se charger en algues et prendre une couleur verdâtre par endroit.
Les plantes aquatiques y poussent parfaitement bien.
Le pH se situe entre 6,5 et 7,5, le KH est quasimment nulle et le GH est de 0,5°dGH.

♣- L’eau noire

C’est en réalité une eau de couleur marron, sa couleur est dû à une importante quantité de matières végétale en décomposition sur le fond.
Malgré sa couleur marron c’est une eau transparente. Le fond est composé de feuilles en décomposition, de branchage, le sol est un sable clair et fin.
Cette eau est très acide son pH se situe entre 3.5 et 5, sa duréte est presque nulle.

Dans les différents biotopes Amazonien on y retrouve certaines espèces comme par exemple, l’Ancistrus, certains Corydoras, le Discus, l’Hemigramus blehery, l’Otocinclus, le Scalaire, le Ramirezi, le Paracheirodon innesi, l’Apistogramma cacatuoïde..
Les plantes sont alors divers et variées telles que : l ‘Heteranthera zosteripholia, la Bacopa monnieri, la Rotala rotundifiola, la Sagitarria, la Riccia fluitans etc..

Les biotopes de l’Amérique Centrale..

♣-Concerne le biotope des vivipares de la famille des poeciliidés. On retrouve une eau plutôt calcaire et une température d’environ 24 à 25°C, l’aquarium sera bien planté.

♣-Il concerne également un biotope pour les cichlidés, il possède un décor rocheux accompagné de plantes plutôt robustes (anubias, fougère de java), l’eau est douce, bien oxygénée avec un bon débit de filtration.

Texte : AQUA débutant

L’eau du robinet

L’eau du robinet ou eau de conduite, est une facilité pour remplir son aquarium, mais ce n’est pas sans danger..
En effet l’eau du robinet contient du chlore, des métaux lourds et des nitrates.. la mettre dans l’aquarium sans la traiter avant, est plutôt dangereux pour la santé et le bien-être de vos poissons…

eaudurobinet (1)

Si on utilise l’eau du robinet vous l’aurez compris, on la traitera avec un conditionneur d’eau ou on la laissera vieillir.. Mais avant de voir cela..

Parlons un peu du chlore et de ses effets..

Il s’utilise afin d’éliminer les agents pathogènes qui pourraient circuler dans notre eau de conduite.

Le chlore présent dans l’eau de votre aquarium peut engendrer une mortalité importante, surtout dans un nouveau bac.
Dans un bac qui est en route depuis longtemps, lors d’un changement partiel de l’eau, la matière organique contenue dans l’aquarium peut inactiver une partie du chlore.

Le chlore provoque également des lésions au niveau des branchies des poissons (nécrose) et modifie la composition de l’hémoglobine du poisson.
Une intoxication au chlore se traduit par :
– une respiration accélérée
– une nage en surface saccadée
– des sauts hors de l’eau
– un changement de couleur du au stress
– une ou des mortalités après une nage instable

Ces symptômes peuvent apparaître à partir de 0,016 mg/l de chlore dans l’eau sur les espèces de poissons les plus sensibles.
Dans l’eau du robinet, nous avons en général aux alentours de 0,1 mg/l, ce qui peut être fatal pour la population d’un aquarium contenant peu de matières organiques.
Le maximum acceptable en exposition continue pour les poissons est de 0,003 mg/l.

Parlons un peu des métaux lourds et de ses effets..

Tout dépend du matériau utilisé pour la canalisation d’eau, mais certains métaux lourds, peuvent se dissoudre dans l’eau suite à son passage. Tout dépend aussi de la qualité de base de l’eau, son acidité, sa dureté, sa température et du temps de contact entre les deux.
Même si les métaux lourds sont rarement présents dans l’eau à l’état naturel, on peut en trouver à la sortie du robinet.
Les signes d’une intoxication aux métaux lourds varient selon le métal et l’espèce du poisson.
Ils sont difficiles à interpréter malgré leur toxicité plus que prouvée sur nos habitants. En effet, les signes de cette intoxication sont non spécifiques aux métaux lourds, et peuvent également se retrouver dans plusieurs maladies.

Voyons les intoxications qui sont connues chez les poissons et ont été largement étudiées..

L’intoxication au plomb :
Ce métal affecte les branchies, engendre un dysfonctionnement de l’osmorégulation. Les reins et le foie peuvent également être atteints.
Selon les espèces de poissons, les doses létales vont de 0,03 à 0,07 mg/l en eau douce et de 0,6 à 6,4 mg/l en eau dure.
Il est donc recommandé de maintenir les doses circulantes à moins de 0,003 mg/l.
L’utilisation du plomb comme matériau de canalisation est aujourd’hui interdite.

L’intoxication au fer :
La toxicité du fer n’est pas étrangère non plus, elle est due à sa précipitation sous forme d’oxydes de fer au niveau des branchies.

L’intoxication au sulfate de cuivre :
Le sulfate de cuivre est particulièrement efficace pour éliminer les protozoaires. Très utilisé en eau de mer, il importe de connaître les précautions d’utilisation. En effet, il ne s’élimine pas quand il est dans l’eau, mais de plus, s’accumule et se fixe sur les décors, pierres ou coraux.
A la faveur d’une modification un peu brutale des conditions physico-chimiques d’un bac, il peut être relargué d’un seul coup, et dépasser le seuil toxique pour les poissons.
Il importe donc, de bien suivre les quantités de sulfate de cuivre introduites dans le bac pour éviter ce danger.

La solution pour rendre l’eau du robinet inoffensive, afin d’éviter tout danger à nos habitants..

Pour rendre l’eau du robinet inoffensive, il y a deux solutions :

1- Laisser l’eau « vieillir » en la laissant s’aérer pendant 24 ou 48 heures. Si c’est efficace sur le chlore, cela n’est pas le cas pour les chloramines parfois utilisées pour remplacer le chlore, elles sont plus stables, et ni sur les métaux lourds. Il faudrait alors filtrer sur charbon l’eau avant de l’introduire dans le bac. Cela est fastidieux et aussi coûteux à la longue..

2- Utiliser des conditionneur d’eau. Ils neutralisent le chlore, et pour certains les chloramines. Les ions métalliques sont liés à de grosses molécules organiques, et ainsi masqués, ils perdent leurs toxicité. (A préférer ceux à action rapide ou immédiate)
N’oublions pas non plus que l’eau du robinet contient des nitrates. La norme européenne est de 50 mg/l, une valeur bien élevée en aquarium et plus que propice au développement des algues.
D’où l’importance de tester régulièrement leur taux dans l’eau avant de remplir l’aquarium avec de l’eau du robinet.

© AQUA débutant et quelques textes sur base d’un article paru dans l’aquarium à la maison N°101