Le Clithon Corona

Le Clithon Corona

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Origine :

Ce petit escargot originaire d’Asie du Sud-Est jusque la Polynésie Française , vit dans les rivières et ruisseaux d’eau douce .

Description :

Ce Clithon est un petit gastéropode pouvant mesurer de 2 cm à 3 cm. Il possède une coquille noire avec parfois des taches jaunes et une sorte d’excroissances qui poussent (cela ressemble à de petites cornes).

Maintenance :

Volume du bac a partir d’une trentaine de litres
C’est un escargot robuste qui ne doit pas être introduit directement dans un bac sans algues car il s’en nourrit à l’aide de 2 petites « dents »

clithon

Une température de 21 à 27 C° lui convient ( 25 étant le mieux )
pH de 6,5 à 7,5 et un GH supérieur à 10

Alimentation :

Comme dit précédemment, il se nourrit d’algues mais on peut lui apporter un supplément de nourriture avec des légumes tel que, des rondelles de courgettes, des épinards etc …

Reproduction :

Cet escargot va pondre très facilement, mais les oeufs que l’on retrouve principalement sur les décors, branches et sur les vitres, ne vont pas éclore. En effet, Clithon Corona devrait avoir un passage en eau saumâtre pour qu’ils puissent y avoir une reproduction.

Texte et photos : paulo pour AQUA debutant

Anentome helena

Anentome helena

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Ses origines..

Thaïlande et Asie de sud, dans la nature on les retrouve dans le puissant fleuve Mékong, ils peuvent peupler aussi bien des portions rocheuses, vaseuses, sablonneuses et rocailleuses. Ils peuvent se cacher sous des rochers ou des racines et tolèrent de grandes différences de températures et ne sont pas particulièrement exigeants sur la qualité de l’eau, du moment qu’une bonne dureté est au rendez vous (plus elle s’approchera de 15 mieux ce sera pour eux).

Autres appellations :

Escargot Assassin, Escargot mangeur d’escargot, Clea Helena…

Description :

Il possède une carapace Conique bicolore très épaisse ainsi qu’une trompe qui lui sert à aspirer l’eau et surtout chasser. Un adulte peux mesurer jusqu’à 2 cm, dans certains cas rares des exemplaires peuvent atteindre jusqu’à 3 cm

Maintenance :

Pour un groupe de 3 à 6 Helena, comptez un minimum de 54 litres net, avec gravier et cachettes. 54 litres étant à mon avis personnel un minimum car lors de leur chasse, ils peuvent voyager beaucoup dans le bac. Il peux supporter des températures de 15 à 27 °C pour un pH de 7/8 et GH de 8 à 15. Un sol en sable ou gravier est indispensable pour lui, il a un besoin vital de s’enfouir dans le sol pour chasser ou dormir

Acclimatation en Aquarium :

Même si l’escargot assassin n’est pas exigeant sur les variations de l’eau, une acclimatation « classique » est recommandée pour lui, à savoir, au minimum 15 minutes dans l’eau du bac pour le sac de transport, et ensuite, un verre d’eau du bac dans le sac toutes les 5 minutes durant 40 minutes avant de les lâcher délicatement sur le gravier. Certains passionnés les acclimatent même, grâce à un système de goutte à goutte. Dans les premier jours de leur acclimatation il est possible qu’ils disparaissent corps et bien quelques, jours mais n’oubliez pas qu’ils sont nocturnes.

Espérance de vie :

De 2 à 5 ans selon les individus

Alimentation :

Le Anentome helena est un escargot exclusivement carnivore, son alimentation de base sera : des escargots de toutes races, en cas de pénurie de nourriture, il deviendra opportuniste en se nourrissant de reste de nourriture ou de cadavres de poissons. Les juvéniles auront des tendances cannibales, quelques fois les adultes auront les même tendances.

Reproduction :

Ce mangeur d’escargot n’est pas hermaphrodite, chaque escargot ne peux donc pas changer de sexe, d’ailleurs il est impossible de faire la différence entre les mâles et femelles au niveau visuel.
Beaucoup d’amateurs déclarent, qu’il faut un groupe de 5/8 individus pour assurer une reproduction, mais d’autres aquariophiles, ont établi un groupe durable avec seulement 2 ou 3 Helena, à titre personnel je vous conseille vivement un groupe de 3/6 individus selon le volume.
En multipliant le nombre d’escargots, vous multipliez les chance d’avoir au moins un couple, mais cela vous ne le saurez que si des petits voient le jour.

La femelle va pondre individuellement des œufs rectangulaires d’environ 1mm translucides, sur des surfaces dures. L’incubation peux durer de 3 à 5 semaines. Les juvéniles parviendront à une taille de 1cm en 8 à 10 mois selon les individus.

Dernier mot sur la reproduction de ce Gastéropode, aucune hybridation n’est connue pour lui avec d’autres espèces.

Comportement :

Le Anentome helena ne vit pas en groupe, chaque individu s’ignore royalement, sauf pour l’accouplement. Ils vivront en paix avec tout poisson ou alevin vivant. De ce que j’ai observé sur mon groupe, ce sont des mollusques nocturnes, la journée ils s’enfouiront dans le sable ou se cacheront dans une grotte pour dormir, la nuit et le soir, ils commencent leur chasse. Beaucoup de propriétaires de Anentome Helena s’accordent aussi sur le fait qu’un ou plusieurs individus, sont tout à fait capables de disparaître purement et simplement de votre vue jusqu’à plusieurs semaines pour mieux réapparaître comme par « enchantement ».

L’Anentome Helena se sert de sa trompe pour chasser, avec celle-ci, il repère ses proies, il les piste en suivant le mucus laissé par d’autre mollusques. Durant ses siestes de la journée ou il dort enfoui dans le sable, il laisse quelques fois uniquement sa trompe dépasser, à ce moment, si une proie passe non loin de celle-ci, il peux se montrer opportuniste et l’attaquer.

Sa trompe semble être « multifonctionnelle ». Pour chasser, il l’insère dans sa proie pour la dévorer, il aspire aussi de l’eau qu’il injecte dans sa coquille pour protéger ses organes sensoriels.

Il ne faut pas oublier son caractère carnivore, jamais il ne vous débarrassera de vos algues. La venue du Helena est assez récente dans nos bac, beaucoup de vendeurs ne savent tout simplement pas que le Helena est un mangeur d’escargot, pourtant il sera bien plus efficace que des Botia (souvent recommandés en animalerie mais hélas pas adaptés par leur taille adulte à de petits aquariums)

Tous les aquariophiles ayant accueillis des Helena, s’accordent à dire qu’ils sont capables de réguler, voir anéantir un envahissement d’escargots en trois semaines environ. Dans des cas rares, on signale un envahissement de l’espèce qui peux éventuellement « s’auto-réguler » en laissant faire le cannibalisme, et en évitant de leur apporter des escargots comme proie.

Au delà de ce résumé ou je me suis contenté de collecter des témoignages, mon expérience personnelle confirme d’ailleurs ces témoignages, en précisant dans mon cas que dès leur acclimatation, mes trois Helena ont mangé quelques Physes avant de rapidement disparaître pour réapparaître à la nuit tombée, une fois les lumières de l’aquarium éteintes.

Le Helena se déplace sur tout type de support, y compris les vitres, j’ai remarqué que dans certains cas, un escargot peux se retrouver déséquilibré par sa propre carapace et tomber sur celle-ci, son corps par-dessus mais il demeure généralement assez agile pour réussir à se remettre en bonne position.

Voici ci-dessous mon expérience, j’ai introduit les Helena pour contrer un envahissement massif de Physes pour lequel la « cueillette manuelle » ne pouvait plus rien..

Étant englué dans mon invasion de Physes, malgré un bac stable et équilibré, je me suis lassé de « faire la cueillette » des escargot chaque jour, j’avais peur à la longue de stresser mes otocinclus qui restent des poissons timides, en passant par mon animalerie habituelle je vois dans un aquarium des Anentome helena. J’ai lu que les Helena étaient un remède contre les mollusques.

J’ai donc pris un groupe de 3 escargots, sans doute de jeunes adultes ils font 1 cm, je croise les doigts pour qu’il y ait une femelle afin que je puisse établir une population pérenne.
Habituellement en animalerie, les Helena sont dans les 4 euros l’unité environ.
Sur le bon coin.fr, il n’est pas toujours facile à en trouver, aujourd’hui coup de chance ils étaient à 2 euros l’unité, le vendeur m’assurant d’une part qu’il pourrait en avoir au même prix, et d’autre part que le Helena n’était absolument pas un mangeur d’escargot (mais bien sur ! et la marmotte met le chocolat dans le papier alu… je lui ai parié un sachet de proies vivantes pour guppy que j’avais raison).

Je leur ai fait une acclimatation comme n’importe quel poisson, 15 min avec le sac qui trempe dans l’eau, puis un verre d’eau du bac dans le sac toutes les 5 minutes sur 40 minutes et hop dans le bain.

Ils sont timides, à peine lâchés dans le bac ils filent se cacher et ensuite vous ne les reverrez pas durant des jours voir des semaines. La photo ci-dessus j’ai du la prendre « à l’arrache » avant qu’ils ne disparaissent dans une Anubias.
Autre signe encourageant, deux Helena a peine lâchés ont cassé la croûte avec quelques petites physes (j’avais donc raison ils mangent bien les autres escargots du bac).

A noter comme je l’ai dit au-dessus, ils ne sont pas hermaphrodites, ils sont bien mâles ou femelles donc si vous en achetez, ne vous contentez pas de deux exemplaires, mais au moins trois, de plus, j’ai vite vu que leur autre hobby, est de s’enfouir dans les graviers pour dormir, donc attention surtout lors du nettoyage des graviers même s’ils sont assez lourds au peser (comparé à des physes).

Selon les commentaires que j’ai lu en trois semaines de vie dans le bac, ils peuvent stabiliser, voir anéantir une population, mais ils peuvent aussi, devenir eux mêmes envahissants. J’ai aussi lu qu’ils sont discrets et cela se révèle tout à fait vrai, discret mais également de vrais « As » du camouflage, ils sont même plutôt de nature nocturne.

Dans quelques temps je vous dirai de quoi il en retourne…

©Texte : gronlandia 79 pour AQUA débutant

Les Escargots en aquarium

Qui dit plantes d’aquarium dit aussi escargots !
Les escargots sont utiles car ils mangent les déchets, les algues, les excédents de nourriture et éventuellement les cadavres de poissons.
Certains sont également bien pratiques pour oxygéner le sol.

Les escargots sont également d’excellents indicateurs de l’équilibre de votre aquarium :
-Quand ils sont trop nombreux cela signifie qu’il y a trop de déchets organiques dans l’aquarium (nourriture, excréments, feuilles mortes…)
-Quand ils meurent en grand nombre, ou qu’ils se mettent à migrer vers la surface, cela signifie qu’il y a un problème de pollution ou bien un déséquilibre brutal (changement de ph, duretés…)
Il faut alors agir rapidement car les poissons ne vont pas tarder à en souffrir.

La plupart des escargots préfèrent l’eau dure ou alcaline.
Si la dureté ou le pH descend en dessous d’un certain seuil, leur coquille commence à se dissoudre ou à croître bizarrement (apparemment, la réaction dépend de l’espèce).
Les escargots Malais semblent être les plus résistants (on ne remarque presque pas l’effet de l’eau douce), tandis que les Planorbes vont se dissoudre, et des trous vont apparaître dans les nouveaux segments de la coquille. Les ampullaires vont avoir des trous.
La plupart de ces problèmes peuvent être corrigés en augmentant la dureté l’eau, et les escargots vont se remettre, bien que les dommages visibles de la coquille restent.

Vous pouvez en limiter la population par des prélèvements manuels
lorsque vous les voyez sur les vitres ou sur les plantes.

Il ne faut jamais écraser les escargots ou leurs oeufs en espérant que les poissons consommeront le tout, ce ne sera pas le cas et l’aquarium sera inévitablement pollué !

Oeufs de planorbe sur une vitre

oeufplanorbe

Certains poissons comme les botias mangent les escargots (ce n’est pas le cas si on lui donne une bonne alimentation).
Il ne faut pas acheter ces magnifiques poissons uniquement dans le but de vous débarrasser des escargots peuplant votre bac et ensuite les délaisser…
/!\ Surtout ne pas acheter un Botia « Macracantha » cette espèce est inadaptée aux aquariums, car il devient rapidement énorme.
D’autres variétés toutes aussi belles sont beaucoup mieux adaptées (striata, lohachata, horae etc…)

Il existe aussi des produits chimiques vendus dans les animaleries pour enrayer les escargots (à déconseiller), l’approche naturelle est la meilleure solution.
Le problème avec ces produits, c’est qu’ils peuvent s’accumuler dans les algues et empoisonnent les poissons qui les mangent.
Il y a aussi un autre « truc » qui consiste à mettre une petite assiette plate dans le fond de l’aquarium avec quelques pastilles de nourriture dessus.
Éteignez la lumière pendant quelques heures, les escargots viendront sur l’assiette pour manger les pastilles, rallumez la lumière et enlevez l’assiette avec les escargots dessus.
Le problème avec ce piège, c’est que si vous avez des poissons de fond, ils viendront manger les pastilles bien avant les escargots!
Vous pouvez aussi limiter la nourriture qui reste dans le fond en l’aspirant après les repas.

Quand vous arrivez chez vous avec de nouvelles plantes pour votre aquarium, inspectez bien les tiges et les feuilles et nettoyez-les dans un plat ou un sceau d’eau à la température de la pièce.

Description des races les plus courantes en aquarium :

Les Escargot Malais : 

Nom scientifique: Melanoïdes tuberculata
Famille: Thiaridae (Melaniidae)
Origine: toutes les régions tropicales
Description: Le seul escargot d’eau douce en forme de tour.
Taille: maximale 47 x 14 mm, mais généralement plus petit (2 cm).
Respiration: aquatique, par des branchies.
Température: 22 à 32°C
Utilité: se nourrit du surplus de nourriture et aère le sol.
Particularités: espèce nocturne, s’enfuit dans le sable la journée.
Au contraire de la majorité des escargots et tout comme les ampullaires, les sexes sont différenciés.

 

C’est une créature intéressante qui durant la journée reste enfouie dans le sol puis sort la nuit pour manger des algues.

Sa coquille est un cône bien régulier d’environ 2 cm de longueur.
Il est très prolifique mais, même en grand nombre, ils ne semblent pas endommager les plantes.

On les considère comme plutôt bénéfiques pour un bac planté.
Ils assurent l’aération du sol et entraînent vers les profondeurs les déchets organiques déposés à la surface, au bonheur des plantes qui bénéficient de cet apport de minéraux.
Son labourage favorise également le développement des bactéries aérobies.
Ces escargots sont des indicateurs sans faille de la santé du bac dans lequel ils se trouvent.
Si l’aquariophile distribue trop de nourriture à ses pensionnaires, les mélanoïdes vont se faire un plaisir de dévorer tout ce qui est délaissé.
Ils vont également estimer que le milieu est très propice et commencer à pulluler.

Conséquence logique de cette invasion, les mélanoïdes vont tous sortir à une heure donnée de la nuit, ce qui donne un aspect particulièrement inesthétique au bac. De plus ils vont à leur tour produire des excréments en quantité et ainsi participer à la dégradation du milieu.
Le spectacle sera le même si l’eau du bac s’appauvrit en oxygène, les mélanoïdes réagissent comme les poissons dans ce cas ils migrent massivement vers la surface !

L’aquariophile ne doit en aucun cas se passer de ces terrassiers, mais il doit cependant apprendre à gérer son bac de façon adéquate.
Ils sont difficiles à trouver dans le commerce, mais il y en a bien souvent sur les plantes nouvellement importées.

Les Limnées :

Nom scientifique: Limnaea stagnalis
Famille: Lymnaeidae
Origine: Europe
Taille: 5 à 6 cm pour la plus grande du genre
Respiration: aérienne, par des poumons
Température: 0 à 25°C
Utilité: gros mangeur d’algues
Remarque: hermaphrodite, ils suffit de deux exemplaires pour fonder une colonie.
Particularité: ne possède pas d’opercule, devenant la victime du reste de la population de l’aquarium si la nourriture vient à manquer.
Quand elle meurt, la limnée perd la couleur brune de sa coquille, cette dernière devient rapidement translucide

 

Sa grande coquille à 7 spires, dextrogyre, fragile, se couvre souvent d’algues qui assurent son camouflage lorsque, curieusement, elle rampe la tête en bas sous la surface de l’eau en étalant un large pied ovale et en montrant ses deux tentacules triangulaires et aplaties.

La limnée mange surtout les algues microscopiques qui prolifèrent sur les plantes aquatiques et les parois de l’aquarium.
Elle consomme également les déchets organiques, des plantes aquatiques si les algues lui font défaut.
Ceci peut être évité en lui donnant des comprimés pour poissons phytophages ou de la salade bouillie.

Pour s’accoupler, les limnées se superposent et chacune féconde celle qui est placée immédiatement en dessous d’elle.
Chaque limnée pond sur une plante une cinquantaine d’oeufs adhésifs, visqueux, transparents, groupés en boudins de 3 à 5 cm de long.
Cette ponte peut se reproduire tous les deux jours en été.

Quelques dix jours après la ponte, les jeunes limnées brisent la membrane qui les tient encore prisonnières.
Elles se dispersent et grandissent assez rapidement si le milieu leur est favorable.
Chaque mois leur coquille s’agrandit d’une spire jusqu’à la taille adulte.

D’autres limnées peuvent s’élever comme Limnaea stagnalis, il s’agit de Limnaea palustris, Limnaea trunculata et Limnaea trunculata.
En général elles préfèrent les eaux lentes, fraîches et abondamment plantées.
La petite limnée (Limnaea trunculata) peut être élevée comme nourriture d’appoint pour grands cichlidés (par exemple les tilapias) et les tortues aquatiques.

Il est important de se procurer la souche d’élevage auprès d’éleveurs reconnus, car elle est connue pour transmettre la Douve Hépatique.

Les Planorbes :

Nom scientifique: Biomphalaria glabrata (pour la plus commune)
Famille: Planorbidae
Origine: toutes les régions tropicales et tempérées du monde
Taille: 2 à 3 cm
Respiration: aérienne, par des poumons
Température: de 10 à 32°C
Utilité: gros mangeurs d’algues
Particularité: coquille en forme de corne de mouton, qui en anglais leur vaux le nom de « Ramshorn Snails »

 

Ces hôtes de nos bacs déposent leur ponte sous forme d’amas gélatineux, généralement sur la vitre de l’aquarium, bien que les plantes soient également un support d’élection.

Dans le milieu naturel, ils présentent une préférence pour les eaux des rivières tranquilles ou des marais aux eaux dormantes. Parmi une vingtaine d’espèces connues en Europe Centrale, Biomphalaria Glabrata (le planorbe corné) est à mentionner en raison de sa coquille qui varie de 2 à 3 cm.

Les Ampullaires :

Nom scientifique: Pomacea Bridgesi
Famille: Ampullaridae
Origine: Toutes les régions tropicales du globe
Nom: Pomacea Bridgesi
Taille et poids: Jusqu’à 10cm, 180 grammes en aquarium
Respiration: aérienne, par des poumons
Température: de 20 à 30°C

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Ils figurent parmi les plus beaux escargots.
Leur coquille ressemble à celle des limnées, mais les spirales sont plus régulières, et ils sont bien plus grands.
Si nous les soignons bien, ils peuvent atteindre la taille d’une balle de tennis.
On en trouve plusieurs espèces : le corps peut être sombre, ou pratiquement albinos (très clair, avec un motif orange tacheté).
La coquille peut être sombre, orange lumineux, albinos, ou rayée multicolore (à la manière de la planorbe).
L’ampullaire « pomme » a typiquement une coquille rayée multicolore et un corps noir.
En principe, ces escargots ne se nourrissent pas de plantes vivantes : ils préfèrent les algues, les végétaux et animaux morts.
Pour les faire grandir rapidement, ou éviter qu’ils ne s’attaquent aux plantes vous pouvez les nourrir, entre autre, avec des lamelles de pomme de terre crues ou des épinards en conserve.

Quelques caractéristiques :

– Contrairement à la plupart des escargots aquatiques, les ampullariidae ont besoin d’air pour respirer.
Pour remplir leurs poumons, ils s’approchent de la surface de l’eau puis étendent une sorte de tube qui fonctionne comme une pompe à air.
– Une autre différence avec la majorité des escargots est que les ampullariidae sont très clairement sexués et non hermaphrodites.
– La plus part des espèces d’ampullaires pondent leur oeufs en dehors de l’eau, au dessus de la surface.
La couleur des oeufs varie d’une espèce a l’autre.

 

Une grappe d’oeufs d’ampullaire
La Maintenance des ampullaires :

Il faut savoir que si notre « apple-snail » (petit surnom donné en vertu de sa préférence pour les pommes … bien que cela ne soit pas le cas de toutes les souches) s’adapte à quasi tous les types de bacs et d’eau, il présente cependant une préférence pour une eau légèrement acide.

Un aspect qui me semble suffisamment important pour répéter ce qui suit est le niveau de « pollution » de l’eau (niveau de nitrates) : les escargots d’eau douce n’apprécient pas la pollution !
Qu’ils soient réputés algivores, détritivores, végétariens, omnivores ou autres…
Ceux ne sont pas des éboueurs !, ils ne résoudront pas les problèmes de déchets qui traînent au fond de votre aquarium ou d’algues qui envahissent vos plantes.

Néanmoins, ils représentent une bonne solution pour contrer la tendance qu’ont certaines algues à coloniser insidieusement un bac sain,  ils peuvent également servir d’outil de mesure de la qualité du bac (tout aquariophile a un jour été surpris par une migration massive des mélanoïdes vers la surfac,  indicateur infaillible du manque d’oxygène en solution dans l’eau).

Malgré leur coquille, les escargots d’eau douce ont leurs prédateurs naturels (tétraodons, botias, crabes, certaines crevettes, …), ils sont relativement sensibles à la présence de ces derniers, qui vont conditionner leur comportement, leur longévité et leur cycle de vie.
Par exemple, les « ampullaires dorées » possèdent de superbes antennes qui sont du plus bel effet lorsqu’elles sont déployées.
Les prédateurs opportunistes (tout poisson s’il a une petite faim) sont susceptibles de chercher à happer ces antennes, ce qui aura pour conséquence de changer le comportement des ampullaires.
Ils cesseront purement et simplement de déployer leurs antennes et se cantonneront dans un comportement défensif (corps rentré dans la coquille, antennes rétractées, déplacements rares et plus lents, reproduction inexistante, couleurs qui pâlissent, etc..) et à terme ils périront.

Pomacea Bridgesii a de plus une caractéristique fort méconnue, il hiberne.
Il a un besoin naturel de s’enfouir annuellement dans la vase, si elle ne peut satisfaire cet impératif, il est susceptible de vivre beaucoup moins longtemps que l’aquariophile ne le souhaite.
Il est en effet triste de constater que les exemplaires que l’on s’est procuré quelques mois auparavant dépérissent et finissent par mourir, sans raison apparente en ce qui concerne la qualité du bac.
La durée de la période d’hibernation étant très difficile à déterminer en aquarium (quelques jours à quelques semaines), il convient d’observer les sujets qui soudainement présentent des signes d’apathie.
La présence de l’opercule obturant la coquille atteste de la santé de l’ampullaire, et la seule chose à faire durant cette période est de laisser les dormeurs en paix, il est même recommandé de ne pas les déranger.
Cette période passée les ampullaires sortent de leur coquille et vaquent à leurs occupations habituelles, à ce moment offrez-leur un bon repas , ils ont très très faim.

Ce dernier point est d’autant plus important qu’il traite de la réputation de l’ampullaire dorée : sous cette appellation se cachent deux types de Pomacea, tous deux dorés mais au comportement alimentaire très différent en ce qui concerne la flore de l’aquarium.
Pomacea Bridgesi ne dédaigne pas les végétaux mais montre une préférence marquée pour les restes de nourritures (flocons tombés au fond, comprimés de spiruline, …) et les algues, Pomacea Canaliculata (variété dorée) adore tous les végétaux, qu’il s’agisse de salade, d’algues ou des plantes aquatiques que l’on a parfois eu du mal à se procurer et à entretenir.
La différence entre ces deux espèces n’est malheureusement pas toujours évidente à faire, ce qui entame souvent la réputation de Pomacea Bridgesii et en fait – A TORT – un hôte indésirable pour la majorité des aquariophiles.

Pour en apprendre d’avantage sur les ampullaires et les autres escargots visitez les 2 meilleurs sites annoncés dans la liste des liens de cette rubrique.

David © AQUA débutant
Fiches techniques : Le Domaine des Ampullariidae, certains texte proviennent de la FAQ Cyberaqua.
Photos : Le Domaine des Ampullariidae et Apple snails
Participation : Elobulle et Valek

Crevette Pinocchio

Crevette Pinocchio
(Caridina gracilirostris)
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— La Caridina gracilirostris appelée communément « Crevette Pinocchio » ou encore « Crevette à nez rouge » est une crevette de l’espèce Caridina dont les zoés nécessitent un passage obligatoire en eau saumâtre pour la reproduction.
Sa robe est transparente avec quelques endroits rouges au niveau de la queue qui peuvent être de divers densités suivant les sujets, appelée Pinocchio car elle possède un très long rostre qui nous rappelle le nez de Pinocchio.
Cette crevette va supporter de quelques semaines à trois mois maximum une maintenance en eau douce mais pas beaucoup plus, si elle ne passe pas en eau saumâtre elle a de forte chance de mourir après quelques mois de maintenance.

— Son comportement est assez timide au départ de sa maintenance, mais laisse place par la suite si elle maintenue à plusieurs de la même espèce, à une observation des plus intéressantes.
Cette crevette peut se poser partout sur les plantes même hautes, se tient parfois à l’envers sur une plante avec la tête en bas, et parfois se donne à la nage libre partout dans le bac ce qui donne un joli spectacle dans le bac, un peu comme la Caridina Japonica en pleine euphorie au moment de la reproduction.
Elles peuvent parfois aussi s’attaquer aux plantes présentent dans le bac.

— La nourriture, comme pour toutes les autres crevettes du type caridina, légumes, congelés, granulés etc… Ne délaisse pas non plus une feuille séchée d’ortie, donné à l’occasion.

— Cette crevette mesure pour les mâle environ 3,5 cm et pour les femelles 4 cm
— La température se situe entre 20 et 28 degrés
— PH : 6,5 à 7,5
— GH : 8 à 15
— l’espérance de vie est de une année
— Maintenance de cette crevette, conseillée en eau saumâtre plutôt que en eau douce (5g de sel par litre d’eau.)

— Pour la reproduction, elle ne pourra pas être faite en eau douce, comme pour les caridina japonica, les zoés ont un besoin de passage en eau saumâtre, par contre toutes les huit semaines environ, la femelle portera des oeufs de couleur verte.

© Texte : AQUA débutant
© Photo : PhotoJP

Crevette Mandarine

Crevette Mandarine
( ex Crevette Caridina cf. propinqua)
Renommée dernièrement : Caridina thambipillai
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— la Crevette Caridina cf. propinqua, appelée communément « Crevette Mandarine » « Caridina sp Mandarine » de couleur orange prononcée pour le fond, un corps en transparence ponctué de traits et de points, pouvant aller du rouge au brun.

l’Espèce vient d’être renommée « Caridina thambipillai »

Les femelles comme la plupart des espèces de crevettes, sont un peu plus grandes que les mâles.

— Elle se sent plus en sécurité et à l’aise dans un bac bien planté, comme la plupart des crevettes.
Cette crevette aime beaucoup se retrouver sur la mousse de java.

— La femelle mesure au alentour des 3 cm
— Le mâle lui mesure au alentour de 2 à 2,5 cm

— PH : 6,5 à 8
— GH : 6 à 15

— La température se situe entre 20 à 25 degrés pour cette espèce.
— Comme pour toutes les crevettes, elle accepte les légumes, le congelé, et les aliments pour crevettes…

Il vient d’être établi qu’un passage en eau salée pour le développement des larves est nécessaire d’après les recherches faites sur cette espèce par les scientifiques qui viennent d’ailleurs la renommer en Caridina thambipillai

© Texte : AQUA débutant
© Photo : PhotoJP

Crevette Bambou

Crevette Bambou
(Crevette Atyopsis moluccensis)
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— La crevette Atyopsis moluccensis appelée communément « Crevette Bambou »ou « Crevette Cuivrée » est une crevette amphidrome,le développement larvaire se fait par passage en eau salée.
Elle appartient au genre Atyopsis.
C’est une crevette dite filtreuse, c’est à dire : à l’aide de ses soies déployées en éventail, elle va pouvoir capturer les micro-particules de nourriture qui se trouvent dans le courant de l’eau du bac.

— Attention cette crevette est souvent confondue avec l’Atyopsis Spinipes qui est pourtant une espèce bien différente de Atyopsis moluccensis mais vendu sous le nom de Crevette Bambou également, elle est pourtant moins colorée.
C’est donc une espèce détritivore comme un peu toutes les autres crevettes, mais à la particularité d’être filtreuse également.

— le mâle comme la femelle mesure aux alentours des 8 cm, mais elle est un peu plus grande que le mâle.

— PH : 6,5 à 7,5
— GH : 6 à 15
— La température est conseillée de 22 à 28 degrés

— Elle a une espérance de vie de 2 ans

— Pour la nourriture comme pour les autres crevettes, à varier le plus possible, légumes, granulés, congelé etc…

— Pour la reproduction, elle sera comme pour les Caridina Japonica, le développement larvaire devra se faire en eau salée, aucune reproduction à terme en bac d’eau douce ne sera possible.

© Texte : AQUA débutant
© Photo : PhotoJP

Crevette Crystal Black

Crevette Crystal black
(Caridina cf Cantonensis)

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— La crevette Crystal Black appelée également « Black Diamond », « Crystal Noire »…Est une crevette noire de 2 à 2,5 cm qui possède des bandes blanches plus ou moins larges, le long de la robe, et suivant la prononciation de blanc, le grade de la crevette devient de plus en plus important et recherché par les passionnés.
C’est évidemment une crevette qui provient d’une sélection.

— Les femelles sont plus grandes que les mâles pour cette espèce.

— La crystal black se sent bien dans un eau entre 18 et 25 degrés.

— PH de 6,5 à 7
— GH de 7 à 13

— L’espérance de vie serait de moins de 20 mois pour cette espèce.

— Cette crevette fait l’objet de sélection de plus en plus précise et poussée pour les amateurs de grades, et bien évidemment, cela rend l’espèce déjà sélectionnée au départ, de plus en plus fragile aux paramètres du bac.

— Pour faire de la reproduction de crevettes Crystal Black, un bac spécifique sera préférable et comme pour toutes les crevettes, un bac bien planté.
Les femelles garderont les oeufs jusque maturités, c’est à dire, entre 30 et 40 jours, avant de libérer les zoés (larves).
La reproduction n’est pas toujours évidente, parfois, après quelques jours de la ponte, les larves disparaissent du bac, on pense que cela pourrait être dû aux paramètres du bac, ce qui n’est pas encore très bien connu à ce jour pour faire de la reproduction ou peut être également, à cause de la sélection intensive de cette variété qui la rendrait bien plus fragile pour que les zoés parviennent à se développer.
Il est possible de provoquer la reproduction, en baissant la température à 18 degrés pendant plusieurs semaines et remonter ensuite aux alentours de 25 degrés.

— Au niveau nourriture, elle mangera, les artémias congelés, granulés spéciales crevettes, cachet de fond, légumes tel que : rondelle de courgette, lamelle de carotte crue, rondelle de concombre, brocolis etc…. A retirer après 24h maximum de l’aquarium si il en reste, pour éviter une pollution du bac.

© Texte : AQUA débutant
© Photo : PhotoJP

Crevette Tigrée

Crevette Tigrée
Caridina cf. cantonensis tiger (Crevette tigrée)
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PH : 6,5 à 7
GH : 8 à 15
Température : 20 à 24 degrés
Taille : 3 cm pour les femelles, 2,5 cm pour les mâles
Espérance de vie : de 18 à 24 mois–Le pléon (l’abdomen) est de couleur transparente, recouvert de rayures 6 à 7, de couleur noir, marron foncé.
En général, les espèces de tigrées ont les extrémités (uropode et bout du céphalothorax) de couleur orangée.– Cette crevette est grégaire, elles seront bien mieux en banc d’une dizaine de la même espèce.

— La reproduction devrait être aisée, puisque ces crevettes ne nécessitent pas un passage en eau salée et ne passe pas par le stade larvaire, on dit qu’elles sont dulçaquicoles.
La femelle portera une trentaine d’oeufs pour une période d’incubation de 4 à 6 semaines et peut regrainer tous les deux à trois mois, les petits seront matures sexuellement à l’âge de 4 mois environ.
La stimulation peut être augmentée en baissant la température jusque 18 degrés pendant quelques semaines puis en la remontant vers 21 à 22 degrés.

— Au plus la température est élevée dans le bac, au plus les mues se rapprochent et moins d’espérance de vie auront vos crevettes, pour ma part dans ces espèces de crevettes, 21 degrés est une bonne température.

© Texte : AQUA débutant
© Photo : PhotoJP pour AQUA débutant

Crevette Atya Gabonensis

Crevette Atya Gabonensis

atya

Appelée aussi : Crevette cuivrée, bleu du Gabon, Crevette balai (à cause de ses soies aux Péréiopodes )

PH : 6 à 8
GH : 6 à 20
Température : 24 à 28 degrés le maxi
Taille adulte : 14 cm aussi bien pour le mâle que pour la femelle
Espérance de vie : 2 ans

— D’origine de l’Afrique de l’Ouest, ou encore de l’Amérique du Sud, cette crevette filtre les aliments par les Péréiopodes (pattes ambulatoires)qui comportent des soies en éventails filtrantes.

— C’est une espèce de crevette pacifique et timide même.

— Nous appelons ses éventails « des soies » qu’elle peut déployer justement en éventail pour capturer des particules de nourriture en suspension dans l’eau.

— Le fond de coloration est bleue ou gris et parfois blanc (souvent annonciateur d’une mue à venir).

— Elle aime les fort courant dans l’eau ou elle peut facilement filtrer les particules de nourritures, les cachettes telles que pierres où elle peut se cacher dessous, ou encore noix de coco.

— Attention à chaque mue, elle devient quasiment toute blanche.

— Une fois bien installée dans votre bac, elle se cachera bien moins la journée tel que le dit la légende, et se baladera volontiers dans tout le bac même en pleine journée.
— Cette crevette est grégaire, minimum 4 crevettes dans un bac de 200 litres.

— La reproduction de cette espèce passe par un état larvaire et ensuite en milieu salé, il n’y a donc pas de reproduction dans un bac d’eau douce.

— Elle peut facilement cohabiter avec des poissons de petites espèces sans aucun problème.

© Textes :  AQUA débutant
© Photo : PhotoJP

Crevette Macrobachium Gracilisrostre

Crevette Macrobachium Gracilisrostre
(Crevette berlingot)
macrobaPhoto de apistoworld

 

La crevette berlingot, Macrobrachium gracilostre, doit son nom commun à ses rayures qui rappellent fortement le célèbre bonbon pour les plus gourmands d’entre-nous.
Cette crevette plait beaucoup aux aquariophiles et sa beauté en fait sa popularité grandissante.
On la retrouve dans la région Pacifique où la crevette berlingot a été retrouvée parmi quelques îles nombreuses de cette région.
On la retrouve surtout dans les rivières à moins de 400 mètres d’altitude et situées en plaine, les cascades font office de barrage limitant leur répartition au-delà de cette altitude.
Qu’il s’agisse le Java, Bornéo, Sulawesi pour l’Indonesie, Taiwan, les Vanuatu ou en Nouvelle-CalédonieDescription

Le rostre est fortement dentelé (presque 10 dents sur la face dorsale, environ 6 en arrière de l’orbite oculaire et 2 dents sur la face ventrale), il est légèrement convexe et ne dépasse pas la longueur du scaphocérite (l’écaille antennaire).
Les femelles atteignent cinq centimètres avec des pinces fines et courtes.
Les mâles atteignent les sept centimètres environ de longueur de corps avec des pinces symétriques de belles tailles.
Ils mesurent environ une longueur totale de 11 à 12 cm.

Maintenance

Un volume de 200 litres est nécessaire pour la maintenance d’un harem.
Afin de maintenir l’espèce dans les meilleures conditions, il est nécessaire pour du long terme d’opter ce volume.
Cette espèce a un caractère bien affirmé pour le genre (Machrobachium).
Un tel volume peut abriter soit : 2 couples, soit, un harem (un mâle avec trois ou quatre femelles).
La surface au sol doit donc être privilégier vous l’aurez compris, pour sa maintenance correcte.

La qualité et la propreté de l’eau sont également des facteurs importants pour la maintenance de l’espèce.
Les changements d’eau hebdomadaire au minimum de l’ordre de 10% à 20% ne doivent pas être négligés.
Une eau avec un ph basique, de 7 à 7, 5 de pH, une dureté totale faible à moyenne de 4 à 8,5 de GH ainsi qu’une température de l’aquarium de 24 à 25 degrés conviennent bien à la crevette berlingot

Attention aux métaux lourds dans l’eau du robinet, les crevettes y sont vraiment très sensibles, il faut absolument utiliser dans ce cas un conditionneur d’eau.
Comme pour toutes les espèces de crevettes, il est possible d’introduire dans le bac quelques feuilles de Catappa de temps à autre pour leurs vertus bienfaitrices et comme complément alimentaire, voir même décoratif.

Attention aux bac ouverts, elles peuvent s’enfuir facilement surtout par curiosité.

Le décor de l’aquarium pourra être d’abord d’ordre minéral et végétal.
Il est important que ce décor comporte de nombreuses cachettes (pour les sujets dominés ou en pleine mue qui seront donc plus fragiles et pourront s’y reposer) ainsi que des zones libres à l’avant du bac où elles peuvent évoluer tranquillement et permettre ainsi à l’aquariophile une observation de ses habitants.
Elles se font d’ailleurs un malin plaisir de compléter leur régime alimentaire en découpant à l’aide de leurs secondes paires de pinces, quelques algues filamenteuses qui pourraient trainer dans le bac.
Quelques roches volcaniques, galets, pierres non calcaires, racines, peuvent être introduites afin d’offrir de bonnes cachettes et constituer un magnifique environnement et très esthétique de surcroit.

Comportement

Des poissons peuvent être introduits pour la partie supérieure du bac, mais ils devront être très vifs.
Des poissons de petites et moyennes tailles, très rapides, excellents nageurs seront les plus adaptés avec les Macrobachium.
Les espèces de poissons plus lents et timides risquent d’être très vulnérables aux coups de pinces des crevettes qui ne vont pas hésiter une seule seconde à « attaquer ».

Les mâles berlingot comme tous les mâles de l’espèce Macrobachium sont très agressifs entre-eux. Rapidement, un dominant s’affirmera et on pourra le repérer par une taille plus importante que les autres mâles et aussi par ses pinces plus massives, par-contre, les mâles tolèrent les femelles très bien.

Reproduction

La reproduction se fait tout comme pour les Caridina Japonica, par un passage en eau salée, en eau douce il n’y aura pas de zoés. Les oeufs des femelles sont verts.
Avoir des femelles est assez compliqué. On trouve souvent en magasin des spécimens qui sont en fait des mâles.
Il est toujours préférable et pour être certain d’avoir des femelles de faire des échanges pour les aquariophiles passionnés de l’espèce ou fréquenter les bourses aquariophiles.
Ou encore voir avec les sites de VPC spécialisés qui pourraient « éventuellement » pour certains d’entre-eux, vous assurer de vous envoyer des femelles.

Nourriture

Active toute la journée en aquarium, autant la journée que lors de l’extinction des feux, en aquarium (ce n’est pas le cas dans la nature, elles sont plutôt diurne).
Les distributions de nourritures vont influencer son comportement et ses mœurs.

Un régime omnivore permet de varier les types d’aliments :
Elles mangeront aussi bien des paillettes du commerce, les comprimés, nourriture congelée (vers de vases, artémias etc..), chair de poissons frais, végétaux, feuilles d’orties etc… Le principal étant de bien varier la nourriture, mais cela vaut pour toutes les espèces de crevettes, il faut toujours varier la nourriture, cela garantie une très bonne croissance.

Conclusion

Attention donc, pas vraiment une crevette pour débutant en aquariophilie, malgré qu’elle soit très très jolie, notre intéressée a des exigences très importantes pour son maintien à long terme.
Ses compagnons de vie devront également être minutieusement pensés afin de ne pas les blesser gravement, ou pire, les faire mourir rapidement car elles n’hésiteront pas à les attaquer, d’où un besoin de vivacité des cohabitants…

Un petit article sur cette espèce extrêmement jolie et attirante pour un débutant en aquariophilie et qui voudrait maintenir des crevettes.
Il pourrait être utile à consulter afin d’en savoir plus sur sa « complexité ».
Et pour les aquariophiles confirmés, non négligeable à connaître également pour son maintien dans les meilleures conditions..

© Texte : AQUA débutant