Rasbora Emeraude (Microdevario kubotai)

kubotai

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Ce joli petit cyprinidé qui mesure à peine 2cm, est une véritable étoile montante du nano-aquarium.
Cependant nous allons parcourir ses besoins avant de vous décider à l’accueillir…
Attention petit rappel : le plus petit des poissons ne convient pas forcément à un nano-aquarium.
Il faut tout d’abord connaitre les besoins du poisson ainsi que son besoin d’espace de nage.

Description

En 1997 ce petit Cyprinidé est alors découvert en Thaïlande, dans la province de Ranong au sud-ouest, non loin de la frontière Birmanie.
Deux ans après sa découverte, Kotelat et Witte le décrivent et l’intègrent au genre Microrasbora, connu de la science depuis 1918 avec l’espèce Microrasbora rubescens.
Ils vont alors le baptiser Microrasbora Kubotai, en l’honneur du collecteur et exportateur de poissons d’ornement Hitoshi Kubota.

Toutefois une étude phylogénétique parue en 2009 et menée par Fang et al. bouleversa les relations entre divers Danioninés. Parmi ces chamboulements, qui impliquent notamment le déplacement de Celesticthys margitatus chez Danio, c’est aussi le temps des grands changements pour Microrasbora.
Ainsi, les espèces M. gatesi, M. nana et donc M. kubotai sont assignées au nouveau genre Microdevario (tandis que M. erythromicron est déplacé chez Danio).
En France on l’appelle parfois à tort « Néon vert d’asie » alors que ce poisson n’a absolument rien à avoir avec le genre « Characidés » ce qui est une fausse appellation commerciale et pourrait créer une confusion chez l’aquariophile qui n’a pas lieu d’être.
Son vrai nom est soit Microdevario kubotai ou Rasbora émeraude.

Maintien

Concernant le Microdevario Kubotai, nous déconseillerons sa maintenance dans moins de 40 litres, même si il mesure 2 cm pour les plus gros d’entre-eux, (sachant que les femelles sont un peu plus grosses que les mâles), cela est dû à son comportement grégaire qui vous impose donc une maintenance en groupe de au moins une dizaine d’individus, sans quoi vous risquez de les perdre un par un, sachant que le minimum de maintenance est de 6 ou 7 individus.

Dans le milieu naturel cette espèce vit en banc dans de petits ruisseaux peu profonds.
L’eau est claire et plutôt douce, acide et neutre.
Le milieu est surtout bien oxygéné et particulièrement propre. Il va de soit que de telles caractéristiques doivent impérativement se retrouver dans la maintenance à long terme de l’espèce dans votre nano-aquarium.
Il faudra également faire des changements d’eau régulier et hebdomadaire de 10 à 20%.

On pourra y maintenir uniquement un groupe de 10 individus pas plus dans un bac de 40 litres, aucune autre espèce de poisson, à part une cohabitation avec des petites crevettes qui demandent la même température et les mêmes paramètres que les rasbora émeraude.
La température sera de 22 à 26 degrés. (Ne pas maintenir aux extrêmes).
Un pH de 6 à 7 et un GH de 3 à 10.
Le taux de nitrate et phosphate vous l’aurez compris sera au plus bas possible.

Ils aiment les nauplies d’artémias, les cyclops, ou daphnies pour les proies vivantes.
Avec le temps il est possible de les habituer à une nourriture sèche.

Une filtration de 3 à 5 fois le volume du bac par heure est souhaitable. Un bac bien planté est également recommandé pour maintenir correctement cette espèce, avec une racine par exemple et quelques pierres non-calcaires et bien évidemment un espace libre de nage.

Il est possible parfois de voir une reproduction, on s’aperçoit alors des alvins qui évoluent à la surface de l’eau, on peut alors les mettre dans un autre bac pour les faire grandir et les nourrir correctement avec de la nourriture pour alvins ou des paramécies (infusoires). Ils atteindront alors la taille de leurs parents dés deux mois.

Conclusion

On peut donc maintenir ce poisson en nano-aquarium à partir de 40 litres, mais bien sûr aussi un plus grand banc dans des volumes plus importants, au plus le banc est nombreux au plus les poissons comme toutes les espèces se sentent en sécurité et évoluent de manière plus naturelle et facile.
Si on choisi de le maintenir en bac communautaire, on choisira aussi ses compagnons tel que Pangio, Osphornemidé, Trichopsis pumila (Gourami grogneur nain).

©Textes : sur infos du magazine Aqua mag n°14 et framboizz

Nannostomus Anduzei

Nannostomus-anduzei1

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Son habitat naturel..

Dans la faune du sud du Venezuela
Le Nannostomus anduzei est retrouvé à l’état sauvage dans une lagune d’eau claire à environ 15 km au nord de Puerto Ayocucho dans la région du Haut-Orénoque. La température du lagon est proche de 30°C, le pH varie localement entre 5,0 et 7,0.

Il est également retrouvé dans le nord du Brésil dans la région du Rio Madeira et le Rio Negro.
A Ererê river, un affluent mineur du bassin du Rio Negro et aussi à plusieurs centaines de kilomètres au sud de la localité type, ce qui suggère que d’autres populations existent.
Le N. anduzei de rio Ererê est cependant retrouvé dans un biotope d’eau noire.

Chez les mâles, la forme brésilienne, la nageoire anale est beaucoup plus longue et la couleur de la robe est d’ailleurs beaucoup plus claire que chez N. anduzei en provenance du Venezuela.

Les eaux noires des petites rivières du Rio Negro -/- Lagune d’eau claire de la région du Haut-Orénoque

Description

Il appartient à la famille des Lebiasinidés.
Les mâles adultes sont plus minces avec une couleur plus vive, une pigmentation rouge dans la nageoire anale et caudale qui fait défaut chez les femelles.
Le mâle de forme brésilienne, possède également une longue nageoire anale, qui est plus apparente chez les individus dominants.
La nuit les couleurs deviennent différentes et beaucoup plus pâles, la robe est alors transparente jusqu’à faire quasiment disparaître la barre noirâtre du corps. Le rouge dans la nageoire caudale et anale est également très peu présent. Tout ceci est normal chez l’espèce et ce n’est pas dû à un stress quelconque, du moins pendant la nuit..

Maintenance

Température : 22 – 28 ° C
pH de 5 à 7
GH de 7 à 10
Un volume de 35 litres (à partir de 40 cm de façade pour la nage) pour 8/10 individus en spécifique uniquement si d’autres habitants le volume sera alors nettement supérieur.

C’est un poisson très calme. Attention en bac communautaire ce n’est pas l’idéal, en raison de sa petite taille et de sa nature plutôt timide.
Il est mieux lorsqu’il est maintenu seul en biotope spécifique, ou avec d’autres espèces telles que le Simulans Paracheirodon en bac communautaire.

Bien que grégaires par nature, les mâles n’hésiteront pas à s’affronter.
Il n’est pas rare de voir des nageoires abîmées au sein d’un groupe, mais ce comportement ne s’étend pas habituellement aux cohabitants.
Idéalement par 10 individus ou plus, lorsqu’il est conservé en grand banc, toute agression est répartie entre les individus et les poissons sont également plus gros et en forme et présentent un comportement plus naturel que lorsqu’ils sont maintenus en petit nombre.

Le bac sera planté, l’eau régulièrement renouvelée afin d’éliminer les déchets organiques.

Alimentation

Dans la nature c’est un micro-prédateur c’est à dire qu’il se nourrit de zooplancton .
Dans l’aquarium, il accepte des aliments déshydratés d’une taille convenable, mais nous devrions également offrir très régulièrement de la nourriture vivante et congelée de petite taille comme Nauplies d’artémias, vers Grindal, etc..

Reproduction

A été réalisé dans des aquariums, mais rarement réussie. il est nécessaire d’offrir une forte densité de plantation plutôt de style mousse de java ou autre mousses.. il est possible qu’un petit nombre d’alevins peuvent commencer à apparaître sans aucune intervention, je dirais.. laissez faire la nature, car ce n’est pas impossible en laissant faire.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Boraras Naevus

Le mâlebmale

Description

Petit poisson faisant partie de la famille des Cyprinidés mesurant 1,5 cm à 2 cm maximum.
Appelé aussi « Rasbora petch noï », il ressemble à « Boraras maculatus ».

Le Boraras naevus se trouve seulement à partir du sud (péninsule) de la Thaïlande, provenant d’un marécage quelques 83 km au nord de Surat Thani ville, la province de Surat Thani. Il a été enregistré dans d’autres endroits, tous au sein de la Tapi bas, fleuve de drainage sur le golfe de Thaïlande, la pente de la péninsule malaise.

Il vit dans les endroits peu profonds d’eau claire comme les marécages et les marais, avec d’autres poissons du genre qui tendent à préférer les zones où la végétation submergée pousse dru. Beaucoup de ses habitats potentiels ont déjà été convertis en rizières.

On reconnait la femelle avec son ventre plus rebondi que le mâle à cause des oeufs, et aussi par sa couleur plus pâle que le mâle.

La femelle
bfemelle

Maintenance

Parfait pour un bac Nano à partir de 35/40 litres pour 8 à 10 individus
Température de 24 à 28 degrés
pH de 6 à 7
GH de 1 à 10

Il doit absolument être en banc pour vivre correctement, on y placera jamais moins de 8 individus, c’est un poisson grégaire. (sachant que par 10 individus c’est l’ideal)
Comme les très petits poissons, il faut faire très attention si l’on choisit de le mettre dans un bac communautaire avec des colocataires plus gros que lui, il risque de servir de repas aux autres habitants.

En bac communautaire il est possible de le maintenir avec : Microdevario, Sundadanio, Danionella, Eirmotus, Trigonostigma, Corydoras nains et des Loricaridés petits comme Otocinclus.

Le bac sera ombragé, bien planté, il est possible d’y mettre de la tourbe, racine de tourbière, petites pierres non calcaire des mousses sur les pierres par exemple, feuilles de Chêne ou feuilles de Catappa…

Nourriture

Comme avec d’autres espèces de Boraras « Le Boraras naevus » est susceptible d’être un micro-prédateur c’est à dire : alimentation de petits insectes, vers, crustacés et autres zooplancton dans la nature.
Dans l’aquarium il acceptera les aliments séchés d’une taille convenable, mais ne devrait pas être nourri exclusivement ceux-ci.
Les repas quotidiens de vivants et congelés tels que petites Daphnies, Artemias avec paillettes et granulés de bonne qualité se traduira par une meilleure coloration et incitera vos poissons à se reproduire.

Conclusion

Parfait par 8 à 10 individus pour un Nano bac de 35/40 litres comme seule espèce. Attention ils risquent de se reproduire également, donc le Nano bac pourrait devenir rapidement trop petit… prendre cela en compte, où voir plus grand directement pour les progénitures qui se font naturellement par des oeufs déposés qui éclosent quelques jours après la ponte…

©Texte : framboizz pour AQUA débutant
©Photos : PeterM4

Tyttocharax Madeirae

Le Tyttocharax madeirae
Blackedge tétra

Tyttocharax-madeirae

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Son habitat naturel..

Il est originaire du Brésil et du Pérou.
Il est retrouvé dans des cours d’eau rapides et fortement oxygénés. L’eau y est naturellement douce et acide.

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T. madeirae est importé de façon irrégulière depuis deux ans en Allemagne par Aquarium Glaser, donc il reste assez rare dans le commerce actuellement, il faut le commander, et encore, parfois il est impossible de l’obtenir..

Description

Il fait partie de la famille des Characidés. Il mesure adulte 1,5 cm à 1,8 cm environ.
On l’appelle également le Blackedge tétra (en).

Il a un corps assez haut pour le genre Tyttocharax. Sa bouche se termine assez petite, son ventre est blanc, et son corps présente un reflet bleu irisé magnifique. Le milieu de son corps est traversé pour une ligne bleu roi. Son oeil est assez grand. La nageoire dorsale ainsi que la nageoire anale, sont légèrement striées de noir, les autres nageoires sont incolores.

Petite distinction à connaitre afin d’éviter les confusions :
Deux espèces sont confondues, toutes deux en provenance du Pérou : T. cochui et T. madeirae. Au premier coup d’œil ces deux espèces se ressemblent beaucoup et furent souvent confondues dans le passé.
Une autre raison de la confusion, est le fait que l’espèce T. madeirae n’a pas été reconnue dans des collections scientifiques du Pérou jusqu’ici.
Ces deux espèces de tétra nains peuvent être mieux distinguées par l’observation de la coloration de la nageoire dorsale et des nageoires anales. En effet, ces nageoires sont totalement transparentes chez T. cochui, et on y retrouve des marques sombres dans T. madeirae.

Maintenance

A partir d’un volume de 30 litres en bac spécifique, 10 sujets de la même espèce est toujours possible, mais vraiment, sans aucun autre habitant, sinon il faudra prévoir plus grand, 54 litres est parfait pour maintenir un banc de 30 individus qui donne un comportement nettement plus intéressant à observer si mis en spécifique également.

Température : 23 à 26 degrés
pH : 6
GH : 3/4

Il faudra prendre précaution à bien l’acclimater en groupe car il est très nerveux. Les mâles constituent des petits territoires prés de la surface de l’eau. Il est toutefois possible de le maintenir en bac communautaire avec trois ou quatre autres petites espèces comme lui de moins de 5 cm, tout en sachant que un bac spécifique pour eux est préférable, avec comme espèce de fond par exemple, des Corydoras spp. (nains), ou des Otocinclus spp.(nains), mais dans ce dernier cas, le volume devra être au moins de 54 litres et pas en dessous.
Il faudra introduire des plantes flottantes dans le bac qui vont les rassurer. La filtration sera assez forte car ils adorent nager inlassablement dans le courant de l’eau.
Il est tout à fait possible de le maintenir dans un bac bien planté.

Attention à la qualité de l’eau pour une bonne maintenance de l’espèce.

Alimentation

Comme il s’agit de sujets sauvages, il faut démarrer l’acclimatation à la nourriture à l’aide d’une nourriture congelée très fine comme des daphnies, des micros-vers, des larves de moustiques ensuite on pourra passer à une nourriture sèche et des tubifex, mais il faudra le temps qu’ils s’adaptent en douceur..

Reproduction

Aucune information connue et sérieuse à ce jour, sur leur mode de reproduction en aquarium… A suivre..

© Texte : AQUA débutant
© Photo du poisson : Jérôme Picard

Badis Juergenschmidti

Badis-juergenschmidti-2-

 

Petit poisson d’eau douce faisant partie de la famille des BADIDES. Il est originaire du Myanmar.
Il a été importé la première fois en 2010 du Myanmar, ce poisson est pêché principalement dans la rivière Ka Dat Chaung.
Il est régulièrement élevé en Europe, distribué depuis un an environ par Aquarium Glaser et diffusé par Challet-Hérault en France.

Il fréquente les eaux à faibles courants et se tient près du sol dans les branchages et les feuilles mortes.
Les couleurs deviennent très contrastées lors du frai.
Les mâles plus grands que les femelles et aussi plus colorés avoisinent les 4 cm.

Maintenance

Un peu compliqué tout de même, pas vraiment pour un débutant…

Température idéale est de 25 degrés
pH de 5,5 à 6,5
GH de 5

Une espèce plutôt calme mais assez territoriale.
Ne touche pas aux plantes de l’aquarium.
Il est préférable d’élever un couple en bac spécifique (30 litres pour un couple).
Ce poisson peut aussi vivre avec d’autres petits poissons asiatiques assez vifs comme les petits barbus spp, Rasbora spp et des espèces de loches (Serpenticobitis octozona par exemple) mais alors pour cette combinaison-ci, il faudra compter un aquarium de 100 litres minimum.
Le Badis juergenschmidti adore se poster en position de chasse devant son repaire.

Espèce farouche et nécessite de nombreux abris : racines assez fines, cavités rocheuses, feuilles de chêne mortes ou deTerminalia Catappa.
Les plantes sont peu présentes dans le milieu naturel.
En période de crue, ce poisson fréquente les bordures de cours d’eau colonisées par les Cryptocoryne spp.
Le bac est ombré ou peu éclairé.

Alimentation

Commencez ces sujets sauvages et micro-prédateurs avec une nourriture très fine et vivante : Artémia sp., Cyclops sp. et daphnies. Ils s’habituent mal aux nourritures sèches.

Reproduction

Pendant la reproduction, les couleurs du mâle s’intensifient : il attire la femelle vers une cavité pour la faire pondre.
Il surveille seul la couvée et les petits qui éclosent au bout de trois jours environ.
Le sac vitellin résorbé, distribuez des nauplies d’artémia sp.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Heterandria Formosa

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D’origine d’Amérique du Nord et plus précisément au Lac Myakka et dans les Everglades en Floride.
En Caroline du Nord et du Sud où il fréquente les eaux tranquilles comme les étangs, les marais, et les petits ruisseaux.
On l’appelle « poisson moustique » dans le commerce ou encore entre aquariophile, mais il devient très rare de le trouver, sauf sur commande en commerce, mais plus facilement, dans certaines bourses ou chez les particuliers.

Habitat naturel…

– La faune du lac Myakka, des lacs et marais est constituée d’une grande variété de poissons, d’amphibiens, de reptiles ainsi que de lamantins. Le lac se pose près de la Hardee – Manatee County Line et coule au sud-ouest puis sud-est par Manatee, Sarasota et Charlotte comtés de Charlotte Harbor, un bras du golfe du Mexique . La rivière est de 68 miles (109 km) de long et a un bassin versant de 235 miles carrés (610 km 2). Les vingt derniers miles (32 km) de la rivière est de marée et saumâtre.

La rivière Myakka reste relativement peu développée. A douze mile (19 km) tronçon de la rivière est conservé dans Myakka River State Park . Une partie 34-miles de la rivière dans le comté de Sarasota (y compris tout le parc) a été désigné comme une rivière sauvage et scénique en 1985 par l’ Assemblée législative de la Floride .

– Le parc national des Everglades, situé en Floride, aux États-Unis, s’étend sur les comtés de Miami-Dade, Monroe et de Collier. Ce parc national contient le plus vaste milieu naturel subtropical du pays1, et englobe 25 % de la région marécageuse originelle des Everglades. Visité par environ un million de personnes par an2, le parc a été déclaré réserve de biosphère en 1976 (avec le parc national de Dry Tortugas), inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO en 1979 et classé zone humide d’importance internationale en 19873.
On retrouve huit écosystèmes distincts dans le parc. Chacun est défini par une évolution constante du terrain en fonction de la météo et de la quantité d’eau reçue par les Everglades.

habitat heterandria formosa

Description

On reconnait le mâle qui possède un corps plutôt svelte et élancé et possèdent un énorme gonopode très visible.
On y voit sur la robe une barre noire sur chaque flanc.
La couleur dominante de la robe est le verte olive, le dos donne une impression plus sombre. Ses nageoires sont jaune. La femelle possède un corps plus trapu que le mâle, avec la présence d’une petite tache de gravidité noire sous le ventre.
Le mâle mesure 1,5 cm 2 cm et la femelle mesure entre 3 et 3,5 cm.

Maintenance

Température entre 20 et 30 degrés, idéale à 23/24 degrés. (reproduction à 24/25 degrés)
pH de 7.2 à 8.5
GH de 10 à 20

Étant donné sa petite taille, il ne convient pas pour un aquarium d’ensemble. On le maintient en groupe car il est grégaire dans un bac densément planté.
On peut le maintenir à partir de 30 litres en y recréant un petit biotope.

Nourriture

Une nourriture à base de cyclops, microvers, nauplies d’artémia, poudres finement écrasées lui convient
Un apport végétal à base d’épinards pochés et de paillettes à base de végétaux est bien accepté et important pour sa santé à long terme.

Reproduction

La gestation dure environ 4 semaines. La femelle peut être fécondée plusieurs fois tout comme les autres vivipares.
A terme et le plus couramment, la femelle donne naissance à 2 ou 3 alevins très petits. Ceux-ci sont laissés avec les parents qui ne présentent aucune forme de cannibalisme.
Les alvins seront nourris de nauplies d’artémia , de microvers et de poudre pour alvins.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Barboides Gracilis

barboides.gracilis

Photo source

Petit poisson africain, il fait partie de la famille des Cyprinidés.
Petit barbus que l’on retrouve principalement en Afrique de l’Ouest, le long des endroits boisés inférieurs en plaines côtières, dans les petites rivières à débit lent plutôt forestière du Bénin, du Nigeria et du Cameroun.
Il mesure maximum 1,8 cm, sachant que le mâle est beaucoup plus long et fin que la femelle qui aura le ventre plus rebondi que ce dernier.
Ce poisson a une robe transparente et s’ajoute sur sa queue, un point noir orné de jaune.
La base de sa nageoire caudale est ornée de lobes rouge-orangé.
Le Barboides gracilis a les yeux proéminents qui font même 35% de la taille du poisson.
La partie antérieure et postérieure de ses narines sont rassemblées et communique ce qui donne l’impression de voir un 8

Maintenance

Poisson grégaire, minimum par 8 dans un Nano bac de 25/30 litres (encore mieux par 10 individus).

Température entre 24 et 26 degrés
pH entre 6 et 7
GH entre 1 et 6
Espérance de vie : 5 à 8 ans (dans les conditions idéales)

Idéal pour un Nano bac à partir de 25 litres bien planté. Il faudra cependant faire très attention si il est destiné à un bac communautaire où d’autres poissons plus gros que lui seraient présents. En effet, du fait de sa petite taille, il pourrait servir de repas à ses colocataires.

Il est également fort possible de maintenir dans le même bac que lui, des crevettes qui se reproduisent en eau douce.
Le Barboides gracilis a l’avantage de ne jamais toucher aux crevettes ni à leurs pontes ( les zoés sont épargnées en leur compagnie) ce qui en fait un poisson très intéressant pour un Nano bac.

Nourriture

La nourriture est très facile, il s’habitue rapidement à toutes sortes de nourritures, mais il a une préférence pour les daphnies vivantes (rouges).

Conclusion

Petit poisson facile à maintenir en Nano bac, si les paramètres demandés sont respectés.

Si l’on souhaite vraiment reproduire le Biotope « Afrique de l’ouest » pour ce poisson, on pourra alors lui associer par exemple : l’espèce de crevette Desmocaris trispinosa qui demande le même biotope que lui et que l’on retrouve aussi même endroit dans la nature et d’y associer une plante Eichornia crassipes parfaite pour cette espèce de crevette maintenue qui donnera le plancton nécessaire dont elle a absolument besoin.
Toute autre nourriture complémentaire habituelle pour crevettes est également possible.

Dommage… On la retrouve encore rarement en Europe cette crevette…
Aux États-unis il est possible de la trouver facilement dans les magasins aquariophiles.. Espérons qu’il en sera de même prochainement chez nous…

Le Barboides gracilis devient également un poisson en voie de disparition malheureusement dans son habitat naturel….
Il n’est pas alors impossible pour les aquariophiles si rien n’est fait pour le préserver, d’avoir des difficultés d’ici peu de temps de le retrouver sur le marché de l’aquariophilie en vente et de pouvoir encore le maintenir dans nos bacs..

©Texte : framboizz pour AQUA débutant