Gobiopterus Chuno

Gobiopteruschuno

©Photo : taoyeah

Il fait partie de la famille des Gobiidés, il est d’origine du Sud-Est de l’asie.

 

Habitat naturel..

Poisson d’origine de l’inde jusqu’en Birmanie et du sud de la chine jusqu’à la péninsule malaise.
Il est pêché en grands bancs dans les rivières à courant lent et dans les estuaires.

Description

La tête est plutôt large, portant une bouche assez grande fendue de haut en bas.
Ce poisson possède deux nageoires dorsales. Il est transparent, mais en fonction de l’éclairage du bac on peut distinguer plusieurs nuances de couleurs ainsi que des petits points noirs.
Il mesure environ 2,5/3 cm.

Maintenance

Température de 24 à 26 degrés
pH de 6,5 à 7
Gh de 4 à 12

Facile à maintenir en groupe de 10 individus dans un bac d’au moins 40 litres.
Attention comme toute espèce, il faudra faire une bonne acclimatation.
On peut toutefois le faire cohabiter avec les espèces du genre Boraras, de petites loches calmes (Yunnanilus spp. et Shistura spp. nains).
L’aquarium devra être spécifique pour sa survie, l’espèce est plutôt de nature lente et vit peu de temps.

Un aquarium bien planté de Vallisnéria spiralis ou V.Torta avec de la mousse de Java au fond est idéal.
La filtration devra être parfaite et sans courants excessifs, un petit chauffage afin de permettre une température faible.
L’éclairage doit rester diffus pour ne pas effrayer le poisson.
Un ajout de 1 gr de sel par litre ne leur pose aucun problème, mais attention aux variations brusque de densité surtout.
Changer 10% du volume du bac chaque semaine reste indispensable pour son bon maintien.

Nourriture

Comme ce sont des sujets sauvages et assez délicats, une nourriture vivante, fine et d’excellente qualité, est à apporter les premiers mois de maintenance (type : daphnies et cyclops).

Reproduction

Il se reproduit en aquarium, ça nous le savons, mais malheureusement il pond en mer et en estuaire dans la nature : les larves pélagiques, sont donc très difficiles à nourrir.

©Texte framboizz pour AQUA débutant

Trochilocharax Ornatus

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Habitat naturel..

Originaire du Pérou, Trochilocharax ornatus a été importé pour la première fois en Allemagne en 2003 par Aquarium Glaser sous le nom de genre Heterocharax, puis par Challet-Herault en France.
Ce Tétra a hérité du nom commun de « Tétra cristal arc-en-ciel » en Allemagne, où il est connu sous le nom « Kolibrisalmler ».

D’après les scientifiques, rien n’est vraiment clair à l’heure actuelle sur la provenance exacte de cette espèce « rivières ou cours d’eau ? les avis se contredisent un peu.
Dans tout les cas il est certain que l’espèce est originaire du Pérou.

Description

Characidé de 2 cm.
L’oeil est gros. Ce poisson est translucide et multicolore, le corps semble saupoudré de bleu, tandis que la nageoire caudale est ornée d’une tache rouge sur le lobe supérieur et d’une tache blanche sur l’inférieur.
Les nageoires ventrales sont d’un jaune vif. La colonne vertébrale (par transparence), le bas du ventre et le bas de la nageoire anale forment trois bandes foncée.

Maintenance

Plutôt difficile dirons-nous..
Volume du bac : à partir de 40 litres en spécifique
Température : de 24 à 26 degrés
pH : 6 à 7
GH : de 5 à 10

A l’acclimatation, ce poisson est assez farouche. Il doit être maintenu en groupe de 10 individus car c’est une espèce grégaire.
Les mâles se pourchassent sans conséquence. Il peut cohabiter avec de petits locariidés (otocinclus spp.) et des Callichthyidés nains de cette région ( aspidoras spp; ou encore Corydoras nains) dans un volume plus important bien entendu (ex : 60 litres).

Le bac sera très planté. Ce poisson est plutôt peureux et nage souvent nerveusement dans le bac.
La qualité de l’eau du milieu naturel est douce et acide et il faudra bien veiller aux nitrates car l’espèce y est sensible.
Changer un volume de 10% ou 20% par semaine à l’aide d’une eau identique et vieillie est nécessaire.

Alimentation

S’agissant à l’heure actuelle de sujets sauvages uniquement, il est préférable dans un premier temps d’apporter une nourriture vivante à base de nauplii d’artémias et ensuite une nourriture congelée très fine et de très bonne qualité comme des daphnies ou des cyclops.

Reproduction

A l’heure où je rédige cet article, aucune information n’est disponible concernant la reproduction.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Boraras Brigittae

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Photo source

Origine d’Asie du sud..

Petite histoire de l’habitat naturel..

Fait partie de la famille des Cyprinidés.
Endémique au sud-ouest de Bornéo. La localité type est Bandjarmasin, une ville portuaire dans la province indonésienne de Kalimantan Selatan (Kalimantan du Sud), et Kottelat la suite (1991), l’espèce s’étend vers l’ouest aussi loin que le bassin Jelai Bila rivière, près de la ville de Sukamara, où il est dit : sont sympatriques¹ avec le congénère B. merah.

De tels environnements typiques, contiennent une eau très douce (dureté négligeable), acide (pH aussi bas que 4,0) et sont souvent mal éclairés en raison de la canopée dense qui se trouve au-dessus de la forêt et qui comporte une végétation complètement marginale. Dans une grande partie de l’Asie du Sud, ces biotopes précieux sont menacés par des plantations d’huile en caoutchouc / palme, la construction de développements et d’autres activités humaines.

Le Boraras brigittae vit dans les cours d’eau et des bassins noirs associés à des forêts anciennes de la tourbe des marais. L’eau est colorée brune due à la libération de tanins et autres produits chimiques libérés par la décomposition biologique dont le sol est parsemé de feuilles mortes, de brindilles et de branches.

Description

Ce poisson possède une robe de coloration pricipalemnt rouge et noir avec de nombreux reflets.
Il mesure pour le mâle 2 cm, et pour la femelle, 3 cm environ.
Le mâle est un peu plus petit (à peine visible) et un peu plus coloré que la femelle.

Maintenance

A maintenir partir de 40 litres minimum pour 6 individus ou 54 litres pour un groupe de 10.
Température : 23 à 28 degrés
pH de : 5 à 7
GH de : 3 à 10
Vit environ 5 ans dans de bonnes conditions.

La filtration n’a pas besoin d’être particulièrement forte car l’espèce évolue principalement dans les eaux stagnantes et peuvent avoir un peu de mal s’il y a un courant trop important dans le bac.
Le bac comportera une racine et sera surtout bien planté. Il est toutefois possible d’ajouter des feuilles de chêne ou de catappa, ce qui va recréer le biotope naturel, et favoriser la croissance des colonies de microbes que la décomposition va produire.

Les tanins et autres substances chimiques qui seront libérés par les feuilles en décomposition sont pensés pour être bénéfique pour la maintenance de l’espèce et récréer l’eau noir du biotope d’origine. Les feuilles peuvent être laissées dans le bac ou retirées et remplacées toutes les trois à quatre semaines.

l’Éclairage sera assez faible afin de simuler les conditions d’origines dans la nature. Vous pouvez ajouter quelques plantes asiatiques qui peuvent survivre dans de telles conditions, comme Microsorum pteropus, Taxiphyllum barbieri ou Cryptocoryne spp.

Cette espèce est très calme, mais ne fait pas un idéal en bac communautaire en raison de sa petite taille et de sa nature plutôt timide. Il sera au mieux lorsqu’il est maintenu seul ou avec d’autres minuscules espèces telles queMicrodevario, Sundadanio, Danionella, Eirmotus, Trigonostigma, Corydoras nain et Loricaridés petits comme les Otocinclus.ou des crevettes du genre Caridina et Neocaridina qui ne cause aucun problème de maintenance.

Nourriture

Comme avec d’autres espèces de Boraras, il est susceptible d’être un micro-prédateur (alimentation de petits insectes, vers, crustacés et autres zooplancton dans la nature).
Dans votre aquarium il accepte des aliments secs d’une taille convenable (petits), mais ne devraient pas être nourris exclusivement ceux-ci. Les repas quotidiens de vivants et congelés de petite taille comme les daphnies , artémias avec paillettes et granulés de bonne qualité sera nettement mieux pour la couleur de l’espèce ainsi que sa reproduction.

Reproduction

La ponte a lieu sur une feuille en général. Les jeunes éclosent au bout de 48 heures. Il convient de retirer les parents avant l’éclosion des oeufs. Ensuite, nourrir les jeunes avec des infusoires.c’est une espèce peu prolifique.

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©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Pseudomugil Gertrudae

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Photo source

Son habitat naturel..

On le retrouve en Australie et en Nouvelle Guinée notamment aux îles qui sont situées dans la mer d’Arafura en Indonésie, et font partie du continent australien dans un sens géologique .
Les populations sont maintenant connues de nombreuses rivières se déversant dans la mer de Timor et le golfe de Carpentaria, au nord de l’Australie, avec une plage s’étendant vers l’est de la ville de Darwin à travers le Parc national de Kakadu, la Terre d’Arnhem, et Carpentaria jusqu’à la péninsule du Cap York.

On le retrouve également aux îles de Bathurst, Melville, et Groot Eylandt, plus quelques petites îles dans le détroit de Torres.
Les Localités connues dans le Territoire du Nord comprennent les rivières de la Moyle, Daly, Finniss, Adelaide,Alligator, Blyth, Liverpool, Cadell, Buckingham, Caton, et certains petits bassins versants près de Darwin.

Dans le Queensland, il a été retrouvé également dans le Wenlock, Embley, Dulhunty, Coen, Jardine, Olive, Jacky Jacky, Mciver, Endeavour, Barron, Mulgrave, Russell, Johnstone, Moresby, Tully et les bassins versants de Murray, ainsi que certains lacs côtiers pauvres en éléments nutritifs autour de Shelburne Bay.

En Papouasie-Nouvelle Guinée l’espèce existe depuis le Bensbach, Pahoturi et Fly (rivière Elevala et le lac Bosset, alias Lac Herbert Hoover) dans les systèmes fluviaux, mais elle peut être plus largement retrouvée dans les bassins hydrographiques du sud du pays et de l’état voisin de Papouasie, en Indonésie.

Arafura Swamp
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Le Pseudomugil gertrudae a une préférence pour les eaux peu profondes, dont des zones marginales fortement végétalisées.
Les courants sont plutôt lents, on le retrouve aussi dans des eaux de petits ruisseaux, lacs, billabongs, des marécages.. On retrouve souvent des structures ligneuses immergées, telles que les branches tombées ou des racines d’arbres, ou encore une litière de feuilles.À certains endroits, l’eau est assez brune car elle comporte des tanins et possède un pH alors très bas, alors qu’à d’autres endroits, elle peut être transparente.Dans les deux cas, les habitats les plus favorables disposent d’une végétation de surface de quelque nature que ce soit, flottante, ou grandissante jusque la surface et venant du substrat.

Tappin en 2010 nous rapporte la gamme des paramètres basés sur ceux pris à partir de divers localités où l’on peu retrouver Pseudomugil gertrudae : Une température variant de 12 à 34 degrés, un pH de 3,68 à 9,4 et une conductivité de 12 à 646 S/cm, ainsi qu’une dureté de 0 à 320 ppm, et une alcalinité de 2 à 180 ppm.

Description

Il fait partie de la famille des Pseudomugilidés. La femelle et le mâle mesure 3 cm à 3,8 cm.
Les sujets sauvages sont rares dans le monde de l’aquariophilie. La majorité de ceux que l’on retrouve dans le commerce sont issus de l’élevage uniquement.

Maintenance

Température : 21 à 28 degrés
GH : 5 à 10
pH : 4,5 à 7,5

Un volume de minimum 45 litres est nécessaire pour une maintenance de 8 sujets en spécifique.
A partir de 10 sujets, il faudra alors le maintenir dans un 54 litres brut.
En communautaire ne pas les mettre avec des poissons plus remuants ou plus grands, ils n’arriveraient pas à se nourrir et finiraient par mourir.
L’espèce cohabite assez bien avec les petits danios, les tétras, les petits rasboras pour un bac communautaire.

Au plus ils sont nombreux au plus le comportement est stable et naturel. Les mâles vont également afficher leurs plus jolies couleurs et auront un comportement fascinant, étant donné qu’ils sont en concurrence avec d’autres mâles pour attirer l’attention des femelles, d’où l’importance de les maintenir nombreux .

2 à 3 mâles pour 8-10 femelles est l’idéal.
L’ajout de quelques plantes flottantes des racines de bois flotté sont idéales pour imiter son biotope naturel.
Si vous souhaitez augmenter les chances d’avoir des alvins aux côtés des adultes, l’ajout de mousse aquatique à feuilles fines comme par exemple, la mousse de java, est conseillé.

L’eau doit être bien oxygénée. Ne pas ajouter ce poisson dans un aquarium biologiquement immature car il peut être sensible aux fluctuations de la chimie de l’eau.

Alimentation

Pseudomugil gertrudae se nourrit principalement de zooplancton, phytoplancton, et d’invertébrés dans la nature.

Idéalement une grande partie de l’alimentation devrait comprendre des aliments vivants tels que les daphnies, nauplies d’artémias, des micros-vers, des paramécies, des vers grindals bien que des petits aliments séchés et broyés sont également acceptés.
Nous le répétons à chaque fiche, mais le plus important étant de varier très souvent la nourriture, pour la bonne santé et vitalité de vos poissons en aquarium

Reproduction

La reproduction est possible en bac communautaire, mais il y a évidemment, moins de sujets qui survivent.
Les parents peuvent manger leurs propres oeufs.
Un mâle peut s’accoupler avec plusieurs femelles au cours d’une seule journée, et la ponte se poursuit habituellement pendant les heures de jour et pendant les périodes chaudes.
Dans la nature, il affiche un cycle de reproduction saisonnier qui coïncide avec le début de la saison des pluies, vers Octobre-Décembre, lorsque la nourriture et la végétation aquatique est alors plus abondante.

La période d’incubation est d’environ 10 jours selon la température . Les alevins ont besoin de nourriture comme des paramécies jusque 5 jours avant qu’ils ne soient en mesure d’accepter des nauplies d’artémias, des micros-vers etc..

©Texte : AQUA débutant

Boraras Merah

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Son habitat naturel…

Endémique du sud de Bornéo. Les spécimens ont été collectés à partir du bassin fluvial de la Jelai Bila à Nataik Sedawak. Son espèce s’étend vers l’ouest du bassin versant Jelai Bila.

Il habite les cours d’eau et les rivières noires associées aux anciennes forêts tourbières marécageuses. L’eau est colorée brune due à la libération des tanins et autres organismes microbiens libérés par la décomposition organique formée par les feuilles mortes parsemées au fond de l’eau ainsi que des brindilles et des branches.

De tels environnements typiques contiennent de l’eau très douce (dureté négligeable), acide ( pH aussi bas que 4,0) et sont souvent mal éclairés en raison de la canopée de la forêt ci-dessus. Ces biotopes sont gravement menacés dans une grande partie de l’Asie du Sud à cause de plantations d’huile de caoutchouc et palme, l’évolution de la construction et d’autres activités humaines.

Description

Petit poisson ne dépassant pas les 2 cm, il est de couleur rouge orangée avec une tache noire de forme ovale sur son flanc. Sa couleur peut être très vive s’il est maintenu dans de bonnes conditions
Attention à ne pas confondre avec le Boraras maculatus ou encore Boraras brigittae, ou Le Boraras naevus ils ont une ressemblance très proche.

Maintenance

A partir de 40 litres si uniquement 8 à 10 spécimens de l’espèce sont maintenus pour en faire un Nano spécifique avec une seule espèce, sinon il faudra prévoir plus de volume pour le bac.

Température : de 24°à 26°
pH : de 4.5 à 6,5
GH : de 1.0 à 10.0

C’est un poisson très pacifique, il est grégaire et au regard de sa petite taille il est préférable de le maintenir en groupe de minimum 10 spécimens.
En raison de sa petite taille et de la nature plutôt timide. Il fera de son mieux lorsqu’il est maintenu seul ou avec d’autres minuscules espèces telles que Microdevario, Sundadanio, Danionella, Eirmotus, Trigonostigma, Corydoras nain et Loricaridés petits comme les Otocinclus dans un bac d’ensemble plus important que 40 litres dans ce cas évidemment.

Il est aussi un compagnon idéal pour les espèces timides comme Sphaerichthys, Parosphromenus ou peut être maintenu avec des crevettes du genre Caridina et Neocaridina.

Il a besoin d’un bac densément planté. L’ajout de quelques plantes flottantes et des racines afin de diffuser la lumière un peu tamisée dans le bac est appréciable et ajoute une touche plus naturelle.
La filtration n’a pas besoin d’être particulièrement forte car on les retrouve à l’état naturel principalement dans les eaux stagnantes et peuvent avoir du mal s’il y a un courant rapide.

Un sable est probablement le meilleur choix.
Il est possible d’ajouter un peu de racines et quelques branches de bois flottant qui seront placés de telle sorte que beaucoup de coins ombragés seront formés. Si vous ne trouvez pas de bois flottant de la forme souhaitée, vous pouvez utiliser des branches de hêtre ou de chêne soigneusement séchées et débarrassées de son écorce.

L’ajout d’un lit de feuilles séchées (hêtre, chêne ou Catappa sont toutes appropriées, on préfère utiliser un mélange des trois) souligne en outre la sensation naturelle et d’encourager la croissance des colonies de microbes que la décomposition va produire. Ces minuscules créatures peuvent fournir une précieuse source de nourriture secondaire.
Les feuilles peuvent être laissées dans le bac en décomposition totale ou retirées et remplacées toutes les trois à quatre semaines.

l’Éclairage assez faible doit être utilisé pour simuler les conditions rencontrées dans la nature.
Vous pouvez ajouter quelques plantes asiatiques qui peuvent survivre dans de telles conditions, comme Microsorum pteropus, Taxiphyllum barbieri ou Cryptocoryne spp.

Nourriture

C’est un poisson omnivore, il mange aussi bien de la nourriture sèche que la nourriture vivante ou congelée attention que la nourriture soit très fine, car il ont une toute petite bouche.

Il est préférable de maintenir ce poisson en banc d’au moins 10 individus. Il s’entend bien avec tous les autres poissons pour autant qu’ils ne soient pas trop gros et capable de les avaler.

Reproduction

Le dimorphisme est très peu visible, la femelle est légèrement plus ronde.
La ponte à lieu dans les plantes de la même manière que la plupart des Cyprinidés.

Sa reproduction n’est pas évidente et doit être faite de préférence dans un bac spécifique. Il faut baisser le pH au moins à 5 dans un bac contenant beaucoup de plantes pour que les sujets se sentent bien à l’aise.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

 

Odontocharacidium Aphanes

Femelle en arrière, et en avant plus coloré, nous voyons le mâle

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Photo source

Petit poisson qui mesure entre 1,7 et 2 cm maximum. Il fait partie de la famille des Crénuchidés.
On le retrouve en Amazonie dans la zone du rio Négro et rio Zamula.
Il vit dans les petits ruisseaux rapides au Brésil, en Colombie, au Pérou et au Venezuela.
Le corps est d’une couleur orangée orné d’une série de taches noires assez régulières.
Une petite rayure noire part de son oeil jusqu’à la bouche.

La femelle est plus petite et et un peu plus arrondie au niveau de l’abdomen que le mâle, qui est lui plus fin, plus long et élancé que cette dernière et aussi plus coloré.

Maintenance

Possible par 6 minimum dans un Nano Bac à partir de 30 litres

Température entre 24 et 28 degrés (idéal à 25 degrés)
PH entre 5,8 et 7
GH entre 4 et 8 maximum

Là où il est intéressant : c’est qu’il est également possible de le maintenir dans un Bac Nano avec des crevettes, il n’y touchera pas.
Il a besoin d’un bac bien planté
Comme tous les petits poissons, attention à ne pas le mettre avec plus gros que lui, il servirait de repas aux autres cohabitants en bac communautaire.
Il sera important de lui créer une zone de courant assez fort, en raison de son mode de vie rhéophile, il a besoin d’une très bonne oxygénation de l’eau.

Alimentation

Comme il s’agit pour l’instant de sujets sauvages si on en trouve en magasin, le démarrage avec une nourriture congelée fine telle que daphnies et cyclops est nécessaire.

Reproduction

L’espèce est ovipare et la seule de cette famille à pondre des oeufs assez gros parmi les plantes, dont l’éclosion a lieu au bout de 18 jours.
Démarrez les alvins aux nauplies d’artémias.
Par la suite, les proies lyophilisées sont idéales au quotidien.

Conclusion

Parfait pour un Nano Bac de 30 litres. Bien acclimater le sujet sur plusieurs heures, n’oubliez pas que c’est un poisson sauvage et il lui faut du temps pour une réussite à long terme.
N’oubliez pas non plus de bien respecter les paramètres demandés par l’espèce.
Sinon il reste un joli petit poisson à maintenir avec quelques crevettes par exemple…

© Texte : framboizz pour AQUA débutant

 

Rasbora Emeraude (Microdevario kubotai)

kubotai

Photo source

Ce joli petit cyprinidé qui mesure à peine 2cm, est une véritable étoile montante du nano-aquarium.
Cependant nous allons parcourir ses besoins avant de vous décider à l’accueillir…
Attention petit rappel : le plus petit des poissons ne convient pas forcément à un nano-aquarium.
Il faut tout d’abord connaitre les besoins du poisson ainsi que son besoin d’espace de nage.

Description

En 1997 ce petit Cyprinidé est alors découvert en Thaïlande, dans la province de Ranong au sud-ouest, non loin de la frontière Birmanie.
Deux ans après sa découverte, Kotelat et Witte le décrivent et l’intègrent au genre Microrasbora, connu de la science depuis 1918 avec l’espèce Microrasbora rubescens.
Ils vont alors le baptiser Microrasbora Kubotai, en l’honneur du collecteur et exportateur de poissons d’ornement Hitoshi Kubota.

Toutefois une étude phylogénétique parue en 2009 et menée par Fang et al. bouleversa les relations entre divers Danioninés. Parmi ces chamboulements, qui impliquent notamment le déplacement de Celesticthys margitatus chez Danio, c’est aussi le temps des grands changements pour Microrasbora.
Ainsi, les espèces M. gatesi, M. nana et donc M. kubotai sont assignées au nouveau genre Microdevario (tandis que M. erythromicron est déplacé chez Danio).
En France on l’appelle parfois à tort « Néon vert d’asie » alors que ce poisson n’a absolument rien à avoir avec le genre « Characidés » ce qui est une fausse appellation commerciale et pourrait créer une confusion chez l’aquariophile qui n’a pas lieu d’être.
Son vrai nom est soit Microdevario kubotai ou Rasbora émeraude.

Maintien

Concernant le Microdevario Kubotai, nous déconseillerons sa maintenance dans moins de 40 litres, même si il mesure 2 cm pour les plus gros d’entre-eux, (sachant que les femelles sont un peu plus grosses que les mâles), cela est dû à son comportement grégaire qui vous impose donc une maintenance en groupe de au moins une dizaine d’individus, sans quoi vous risquez de les perdre un par un, sachant que le minimum de maintenance est de 6 ou 7 individus.

Dans le milieu naturel cette espèce vit en banc dans de petits ruisseaux peu profonds.
L’eau est claire et plutôt douce, acide et neutre.
Le milieu est surtout bien oxygéné et particulièrement propre. Il va de soit que de telles caractéristiques doivent impérativement se retrouver dans la maintenance à long terme de l’espèce dans votre nano-aquarium.
Il faudra également faire des changements d’eau régulier et hebdomadaire de 10 à 20%.

On pourra y maintenir uniquement un groupe de 10 individus pas plus dans un bac de 40 litres, aucune autre espèce de poisson, à part une cohabitation avec des petites crevettes qui demandent la même température et les mêmes paramètres que les rasbora émeraude.
La température sera de 22 à 26 degrés. (Ne pas maintenir aux extrêmes).
Un pH de 6 à 7 et un GH de 3 à 10.
Le taux de nitrate et phosphate vous l’aurez compris sera au plus bas possible.

Ils aiment les nauplies d’artémias, les cyclops, ou daphnies pour les proies vivantes.
Avec le temps il est possible de les habituer à une nourriture sèche.

Une filtration de 3 à 5 fois le volume du bac par heure est souhaitable. Un bac bien planté est également recommandé pour maintenir correctement cette espèce, avec une racine par exemple et quelques pierres non-calcaires et bien évidemment un espace libre de nage.

Il est possible parfois de voir une reproduction, on s’aperçoit alors des alvins qui évoluent à la surface de l’eau, on peut alors les mettre dans un autre bac pour les faire grandir et les nourrir correctement avec de la nourriture pour alvins ou des paramécies (infusoires). Ils atteindront alors la taille de leurs parents dés deux mois.

Conclusion

On peut donc maintenir ce poisson en nano-aquarium à partir de 40 litres, mais bien sûr aussi un plus grand banc dans des volumes plus importants, au plus le banc est nombreux au plus les poissons comme toutes les espèces se sentent en sécurité et évoluent de manière plus naturelle et facile.
Si on choisi de le maintenir en bac communautaire, on choisira aussi ses compagnons tel que Pangio, Osphornemidé, Trichopsis pumila (Gourami grogneur nain).

©Textes : sur infos du magazine Aqua mag n°14 et framboizz