Parotocinclus variola

Parotocinclus variola

Parotocinclus-cf.-variola-2Photo source

Habitat naturel..

Il est pêché surtout dans les ruisseaux du bassin hydrographique de l’Amazone, près de Leticia.
Retrouvé dans une eau plutôt noire.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Locaridés. Adulte il mesure maximum 3 à 4 cm.
Le genre Parotocinclus peut être facilement distingué de Otocinclus par la présence d’une nageoire adipeuse .

Parotocinclus variola se distingue de tous les autres congénères de l’Amazonie, de l’Orénoque et des Guyanes par un motif de pigmentation constitué de points noirs visibles plus petits que le diamètre d’une pupille, largement répartis sur le dos et le ventre. La tête et le museau sont allongés avec une marque en Y blanche ou de couleur crème. Il possède également une tache foncée triangulaire à la base antérieure de la nageoire dorsale.

Le Corps est entièrement recouvert de plaques dermiques, à l’exception de la surface ventrale de la tête autour des lèvres, de la zone entourant immédiatement les insertions pectorales et pelviennes et de la zone autour de l’anus. Des Plaques dermiques de corps uniformément recouvertes de petits odontodes (barbillons rigides) disposés en rangées longitudinales discrètes, sauf sur les plaques abdominales, où les odontodes sont irrégulièrement répartis.

Maintenance

A maintenir vraiment au minimum dans un bac de 60 litres pour 3 individus pas plus.( sachant que un bac de 150 litres par exemple ils seraient nettement mieux pour l’espace de nage.

Température : entre 23 et 27 degrés (25 étant l’idéal)
pH : 6
GH :3

A l’acclimatation ce poisson très farouche ne se montre pas avant quelques jours.
Il cherche à se fixer sur des supports végétaux ou des racines placées à la verticale dans les zones de courant.
Il est possible de maintenir 2 ou 3 individus maximum par tranche de 40 net litres environ .
Il faudra le placer dans un bac bien rodé depuis un moment avec des roches et racines déjà recouvertes d’algues vertes fines.

Un Bac avec des roches et une végétation dense, on peut y ajouter également un peu de tourbe pour foncer la couleur de l’eau ce qui va l’adoucir un peu également.

Nourriture

En vivant larve de moustique, artémias, daphnies, et pastilles à base d’algues au moins deux fois par semaine car il est surtout végétarien.
Très rare donc on en sait actuellement très peu sur son acclimatation en aquarium au niveau de la nourriture.

Reproduction

Parotocinclus variola fut importé en Octobre 2015 donc récemment, par Aquarium-Glaser et distribué en France par Challet-Hérault, n’a pas encore à ce jour été reproduit en captivité.

© Texte : AQUA débutant

Corydoras – différentes variétés

Le Corydoras fait partie des Callichthyidés – il y a un nombre impressionnant de variétés différentes ± 200 espèces et même si on en trouve que très peu de sortes en animalerie, il y en a pour tous les goûts …

Ce poisson grégaire doit donc vivre en groupe de 5-6 individus minimum (ou davantage suivant votre litrage) de la même espèce plutôt que de mettre 2 ou 3 variétés différentes, même s’ils s’entendent avec les autres, ils se reconnaissent entre eux et dans la nature, ils vivent par centaine. Il s’agit de poissons pacifiques, très dynamiques, qui s’amusent beaucoup en groupe et ignorent les autres pensionnaires de votre aquarium. Ils remontent, de temps à autre, en flèche à la surface pour prendre un peu d’air … très divertissant à contempler !

Ces sympathiques poissons vivent dans le fond, ils sont pourvus de barbillons, qui leurs permettent de fouiller le sol et ainsi de se nourrir ; oubliez les sols en quartz pour éviter qu’ils se coupent les barbillons, dans ce cas, ils ne peuvent plus se nourrir correctement et l’issue pourrait être fatale.
Ils sont omnivores et contrairement à ce que l’on pense, ils ne sont pas détrivores et ne nettoient votre aquarium et ne mangent pas non plus les déchets des autres poissons. Ils leur faut une nourriture variée : vers de vase, daphnies, artémias, tubifex, larves de moustiques (congelé ou vivant) ils apprécient également des pastilles de fond mais aussi les végétaux pochés (courgette, concombre, brocoli, épinards, salade …) et même certains fruits !

Pour la plupart d’entre eux, (ce n’est pas une généralité vu le nombre d’espèces)
un PH de 6.0 à 7.5 est recommandé
une température de 23 °C à 27 °C
une dureté d’eau de 6 à 15 GH
une durée de vie de ± 6 ans

Le mâle se distingue de la femelle par des nageoires dorsale et pelviennes plus pointues que cette dernière ; la femelle est généralement plus large et plus haute que le mâle et elle possède également un abdomen plus rebondi.

Sachez toutefois, que le corydoras possède sur sa dorsale un aiguillon, qu’il peut utiliser s’il se sent pris au piège.
En piquant, il injecte ainsi un venin ; cette piqûre est assez douloureuse et peut provoquer des rougeurs, brûlures et même un gonflement !
Si cela vous arrive, une bonne façon de soulager la douleur : mettre la blessure sous l’eau, la plus chaude possible pour désactiver le venin.

Pour la reproduction, je n’ai jamais testé mais suivant mes différentes lectures, le mâle poursuit la femelle en cognant sa tête avec ses barbillons, il se place légèrement de côté vers la femelle qui pond des oeufs, puis avec ses nageoires, la femelle attache ses oeufs fécondés aux vitres et sur les plantes également. (pour stimuler la repro, un changement d’eau légèrement plus fraîche de 2-3°) Vous pouvez laisser les oeufs dans le bac mais aux risques que les autres occupants en fassent leur repas.
Sinon, il faut récolter les oeufs et les placer dans un autre bac dont l’eau à les mêmes valeur que l’aquarium initial ou dans un tupperware qui restera à la surface de l’eau – Ensuite si tout se déroule correctement, les jeunes alevins se développeront rapidement, et seront nourris avec des nauplies d’artémias ou nourriture sèchée mais bien sûr, réduite en poudre pour que ceux-ci puissent se nourrir en fonction de leur taille.

Voici quelques photos de différentes espèces que l’on trouve, suivant les endroits, relativement facilement :

Corydoras aeneus – de 5 à 7 cmclochette01op3

Corydoras aeneus albinos – 5 cmclochette02ql5

Corydoras sterbaï – de 5 à 7 cmimgp1020gu8

Corydoras hastatus – 3 cmimg_1411

Liste des différents corydoras les plus courants par ordre alphabétique :
A) acrensis / acutus / adolfoi / aeneus / aeneus albinos / agassizi / albolineatus / amandajanea / amapaensis / ambiacus / amphibelus / approuaguensis / araguaiaensis / arcuatus / areio / armatus / atropersonatus / aurofrenatus / axelrodi

B) baderi / barbatus / bertoni / bicolor / bifasciatus / bilineatus / blochi / boehlkei / boesemani / bondi / breei / brevirostris / burgessi

C) carlae / caudimaculatus / cervinus / cochui / concolor / condiscipulus / copei / coppenamensis / coriatae / cortesi / crimmeni / cruziensis / crypticus

D) davidsandsi / delphax / difluviatilis / diphyes / duplicareus

E) ehrhardti / elegans / ellisae / ephippifer / eques / evelynae

F) filamentosus / flaveolus / fowleri

G) garbei/ geoffroy / geryi / gomezi / gossei / gracilis / griseus / guapore / guianensis

H) habrosus / haraldschultzi / hastatus / heteromorphus

I) imitator / incolicana / isbrueckeri

J) julii

K) kanei

L) lacerdai / lamberti / latus / leopardus / leucomelas / longipinnis / loretoensis / loxozonus

M) macropterus / maculifer / mamore / melanistius / melanotaenia / melini / metae / micracanthus / multimaculatus

N) nanus / napoensis / narcissus / nattereri / negro / nijsseni / noelkempffi

O) oiapoquensis / orcesi / ornatus / orphnopterus / ortegai / osteocarus / ourastigma / oxyrhynchus

P) paleatus / panda / pantanalensis / paragua / parallelus / pastazensis / paucerna / pinheiroi / polystictus / potaroensis / prionotos / pulcher / punctatus / pygmaeus

R) rabauti / reticulatus / revelatus / reynoldsi / robineae / robustus

S) sanchesi / saramaccensis / sarareensis / schwartzi / semiaquilus / septentrionalis / serratus / seussi / similis / simulatus / sipaliwini / sodalis / solox / spectabilis / spilurus / steindachneri /stenocephalus / sterbai / surinamensis / sychri

T) treitlii / trilineatus / tukano

U) undulatus

V) virginiae / vittatus

W) weitzmani

X) xinguensis

Z) zygatus

Si vous souhaitez participer à cet article, vous pouvez poster des photos de vos espèces maintenues en nous précisant la variété exacte et nous serons ravis de pouvoir compléter la galerie photos de ce post ! Merci à tous

© Clochette pour Aqua Débutant – 01/2009

 

Les Corydoras Albinos

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Condition de vie

T°: 21°C à 27°C (22°C pour la reproduction) pour les Corydoras Albinos « Aeneus »
18 à 26°c (23°pour la reproduction) pour les Corydoras Albinos « Paleatus »
Ph : 6 à 8
Gh : 1 à 8
Espérance de vie: 8 à 10 ans quelques fois 20 ans, record du monde à 27 ans pour l’Albinos Aeneus et 6 à 10 ans pour l’Albinos Paleatus.

Morphologie

Taille : Mâle: 4/5 cm Taille Femelle: 6/7 cm pour l’Albinos Aeneus
Taille : Mâle: 4/5 cm Taille Femelle: 6 cm pour l’Albinos Paleatus

Le Corydoras « Albinos » Aeneus est Blanc-Crème avec des nageoires translucides et des yeux rouges
Le Corydoras « Albinos » Paleatus est blanc avec une légère tache blanc crème sur les flancs, ses nageoires sont beige clair et ses yeux très blancs.

Dimorphisme

La femelle est plus grande que le mâle pour les deux variantes, il semblerait que la maturité sexuelle soit plus tardive chez eux (1 an et demi voir deux ans chez l’albinos Aeneus) ce serait du à leur Albinisme qui naturel ou non réduit leur fertilité.

Origines de l’Albinisme chez les Corydoras

Chez les Corydoras l’Albinisme fut découvert avec la commercialisation à grande échelle de ces poissons. Quelques spécimen rares parmi des milliers étaient Albinos, les éleveurs professionnels décidèrent de créer une variété spécifique.

La première cause de l’Albinisme est une maladie génétique qui se transmet des parents aux enfants. Chez l’être humain certaines populations sont plus exposées que d’autres, comme les population Africaines, Sud Américaines et Afro Américaines. Chez le Corydoras il en est de même, seuls les Corydoras Aeneus et Paleatus semblent affectés.

La seconde cause est une exposition des oeufs à des métaux lourds (arsenic, cadmium, cuivre, mercure, sélénium, zinc) qui peuvent également causer des troubles nerveux ou de la vision. Certains éleveurs peu scrupuleux exposent donc les oeufs à ces métaux afin de « créer » des Albinos. On peux également en déduire que dans le milieu naturel l’orpaillage clandestin dans certaines rivières d’Amérique du Sud avec du mercure peut jouer sur des naissances de Corydoras « artificiellement » Albinos.

Les Albinos « artificiels » semblent avoir une santé plus fragile, des troubles de la fertilité quelques fois des malformations ou encore une fragilité des nageoires.

Contrairement aux idées reçues, les Albinos sont moins exposés à la prédation dans la nature que leur congénères « normaux » selon une étude scientifique récente, les prédateurs préférant ne pas s’attaquer à des animaux qui ont tous les signes de maladie.

Comportement

Les Corydoras Albinos « Aeneus » ont un comportement totalement identique aux Aeneus à la grande différence qu’il sont beaucoup moins timides et grégaires que leur homologues non touchés. Ils nagent bien volontiers en pleine eau le long des vitres et vont au contact des autres habitants du bac ce qui est plus rares chez les autres Aeneus. Ce manque de crainte peut être lié au manque de prédation a leur encontre dans la nature.

Ce comportement peu commun a été signalé également chez les Albinos Paleatus, qui eux, aiment tout de même des températures plus basses que les Aeneus.

Alimentation et reproduction

Leur alimentation est identique à tous les autres Corydoras, divers et variée et surtout de bonne qualité. Il en est de même pour la reproduction (afflux de nourriture et baisse de température) mais leur reproduction est plus rare et difficile que chez des animaux « non-atteint »

Conseils d’achat

Un œil éclairé peut éventuellement démasquer des Corydoras Albinos artificiels. Ils ont souvent des nageoire atrophiées, abîmées que l’on peut décrire comme « en dentelle ». Leur écailles sont moins lisses et abîmées quelque fois manquantes. Ils sont moins vifs et assez apathiques. Ils doivent vous paraître « frais » et vous donner envie de les prendre…. pas de pitié pour des animaux qui ne paient pas de mine !

©Texte et photo : gronlandia pour AQUA débutant

Ambastaia nigrolineata (Botia nigrolineata)

Ambastaia nigrolineata
(anciennement Botia nigrolineata)

ambastaia-nigrolineataPhoto source

Habitat naturel..

Cette Loche fut décrite du Jiang (rivière Lancang Lancang) près de la colonie de Menghanzhen, préfecture de Xishuangbanna et province du Yunnan en Chine méridionale.

Elle fut par la suite retrouvée au Mékong dans le nord du Laos ainsi que dans la rivière Nan qui est un affluent de Chao Phraya dans le nord de la Thaïlande.
En Thaïlande, elle est considérée en voie de disparition et nommée dans le Livre Rouge national des espèces menacées.

La localité type est décrite comme une petite crique avec un fond de sable au courant modéré.
Cette espèce a été également enregistrée à partir de tronçons de riffles dans de l’eau claire ainsi que d’autres habitats de cours d’eau.

Nous n’avons pas pu établir actuellement, si elle pénètre dans les principaux canaux des fleuves à certaines périodes de l’année comme avec la plupart des autres membres du genre qui subissent des migrations annuelles dans le cadre de leurs histoires de vie.

Xishuangbanna possède un climat de mousson tropical mais de façon uniforme .
Ce climat de mousson est composé de deux saisons clairement définies et des températures moyennes de l’air de 18-22 ° C tandis que plus au sud, ses températures de gamme sont encore plus chaudes.

habitat-ambastiaia-nigrolineataPhoto source

Dans la nature elle est retrouvée avec beaucoup d’autres espèces, y compris Garra cambodgiensisHampala macrolepidotaMystacoleucus marginatusPoropuntius laoensisTor laterivittatusAnnamia normaniBalitora lancangjiangensisHomalopteroides smithiHomaloptera yunnanensisplaticeps NemacheilusSchistura sp.Syncrossus sp.Glyptothorax LamprisPapuligobius ocellatus et Mastacembelus armatus.

Description et comportement

Taille adulte allant de 7 à 8 cm maxi.
Famille des Cobitidés.
Cette loche est similaire à son seul congénère sidthimunki Ambastaia , mais selon la description originale de Kottelat et Chu (1987) se distingue par la conception de la livrée, qui se compose d’un seul côté et une autre bande sombre qui courre le long de la ligne médiane dorsale. Ambastaia sidthimunki diffère en effet, elle comporte deux bandes avant de la nageoire dorsale et pas derrière, mais pour être réaliste, quelques exemples ont ce qui pourrait être décrit comme une bande sur la nageoire dorsale arrière avec des taches pâles .
Sidthimunki chez les adultes, on y retrouve de nombreuses barres verticales et transversales qui relient les deux bandes et s’étendant jusqu’au ventre. Celles-ci peut être également présentes sur Ambastaia nigrolineata, mais sont beaucoup moins évidentes et prolongées sur toute la distance entre les bandes, et uniquement sur la partie arrière du corps.

Si ils se retrouvent en nombre insuffisant en aquarium cette espèce peut devenir excessivement timide ou même agressive envers les poissons de forme similaire..
Lors de bagarres ont peut les voir se tenir droite face au concurrent..
Achetées uniquement par deux ou trois, le dominant peut subjuguer les autres jusqu’à ce qu’ils arrêtent de manger et mort s’en suit évidemment d’où, l’intérêt de les maintenir en groupe nombreux pour éviter ce genre de comportement.

Maintenance

6 sujets minimum pour la maintenance à partir de 150 litres.

Température : 15 à 25 °C (idéale : 22/23)
pH : 6 à 7
GH : 5 à 15
Ces petites loches peuvent vivre jusqu’à 20 ans si elles sont dans des conditions idéales pour elles.

Dans le cadre d’un style naturel on pourrait mettre un substrat de sable ou de gravier fin avec beaucoup de rochers, et des cailloux, on peut aussi rajouter des racines et du bois flotté .

L’éclairage sera plutôt modéré. Les plantes capables de se développer dans de telles conditions peuvent être : Microsorum pteropus (fougère Java), Taxiphyllum barbieri (de mousse Java) ou Anubias spp. de plus elles peuvent être attachées sur les décors de manière à fournir l’ombre utile quand quand elle seront développées correctement.

Sinon assurez-vous de fournir beaucoup de plantes couvertures comme Ambastaia spp.. Ces loches sont de nature très curieuses et semblent apprécier explorer leur environnement.
Des décors tels que du bois, des pots de fleurs mis dans le sable etc.. Que cela fasse de belles petites cachettes, elles vont adorer.
Gardez à l’ esprit qu’elles aiment se faufiler dans de petits trous et fissures… Attention, il faut un bac couvert car ces loches peuvent sauter. L’eau doit être également de qualité et bien propre. Les conséquences des déchets accumulés peuvent leur être fatales.
Un changement d’eau de l’ordre de 30% par semaine est recommandé pour les maintenir correctement.

Nourriture

Ils acceptent avec enthousiasme tous les aliments secs, mais comme toutes les loches, ont une réelle préférence pour les vers ( vers rouges, vivants ou congelés) et les aliments congelés ou vivants de toute nature.
L’important étant de bien varier la nourriture avec des aliments de bonne qualité si c’est une nourriture sèche, des vers rouges, des tubifex, des Artemias, etc.
On pourra aussi donner des fruits et légumes comme le concombre, le melon, les épinards blanchis, une rondelle de courgette fraîche etc..

Reproduction

Pas de reproduction connue en captivité pour le moment..

Si vous en trouvez, l’espèce réelle évidemment, n’hésitez pas à vous les procurer si et seulement si, votre bac permet leur accueil à tout point de vue bien sûr, car ils sont très rares..

© Texte : AQUA débutant

La Grande Histoire du Corydoras

Les Origines de la famille des Corydoras..

Le nom Corydoras est tiré du grec kory (le casque) et doras (la peau). Le Corydoras Punctatus a été la première espèce de Corydoras décrite en 1794 par Marcus Elieser Bloch et les deux dernières en date les Corydoras Gladysae et Petracinii par Calviño et Felipe Alonso en 2010, la plus ancienne connue étant le Corydoras Revelatus (aujourd’hui éteins) dont un fossile vieux de 58 millions d’années à été découvert en Argentine.

Le type Callichthyidés est la plus grande espèce de poisson tropical au monde avec 142 espèces connues ainsi que des centaines de sous espèces connue ou encore à découvrir. Une centaine d’espèces de Corydoras serait encore de nos jours à découvrir et à répertorier. Dans les années 1990 le magazine Allemand DATZ mis en place un système d’identification pour les Callichthyidés comprenant un C suivis par un chiffre, ce système permettant d’identifier un Corydoras sans ce celui-ci soit forcément porteur d’un nom, ainsi 140 « C-number » existent de nos jours dont une bonne partie n’ont pas de nom officiel en dehors de cette dénomination. Même ce codage n’est pas venu à bout de toutes les espèces de CallichthyidésLe Cocconeis Fluviatilis est unanimement reconnu comme l’espèce d’origine du type Callichthyidés car il possède des caractéristiques communs à plusieurs espèces de Corydoras.

Ces dernières années quelques espèces ont été retirées de la famille des Callichthyidés, d’autres ont été classées comme espèces « jumelles » du Corydoras de part leur comportement (Otocinclus Affinis et plus largement la famille des Otocinclus)

Distribution Géographique et description

Les Callichthyidés sont présents sur tout le continent Sud Américain de la Colombie jusqu’au nord de l’Argentine, même si sa zone d’implantation principale est le bassin Amazonien . Leur taille, morphologie et coloration varie d’une espèce à l’autre, mais les Callichthyidés sont en général de petits poissons dont la taille varie de 20 à 140 mm, divisé en famille des Callichthyidés à long nez et famille des Callichthyidés à nez court.

carte à cory

Dans son milieu naturel

Dans la nature, on retrouve des Corydoras dans des petits cours d’eau, des étangs ou Marais à faible courant, plus rarement dans de grands fleuves. Ils peuvent vivre dans des milieux rocailleux, sablonneux ou dans des détritus (branchages, feuilles mortes…), dans une eau claire, peu profonde, à faible courant ayant un pH doux ou légèrement Acide, ou encore Alcaline et une dureté de 5 à 10°. Si une partie des espèces supportent une eau légèrement saumâtre, d’autre ne supporteront aucune salinité.

Les Corydoras sont grégaires, beaucoup d’espèces fut découvertes dans des groupes de plusieurs centaines ou milliers d’individus. Si souvent les groupes sont de la même espèce, il n’est pas rare d’observer des groupes mixtes composés de plusieurs espèces différentes. Là ou son cousin le poisson chat est actif la nuit, le Corydoras est lui diurne et aussi nocturne.

Les Corydoras sont omnivores, ils se nourrissent de petits insectes vivant sur fond, de larves, de végétations mais ils peuvent se montrer nécrophages même s’ils ne sont résolument pas carnassiers de nature. Il passeront leur repas à fouiller le sol en enfouissant leur tête dans le sol détectant la nourriture avec leurs barbillons et absorbant celle ci avec leur bouche.
La reproduction des Callichthyidés a été décrite pour le première fois chez le Corydoras Aeneus, le mâle présente son abdomen à la femelle qui avale sa laitance et l’achemine via le système digestif à sa poche ovarienne. Elle fait glisser ceux ci ensuite vers une poche formée par ses nageoires Pelviennes, ce mode de reproduction appelée « position en T » est considérée comme unique à tous les Callichthyidés.

aquadbt5Oeufs de Corydoras Aeneus (taille réelle 1 mm)

Hybridation

Il existe d’innombrables variétés connues de Corydoras, en théorie, toutes peuvent se croiser entre elles, certaines donneront des hybrides fiables qui pourront à leur tour se reproduire, d’autre donneront des hybrides peu féconds pour les femelles et stériles pour les mâles. Tout n’est qu’une affaire de chromosomes, si deux espèces ayant le même nombre de chromosomes se reproduisent elle donneront des Hybrides viables, si deux espèces ayant un nombre de chromosomes différent se reproduisent, elles donneront des individus non viables avec des problèmes de fécondité.

Corydoras Nattereri —– 40 chr
Corydoras Panda —– 44 chr
Corydoras Ehrhardti —– 44 chr
Corydoras Paleatus —– 44 chr
Corydoras Schwartzi —– 44 chr
Corydoras Arcuatus —– 46 chr
Corydoras Trilineatus —– 46 chr
Corydoras Punctatus —– 46 chr

Corydoras Melanistius —– 48 chr
Corydoras Elegans —– 50 chr
Corydoras Njiseni —– 52 chr
Corydoras Undulatus —– 52 chr
Corydoras Myersi/rabauti —– 56 chr
Corydoras Zygatus —– 56 chr

Corydoras Aeneus —– 62 chr
Corydoras Barbatus —– 64 chr
Corydoras Macropterus —– 66 chr
Corydoras Prionotos —– 68 chr
Corydoras Soladys —– 74 chr
Corydoras Reticulatus —– 74 chr
Corydoras Difluviatilis —– 78 chr
Corydoras Robinae —– 84 chr
corydoras Britskii —– 90 chr
Corydoras Metae —– 92 chr
Corydoras Julii —– 92 chr
Corydoras Araguaiensis —– 94 chr

Néanmoins on peux partir du principe que le mélange d’espèce est largement connu dans la nature avec des groupes mixtes (Corydoras Aeneus et Corydoras Habrosus au Vénézuela par exemple) certaines hybridations auraient pus déjà avoir eu lieu dans la nature mais n’ont tout de même pas eus lieu.

Maintenance dans l’Aquarium

Les Corydoras sont bien connus des amateurs, hélas souvent considérés comme nettoyeurs de fond, ils demandent plutôt un régime alimentaire spécifique. Ils peuvent vivre pacifiquement avec toute sorte d’espèces et ne seront pas agressifs, tout de même certaines espèces sont plus timides que d’autres et demandent un maintiens en bac spécifique.

La plupart des Corydoras aiment vivre dans une eau douce à légèrement acide, il peuvent vivre aussi dans des températures plus fraîches que dans leur milieu naturel, mais, ils ne supporteront pas une eau riche en nitrates qui peuvent leur apporter des problèmes aux Barbillons qui peuvent s’atrophier voir disparaître et leur deviendront inutiles. Ces mêmes barbillons peuvent contracter des infections par la faute d’un substrat trop aiguisé.

Il existe un mythe tenace dans le monde de l’aquariophilie qui veut que le Corydoras ne peux pas être soigné au sel. C’est totalement faux, une eau légèrement saumâtre soignera diverses infections parasitaires.

Les Callichthyidés ont l’habitude de faire des aller-retour à la surface afin de prendre une bouffée d’air, un comportement tout à fait normal. Ce phénomène peut se reproduire de 1 à 75 fois par heure, si en général cela n’indique aucun problème de qualité d’eau, il est important de savoir que le phénomène se reproduisant à l’excès, il révélera alors un problème au niveau de l’oxygénation de l’eau.

En ce qui concerne la longévité, en aquarium elle peut être assez variable chez le Corydoras Aeneus, un exemplaire est mort à l’age de 27 ans, et les cas de spécimens pouvant atteindre 20 ans ne sont pas rare, en général elle varie de 5 à 10 ans en moyenne, si ils sont maintenus dans de bonnes conditions.

Si il est totalement faux que les Corydoras sont des « nettoyeurs de fond », ils peuvent avoir une grande utilité dans le brassage du sol et ainsi faire bouger les impuretés, et dégager des bulles de gaz nocifs vers la surface.
Les Corydoras ne sont pas territoriaux mais certaines espèces maintenues en groupe assez corrects peuvent se montrer assez (voir trop) présentes pour d’autres espèces plus timides.

©Texte : gronlandia 79 pour AQUA débutant