La Spiruline : Quésaco ?

La Spiruline : Quésaco ?

 

Depuis un certain nombre d’année, nous pouvons trouver au rayon nourritures aquariophiles des aliments enrichis en spiruline. Mais qu’est-ce donc que cet additif que toutes les marques ont choisi de promouvoir ? Et pouvons nous l’exploiter dans nos recettes maisons ?

C’est loin d’être un produit nouvellement découvert : on sait par exemple que les Aztèques et Mayas en consommaient déjà ! Il s’agit d’une micro-algue d’eau douce, de la famille des cyanobactéries : Spirulina platensis .

Elle est aujourd’hui fort appréciée pour ses qualités nutritionnelles : en effet, sa richesse protéinique (60 à 70%), ainsi que les acides aminés essentiels, oligo-éléments, vitamines et minéraux en font un excellent complément alimentaire.

Elle est donc largement utilisée en cosmétologie, mais on a découvert qu’elle stimule les défenses immunitaires face à certaines tumeurs cancéreuses (animales comme humaines)

Elle est produite sur des sites d’algoculture, par exemple sur l’archipel d’Hawaï, ou dans le désert Sud- Californien et l’ Indonésie). Ce sont d’ailleurs les seules provenances garanties (car il existe plusieurs variétés de cyanobactéries dont certaines remplacent la spiruline sans avoir été parfaitement testées).

Elle se présente soit sous forme de bâtonnets bleus, soit, plus couramment en poudre (incorporée ou non à divers produits), et se trouve en pharmacie ou beaucoup plus cher, chez les fournisseurs aquariophiles (allez savoir ce qui justifie cette différence de prix ???)

En s’intéressant de plus près à sa composition, on s’aperçoit qu’elle fait office d’anti-oxydant (Bêta-carotène). Dans l’usage qui nous intéresse, elle contribue à renforcer l’organisme face aux infections diverses, favorise une croissance et un développement harmonieux des jeunes ( Vit. B12 )

Analyse moyenne pour 100 gr : 

Protéines végétales 60% Glucides 19%

Fibres 7% Caroténoïdes totaux 195 mg

B1 -Thiamine 3.4 mg B3 – Niacine 14 mg

B9 – Acide Folique 10 mcg Vit. E 10 mg

Phosphore 800 mg Zinc 2 mg

Acide gamma-linolénique 1000 mg Lipides 6%

Minéraux 8% Bêta-carotène 110 mg

Chlorophylle 790 mg B2 – Riboflavine3.7 mg

B8 – Biotine 5 mcg B 12 – 220 mcg

Fer 95 mg Magnésium 400 mg

Cuivre 0.9 m

Dans le cas d’un choix d’alimentation maison, l’intégration de la spiruline dans le mélange est vivement souhaitée, pour tout type de poissons. Cela remplace avantageusement la vitamine D et fortifie grandement nos petits protégés.

Les dosages sont variables, mais on estime qu’une cuillère à café suffit pour 500g de nourriture maison pour les poissons dits « d’ornement », jusqu’à une grosse cuillère à soupe pour certains cichlidés.

Elobulle et l’équipe © AQUA débutant

Pourquoi un jour de diète par semaine ?

Pourquoi un jour de diète par semaine ?

 

Pratiquer un jour de jeûne par semaine est un bienfait pour nos poissons, souvent beaucoup trop nourris.

Il est bien tentant pour les rassurer ou pour leur faire plaisir lorsqu’on regarde l’aquarium, de leur distribuer une pincée de nourriture par ici, et une pincée par là plus tard..

Un besoin différent à chaque âge..

L’alevin, tout d’abord son métabolisme élevé nécessite un apport important d’éléments nutritifs. Il doit manger beaucoup et plusieurs fois par jour, contrairement à un poisson adulte qui n’a plus les mêmes besoins et présenterait avec ce genre de nourrissage des symptômes évidents d’obésité.

Il est possible d’observer la présence de dépôts de graisses sur les organes internes des poissons ou une dégénérescence du métabolisme hépatique, ce qui peut se traduire jusqu’à une infertilité du sujet, mais pas que..
Un manque d’activité, une surpopulation, un abus de nourriture sont des facteurs aggravants dont l’issue est souvent fatale pour nos petits protégés..

Une ou deux fois par jour, rien de plus..

Il est d’usage de nourrir vos poissons une à deux fois par jour. L’importance étant de diversifier les menus le plus possible et de donner de petites portions.
La totalité de la nourriture distribuée, doit être consommée par les poissons en moins d’une minute si il y a deux distributions par jour. Nous dirons en moins de deux minutes maximum, si la nourriture est distribuée une seule fois par jour.

Une fois par semaine, on observe un jour de jeûne (Nous n’allons pas nourrir les poissons).

©Texte AQUA débutant

Guide pratique de reproduction du Corydoras Aeneus

Guide pratique de reproduction du Corydoras Aeneus

Les Corydoras sont des espèces passionnantes aussi bien de part leur « bouille » que par leur comportement quelques fois assez remuant. Rapidement, l’envie peut vous prendre de vouloir agrandir le groupe et avoir quelques naissances. La reproduction du Corydoras est accessible au grand public, quelque fois difficile quelques fois déconcertante. Je vous propose un petit guide pour vous retrouver entre réalité et idées reçues. Le corydoras Aeneus est sans doute l’une des espèces de Corydoras les plus facile à reproduire.

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Ci-dessus: à gauche un mâle adulte et a droite une femelle adulte, l’effet de perspective donne l’impression d’une taille égale et pourtant la femelle est largement en arrière du mâle

Il est généralement admis de nos jours que les méthodes de reproduction ainsi que le comportement de toutes les espèces de Corydoras soit identique, ce guide est donc adaptable à toutes les espèces (si l’on prend en compte certaines sous-espèces moins fertiles)

Le bien être du Corydoras.

Le bien être du Corydoras peut paraître à la fois simple et à la fois assez vague. Certains attendront des mois voir des années avant d’avoir une reproduction d’autre en auront sans avoir rien demandé.
Tout d’abord, le Corydoras est une espèce grégaire, selon les conventions admises, il en faut six minimum pour leur bonheur. Dans la pratique, il est possible d’en avoir quatre, même si ce n’est pas non plus l’idéal ils le vivront assez bien.

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ci-dessus: deux mâles adultes se cachant dans les feuillages. Si toutes les plantes de petites tailles à grandes feuilles leurs donnent un sentiment de sécurité, ils ont une affection particulière pour les Anubias

Pour le bonheur d’un groupe, il est fortement conseillé de mettre à leur disposition, des plantes basses ainsi que des racines surélevées, afin de leur procurer des cachettes et ainsi un sentiment de sécurité, mais rapidement, vous pourrez remarquer la profonde histoire d’amour entre plantes du type Anubias et Corydoras, ainsi ils peuvent passer 80% de leur temps cachés sous les feuilles. Ce sentiment de sécurité est la clef de voûte du bien être du Corydoras.

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Ci-dessus: Vue en gros plan d’une femelle, sa taille massive peux être comparée au « minuscule » mâle dont on voit le dos en second plan

Pour la suite, je vous passe les conseils basiques comme le respect des températures (20 à 28°), PH (7 à 7,2) et de volume du bac (110 litres). Des reproductions ont souvent été tout de même observées dans des volumes de 60 litres. Mais rien ne remplacera de respecter les volumes adaptés à chaque sous espèces
Au chapitre des plantes, si les Corydoras aiment les Anubias, Melle Corydoras la snobera royalement au moment de la ponte à la faveur de plantes à feuilles beaucoup plus large et longues (voir chapitre « reproduction »)

La reproduction du Corydoras Aeneus, une épreuve de patience.

Une fois la notion de bien être acquise, il faut penser aux conditions pouvant amener à un heureux événement. C’est ici que le premier soucis se pose car la femelle Corydoras à besoin de plusieurs mâles afin de choisir le meilleur d’entre eux.

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Ci-dessus: un cliché de mauvaise qualité certes mais qui montre une femelle Corydoras Aeneus (la plus imposante) à sa gauche un mâle adulte et deux petits de trois mois. Cela donne une idée précise des différentes tailles.

Première idée reçue: la maturité morphologique et sexuelle est atteinte à environ 12 mois. C’est une idée reçue, les premières reproductions sont observées au moment ou la femelle peut être différenciée du mâle à environ 5 à 6 mois. Mais pour les impatient, il vous faudra tout de même attendre un peu au risque d’acheter que des mâles ou que des femelles.

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Première astuce que les animaleries se savent pas: quand vous achetez des Corydoras en animalerie (ils ont environ 3 mois) les femelles peuvent être différenciées si vous prenez le temps de bien observer. Celles ci ont des nageoires légèrement disproportionnées par rapport à leur corpulence. Mais je reconnais, cela demande beaucoup d’observation.

Provoquer l’heureux événement

Nous voilà à l’étape tant attendue, vos Corydoras sont acclimatés à leur milieu. Dans la théorie, une baisse de température et un afflux de nourriture déclenche l’heureux événement, certaines sources bien renseignées vont vous conseiller de baisser la température de pas moins de 5°c, là encore, c’est une belle idée reçue que voilà, un ou deux degrés suffiront largement (l’équivalent d’un changement d’eau hebdomadaire).

Un indice important dans la quête de l’heureux événement, l’agitation anormale d’une femelle peut être un signe précurseur, à ce moment, n’hésitez pas à provoquer la baisse de température et l’afflux de nourriture.
Au chapitre de l’afflux de nourriture les vers de vase ont la bonne habitude de déclencher la ponte (si vous ne les avez pas habitués). Quelques fois des cachets de fond spécial Corydoras vont aussi déclencher la ponte.
Les femelles Corydoras ont toutes l’habitude de pondre au petit matin ou en cours de matinée, c’est ici un fait aussi régulier que la date de Noël.

La ponte est arrivée!

Par un beau matin vous découvrez de nombreux œufs collés aux vitres, plantes, décors et même filtre de l’aquarium, les œufs et même futurs alevins n’ont que peu de chances de survie au sein du bac, en rentrant le soir même du travail vous aurez des chances de sauver des œufs au bout de 48 heures, les autres habitants du bac seront passés par là, quelques fois les Corydoras eux même seront passés à table.

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Ci-dessus: Des oeufs fraîchement pondus sur la vitre d’un aquarium dans le cas ou ils sont pondus sur la vitre ils ont peu de chance de survie, les placer en pondoir peux être une solution à condition d’être d’une extrême minutie, là encore ils auront peu de chance de survie tout de même

Pour assurer un maximum de survivants, mettez un maximum d’œufs en pondoir car le ratio d’œuf fécondés qui vont éclore est faible.

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Ci-dessus: Les oeufs fécondés en pondoir prennent une couleur légèrement brune, ceux qui prennent une couleur crème opaque sont stériles. Là encore oeuf fécondé ne veux hélas pas dire qu’obligatoirement un alevin va éclore, pour placer les oeufs en pondoir, découpez la feuille et ne la sortez pas de l’eau

Ceci nous amène à la seconde idée reçue: bien souvent des aquariophiles vous diront avoir eus des dizaines et dizaines (voir des centaines) d’alevins. C’est impossible, le ratio de fertilité est d’environ 1 à 10% donc impossible d’avoir une « invasion » d’alevins.

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Ci-dessus: A la naissance les Alevins sont translucides, blancs et porteurs d’un sac Vitellin qui les dispense de se nourrir durant 48 heures environ, ils sont microscopiques, il vous sera difficile de même les dénombrer. Le cliché ci dessus montre deux alevins de deux semaines environ, ils prennent alors un couleur Marron foncée

La position du pondoir est importante assurez vous qu’il soit à proximité de l’évacuation du filtre assurant un renouvellement de l’eau constant. Dans ses premières heures de vie l’alevin est microscopique et à peine visible à l’œil nu, à environ un mois de vie ils ne risquent plus rien, il sera meilleur pour eux d’être lâchés dans « le grand bain ». Ils iront alors sous la protection du groupe.

 

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Ci-dessus: âgés de quatre semaines les Alevins prennent une couleur fauve assez éloignée des adultes qui pourra vous faire douter d’une éventuelle hybridation, pourtant il n’en est rien!

Niveau alimentation, des granules pillées sont l’idéal mais leur croissance est si rapide qu’ils s’en passeront volontiers. Entre deux et trois mois un œil exercé peux sexer les Corydoras.

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Ci-dessus: A son dernier stade de développement l’alevin prend clairement une couleur tachetée, celle ci sera brève puisqu’il la perd en quelques jours à peine pour prendre sa robe d’adulte. Il est alors agé d’un mois, déjà grégaire et mesurant un centimètre il peut être lâché dans le bac et rejoindra automatiquement le groupe d’adultes. Ces dernier prendront le jeune sous leur protection.

En espérant vous avoir aidé dans ce petit mode d’emploi, généralement les ressemblances entre sous-espèces sont assez proche à de rares exceptions prêt. N’hésitez pas à poser vos questions sm;

©Texte et photo : gronlandia 79 pour AQUA débutant

Les Anguillules de vinaigre

Les Anguillules de vinaigre

Je vous poste l’explication du procédé pour les personnes comme moi qui sont plus visuels et qui débutent dans l’élevage de vivant, j’ai obtenu l’accord de l’auteur pour tout publier.

Auteur : SamuelGuy, admin du forum Aqua49.

De la nourriture idéal pour les petits alevins:

Qu’est ce que c’est?
Ce sont des vers blancs qui font 1-2 mm..

Comment les maintenir ?
– Contenant : Un grand bocal en verre avec un couvercle percé.
– Dedans : la souche + 2-3 bouts de pomme + vinaigre de cidre.

Mes plus vieux bocaux ont deux ans et ont passé l’hiver dernier dans le garage pas isolé, juste enfermés dans un meuble…
Ils peuvent être aussi stockés dans la maison, n’importe où …
Quand aux bouts de pommes, ce sont les mêmes qu’il y a deux ans…

Pour la récolte:
– Je les isole avec du vinaigre dans une sorte de petite éprouvette.
– Je mets de la ouate par dessus puis de l’eau claire …
– Les vers vont passer à travers la ouate et se retrouver dans l’eau claire…
– Avec l’aide d’une seringue, on aspire et voili!

Greg78520 pour AQUA débutant

 

Les Vers Grindals

Je vous poste des photos ainsi que l’explication du procédé, j’ai obtenu l’accord de l’auteur pour tout publier.

Auteur : Benchi
Les vers Grindals sont des vers de la famille des enchytrées.
Ils sont très appréciés des poissons de petites tailles ou des alevins.
J’en donne au cardinalis, apisto… bébé guppy… enfin presque à tous le monde… :;):

Voici la technique que j’utilise pour leur culture…

Pour leur culture, il faut :

– une boite en plastique transparent (avec son couvercle)
– de la laine 100% synthétique (de couleur sombre)
– un morceau de terre cuite
– un morceau de pare-vue (pour les prélèvements)
– et bien évidemment une souche :;):

Il faut prendre de la laine 100% synthétique car le coton se détériore avec l’eau… Et foncé de préférence pour mieux voir les vers… :;):
Bien nettoyer la laine en la trempant dans de l’eau.
La laisser s’égoutter, puis l’étaler dans le fond de la boîte.
Laisser quelques centimètres entre la laine et le haut de la boîte.

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Poser sur la laine le morceau de terre cuite
Et sur le morceau de terre cuite, déposer un petit morceau de pain préalablement trempé dans du lait.

Étant donné que ma souche de départ se trouvait dans un morceau de laine.
J’ai mis un peu de laine sur la terre cuite et le reste sur la laine de la boite.
Fermer la boite en ayant fait quelques trous d’aération.

Les vers grindals semblent ne pas apprécier le froid… et préférer des températures proches de 24-25°C…
Personnellement, la pièce hébergeant mes vers grindals est a une température d’environ 21°C…

Les vers Grindals n’ont pas besoin d’énormément de lumière…
Mais elle semble tout de même aider à leur développement…

Au bout de quelques jours… les vers se sont déjà bien reproduit !

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J’ humidifie de temps en temps la laine grâce à un pulvérisateur rempli d’eau.
Et je donne un morceau de pain… à peu près tout les 3 jours…

Il faut bien veiller à ce que le pain ne pourrisse pas…
C’est pourquoi je préfère leur donner peu, mais plus souvent…

Les vers grindals peuvent également manger des flocons d’avoine, croquette (pour chat ou chien)…
Mais vue leur appétit pour le pain et les problèmes d’acariens pouvant provenir avec les croquettes, je n’ai pas encore essayé

Pour les prélèvements, il suffit de légèrement mouiller le morceau de pare-vue. Et de le poser sur le bout de pain…
Les vers grindals viendront se mettre tout seul dessus…
Il suffit ensuite de prendre le morceau de pare-vue. De le tremper dans votre aquarium…

Je mets le morceau de pare-vue sur le pain quelques heures avant de distribuer à manger à mes poissons.
Cela afin d’éviter que le pain ne se colle sur le morceau de pare-vue.

Pour ceux qui ne voudraient pas tremper le pare-vue dans leur bac, vous pouvez aussi le mettre à tremper dans un verre…
Puis distribuer le contenu du verre…100d17650pl.jpg

 

Greg78520 Pour AQUA débutant

L’incubation buccale des Cichlidés

L’incubation buccale des Cichlidés

C’est une méthode de reproduction qui reste pratique et très spectaculaire pour nous aquariophiles, une forme de délégation dans l’art d’élever des animaux qui est très agréable et intéressante, une incroyable expérience aquariophile qui nous plonge directement dans le réflexe de l’observation de nos cichlidés dits « bucco-pharyngiens »..

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Photo source

Chez les cichlidés, il y a les incubateurs dits « bucco-pharyngiens » et les autres cichlidés qui sont eux, des pondeurs sur substrat (visible ou à l’abri).
On retrouve trace de cette pratique bucco-pharyngienne un peu partout sur le globe en eau douce comme marine.

Les Cichlidés du Lac de Malawi, la quasi-totalité la pratique.
Les Cichlidés du Lac de Tanganyika, environ 2/3 la pratique.
Les Cichlidés du Lac Victoria, la quasi-totalité la pratique.
Les Cichlidés des fluviatiles d’Afrique de l’Ouest, 1/5 la pratique.

De la ponte à l’incubation buccale..

Une reproduction classique commence presque toujours par une parade nuptiale suivie d’une fécondation par position dite en T. Mâle et femelle tournent en rond sur le même cercle en vibrant et en lâchant en alternance des oeufs pris en bouche par la femelle avant la fécondation par le mâle (aspiration de la laitance par la femelle). La fécondation est donc interne.

Le temps nécessaire pour l’incubation complète (c’est à dire du stade larvaire à la complète autonomie de l’alvin) est propre à chaque espèce.
Exemple : un m’buna du Malawi met habituellement 20 à 22 jours plus ou moins, à incuber avant de lâcher ses petits. Mais au plus la température de l’aquarium est élevée, plus l’incubation sera rapide.

Comment repérer que mon poisson est en période d’incubation ?

L’incubation se traduit visuellement par un poisson possédant un goitre sans en être un, les ouies sont plutôt gonflées, il a une respiration accélérée favorisant la ventilation ou le malaxage des oeufs.
Le volume et nombre d’oeufs (allant de 2 à 5 mm de diamètre en moyenne) générés dans la bouche dépendent de l’espèce, du degré d’expérience de la femelle qui gagnera en prolificité avec le temps, de sa taille, et de la qualité de son environnement.
Cette dernière, devrait essayer de se nourrir encore un peu au départ de son incubation si le volume d’oeufs n’est pas trop envahissant, mais très rapidement, se nourrir lui deviendra impossible.
Ce qui en découle, un amaigrissement pouvant être dangereux si elle enchaîne une deuxième reproduction directement derrière celle-ci (à moins d’un mois d’intervalle).

Il faut être particulièrement attentif à ce fait, car l’intervention de l’aquariophile pourrait être utile pour lui sauver la vie au cas où (c’est à dire l’isoler pour qu’elle puisse reprendre des forces). Attention en sachant bien que cela comporte évidemment toujours un risque à la réintroduction dans le groupe (le poisson qui a été retiré du bac d’ensemble, peut complètement être exclu du groupe à son retour).

La femelle restera très discrète pendant l’incubation, elle se cache la plupart du temps pour ne pas s’exposer aux mâles ou autre danger potentiel. Il peut arriver que la reproduction soit un échec, mais cela est du la plupart du temps, au fait du manque d’expérience des sujets (la non fécondation, ou le milieu hostile qui favorise un stress et donc la digestion des ovocytes).

Lorsque l’autonomie des alvins est proche, la femelle se met à la recherche de zones sombres ou de cavités profondes. Elles va alors les recracher mais néamoins les reprendre pour les déplacer quelques jours. Trés souvent l’alvin à un instinct de survie et sait s’abriter à défaut de pouvoir se défendre.
Certaines mères vont encore après l’incubation buccale théoriquement terminée, donner des soins si les alvins vont la solliciter et tant que celle-ci sera capable de les reprendre en bouche au moindre signe de danger, c’est le cas de certaines espèces de m’bunas.

Les prédateurs les plus dangereux sont : les poissons-chats, les hypostomus spp., certains locariidés, les grosses loches, mais encore, attention aux crépines et cannes d’aspiration avant tout autre cichlidé qui pourrait aussi s’en delecter..

Pour que les alvins grandissent et apprennent..

Il y a plusieurs méthodes pour récuperer des alvins, la façon naturelle ou artificielle, mais pour avoir plus de chance de reproduction et de bonnes souches, nous allons parler ici des deux méthodes de façon naturelles uniquement.

Methodes pour avoir de bonnes souches..
Les deux méthodes les plus naturelles sont : soit de laisser la femelle dans le bac, ou soit de l’isoler mais après au moins deux semaines d’incubation pas avant, dans un bac de quarantaine (attention à ne pas la faire cracher prématurément lors de la manipulation, cela arrive fréquement !) et en prenant soin de ne de pas la sortir de l’eau durant toute l’opération. Ces deux méthodes, renforcent la transmission maternelle de l’acquis vers l’alvin et assurent une bonne qualité de souche (la plupart du temps, car rien n’est assuré avec mère nature… mais ce sont les meilleures méthodes pour obtenir de bonnes souches).

©Texte : AQUA débutant sur base d’un article paru dans l’Aqua mag n°20

Du vivant au menu des Bettas !

Du vivant au menu des Bettas !

Si apparemment le betta n’est pas trop difficile question nourriture et mange de tout, il a une nette préférence pour les proies vivantes.

C’est un poisson omnivore, mais à tendance carnivore..

Il a donc besoin d’une nourriture riche en protéines. Dans son milieu naturel, il consomme principalement des larves d’insectes et même des insectes adultes, tout comme la micro-faune vermiforme (en forme de vers) présente sur les sols.

Dés sa naissance le betta a besoin d’une alimentation riche. Les micros-vers et les anguillules de vinaigre sont idéalement distribués pour le repas.
Les bactéries présentes sur ces proies, ensemencent le tube digestif de l’alvin betta et lui permet de mieux digérer les nauplii d’artémia absorbés après quelques jours de vie.
Elles vont également occuper une place de choix dans son alimentation, ce qui évitera des troubles de vessie natatoire.
Le passage vers une nourriture plus consistante se fait peu à peu.

Les granulés..

Les bettas ne sont pas spécialement intéressés par les aliments secs en paillettes.
Les granulés spécifiques sont plus intéressants et particulièrement appétants.
Le diamètre du granulé entre 0,5 et 1,5 mm, et sa forme sont autant de points attractifs qui peuvent séduire le betta.
En diversifiant les distributions (vivant et granulés), on arrive chez la plupart des espèces à leur faire plaisir et les rendre moins réticents sur la nourriture, mais évidemment toujours avec une nourriture adaptée.

Le congelé..

La nourriture congelée (proies ou préparations) est excellente. Il convient de la choisir avec la plus grande rigueur. Il est effectivement important de respecter la chaine du froid sinon comme pour nous le produit se retrouverait altéré.
On peut conseiller en congelé : les vers de vase, les artémias, les daphnies et aussi, si si.. les crevettes décortiquées et les moules.
Attention un produit congelé, doit être décongelé à température ambiante, et surtout, être bien rincé avant de le distribuer.

Le vivant.. Grand luxe pour le betta !

L’idéal, les proies vivantes, disponibles dans certaines enseignes spécialisées et dans les clubs aquariophiles est la nourriture de choix pour le betta : drosophiles, vers de vase, larves de moustiques, les daphnies, vers grindal…
Cette dernière nourriture est parfaite afin d’optimiser la croissance d’un poisson ou le préparer à une reproduction.

Conclusion

Bien nourrir ces poissons c’est assurer la pérennité de leur élevage en répondant à leurs besoins et de conserver des poissons sains et vigoureux.
Chaque espèce a des besoins différents qu’il faut respecter avant tout. On ne donnera pas la même nourriture à un guppy, à un betta ou encore à un cichlidé…
Nous avons de plus en plus d’informations grâce aux recherches des scientifiques et publications, sur les besoins spécifiques de nourritures pour les espèces différentes.
Les fabricants de nourritures pour poissons, offrent également une palette de plus en plus importante et issue de la recherche pour les différentes espèces, afin de mieux appréhender l’alimentation saine pour nos animaux aquatiques.
Et c’est tant mieux !

©Texte :AQUA débutant, sur base d’informations d’un article paru dans le magazine l’aquarium à la maison N°95

Alimentation des Alevins, à chacun son menu !

Le principe de la croissance implique un métabolisme élevé, et donc un besoin important d’éléments nutritifs de qualité (rappelez-vous vos jeunes années.. ).
Or les alevins ne disposent d’aucune réserve hormis le sac vitellin (sorte de petite poche composée de la même substance nutritive que dans l’oeuf). Les guppys et autres vivipares grossissent en partie dans le ventre de leur mère, donc leur sac vitellin est déjà résorbé lorsqu’ils viennent au monde… Ainsi, une fois passé le stade de la nage libre (sans le sac vitellin), ils doivent se nourrir en permanence.

Personne ne passant ses journées (et ses nuits) devant le bac de grossissage, proposer de la nourriture vivante permet de « sur-doser », contrairement à la nourriture inerte (paillettes
, granulés, surgelé etc…) qui risque fort d’être la cause d’une pollution mortelle pour les petits.

Or l’élevage de proie vivantes est tout à fait réalisable, et même très pédagogique pour les plus jeunes… Mais quelles proies pour quels alevins ? Une règle surtout est à respecter : il vaut mieux toujours distribuer plus petit que trop gros, et ce aussi bien pour les petits que pour les adultes. Il faut aussi noter que pour bien des espèces, l’apport de nourriture vivante est obligatoire pour déclencher une ponte !

Nous irons donc du plus petit au plus grand :

les infusoires :

¤ pour les alevins d’anabantidés (betta, colisa etc…) entre autre !

¤ Il s’agit de micro-organismes bactériophages (qui se nourrissent de bactéries contenues dans toute matière organique en décomposition dans l’eau)

Culture :

– faire bouillir une feuille de salade, du foin, un cuillère à café de riz ou de blé pendant un petit quart d’heure dans de la Volvic par ex (faiblement minéralisée), puis ajouter 100ml de la même eau
ou
– diluer deux gouttes de lait dans 200ml d’eau
ou
– utiliser une rondelle de pomme de terre, de la peau de banane etc…

puis ajouter 1ml de vase d’aquarium ou de mare, boucher avec du coton et maintenir à température ambiante.
Il ne reste qu’à attendre quelques jours et prélever avec un seringue vers le bac de grossissage.

Autre possibilité : dans le sable du bac directement, « planter » des grains de riz entier, non décortiqué (paddy), sans les serrer et à peine recouverts. On peut également le faire dans un autre bac en plus grosse quantité… et prélever à la seringue.

Les micro-vers

¤ pour les presque tous les alevins

¤ il vous faut vous procurer une souche vivante au préalable, mais c’est assez facile

culture

– des récipients de 250ml environ, avec un couvercle percé de 2-3 trous d’1 mm environ)
– 4 volumes de flocons d’avoine
– 2 volume de lait écrémé en poudre
– 1 volume de levure de bière sèche

=> mélanger dans un saladier et ajouter en ajoutant de l’eau jusqu’à obtenir une bouillie épaisse mais fluide
=> déposer 1 cm du mélange dans le récipient et introduire quelques vers à la surface, le tout à 25-28°. Il ne faut jamais laisser sécher, quitte à ajouter de l’eau régulièrement.
=> la récolte a lieu du 6ème au 15ème jour (n’oubliez pas de conserver la souche en la faisant redémarrer dans un autre flacon avec la même mixture), en prélevant des vers sur les parois avec un pinceau à poils durs mouillés puis en le secouant dans l’aquarium.

les artémias

¤ ils conviennent à tous types d’alevins (sauf les anabantidés, souvent trop petits) ainsi qu’aux adultes.

¤ un petit bricolage est nécessaire, mais vraiment pas compliqué et très pédagogique…

Culture :

Il existe des éclosoirs à artémias disponibles dans le commerce, mais pour nettement moins cher il est tout à fait possible d’en fabriquer un (voire deux, c’est toujours mieux) à l’aide de matériaux de récupération pour le plus gros.

Le principe en est simple :

– un ou deux récipients type bouteilles en plastique (lisses, c’est mieux) avec leur bouchon
– un ou deux tuyaux à air de la longueur voulue
– une pompe à air
– un peu de silicone (ou pistolet à colle)
– de l’eau
– du sel non iodé (guérande ou sel pour aquarium marin)

= Découper le fond des bouteilles (cutter, couteau etc…) et les percer afin de les suspendre goulot en bas sur une planche/support quelconque (possible aussi de les faire tenir sur le fond découpé :

= Percer également les bouchons de façon à entrer en force une extrémité de tuyau à air, étanchéité –> avec le silicone (la colle)

= relier le/ les tuyaux d’air à la pompe( possibilité d’utiliser des robinets qui permettent de brancher plusieurs tuyaux sur la même pompe), sans oublier d’y adjoindre un anti retour-siphon, si celle-ci est destinée à être placée sous l’installation.

L’éclosoir est prêt, reste à connaître une méthode (plusieurs existent) pour faire naître les artémias.

Voici celle que je préfère :

¤ Mettre 4g d’oeufs dans de l’eau sans sel dans un des éclosoirs

¤ aérer fortement pendant une heure maximum afin de les hydrater

¤ ajouter le même volume de javel en aérant 25 min maximum

¤ Verser les oeufs dans un tamis sp (ou un filtre à café en plastique) et les rincer à l’eau courante jusqu’à ce que l’odeur du chlore disparaisse (idem pour l’éclosoir utilisé)

¤ Remplir l’autre éclosoir d’un litre d’eau avec 30g de sel à 25° et aérer fortement. Verser les oeufs… et approcher le tout d’une source de lumière afin de maintenir une t° de 25° environ

¤ Couper l’aération quelques minutes, débrancher le tuyau d’air de l’antisiphon lorsque les nauplies sont descendues et siphonner la quantité désirée dans un filtre. Rincer les nauplies et les distribuer dans le bac directement.

Avantages de cette méthode :

– Éclosion en une douzaine d’heures (soit la moitié avec les méthodes courantes)

– la javel dissout les coquilles indigestes pour les poissons( parfois mortelles pour les petits)

– cela permet également de trouver un usage des oeufs de mauvaise qualité ou trop vieux pour éclore : débarrassés de leurs coquilles, ils peuvent être distribués tels que.

L’idéal est bien-sûr de mettre en route deux éclosoirs à un jour ou deux d’intervalle, de façon à disposer tout le temps d’une nourriture fraîche et de bonne qualité… Les artémias survivent quelques jours dans l’eau salée, quelques minutes seulement dans l’eau douce.

Elobulle © AQUA débutant

Les daphnies

Les daphnies
Puces d’eau

Photo source

Une daphnie n’est rien d’autre qu’un petit crustacé, appelée encore puce d’eau. C’est une nourriture vivante très appréciée des poissons qui est riche en protéines.

Elle atteint une taille de 5 à 6 mm environ.
On la retrouve très facilement dans la nature près de chez nous, car elle occupe les bassins de lagunage, les mares et les eaux stagnantes.

Deux espèces..
Daphnia pulex, la plus petite espèce des deux mais aussi plus fragile (deuxième image à droite), cette dernière est toutefois plus résistante et productive dans une eau fraiche que la magna.
Daphnia magna , la plus grande des deux, (première image à gauche avec des oeufs) idéale dans une eau à température ambiante 20 à 25 degrés, mais s’adapte à presque toutes les températures sans viser les extrêmes.
Le mode d’élevage est cependant le même pour les deux espèces de daphnies.

La daphnie n’a que des avantages : elle est en effet non seulement riche en protéines, mais elle reste aussi assez longtemps disponible dans votre aquarium, tout en limitant la pollution.

Élever des daphnies à la maison..

Ce n’est pas compliqué. Dans un coin de votre terrasse, jardin ou balcon, disposez un récipient (poubelle, veille bassine, seau etc..). Il suffit de l’exposer dans un endroit lumineux ce qui facilitera la croissance du phytoplancton qui sert de nourriture aux daphnies.
Une température ambiante est suffisante, mais il faut éviter les rayons directs du soleil dans le récipient ce qui chaufferait trop l’eau pour la culture.
Une eau vieille, coupée d’eau neuve et assez aérée peut convenir pour ce genre d’élevage.

Oui, mais comment procéder pour obtenir une production de daphnies ?

Rajoutez à votre eau une bonne poignée de terreau bien décomposé. Il est également possible d’ajouter quelques gouttes d’engrais liquide pour plantes vertes si vous avez ça, il faudra donc ensuite attendre que l’eau devienne verte, ajoutez une souche de daphnie que vous aurez acheter en barquette à un VPC ou encore venant d’un repiquage d’un autre aquariophile, ou encore venant d’une bourse aquariophile etc.. et, tout oublier pendant quelques semaines..

Oui mais comment puis-je savoir qu’il est temps de récolter et de distribuer ?

Les conditions seront idéales lorsque le développement est rapide (après quelques semaines). Il suffit d’un coup d’épuisette, et voilà, vous avez de quoi nourrir les habitants de votre bac.
On peut aussi rajouter comme certains aquariophiles font, quelques gouttes de vitamines (une dizaine de gouttes dans un bain d’eau, pendant quelques minutes) pour enrichir encore plus, les daphnies à distribuer.

Oui mais comment faire pour relancer la production des daphnies ?

Il faudra alors rajouter parfois, un peu d’engrais liquide afin de relancer le processus du phytoplancton.
Veillez à ce que l’eau reste verdâtre.
Parfois, il sera aussi nécessaire de faire un repiquage.

La production diminue en fonction des conditions climatiques. Lorsque la température baisse, la production s’arrête.
On peut évidemment les produire à l’intérieur de la maison, mais ce sera nettement moins prolifique qu’à l’extérieur.
En distribuer une fois par semaine c’est parfait pour une bonne alimentation ! Si vous en donner trop souvent, les poissons risquent ensuite de les recracher.

©Texte : AQUA débutant

Nourrir correctement l’Ancistrus

Nourrir correctement l’Ancistrus

Si l’ancistrus broute les algues sur les roches ou les branches, cela ne lui suffira pour vivre, il faudra lui apporter une nourriture quotidienne à base de légumes.. Il va adorer cela !

ancistrus1

L’ancistrus poisson de fond possède une bouche qui est une véritable ventouse. Celle-ci, lui permet dans son milieu naturel de brouter les roches à la recherche d’algues et de micro-organismes.
Il peut grâce à sa bouche en ventouse, se fixer sur le substrat composé principalement de roches et de racines, et ainsi résister à la force du courant de l’eau des rivières rapides.

On le considère souvent comme un poisson nettoyeur, qui participerait à l’entretien de l’aquarium hors, jamais il ne pourra se nourrir des restes des autres, ni uniquement des algues du bac, déjà il n’aime pas toutes les algues non plus. Si cependant il ne faut pas nier qu’il aide à la lutte contre certaines algues (style encroûtantes, les algues présentes sur les vitres etc..), les filamenteuses il n’y touchera jamais, ni les pinceaux, c’est vraiment minime au point où vous ne remarquerez jamais la différence si votre bac est infesté d’algues de toutes sortes.

Par contre, il est vrai que si vous avez des algues très fines encroûtantes, il vous en débarrassera très vite et il n’aura plus rien à manger très rapidement.

Tous ces discours comme quoi il ne faut pas le nourrir et qu’il mangera toutes les algues si on ne lui donne rien d’autre, évidement sont purement utopiques, il n’en est rien. Il doit être nourri de la même façon que les autres habitants du bac, sinon il est destiné à une mort certaine.

Il a besoin d’une alimentation diversifiée comme n’importe quel autre poisson du bac et de plus, cette alimentation doit être diversifiée et bien adaptée à ses besoins nutritionnels.

Il mangera le soir le plus souvent..

Il a des moeurs nocturnes il est donc préférable de nourrir les autres en premier et lui, un peu avant l’extinction de la lumière du bac. Il aura alors tout le loisir de se nourrir tranquillement et de profiter de ce que vous lui avez réservé.
Si l’on se penche à observer sa bouche, on s’aperçoit qu’elle est pourvue de petites dents afin de pouvoir brouter les algues fixées sur les roches ou racines.

Comme tous les poissons de votre aquarium, il a besoin une alimentation équilibrée en protéines, lipides, glucides, fibres végétales, en oligo-éléments, en vitamines et minéraux. L’ancistrus est toutefois à dominance végétarienne. La présence d’une racine dans le décor de l’aquarium est très importante pour lui, elle participera non seulement à lui offrir une cachette, mais également une provision en fibre. Entre deux repas, l’ancistrus aime passer son temps à racler une racine qui peut parfois même bien diminuer en volume au fur et à mesure du temps qui passe.

Il apprécie..

Les aliments qui contiennent une forte fraction de fibres végétales, d’algues ou de spiruline et proposés sous forme de pastilles dures.

Des légumes chaque jour..

Le complément végétal reste la base de sa nourriture. Les végétaux sont préalablement lavés à l’eau claire afin d’éviter toutes traces de polluants.
On pourra lui donner une tranche de pomme de terre, de courgette, de concombre, voir même un petit morceau de melon, de potiron, de pomme, de l’épinard (blanchi au préalable quelques minutes à l’eau bouillante et refroidi), une feuille de laitue (blanchie et refroidie), un morceau de carotte etc..

La rondelle de pomme de terre va couler, mais pour les autres aliments comme les épinards ou encore feuille de laitue, il n’en est rien, ils ont besoin d’être accrochés à un poids inerte pour les aider à couler.
J’utilise toujours une très longue baguette chinoise pour coincer la tranche de pomme ou autre, le problème c’est que souvent une fois bien manger ça remonte le long de la baguette, et il faut repiquer si possible dans un autre morceau. Pour les feuilles d’épinards ou de salades, je coince sous une pierre. 

Beaucoup de vos habitants risquent d’apprécier les légumes dans le bac, si vous avez des Corydoras en plus, et/ou des Crevettes, ce sera le régal de tous, et les escargots en général finissent les restes..

Si votre ancistrus est bien nourri, il doit avoir un petit ventre rebondi. En pleine forme un couple d’ancistrus peut fonder une famille très nombreuse si la nature fait bien les choses..

© Texte et photo AQUA débutant sur base d’un article paru dans l’aquarium à la maison n°111