Vers de banane pour nourrir les alevins

Banana Worm

banana-worms

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Les vers de banane, appelés également les banana worms constituent une nourriture intéressante pour les alevins.
Très simple à réaliser à la maison.
Il vous faut des flocons d’avoine, de la levure de bière, une banane mûre mais pas noire (en option) ainsi que de l’eau en bouteille.

Ces micro-vers panagrellus nepenthicola constituent une proie idéale pour les très petits alevins, comme certains betta spp., ou poissons de fond.
Il mesure 40 microns de diamètre pour une longueur de 1,5 mm. Il est composé de protéines à 48 %, de lipides à 21 % et de glycogène à 7%.

Ces micro-vers ne nagent pas très bien, en effet ils dérivent rapidement une fois mis dans l’eau pour tomber au fond du bac.
Il est intéressant de commencer pour ses petits alevins par ces micro-vers, avant de passer aux proies vivantes plus grandes (nauplies d’artémias par ex), et par la suite, de pouvoir varier les menus avec par exemple de la nourriture sèche, des cachets de fond, du congelé et aussi varier avec des nourritures vivantes.
L’important rappelons le, est qu’il très important de varier la nourriture de vos poissons..

La présence de bactéries non pathogènes dans le milieu de culture des micro-vers, permet d’ensemencer le système digestif des petits alevins et d’améliorer la digestion des aliments futurs, tels que les nauplies d’artémias par ex.

Comment faire pour élever des micro-vers de banane ?

Dans un premier temps, vous devrez cuire les flocons d’avoine dans un peu d’eau, vous ajouterez une cuillère à soupe de levure de bière en poudre.
A vous d’adapter vos quantités suivant vos besoins.
Mélangez sans cesse, pendant 2 à 3 minutes jusqu’à l’obtention d’une préparation un peu pâteuse et épaissie.
Arrêtez et laissez refroidir. Étalez ce mélange au fond d’une boîte plate, sur une épaisseur de 2 à 3 cm d’une boite de environ 5 cm de hauteur ce qui laissera aux micro-vers la possibilité de s’accrocher à la boîte. Il faut également prévoir un couvercle sur cette boîte, pour éviter tout dessèchement de la préparation ou que d’autres intrus (acariens ou mouches), la colonisent.
Percez ce couvercle de très petits trous de façon à laisser passer l’air.
Déposez un peu de bouillie de banane (en option pas obligé) que vous avez écrasez à la fourchette, puis saupoudrez d’une pincée de levure de boulanger.

Se conserve environ 3 à 4 semaines à température ambiante (entre 20 et 29 C°), attention à l’odeur puante que cela peut dégager c’est normal et même, vous indiquez qu’il est temps de réensemencer la souche quand cela devient puissant.

Si votre préparation attire les mouches, vous pouvez scotcher un tissus en coton léger sous le couvercle percé de votre préparation pour éviter toute surprise désagréable de votre préparation.
Attention parfois cela peut tourner. Si la préparation devient trop sèche, il faut rajouter alors une ou deux gouttes d’eau et remuer le pot afin de réhydrater un peu. On peut en faire plusieurs si besoin et cela donne plus de chances de réussir.

Pour conserver la souche..

Ensemencez le substrat de culture des Banana worms prélevés dans un ancien élevage. Conservez-le à température ambiante.
Au bout de 8 à 10 jours, vous pouvez prélever les vers sur les parois de la boite avec un très fin pinceau ou avec un doigt.

Si vous avez plusieurs cultures, n’hésitez pas à étiqueter vos boites pour éviter de polluer les autres boites avec d’autres souches de micro-vers.
Au plus la température est basse (pas en dessous de 20 C°), au plus il est possible de conserver longtemps la culture, mais elle devient alors plus lente à produire des micro-vers.

Hygiène à tenir..

Toujours bien laver vos mains après avoir manipulé les micro-vers afin que aucun organisme vivant ne se soit rejeté dans votre environnent.
Lors de l’arrêt complet de cette souche et pour toutes les autres, ceci est valable :
Faire une solution d’eau de Javel à 20% (2 parts de javel pur et 8 parts d’eau), immergez le récipient avec la culture dans l’eau de Javel à 20% pendant 10 minutes. Rincez et laissez égoutter jusqu’à ce que l’odeur de Javel a disparu. Éliminez ensuite les contenants et les matériaux dans la poubelle.

Texte : AQUA débutant

Reproduire le Mikrogeophagus ramirezi

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Le M. Ramirezi est réputé pour sa beauté, sa fragilité aussi, mais il attire toujours autant de néophytes que d’amateurs confirmés.
Sa reproduction n’est pas impossible, mais évidemment, le critère principal est d’avoir des spécimens en très bonne santé et issus d’élevages sérieux cela va facilité grandement le processus de réussite.

Les besoins absolus..

Il est important de savoir que cette espèce est très exigeante quant à l’hygiène du bac. On peut le maintenir dans un bac d’ensemble d’une centaine de litres avec d’autres espèces telles que : le Nannostomus beckfordi, carnegiella strigatapar exemple. Une bonne filtration des paramètres adéquats : 28 à 30 degrés, un pH de 6.0 à 605, un kh de 3 à 5, et un GH de moins de 8. (on fera la même chose pour le bac de repro au niveau des paramètres). Des changements d’eau très réguliers seront indispensables en effet, le taux de nitrate doit absolument est maintenu bas. Il faudra bien aspirer le sol lors des changements d’eau hebdomadaire avec une cloche par exemple, afin d’éviter une accumulation des déchets.

Mais pour la reproduction il est utopique de penser qu’elle peut se faire dans le bac d’ensemble, il faudra impérativement à côté du bac d’ensemble, avoir un bac de reproduction et un bac de grandissement si on peut dire ça, d’un volume plus important que celui de reproduction.

Pour le bac de reproduction..

Un bac de 54 litres peut convenir pour un couple de M. Ramirezi. Une filtration sur exhausteur à air peut être pratique surtout pour le nettoyage, nous avons également besoin d’un chauffage réglé sur 29 degrés.

Le pH sera entre 6.0 et 6.5 ni plus, ni moins. Le GH se situera autour de 5 à 8. Le niveau d’éclairage est peu important car de toute façon les plantes à cette chaleur ne tiennent pas très bien. On y introduira plutôt des plantes du style Microsorum pteropus, Anubias bateri var. nana, que l’on fixera sur les décors. ainsi on garde un sol nu qui permettra un bon siphonnage. Car rappelons que l’hygiène est vraiment primordiale pour la réussite de reproduction de ce Cichlidé. Quelques morceaux d’ardoise et pierres non calcaires peuvent être déposés sur le sol, et serviront de support de ponte à notre couple. Mais il est également possible qu’ils décideront de pondre sous une feuille d’anubias ou même de Microsorum juste au-dessus du sol..

Comment faire..

Un seul couple sera introduit, en sélectionnant un mâle et une femelle qui paraissent bien s’entendre tout de même afin de former un couple, (attention chez le ramirezi, les liens durables n’existent pas vraiment). Ensuite il est possible que la ponte ou les alevins soient dévorés systématiquement même après plusieurs essais, il faudra alors procéder à un changement de partenaire voir.
Pour éviter l’agressivité des parents lors de la ponte, il est possible par exemple, d’introduire quelques Nannostomus beckfordi deux ou trois qui sont peu prédateurs et vont alors attirer l’attention de notre couple agressif pendant la ponte.

La ponte..

Une fois bien acclimaté, le couple va parader, cela va durer jusqu’au moment où la femelle est prête pour pondre.
Elle se mettra sur le flanc pour que son compagnon puisse s’accoupler avec elle. Tout cela est accompagné de tressaillements.
Il peut y avoir quelques courses poursuites mais tout cela est normal et sans gravité malgré ce qu’il y parait.
La femelle va sélectionner une fois prête, un site de ponte dans le bac, parfois plusieurs même, que le couple va s’empresser de nettoyer avant que le choix soit bien arrêté, ceci ce passe souvent en milieu d’après-midi et là, la ponte peut commencer.

La femelle va déposer ses oeufs en effectuant des cercles, tandis que le mâle les féconde. Cela dure souvent de une à deux heures. ils vont donc changer de couleurs les parents, la gorge des deux va s’assombrir et sera au plus sombre lors des premiers jours de la garde des alevins. Les deux partenaires vont se relayer durant tout le temps de l’incubation pour les garder.

Les larves vont éclore environ 48 heures après la ponte, elles seront déposées dans des cuvettes préalablement creusées dans le sable. Ils feront ça à plusieurs reprises, jusqu’à la nage libre des alevins qui sera le signe de la première distribution de nourriture.

Nourrir les alevins..

Durant les premières 48 heures on les nourrira avec de la poudre spécial alevins que l’on trouve dans le commerce, avant de passer aux Nauplies d’artémias.

Des changements d’eau réguliers et une nourriture riche et variée surtout, permettent aux alevins de vite grandir. En à peine trois semaines les petits ramirezis, auront déjà la forme de leurs parents. On peut alors commencer à distribuer des paillettes écrasées avec parcimonie, vers de vase hachés (ils adorent), artémias (ils adorent).

Attention..

Il faudra attendre deux mois avant que les juvéniles prennent toutes leurs couleurs.

Dés qu’ils seront indépendants (après quelques semaines), on pourra transférer les alevins dans un bac au volume plus important pour les élever seuls. Car les parents vont s’en désintéresser et peuvent même les tuer.
Il n’est pas rare que les parents tuent leur progéniture même après deux semaines de nage libre.
Certains éleveurs retirent même les petits des géniteurs dés qu’ils atteignent la nage libre, afin d’éviter une tuerie complète de leur progéniture.Il est possible de le faire aussi chez nous en tant qu’aquariophilie de la même manière.

Retirer les petits de leurs parents, revient à se priver d’un spectacle magnifique lors de la garde de leurs petits, avec leur couleurs vives et leurs nageoires toutes déployées, mais oui, il y a des risques si on ne surveille pas assez le couple et le comportement avec les petits..

©Texte : AQUA débutant et photo de Nostalgie

La reproduction en général

Une fois que l’on a son aquarium et ses poissons, nous rêvons d’avoir des petits et même à se poser la question: « est ce possible ou pas et comment ? « . Ce qui n’est pas toujours évident, quand on ne s’y connaît pas de trop.

Chez les poissons, la reproduction se produit à intervalles réguliers (périodique). De nombreux poissons pondent régulièrement tous les mois, d’autres plus fréquemment, certains moins souvent. Elle est principalement influencée par la température, la lumière et l’alimentation des géniteurs (mais il y a bien d’ autres facteurs).
Reconnaître le sexe:

La reconnaissance des sexes n’est pas évidente surtout en dehors de la période de frai, il n’ y a pas forcément de différences entre mâle et femelle (les scientifiques emploient le terme de  » dimorphisme sexuel « ).

Lorsqu’il existe, ce dimorphisme (permanent ou temporaire) se manifeste par des couleurs différentes, par quelques critères anatomiques (prolongement de la partie basse de la nageoire caudale du xypho mâle en une épée), par le ventre plus ou moins rebondi de la femelle, par un comportement particulier.

Certains poissons sont fidèles, ils forment des couples inséparables durant toute leur vie. Lorsque l’ un des deux vient à décéder, il n’est pas rare que son conjoint se laisse mourir.

Certains d’ entre eux peuvent changer de sexe au cours de leur vie, cela s’ appelle l’ hermaphrodisme successif. C’est par exemple le cas des mérous, de quelques Labridés.
En eau douce, le cas le plus connu est celui du xipho (Xiphophorus helleri) dont la femelle peut devenir mâle après avoir déjà reproduit.

Ce changement de sexe augmente les chances de reproduction, notamment dans le cas d’ espèces qui vivent en harem : si le seul mâle vient à mourir, une femelle change de sexe pour assurer la survie de l’espèce. Ne vous étonnez pas si un de vos mâles ne l’est plus.

Le sexage de certains poissons n’ est pas facile. Dans ce cas, il est plus simple de commencer avec au moins six jeunes individus de manière à avoir toutes les chances d’ obtenir au moins un couple. Ceci permet également aux poissons monogames d’ avoir une chance de trouver un partenaire compatible (exemple de Cichlidés monogames: Steatocranus casuarius, les Aequidens, les Synspillum,Neolamprologus leleupi,Julidochromis marlieri, etc…).
Parfois, si un mâle seul est mis en présence d’ une femelle, ils ne se reproduiront pas. D’ autres poissons, comme les ovovivipares, les killies et les cichlidés polygames ont besoin de plusieurs femelles par mâle, pour éviter que les femelles soient sans cesse persécutées par les mâles immoraux.

Ce qu’il faut pour avoir des reproductions:

– Une eau extrêmement propre :

Les poissons qui se reproduisent ont besoin d’une meilleure alimentation que ceux qui se contentent de vivre dans un bac communautaire. Les éleveurs appellent ceci le conditionnement alimentaire spécifique aux reproducteurs. La nourriture spécifique comporte de la nourriture vivante, de la nourriture vivante congelée. Il vous faut connaître quelle est l’ alimentation adaptée à l’espèce que vous souhaitez reproduire.

– Un environnement correct :

Les poissons pondeurs sur substrat ont besoin d’ un support de ponte adapté, comme de la tourbe, un galet, une coquille ou une plante. Certains poissons sont timides et nécessitent des cachettes, des grottes ou une lumière diffuse. D’autres poissons ont également besoin d’ une eau aux qualités physico-chimiques particulières. C’ est le cas par exemple des Discus, qui ont besoin d’ une eau très douce et acide, ou les cichlidés africains qui ont besoin d’ une eau très dure et alcaline.

Les types de reproduction :

Les poissons se reproduisent de manières très différentes, selon les espèces, et vous pouvez bien entendu regarder, c’est même là tout l’intérêt. En fait, admirer la reproduction des poissons est l’ une des choses les plus fascinantes de l’aquariophilie car il existe de très nombreuses formes de reproduction chez les poissons .

Il existe deux formes principales de reproduction chez les poissons : les poissons pondant des oeufs (ovipares) et les ovovivipares ( appelés aussi vivipares).

Les poissons (ovo)vivipares se comportent comme leur nom l’ indique. Les femelles donnent naissance à des petits entièrement formés, capables de nager dès la naissance. La femelle est fécondée par un mâle de manière interne, et porte les oeufs environ un mois avant de « mettre bas ». Lors de l’accouchement, les petits nagent et se cachent, et commencent à rechercher de la nourriture.
Les ovovivipares les plus connus sont les mollies, les platies, les porte-épée et les guppys. Il existe d’ autre ovovivipares. Ils sont faciles à sexuer car les femelles sont généralement plus trapues et moins colorées que les mâles, et le mâle présente le plus souvent une nageoire anale transformée en forme de tube, appelée gonopode qu’ il utilise pour féconder les femelles. Après avoir été fécondée, la femelle peut produire plusieurs portées sans la présence d’ un mâle, la semence conservée étant suffisante pour plusieurs portées.

Les poissons ovipares sont des pondeurs d’ oeufs : le poisson pond des oeufs plutôt que de donner naissance à des petits « tout fait ». L’ embryon se développe, les oeufs éclosent et donnent naissance à des alevins, qui comportent un sac de vitellus (vésicule vitelline) qui va leur permettre de devenir un vrai petit poisson. Ce processus complet prend généralement une dizaine de jours, bien qu’il puisse varier largement selon les espèces.

Les ovipares utilisent différentes méthodes pour pondre leurs oeufs.

Les pondeurs de pleine eau lâchent les oeufs en pleine eau, près des plantes ou sur le sable. Le mâle pourchasse la femelle lors de l’ accouplement, et les oeufs sont fécondés en pleine eau lorsqu’ils sont expulsés par la femelle. Les jeux de la parade nuptiale sont spectaculaires car les poissons ne cessent de se poursuivre, ignorant tout le reste, même l’éventuelle nourriture. Les tétras, les barbus, les rasboras et les danios sont des exemples d’ espèces qui pondent en pleine eau.

Les pondeurs sur substrat sont, quant à eux, un peu plus difficiles sur le choix du support sur lequel ils vont déposer leurs oeufs. Ils déposent des oeufs qui adhèrent au substrat. Les plantes, les rochers, les racines, et même la vitre de l’ aquarium peuvent être choisis comme support de ponte. Les deux parents participent à la ponte, le mâle fertilisant les oeufs au fur et à mesure que la femelle les dépose. De nombreux poissons chats(Certains Corydoras, la femelle absorbe la semence dans sa bouche, recrache la semence et pond ses oeufs dessus), certains cichlidés et les killies sont des pondeurs sur substrat.

Les poissons qui construisent des nids de bulles déposent leurs oeufs dans un nid de bulles constitué par le mâle. Les bulles sont collées entre elles par la salive et ressemblent à de la mousse. Elles ont tendance à attirer les infusoires que les alevins peuvent manger, et tiennent les oeufs près de la surface où ils sont mieux oxygénés. Seuls quelques oeufs sont pondus à la fois, et sont soigneusement placés dans le nid de bulles jusqu’à l’éclosion. Les exemples fameux des constructeurs de nids de bulles sont les combattants (bettas) et les gouramis.

Les incubateurs buccaux protègent bel et bien les oeufs dans leurs bouches jusqu’à ce que ceux-ci éclosent. Les oeufs sont là encore pondus par petits paquets, et une fois qu’ils ont été fécondés par le mâle, le parent qui effectue l’incubation buccale les engloutit dans sa bouche. Le parent mange peu, voire pas du tout, jusqu’à ce que les alevins soient relâchés. Exemples d’incubateurs buccaux : certains cichlidés.

Un bon choix de population est nécessaire si l’on veut des reproductions en bac d’ensemble (parfois, seule la reproduction en bac spécifique est possible).

Texte david pour AQUA débutant

Les plantes aquatiques pour une eau limpide

Les plantes sont essentielles pour votre bassin.
Elles vont attirer le regard et invitent à vous arrêter près du bassin.
Elles sont également indispensables pour veiller à l’équilibre de votre bassin et offrir un abri à de nombreux animaux.

La période de plantation :
Vous pouvez aménager votre bassin avec des plantes du printemps jusqu’au début de l’automne. Durant cette période, les plantes s’enracinent mieux en raison de la température plus élevée de l’eau.

La diversité de plantes :
Plantes à feuilles flottantes, plantes subaquatiques et plante avec des feuilles qui ne dépassent de l’eau devraient être présentes en quantités équivalentes dans votre bassin.
Un petit principe de base :
Un tiers de la végétation aquatique doit être constitué de plantes subaquatiques. Les concurrents directs des algues en matière de nourriture, tels que les thyphas, élodées, ceratophyllum demersum ne doivent être en aucun cas oubliés dans un bassin.
Il vaut mieux ne pas mettre plus de deux ou trois plantes par mètre carré. Vous pourrez toujours en rajouter par la suite si il le faut. Environ un tiers de la surface du bassin doit rester libre.

Plantation facile
Pour les plantes subaquatiques et, en particulier, les plantes à feuilles flottantes, le mieux est de les mettre dans des pots.
Munissez les pots avec du sable ou du gravier et rabattez le tissu vers l’intérieur.
Recouvrez le dessus du pot avec des pierres pour maintenir la plante à l’intérieur du pot. Dans la zone marécageuse, fixez les plantes avec des nattes pour talus.
La dureté de l’eau de votre bassin est un facteur déterminant pour le choix des plantes.

Plantes pour les rives et les abords du bassin : 
Aménagez les bords de votre bassin de manière décorative, avec des couleurs et beaucoup de fleurs.
Placez toujours les plus grandes plantes aquatiques du bord vers l’arrière
Voici quelques exemples de plantes aquatiques qui se plaisent sur les bords d’un bassin :

La petite massette ( typha minima)
Hauteur de croissance : 10 à 25 cm
Floraison : juillet – Aout
Plante vivace à feuillage persistant, taille sévère à effectuer au printemps.
Elle s’harmonise très bien avec la salicaire et l’iris des marais.

Iris des marais 
Hauteur de croissance : 60 à 80 cm
Floraison : Mai à Juillet
Dans la nature cette espèce est protégée.

Papyrus à feuilles alternes(Cyperus alternifolius)
Hauteur de croissance : 80 cm
Floraison : Juillet – Aout
Convient aux sols acides. Plantez en groupes peu serrés ou isolés. Ne pas tailler. Il s’harmonise parfaitement avec le typha.

Plantes marécageuses : 
Les plantes pour la zone marécageuse, où de nombreuses espèces se sentent à l’abri, jouissent d’une grande popularité.
Quelques exemples :

Salicaire (Lythrum salicaria)
Hauteur de croissance : 80 à 150 cm
Floraison : Juin à Septembre
Taillez au printemps. Enlevez les fleurs fanées. Peut être multipliée au début de l’été par bouture. S’harmonise parfaitement avec les nénuphars.

Trèfle d’eau (Menyanthes trifollata)
Hauteur de croissance : jusqu’ à 30 cm
Plantez dans un endroit ensoleillé !

Myosothis des marais (Myosotis scorpioides)
Hauteur de croissance : 20 à 40 cm
Floraison de Mai à Octobre
Peu exigeant, à tendance à se propager toutefois. S’harmonise parfaitement avec le souci d’eau.

Souci d’eau (Caltha palustris)
Hauteur de croissance : 20 à 30 cm
Floraison : Mars à Juin
Peu difficile, mais ne doit pas être planté trop à l’ombre, sinon il forme de longs rejets.
Eclaircir les feuilles en été pour éviter le mildiou. S’harmonise parfaitement bien avec les roseaux.

Plantes pour la zone d’eau peu profonde :
Ces plantes ont besoin de soins réguliers car elle prolifèrent très rapidement si elles ne sont pas taillées.
Quelques exemples :

Plantain d’eau (Espèces d’alisma)
Hauteur de croissance : 60 à 80 cm
Floraison : Juin à Aout
A tailler régulièrement, en particulier dans les petits bassins. Idéal pour recouvrir les bords du bac ou de la bâche, car la plante se propage rapidement.

Jonc fleuri (Butomus umbellatus)
Hauteur de croissance : 100 cm
Floraison : Juillet – Aout
Profondeur d’eau : jusqu’à 20 cm
Ne pose aucun soucis. En cas de forte prolifération, taillez au printemps, placés en en groupe l’harmonie est plus jolie.
S’harmonise parfaitement avec la sagittaire et la calla des marais.

Renoncule divariquée (Ranunculus circinatus)
Hauteur de croissance : plus de 100 cm
Floraison : Juin à septembre
Profondeur d’eau : 50 cm à 80 cm
Peu difficile. Excellente plante filtrante.

Plantes pour la zone d’eau profonde
Ces plantes remplissent des fonctions importantes dans l’éco système du bassin. En effet elles fournissent de l’oxygène, filtrent l’eau et sont des concurrentes pour les algues indésirables.
Pour les poissons, elles offrent des cachettes et des endroits pour frayer.
Quelques exemples :

Calla des marais (Calla palustris)
Hauteur de croissance : 30 cm
Floraison : Mai à Juillet
Les rhizomes sans racines peuvent également être placés librement dans l’eau en guise de plantes flottantes.

Elodée (Espèce d’ Elodéa)
Hauteur de croissance : Jusqu’à 100 cm
Profondeur d’eau : Jusqu’à 100 cm
Poussent très rapidement et enrichissent l’eau en oxygène, appropriées pour une première plantation.

Cératophyllum (Cerathophyllum demersum)
Hauteur de croissance : J’usqu’à 50 cm
Profondeur d’eau : J’usqu’à 150 cm
Flotte le plus souvent dans des eaux calmes, riche en substances nutritive, excellente pour filtrer l’eau et débarrasser des nitrates superflus.

Nénuphars 
Les plantes flottantes les plus connues et appréciées par les détenteurs de bassins, sont les nénuphars.
Veillez à ce que les plantes flottantes ne prennent pas toute la lumière aux plantes subaquatiques.
Il est recommandé de réserver une zone du bassin aux plantes flottantes. Si les plantes poussent au delà de la zone prévue, les feuilles seront modérément éclaircies.
Les nénuphars sont parmi les plantes les plus jolies du bassin. Choisissez les nénuphars en fonction de la taille du bassin.
Car il existe des espèces qui ne sont adaptées qu’à des bassins de très grandes tailles.
Enlevez les parties éventuellement pourries sur le rhizome avant la plantation, et renseignez-vous avant l’achat sur les espèces adaptées à votre bassin.

© Textes : framboizz et « la détente au bord du jardin » par Sera pour AQUA débutant

La faune non-indigène

La faune non-indigène

 

Depuis des siècles l’Homme tente d’enrichir la faune et la flore de certaines régions ;et ce phénomène est particulièrement frappant lorsqu’on observe la biodiversité des milieux dulçaquicoles français :sur les 82 espèces de poissons français , 55 ont été introduites ! 

POURQUOI ?
Pourquoi introduire de nouvelles espèces ? Nous venons de le dire : il n’existe que 27 espèces françaises autochtones : la 1ère motivation fut donc d’enrichir la faune française (notamment pour avoir à notre disposition une source de nourriture plus importante). D’autres introductions ont pour but « d’embellir » nos bassins de jardin ou nos aquariums en introduisant des espèces ornementales, qui sont ensuite relâchées . La lutte biologique, elle aussi, est une cause d’introduction. Enfin il y a les introductions involontaires (ex :espèces élevées en milieux clos qui réussissent à s’échapper, etc.)


LES ESPECES INVASIVES

Le POISSON-CHAT (Ictalurus melas et Ictalurus nebulosus)

Ils sont originaires d’Amérique du nord. Introduits vers la fin du 19ème s. , il se sont échappés d’un laboratoire de Paris et ont colonisé la Seine. Nebulosus ne s’est pas maintenu, mais melas a colonisé le reste de la France. Cette espèce a en effet des capacités d’adaptation étonnante : il survit dans des eaux à 36° , sans oxygène, avec un taux de nitrate énorme, et se nourrit de n’importe quoi (invertébrés, mais aussi algues, têtards, œufs et alevins d’autres poissons). Les autres prédateurs, quand à eux, rechignent à manger cette espèce car elle possède des aiguilles sur les nageoires dorsales et pectorales, et les jeunes se regroupent pour former des « boules d’alevins » que les prédateurs prennent pour un prédateur encore plus gros !

Le SILURE GLANE (Silurus glanis)

C’est un cousin du poisson-chat. C’est aussi le plus grand carnassier aquatique de France (le record étant de 5m dans le Danube et 2m20 en France) ! Il est naturellement présent dans la vallée du Rhône, mais il a été introduit en Alsace au 19ème s. et, sur quasiment tout le territoire au siècle dernier. Sa présence dépend donc en partie, et non pas entièrement, de l’homme. Ce prédateur, du fait de sa taille, peut avaler des proies telles que des batraciens, des oiseaux d’eau et de petits mammifères ! On l’a même nommé « mangeur d’enfants » au 16ème s. et « croqueur de petits chiens du bois de Boulogne au 20ème ! En réalité, il a une alimentation plutôt bentophage. Il peut supporter une température de 3 à 30° et un faible taux d’oxygène. Il est nocturne.

La PERCHE SOLEIL (Lepomis gibbosus)

Espèce nord américaine introduite dans les années 1880. Comme le poisson chat, elle possède de grandes facultés d’adaptation, et peut supporter une faible teneur en sel. Elle mesure jusqu’à 15cm et peut peser 110g.

La CARPE (Cyprinus carpio)

Et oui, elle aussi a été introduite! Mais il faut dire que cette introduction date de l’époque romaine, alors que le concept d’écologie n’existait pas. Plus tard, cette source de nourriture originaire d’Eurasie fut élevée par les moine. Aujourd’hui, on peut dire qu’elle s’est bien adaptée sans causer de dégâts majeurs (le seul bémol étant la turbidité de l’eau lorsqu’elles fouillent dans la vase). Elle peut atteindre 1,20m pour 40kg et, elle est très appréciée par les pêcheurs. Une de ses caractéristiques est sa durée de vie : jusqu’à 50ans !

La GAMBUSIE (Gambusia holbrooki)

De la famille des poecilidae, elle ressemble beaucoup au guppy, si ce n’est qu’elle est grisâtre, plus grande(4cm pour le mâle,8 pour la femelle),et surtout beaucoup plus agressive ! Elle fut introduite dans le but de limiter les populations de moustiques (elles raffole en effet de leur larves) . Première constatation : sa présence n’a quasiment aucun effet sur le nombre de ces insectes…Deuxième constatation : son expansion sur les côtes du pourtour méditerranéen (Espagne, France, Italie, Corse) a eu des effets indésirables tels que, la quasi-disparition de Valencia hispanica et la forte régression de Aphanius iberus et A.fasciatus, 3 killies européens partageant la même niche écologique. Cependant, dans certaines zones comme les côtes de Vendée et d’Aquitaine, ce poisson a eu un impact moins important.

La GRENOUILLE TAUREAU (Rana Catesbeiana)

Cet amphibien nord-américain a été ramené des USA en 1968 par un particulier pour son bassin ornemental, en Gironde. De plus, des individus auraient peut-être été vendu en animalerie à une certaine période. Son atout majeur est sa taille : 15 à 20cm du museau au cloaque, 40cm pattes étendues, pour un poids de 500 à 750g ! C’est ainsi qu’elle peut s’attaquer à de grosses proies comme des mammifères, des oiseaux, des serpents ou d’autres grenouilles de petite taille. Elle représente donc non seulement une concurrente pour les autres espèces(puisqu’elle se nourrit aussi d’invertébrés),mais surtout un nouveau prédateur. Les têtards sont végétariens. Elle est visiblement plus présente chez-nous que dans les autres pays européens concernés(Espagne, Royaume-Uni, Belgique, Hollande, Allemagne, Corse, Italie et Grèce).

La TORTUE DE FLORIDE (Trachemis scripta elegans)

Ce reptile est devenu tristement célèbre après que des particuliers irresponsables ont commencé à en relâcher dans la nature ; ils avaient le plus souvent acheté des individus jeunes, qui à cet âge ne mesurait que 4 ou 5 cm et était donc parfait comme cadeaux pour leurs enfants. Tout aurait pu bien se terminer si cette espèce n’atteignait pas à l’âge adulte 30cm de long…Les pauvres bêtes se sentant à l’étroit dans leurs haricots, leurs propriétaires durent trouver un moyen de s’en séparer. Vous connaissez la suite : les tortues américaines firent concurrence à nos cistudes européennes, et celles-ci se retrouvèrent sérieusement menacées. Heureusement le commerce de tortues du genre Trachemis est désormais interdit en France. Elle est aussi appelée « tortue à tempe rouge ».Comme beaucoup de chéloniens, elle a une longue durée de vie :entre 50 et 75 ans.

Les ECREVISSES (Orconectes limosus et Procambarus clarkii)

Comme pour la faune piscicole, les écrevisses françaises sont désormais largement supplantées par les espèces étrangères .Orconectes limosus a été introduite il y a plus d’un siècle et a apporté en France un champignon qui a décimé les espèces indigènes ;Procambarus clarkii, quand à elle, est pour l’instant cantonnée au Sud de la France

Le RAGONDIN ( Myocastor coypus) et le RAT MUSQUE (Ondatra zibethicus)

Ils furent tous les deux importés pour leur fourrure, le 1er d’Amérique du Sud, le 2ème d’Amérique du Nord, vers la fin du 19ème . Ayant réussi à s’échapper des élevages, ils ont ensuite pu coloniser toute l’Europe. Ils causent des dégâts aux berges en détruisant la végétation et en creusant leur terrier .


Ceci n’est qu’un échantillon de toutes les espèces introduites en France et en Europe depuis longtemps, et encore, il ne représente que les espèces animales… Beaucoup d’autres « apports » à la biodiversité locale ont eu lieu, je compléterais donc régulièrement cet article au fil du temps.

© Textes : pleco3 pour AQUA débutant

Construire un bassin d’extérieur

A prendre en compte avant de construire le bassin

Un endroit semi-ombragé est conseillé car un trop fort rayonnement de soleil amène des algues.
A éviter la proximité d’arbres perdant beaucoup de feuilles ou d’aiguilles afin d’éviter une pollution de l’eau.
Ne pas installer votre bassin à l’abri du vent car celui-ci apporte de l’oxygène dans l’eau.

Pour que la régulation naturelle de votre bassin soit biologiquement efficace à long terme, il faut prévoir environ 10 m² dont minimum 2 m², avec une profondeur d’ 1m pour plusieurs raisons :
La protection lorsque les températures sont élevées : Les poissons pourront se réfugier dans le fond de l’eau qui restera plus fraîche et riche en oxygène.
La protection en cas de danger : Les prédateurs peuvent difficilement attraper les poissons lorsque l’eau à une profondeur d’au moins 1m.
Zone hors gel en hiver : Avec une profondeur d’1m minimum, l’eau à la température d’hibernation idéale de 4C° même si il gèle à l’extérieur

Installez la sortie de votre pompe pour filtre ou jet d’eau directement sous le niveau d’eau. Ceci remue la surface, cet endroit ne gèle pas et il est alimenté en oxygène. Ne jamais briser une couche de glace ! Ceci pourrait endommager et blesser vos poissons.
Ne posez en aucun cas la pompe du bassin ou le filtre dans le fond du bassins ou dans les zones de profondeurs, faute de quoi l’eau plus chaude serait mélangée à l’eau plus froide dans le reste du bassin et les poissons ne pourraient plus hiverner.

Plusieurs possibilités

Un bassin fini en matière synthétique :
Pour les bassins en matière synthétique, les matériaux imposés sont principalement le polyéthylène (PE) et le plastique renforcé de fibre de verre, ils sont relativement très solides.
La mise en place de ces bassins est relativement aisée puisque les zone de végétations marécageuses sont déjà prévues.

Il y a également le désavantage de ceux-ci, du fait de la dimension imposée, car même les plus grands modèles en une seule pièce, offrent très souvent moins de 10 m² de surface d’eau et très souvent 80 cm maximum de profondeur, ce qui est insuffisant pour l’hibernation des poissons, lors d’hivers rigoureux.

Bassin avec une bâche :
Contrairement au bassin fini, le bassin avec bâche présente l’avantage de construire la forme du bassin voulue dans n’importe quelle taille.
Les bâches sont assez faciles à poser et il est possible d’avoir de grandes profondeurs d’eau.
Le PVC est solide et résistant il est approprié comme matériau de bâches de bassins, par contre les tissus enduits de PVC sont eux inappropriés. La bâche de bassin doit résister aux UV et au gel (jusque moins -30°).

Une bâche en polyéthylène (PE) est tout à fait écologique mais comme il faut utiliser des techniques de collage spéciales, le mieux est de poser cette bâche en une seule pièce.

Une bâche en caoutchouc (EPDM) est particulièrement solide et appropriée pour des grands bassins. Cette bâche écologique est cependant nettement plus chère qu’une bâche en PVC ou en (PE).

Il est possible de dessiner le contour du bassin sur votre gazon à l’aide d’un ruban souple par exemple.
Ensuite il faut creuser la forme du bassin de l’extérieur vers l’intérieur le long du ruban, en y créant différentes terrasses pour y mettre des plantes.
Vous pouvez aussi et c’est d’ailleurs recommandé, de creuser une tranchée d’environ 15 cm de profondeur et environ 20 cm de large qui servira de barrage capillaire.
Il faut également prévoir un endroit où le bassin pourrait déborder de manière ciblée sur un lit de gravier.
Attention de bien vérifier que le bassin soit horizontal en vous aidant d’un niveau à bulle fabriqué avec un tuyau par exemple.

Il faut ensuite aplanir avec du sable fin : Une fois la fosse terminée, retirez soigneusement tout ce qui est pointu.
Rembourrez bien la fosse avec du sable fin.

Pour définir la taille de votre bâche : Utilisez une ficelle une fois la fosse creusée pour effectuer les mesures en y ajoutant aux valeurs trouvées au moins 70 cm par côté (donc 140 au total) pour éviter que la bâche ne soit trop tirée dans le bassin.
Posez la bâche et la lisser le plus possible.

Le remblai : Amenez le remblai dans le bassin.
Dans la zone la plus profonde, 1cm d’épaisseur de gravier sera suffisant.
Recouvrez les autres terrasses.
Pour les plantes, une couche de gravier de 5 à 8 cm. les talus seront eux recouverts de gros cailloux mais jamais de terre du jardin ou terre végétale qui favoriserait immédiatement les algues dû fait de la richesse en substances nutritives qu’apporterait la terre.

Pour éviter de devoir tout retourner le bassin en cas de transformations ou d’aménagement supplémentaire ultérieur, il est plutôt recommandé de poser les câbles et les tuyaux par-dessus. Les plantes et les gros cailloux se chargeront de cacher et décorer les conduites.

Le remplissage du bassin :
Commencez par remplir lentement le bassin au 2/3 pour que la bâche puisse s’assouplir sous l’eau. Surtout ne pas faire couler l’eau avec un jet trop fort et dur, votre décor en pâtirait et vous soulèveriez les gravillons et le sable fin mis au fond du bassin.
Comme pour remplir un aquarium, utilisez un seau par exemple ou une cuvette plate pour casser le jet d’eau, attachez le avec une corde à linge, ainsi il vous sera aisé de le retirer par la suite. Bien sûr le seau utiliser pour casser le jet d’eau ne doit pas avoir contenu des produits d’entretiens, cela va de soi.

Recouvrez la terrasse végétale supérieure de sable et remplissez le bassin d’eau.
Recouvrez également les bords de la bâche avec du gravier ou des petites pierres (à partir de la taille d’un poing).
Vous pouvez également pour voir le volume de votre bassin, relever le compteur d’eau avant de le remplir, et le relever une fois fini, ça vous donnera l’idée du volume d’eau de votre bassin. car la taille de la pompe et du filtre prend aussi du volume dans le bassin.

Les abords du bassin

Les cours d’eau :
Ils ne sont pas réalisés uniquement pour faire la décoration, ils apportent également de l’animation et de l’oxygène, précieux pour le bassin.
Vous pouvez aménager ces cours d’eau à votre guise avec une bâche ou encore poser des coques finies.

Si vous optez pour une bâche : il vous faudra pour un cours d’eau de 40 cm de large, la faire déborder de 30 cm à droite et à gauche. Ceci permet de fixer correctement la bâche.

Les coques finis : Pour aménager un cours d’eau avec des coques finis, faites une petite butte et formez des niveaux en fonction de la coque.
Placez les coques dans les niveaux prévus en les inclinant légèrement et en les superposant d’environ 5 cm. La coque du bas devrait entrer un peu dans le bassin. Vous pouvez ensuite décorer les cotés des coques avec des pierres ou des plantes, votre cours d’eau est terminé.

Il vous faudra tout comme l’aquariophilie, attendre que le pic de nitrite soit passé, avant d’y mettre âme qui vive et vérifier bien sûr les paramètres, ph, gh, kh, nitrate, nitrite.
On y placera un filtre et une pompe par exemple pour y faire des jets d’eau, à mettre avant de remplir de préférence.

©Texte : AQUA débutant

Fabrication d’un bassin intérieur

Bonjour,

J’ai récemment entrepris la construction d’un bassin intérieur. Cela peut peut être en intéresser certains d’entre vous. Je tiens à préciser qu’il n’y aura pas de poissons dans ce bassin mais une tortue. Cependant, cette construction peut être appliquée à la maintenance de poissons (quelques accessoires en moins).
Le bassin final ne fera que 150L mais c’est surtout parce que je suis limitée en place :wink:
Petite précision : je donne le temps à titre indicatif, nous ne sommes pas des pros et pour certains cela prendra sans doute beaucoup moins de temps 🙄 (j’ai ajouté le temps de découpe des planches dans mes calculs).

Tout d’abord, côté matériel :
-Un bac préformé (il se trouve dans les animaleries, les jardineries ou encore les magasins de bricolage), ce bac peut être remplacé par une bâche mais j’ai préféré m’assurer de la solidité du bassin en choisissant quelque chose de tout préparé ;
-Des panneaux de bois (4 pour les côtés + 1 pour surélever le bassin), j’ai utilisé du contreplaqué 18mm pour les côtés et du 19mm pour le « fond » ;
-Des tasseaux de bois afin de pouvoir fixer la planche du fond ;
-Des équerres et des vis pour assembler les côtés ;

Le reste du matériel :
-Du mastic, pas obligatoire, je l’utilise pour « colmater » car il y a des angles un peu spéciaux et pour renforcer ;
-Une clôture en rondins de bois (ça c’est surtout pour empêcher ma tortue de s’enfuir) ;
-De la mousse de polyuréthane (pour la déco) ;
-De la peinture (pour peindre cette mousse) ; /!\ La mousse et la peinture sont destinés à décorer l’extérieur du bassin, pour la plage qui sera réalisée par la suite, j’utiliserai de la résine alimentaire pour recouvrir la mousse de polyuréthane car la mousse et la peinture sont extrêmement toxiques !

1ere étape : La construction du coffrage (Temps : 4h)
Rien de bien compliqué même si j’avoue que cette étape a été entièrement réalisée par mon copain (je l’ai juste aidé). Il s’agit de réaliser le tour du bassin. Pour cela, on prend les 4 planches que l’on assemble à l’aide des équerres. J’ai mis 3 équerres par côté. Les vis sont vissées directement dans le bois.
Cela donne ceci :

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2e étape : Le « fond » (Temps :3h)
Alors là, on découpe le fond à la taille du coffrage. On y met les tasseaux le long des côtés intérieurs. Une petite astuce pour connaître facilement l’emplacement des tasseaux : on retourne le coffrage, on met le bassin à l’envers, la planche dessus et on trace. Ensuite on retire et on a une ligne pour fixer directement les tasseaux :wink:
Là pareil, les vis sont directement vissées dans le bois.
2 petites images :

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3e étape : Combler
Pour que le plastique ne se déforme pas sur le long terme, il faut combler les « trous » entre les plaques et le bassin. J’ai utilisé principalement de la mousse expansive et du polystyrène (récupéré dans divers emballages).

4e étape : Décorer
J’ai commencé la décoration à proprement parler du bassin. A cette étape elle est loin d’être terminée ! J’ai ajouté quelques plantes (artificielles), un îlot pour que ma tortue puisse se dorer au soleil et la pompe. J’avais dit plus haut que je réaliserai moi même mon îlot mais désormais je n’ai plus le temps pour, j’ai donc acheté quelque chose de tout fabriqué à Menen en Belgique. J’ai pris la plus grande taille qu’il existe.
Petite photo pour illustrer :

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Edition octobre 2010, 2 ans après le début des travaux :

Petit aperçu du bassin aujourd’hui. Il n’est toujours pas terminé car je n’ai pas trouvé le moyen de réaliser certains de mes projets…

J’ai remonté une partie des bords afin d’y mettre un peu de déco : des plantes artificielles, de la mousse de polyuréthane (je trouve ce truc génial pour faire de jolis décors !), un peu de peinture et le tour est joué. Un diffuseur de brume pour l’ambiance et l’habitante qui après 2 ans a bien grandi et se prépare à une nouvelle hibernation. Les séances de bronzette sur la plage se font plus rares, l’appétit se ralentit et sa taille restera telle quelle pendant l’hiver. Vivement le printemps prochain !

Je vous laisse quelques photos :

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Ici on peut voir que l’extérieur du bassin est toujours à l’état brut. La raison : je n’ai pas encore décidé de l’aspect qu’il aura. En me baladant chez Casto l’autre jour, j’ai vu des dalles imitation pierre et je me suis dit que peut être ça pourrait donner un effet sympa mais je réfléchis encore !

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Dans le petit je rêve d’une mini cascade ! Seulement je n’ai pas encore trouvé le moyen de la réaliser. En attendant, je compte donc installer l’ancienne fontaine-cascade sur une mini étagère pour faire l’illusion de..

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Et voici miss Turtle qui n’a toujours pas de véritable nom car devenue très farouche depuis le bassin. Et puis je me suis toujours imaginée que c’était une femelle alors… Un mâle viendrait perturber l’équilibre animal exclusivement féminin de la maison

 

©Texte et photos : Nenya pour AQUA débutant

Brotia Pagodula

Brotia Pagodula

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Habitat naturel..

Mollusque gastéropode endémique de la rivière Moei qui sépare le Myanmar (ex Birmanie) de la Thaïlande.
Les premières importations commerciales de l’espèce ont eu lieu en 2007 par Aquarium Glaser, et distribué via Challet-Hérault en France.

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Description

Escargot qui fait partie de la famille des Pachychilidés, il est d’origine de Thaïlande et Myanmar.
Il mesure environ 4/5 cm.
Il possède une coquille en forme de pagode dont les spirales sont ornées de pointe solides. La coquille est de couleur jaune miel à marron foncé, le pied est de couleur grise.
Sa tête est allongée et ornée de deux tentacules courts.

Maintenance

Volume du bac à partir de 54 litres.
Cet escargot est assez robuste une fois bien acclimaté. il convient de lui donner régulièrement de la nourriture.
Il va passer une grande partie de la journée à chercher sa nourriture, plus sur le décor du bac que sur les vitres, à l’aide de sa « radula ».
Pour une bonne croissance de sa coquille il lui faut une eau moyennement dure et pas trop acide.
Une température de 20 à 27 degrés (24/25 degrés étant est idéal avec un bon brassage).
pH : 7
GH jusque 22
KH jusque 22

Alimentation

S’agissant quasiment toujours de sujets sauvages, il est nécessaire d’apporter les premiers jours une nourriture congelée de très bonne qualité de type chair de poisson et épinards.
Après l’acclimatation, cet escargot accepte toutes les nourritures sèches.
Mais il est toujours important de lui amener un peu de nourriture végétale de temps à autre pour lui offrir une nourriture diversifiée de qualité (rondelle de courgette, feuille de laitue, feuille d’épinard etc.. le tout poché, refroidi, et ensuite enlever après 24 h si il y a des restes afin d’éviter de polluer le bac).
Bien s’assurer qu’il ait de quoi manger et surtout si il y a des poissons de fond, car il n’est pas rare de voir Brotia pagodula mourir par manque de nourriture.

Reproduction

Cet escargot est vivipare. Si vous maintenez plusieurs individus, vous aurez la joie de voir apparaître une descendance de Brotia Pagodula de quelques millimètres dans votre bac.
Les petits se forment après l’accouplement dans un repli du corps de l’escargot.

©Texte : AQUA débutant

Le Tylomelania

Le Tylomelania

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Son habitat naturel..

Appelé aussi l’escargot lapin, d’origine du Lac Milili et Poso de l’ile de Sulawesi en Indonésie ou l’eau est en permanence entre 27 et 33 degrés, et d’une dureté inférieure à 10.

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Description

Tylomelania respire par ses branchies.
Sa coquille est longue et épaisse. Elle est conique enroulée vers la droite (dans le sens des aiguilles d’une montre). Ce gastéropode peut parfois mesurer jusque 10 cm.
Ce genre est représenté par des espèces endémiques qui ne sont pas toutes répertoriées actuellement, mais on en dénombre pas moins d’une cinquantaines différentes..

Le Tylomelania, peut avoir ont une couleur différente pour la coquille. La principale caractéristique de Tylomelania est un corps le plus souvent noir, jaune ou blanc avec des points. Le corps est souvent noir avec des taches blanches ou jaunes, qui se poursuit sur ses tentacules en forme de bandes.
Il se déplace plutôt très lentement.

Maintenance

A partir d’un volume de 100 litres
pH : 6.8 à 8
GH : 5 à 15
Température : 26-30°C
Il vit environ 1 an.
Il a besoin d’un sol sablonneux, des racines et des roches où il s’abritera fréquemment, il aime les zones d’ombres.
Il semblerait qu’il adore les pousses de jeunes plantes, donc il faudra faire attention si vous avez un bac très planté.
Il est toutefois possible de faire cohabiter le Tylomelania avec des crevettes.
Attention, une fois retourné à l’envers, il a vraiment beaucoup de difficultés pour se remettre droit, et cela peut l’épuiser.
N’hésitez pas à l’aider si vous observez cette situation.

Alimentation

Il est comme tous les escargots, détrivore et alguivore.
En revanche, il n’hésitera pas à accélérer le pas, lors de la distribution de nourriture.
Il adore une tranche de pomme de terre de temps à autre, et n’hésite pas une seule seconde à dévorer, lorsqu’on propose une feuille d’ortie ou une tranche de courgette, une feuille d’épinard ou encore une feuille de salade pochée.

Reproduction

C’est un escargot qui est sexué, il faut donc posséder les deux sexes pour voir naître des petits.
L’intervalle de ponte est de 5 à 6 semaines
C’est une espèce prolifique mais sans être envahissante.

©Texte : AQUA débutant
©Photo : fcgbboy2 pour AQUA débutant

Le Neritina Natalensis

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Description et origine..

Le Neritina est d’origine d’Afrique du sud. On l’appelle communément le Neritina Zébra ou Zébré.. il mesure environ 2 cm, c’est un escargot aquatique qui respire par les branchies, il y a les deux sexes bien distincts.

Cette espèce de Neritina semble être l’une des rares qui vivent en eau douce. On l’appelle aussi Vittina coromandelianaEffectivement Les Neritinas font partie de la famille des Néritidés et vivent en mer.
L’information à ce jour est assez imprécise, car il y a différents sons de cloches pour l’instant quant à la date de la découverte et les espèces, sous espèces sont nombreuses avec des colorations différentes.. Il y a donc encore beaucoup de choses en aquariophilie à découvrir, et sur cette espèce également.. A suivre..

La coloration du pied (son corps) est gris foncé. La coloration rayée noir et jaune/marron de la coquille est relativement très jolie.
Un opercule protège son corps lorsqu’il se rétracte dans sa coquille. Il n’est pas rare que la partie la plus ancienne de la coquille se teinte d’un ton plus ou moins ocre..

Maintenance

Température : de 22 à 26 degrés
pH : 7 à 8,5
GH : 10 à 30

On peut facilement le maintenir dans un aquarium bien planté, car il ne touchera pas aux plantes.
Toutefois, attention aux bacs ouverts, ce sont les rois de l’évasion et il n’est pas rare d’en retrouver un sur son mur ou sur le sol. Évidemment si on ne le voit pas, il va malheureusement mourir, car il est aquatique avant tout.

Alimentation

C’est un consommateur d’algues (surtout les algues encroutées). Ne pas hésiter à lui donner quelques tranches de légumes de temps à autres (courgette, concombre, salade, feuille de chou etc..) à retirer au bout de 24h si tout n’est pas mangé.
Il n’hésitera pas non plus à manger les restes tombés sur le sol.

Reproduction

Les oeufs sont déposés sur toute surface solide (plantes, pierres, vitre, …). Les oeufs collés sur les décors sont assez disgracieux et difficiles à retirer.
La reproduction n’est pas impossible en bac d’eau douce, mais pour voir les oeufs éclore, il faudra alors un passage en eau saumâtre.
Lorsque l’escargot est à l’envers sur sa coquille, il peut alors effectuer une extension de façon à se retourner.

©texte : AQUA débutant
©Photo : mnx025 pour AQUA débutant