La peste du discus

La peste du discus serait simplement due à une mauvaise qualité de l’eau..

Le stress des poissons ouvre alors la porte à des infections en chaîne.
Le discus présente très souvent un voile blanc sur les yeux lors d’un épisode de peste. Il a également les nageoires collées et un assombrissement des couleurs qui est le premier signe de « la peste du discus ».
Ce symptôme peut avoir plusieurs origines, un stress dû à une mauvaise qualité de l’eau.
La bonne nouvelle est que les discus peuvent quand même en une dizaine de jour guérir de cet épisode difficile.

Description de la maladie.. 

Les individus qui en sont atteints montrent un « assombrissement rapide des couleurs des discus accompagné d’une production importante de mucus se détachant progressivement du corps.
L’ensemble des individus est atteint et se regroupe dans un coin de l’aquarium.
Les poissons sont apathiques, leur respiration est accélérée et l’appétit disparait rapidement.

Lors d’épisodes de « peste » chez le discus, une grande majorité des poissons est atteinte dans un laps de temps très rapide.
On dit que la maladie est contagieuse ou encore qu’elle est due à une attaque bactérienne massive ou foudroyante.

Cause très probable..

Cependant il ne faut jamais oublier non plus que lorsque 100% des individus d’une population sont atteints dans un laps de temps très rapide, la cause la plus probable est une mauvaise qualité de l’eau.
C’est une règle épidémiologique de base.

Il y a un paramètre qui est très important pour le discus, c’est le KH.

Les discus supportent extrêmement mal la variation brutale des conditions physico-chimiques du milieu, que l’eau soit douce ou dure au départ.

Leur stress permet d’expliquer :
— l’Assombrissement des couleurs
— La production massive de mucus
Cette abondance de mucus permet au poisson de se protéger de l’agression et du milieu lui-même lorsqu’il devient défavorable.
— Le comportement des poissons, totalement compatible avec la recherche de la zone du bac la moins stressante.
Selon les cas cette zone peut se retrouver au fond du bac, en surface, ou bien ailleurs.
Les observations montrent que tous les poissons s’y retrouvent en même temps.
— La mortalité faible en général ou étalée dans le temps. Les individus à l’immunité la plus fragile sont les premiers touchés, alors que les individus les mieux armés peuvent surmonter ces changements brutaux.

L’observation des poissons morts lors de ces épisodes montrent qu’une grande quantité d’agents pathogènes de nature extrêmement variable se développe : il n’en existe vraisemblablement pas un unique à l’origine de ces symptômes.
L’apparition de ces agents pathogènes est probablement secondaire à l’affaiblissement des individus touchés.

Traitement de la maladie..

Le premier réflexe à avoir est de s’assurer que la température de l’eau est bien stable et au dessus de 30 degrés.
On conseille parfois d’aller jusque 32 degrés.

Il s’agit ensuite de rétablir le pouvoir tampon en ajoutant des pierres calcaires dans l’eau ou du sable corail, voir en dernier lieu car difficile à gérer, des produits du commerce destinés à faire remonter le KH. Il ne faut généralement pas faire de changement d’eau comme on peut l’entendre dire ! Les poissons viennent de subir des variations brutales des conditions physico-chimiques de leur milieu, ils n’ont nul besoin de subir d’autres stress d’origine environnementale.
Le KH peut mettre plusieurs jours à revenir à une valeur satisfaisante (>2°degré allemand).

Dans un second temps, il faut ajouter des produits destinés à protéger et à renforcer l’action protectrice du mucus.

Enfin, il faut traiter les poissons contre les surinfections éventuelles, souvent en cause lors de mortalité.
D’où le choix d’un produit de traitement à large spectre.

La duré de rétablissement des discus après un épisode de « peste du discus » est d’au moins dix jours.
Il faut être patient. D’après les observations, les poissons atteints qui guérissent ne développent plus jamais la maladie.

Conclusion..

L’appellation de cette maladie mériterait un autre nom que « peste du discus », car elle apparait lors d’erreurs multiples et accumulées.
Attention donc aux changements brutaux de paramètres pour les discus, surtout le KH et faire des entretiens réguliers d’eau.

© Texte : framboizz, informations reprises : L’aquarium à la maison N°90

l’Oodinium ou la maladie du velours

Visible sur la peau des poissons par des points blancs isolés qui sont très très petits, on l’appelle « la maladie du velours » ou l’oodinium.

Les agents pathogènes sont des protozoaires :
— Amyloodinium ocellatum pour l’eau de mer
— Oodinium pillularis et Piscinoodinium pour l’eau douce

En principe nous retrouvons plus facilement cette maladie en eau de mer, mais il n’est pas si rare de la retrouver en eau douce.
Les protozoaires vont alors se fixer dans la peau du poisson et les branchies et vont rapidement provoquer des lésions inflammatoires.

Les poissons atteints de cette maladie sont recouverts d’une sorte de voile farineux, blanchâtre à gris/bleuté, un peu comme l’aspect d’un très très fin velours et ensuite, peuvent apparaître des zones hémorragiques sur le corps ou la tête (des tâches rouge sang).
Ils vont maigrir, se frotter sur les décors ou le sol, et parfois même, montent à la surface pour prendre un peu plus d’oxygène.

Cette maladie vous l’aurez compris, est extrêmement contagieuse. Dans plus de 75% des cas les poissons qui ont contracté cette pathologie, vont malheureusement, ne pas y survivre.

Remède à essayer si la maladie est repérée :

— Une augmentation de la température du bac (proche des 30°C) Au stade des larves libres dans l’eau, celles-ci vont très mal supporter une température élevée. A faire pendant les deux premiers jours.
Si possible, à faire également :
–Des bains d’eau de mer ou saumâtre de quelques minutes pas plus, pour les poissons d’eau douce.
–Des bains d’eau douce de quelques minutes pas plus, pour les poissons d’eau de mer.
A réaliser pendant trois ou quatre jours.

Conclusion :

Cette maladie est malheureusement prise souvent trop tard à cause du mauvais diagnostic que nous faisons, en pensant que c’est juste la maladie des points blancs et en adaptant souvent un traitement inadéquat qui n’arrêtera pas la progression de cette pathologie.
Encore que… ça reste une maladie souvent mortelle pour les poissons malgré un traitement.

D’où l’utilité d’avoir un bac hôpital et de faire mise en quarantaine pour les nouveaux poissons, avant de les introduire dans le bac communautaire, ça évite de perdre toute la population du communautaire qui se porte elle très bien, avant l’arrivée de nouveaux poisson dans un bac. winking

© Texte : framboizz pour AQUA débutant

Les vers ancres

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Photo source

Les vers ancres ne sont pas compliqués à repérer sur un poisson. En effet ils sont visibles à l’oeil nu.
On les retrouve encrés dans la peau des poissons surtout dit « d’eau froide », mais il devient très fréquent de les retrouver notamment sur les vivipares dont ils parasitent la peau et parfois même les branchies.

Le « ver ancre » regroupe les espèces de copépodes hautement spécialisées qui possèdent un appendice ressemblant à une ancre de bateau afin de se fixer sur leur hôte.

Les maladies causée par les parasites du groupe des copépodes sont en augmentation en eau froide et de plus en plus fréquente en eau douce. Ce qui n’était pas le cas il y a encore quelques temps, on retrouvait ces parasites surtout en bassin d’eau froide.

Mais qu’est-ce que c’est des copépodes ?

Des copépodes sont de petits crustacés, généralement de taille microscopique et ils appartiennent soit au plancton, soit aux groupes d’organismes mobiles liés au fond des eaux (cyclops, gammares, nauplii de petites crevettes).
Si la moitié d’entre eux nage librement et appartient au zooplancton, d’autres sont d’une morphologie très modifiée et sont surtout parasitaires.

On les retrouve principalement sur la peau, plus rarement sur les branchies. Certains peuvent aussi pénétrer dans organes internes comme le foie et même le coeur et parfois même, pénétrer dans l’œil du poisson et provoquer la cécité.

Leur classification se fait d’après la forme de leur région buccale. On dénombre ainsi trois genres de copépodes  » les Cligidae, les Etrgasilidae et les Lernaea« .

Les Lernaea sont ceux, fréquemment retrouvés dans nos bacs..

Parasite de la peau des poissons, le ver ancre appartient au genre Lernaea dont les principaux représentant sont :
Lernaea carassii et Lernaea cyprinacea : vers longs de forme cylindrique minces avec deux paires de crochets en forme d’appendices à l’extrémité. Ils mesurent entre 9 et 22 mm.

Vers Lernaeavers ancres

 

Les copépodes ont un cycle de vie typique :

– Une phase nauplius libre
– Une phase copépodite libre infestant
– Une phase chalimus « fixé à l’hôte par un filament frontal »
– Une phase pré-adulte
– Une phase d’adulte
Ce cycle de vie s’accélère avec une hausse de la température.

Après plusieurs stades non parasitaires, la phase terminale du copépode est l’accroche au poisson, il s’accouple, puis le mâle meurt. La femelle pénètre alors sous la peau du poisson et se différencie en adulte.

Comment s’en apercevoir ?

Il est aisé pour l’aquariophile de s’en apercevoir, le parasite est en effet visible à l’oeil nu.
Nous allons plus souvent le retrouver à la base des nageoires ou sur le dos du poisson. Ce sont les femelles que l’on observe, car à maturité sexuelle, les segments génitaux sont très développés et les sacs ovigères longs et fins.

On peut également voir les symptômes suivant :

– Les poissons se frottent au sol et sur les décors du bac.
– Ils adoptent un comportement de plus en plus craintif.

Les lésions provoquées par ces parasites sont importantes, car les prolongements céphaliques sclérifiés (durcis) pénètrent très profondément dans la musculature du poisson et ses vaisseaux sanguins.
Les hémorragies au niveau du site d’encrage sont fréquentes. Parfois, une fibrose se développe au niveau de ce site et persiste même après la mort du parasite.
Lors d’infestations importantes, les poissons sont anémiés et maigrissent fortement.

Comment allons nous traiter cette maladie ?

Les formes adultes fixées (femelles) doivent impérativement être retirées manuellement avec une petite pince (à épiler par exemple). Même si la tête reste ancrée, le parasite va mourir.
Les plaies doivent être désinfectées avec un antiseptique de type solution idodée- « Vétédine ND solution », voir même de la « Bétadine » par exemple. En effet, il y existe souvent des infections secondaires bactériennes ou fongiques aux points d’ancrage des parasites.

– L’eau doit être ensuite traitée avec du métrifonate (organophosphoré), mais de nombreuses préparations ont été retirées du marché car le principe actif est toxique.

– Des bains courts de sel de cuisine (20g/L pendant 10 à 20 minutes). Nous savons maintenant que Lerneae cyprinaceaest inhibée par le sel.

– Le Diflubenzuron. Ce principe actif est moins toxique pour les poissons et très efficace. De plus il n’est pas inactivé à haute température comme les organophosphorés. Mais à ne pas utiliser en présence d’invertébrés. Le traitement est difficile, car on observe de plus en plus souvent des problèmes de résistance.
De plus il n’est pas rare que les récidives surviennent après ce type de traitement.

Un vide sanitaire complet..

Faire une réfection du bac complet, bien nettoyer les décors et les désinfecter également.
Retirez tous les supports de filtration et les changer complétement sera bien souvent préférable (efficace et rapide pour se débarrasser de ces parasites).
Le vide sanitaire offre des résultats plus fiables dans le temps.

Mais mais… Attention au pic de nitrite également qu’il pourrait y avoir de retour après une réfection et le changement de masses filtrantes.
L’idéal serait de redémarrer avec les masses filtrantes d’un ami aquariophile qui n’a lui aucun soucis de maladie évidemment, et ceci afin d’éviter un pic de nitrite qui serait alors évidemment fatal pour nos habitants déjà bien fragilisés.
N »hésitez pas non plus à rajouter des vitamines dans le bac si vous pouvez.

Quels sont les poissons les plus sensibles ?

Les poissons d’eau froide et les Cichlidés sont les espèces les plus sensibles à ce parasite.
Pourtant il n’est plus rare de les retrouver sur les vivipares (platys, guppys).
Les Lernaea spp. sont trouvés le plus souvent en été. En effet, on sait que Lernaea cyprinacea ne se reproduit pas lorsque la température baisse au-dessous de 14 degrés.
Alors qu’à une température optimale supérieure à 25 degrés, une seule femelle peut produire plusieurs centaines de larves chaque deux semaines environ.

© Parties de textes reprises du magazine l’aquarium à la maison n°95 et framboizz pour AQUA débutant

Troubles de la vessie natatoire

Des difficultés à nager et surtout dans l’équilibre du poisson est un signe de problème au niveau de la vessie natatoire qui est l’organe qui régule sa position dans l’eau.
Nous retrouvons plus souvent cette perturbation chez les poissons d’eau froides.

Qu’es-ce que la vessie natatoire ?

La vessie natatoire ou la vessie gazeuse est un diverticule de l’œsophage.
Elle permet de réguler la flottabilité du poisson.
La quantité de gaz présent dans cette vessie natatoire peut être régulée par le poisson, ce qui lui permet d’adapter sa position dans l’eau selon les conditions du milieu.

Les échanges entre le sang et la vessie se font par des capillaires très fins appelés retia mirabilia, du sang vers la vessie, et une structure appelée l’ovale de la vessie vers le sang.
Une vessie natatoire doit être blanche, élastique et entièrement recouverte de veines.

En cas d’infection, elle peut contenir un liquide purulent et sanguin que l’on met en évidence lors d’une autopsie.

Les symptômes

Le poisson atteint de troubles de la vessie natatoire présente une nage anormale.
Il n’arrive pas à conserver une hauteur précise et va soit couler au fond, soit flotter en surface.
On peut aussi l’observer parfois la tête en bas, nageant la queue en l’air ou nager de biais en basculant sur le côté et virevolter sur lui même pour essayer de se déplacer.
Ces troubles peuvent être transitoires, le plus souvent après un repas, ou chroniques.
Il y a parfois le ventre qui apparait légèrement ou fortement gonflé.

Les causes les plus probables 

— Certains poissons (les japonais tout particulièrement) ont des troubles chroniques de la vessie natatoire en raison de leur forme inhabituelle.
En effet, leur vessie natatoire peut être comprimée.

— Ceci peut… Mais ce n’est pas non plus toujours la cause, résulter d’un poisson qui a survécu à un pic de nitrite mais avec des séquelles non négligeables telles que.. ces problèmes de vessie natatoire…
En effet, il est allé prendre l’air pendant des jours complets à la surface de l’eau pendant ce pic, afin d’essayer d’échapper aux grosses bouffées d’ammoniaque que doit respirer un poisson si il est présent dans le bac alors que le cycle de l’azote n’est pas terminé, très difficile alors pour lui de réchapper à la mort…

— Variations brutales et répétitives de températures notamment quand le poisson s’est retrouvé pendant un temps dans une boule avec des changements d’eau intempestifs qui conduisent à des chocs thermiques répétés…

— Les poissons en s’alimentant avec certaines paillettes peuvent ingérer de l’air en même temps et cette nourriture va gonfler dans l’estomac et l’intestin, ce qui produira un trouble transitoire, mais récurrent de la vessie natatoire, il vaut mieux des granulés qui coulent au fond de l’eau, surtout pour les poissons d’eau froide, on évitera absolument les paillettes.

— La constipation provoque également un soucis de vessie natatoire, on peut pour y remédier, donner plusieurs fois par semaine des légumes pochés (quelques minutes dans l’eau bouillante et laisser refroidir) tel que : salade, courgette, petit pois sans la peau, chou etc…

Essayons de le soulager le plus possible..

Compte tenu des cause qui semblent les plus probables, il est conseillé de leur offrir une alimentation coulante de haute qualité pour éviter que le poisson n’avale de l’air à la surface de l’eau en allant chercher sa nourriture.

On peut temporairement aussi le mettre en bac hôpital peu profond pour éviter de fatiguer le poisson qui doit faire des efforts pour nager afin de s’alimenter.
Augmenter un peu aussi la température afin de renforcer sa résistance en ajoutant du gros sel de Guérande, 3gr par litre d’eau net à verser d’un seul coup afin de créer un soulagement osmotique et en cas de constipation, on peut donner un peu d’huile de Ricin avec un compte goutte, sans trop le stresser non plus.

Certains d’entre-nous plus expérimentés utilisent une aiguille fine afin de piquer le poisson au niveau de la vessie natatoire et faire s’échapper l’air, il vaut mieux être très expérimenté ou demander à un véto expérimenté en aquariophilie pour réaliser cela et ne pas se rater, sous peine de faire mourir son poisson.. très peu d’aquariophiles procèdent cette méthode qui doit être réalisée avec une grande précision, mais qui peut bien soulager le poisson, ce qui ne veut pas dire non plus qu’il en sera guéri, parfois cela revient si le poisson en est atteint de manière chronique..

Conclusion

– Donnez souvent des légumes pour le transit de vos poissons d’eau froide et parfois même les poissons exotiques aiment ça aussi, surtout les poissons de fond.
– Respectez bien le cycle de l’azote avant d’y mettre âme qui vive dans votre aquarium…
– Ne donnez pas de paillettes à votre poisson d’eau froide et donnez plutôt des granulés qui coulent il s’en portera nettement mieux.
– Respectez bien les changements d’eau de votre aquarium pour éviter la pollution par les nitrates, c’est important qu’il y ait un respect de l’hygiène de leur habitation.
– Offrez lui également le volume dont il a besoin, afin que ses organes puissent se développer correctement et ne restent pas comprimés.

©Textes repris du magazine l’aquarium à la maison n°88 et framboizz

Hydropisie

Petites recherches sur le sujet… n’hésitez à rajouter des choses!!!!

L’hydropisie est une maladie « fréquente » des poissons. Elle est caractérisée par un gonflement du ventre des poissons, ainsi que des yeux,un hérissement des écailles. Le poisson a ainsi du mal à nager. Au bout de quelques jours ou de plusieurs semaines, le poisson meurt .

Symptômes :
– excréments blancs en début de maladie (retrouvé une seule fois dans mes recherches)
– écailles hérissées
– yeux gonflés
– abdomen gonflé

Les poissons les plus souvent atteints : labyrinthidés, poissons rouges. Cependant toutes les espèces de poissons sont susceptibles de la contracter, surtout les plus agés.

Causes : 
– Virale
– Bactérienne (le plus souvent)
– Mauvaises conditions de maintenance, alimentation inadaptée (la maladie serait plus fréquente dans les bacs trop ou mal nourris) ou stress permanent

Les autopsies ont montré un épanchement de liquide dans la cavité abdominale, parfois du gaz et plus rarement du sang.

Il y a un dysfonctionnement du foie et des reins, responsables des épanchements.
Ce dysfonctionnement peut être lié à une alimentation trop importante, ou trop pauvre en fibre et trop riche en protéines, ou aux microbes, ou à des toxiques dans l’eau.

Contagion : j’ai trouvé tout et son contraire, mais de manière générale : c’est contagieux !

Traitement : 
– traitement curatif pour le malade : maladie difficile à soigner.
Antibiotiques à larges spectres.
Plusieurs produits sont proposés : Temerol 2 (Aquascience), Bactopur direct (sera), Furanol (JBL)
– Traitement préventif pour les autres:
*Il faut en profiter pour augmenter la fréquence des changements d’eau et limiter les excès de nourriture.
*Difficile de savoir en lisant les notices des produits s’il faut isoler ou non les malades…
Temerol peut être utilisé en demi dose pour prévenir toute infestation du bac… donc là on sépare malade et pas malade.
*Quoi qu’il en soit il faut augmenter l’oxygénation du bac. L’adjonction de sel de guérande permet de soulager un peu les reins… et donc d’améliorer leur fonctionnement… en plus d’avoir un effet délétère sur les bactéries.
*Apporter des fibres à l’alimentation des poissons : vrais légumes, granulés pour vivipare ou PR riches en fibres, vraies plantes.

Attention : le baktopur direct est contre indiqué pour les invertébrés marins sur la notice. le furanol également, avec un doute pour les invertébrés d’eau douce.
pour le témérol, rien n’est indiqué sur le flacon, mais sur divers forum on retrouve la notion que les escargots d’eau douce (physe etc ) n’ont pas supporté le traitement.

© jeely AQUA débutant

Les planaires dans l’aquarium

Les planaires sont des petits vers plats de la famille des plathelminthes. Selon l’espèce (il y en a plusieurs), on peut les retrouver en eau douce comme en eau salée.
Ils mesurent entre 0.5 et 3.5 cm, suivant l’espèce. Leur taille varie également en fonction de la richesse (en nourriture) de leur environnement.

Leur tête est triangulaire. Leur couleur varie selon l’espèce… et la situation : on peut les voir blanchâtre dans le bac, et brun-marron une fois péchés, un peu rosé selon ce qu’ils ont mangé…
Ils sont hermaphrodites, mais ne peuvent pas s’autoféconder (c’est toujours ça de pris !). La repro est facilité lors de la baisse des températures (soit l’automne…gardons donc un chauffage dans nos bacs pour éviter les trop grosses variations…). Ils pondent des œufs sur le substrat qui éclosent qq mois plus tard quand les conditions sont meilleures (printemps).

Ils s’invitent dans votre bac à la faveur de l’introduction d’une plante ou d’un décor contaminés… ou de l’eau de transport contaminée (vraiment, il vaut mieux éviter de mélanger cette eau avec celle de votre bac …)

Ils possèdent une capacité de régénération étonnante. En effet, à moins de les couper en un endroit stratégique, les planaires régénèrent à l’identique les tissus manquants, quels qu’ils soient. Ils font l’objet d’étude scientifique.

Néanmoins, à moins d’être chercheur… en trouver dans son bac n’est pas une bonne nouvelle. En effet ces charmantes bestioles raffolent des petits invertébrés (miam, mes bébés crevettes !!!!) qu’ils emprisonnent garce aux cils qui couvrent leur corps et tuent grace à des sucs digestifs… elles pourraient selon des témoignages retrouvés le net, et à condition d’être en nombre suffisant, s’en prendre même à des invertébrés adultes… Par ailleurs, ces petits vers peuvent jeuner très longtemps… voire jouer les charognards…
En fait les crevettes, adultes et bébés, se laissent approcher facilement par ces bestioles au déplacement lent… et se font piéger ! D’après des lectures sur le net, les adultes pourraient pondre sur les crevettes adultes…à l’éclosion les minis vers rongeraient les crevettes de l’intérieur… ce qui suppose que les crevettes ne muent pas dans l’intervalle…
Les planaires s’attaquent également aux alevins et aux œufs, mais pas aux poissons adultes.

… Comment on s’en débarrasse ????

** l’économie de nourriture, la chaleur ne font que limiter la prolifération des bestioles.

** le sel est inefficace.

** l’introduction de prédateurs est le moyen de plus écologique (les Gourami, les Combattants, les Pelvicachromis pulcher, les Epalzeo siamensis, les Dario dario … et meme les brigittae… mais pas les galaxy, ça c’est sur !!!!). Sauf que ce sont des prédateurs pour les crevettes aussi pour la plupart… pas les brigittae bien sur…

** Le moyen radical, mais pas écologique du tout, serait le « Fluvermal ». Vermifuge humain, flubendazole pour les intimes, qu’on trouve en comprimé et en sirop. On trouve sur le net 1 cp pour 100 litres. Attention les escargots ne supportent pas le traitement, a priori les crevettes juvéniles non plus.

Il y a aussi le « Dolthene » (vermifuge pour chiens), mieux tolérés par les escargots : 2ml par jour sur 3 jours d’après ce que j’ai trouvé sur le net. Avec des réserves quant à l’efficacité…

Plus écologique, parce qu’à base d’herbe, « No planaria », serait l’idéal, efficace en 72 heures.

Bien sur, il faut faire gaffe aux nitrites et aux nitrates après le traitement parce que les planaires meurent puis se décomposent dans le bac! Prévoir de bon changement d’eau!
éventuellement prévoir une filtration sur charbon, mais ces produits n’ont pas d’incidence sur les bactéries du bac… c’est plus pour supprimer le contact entre les locataires et les produits…

** le retrait à l’épuisette… c’est long…et puis surtout la majorité des planaires échapperont toujours à l’aquariophile…

** le piège à planaire. J’ai trouvé ça sur les crevettes.com… j’ai un peu amélioré… ça marche… ça n’élimine pas tous les planaires, mais une bonne partie y reste sans trop de fatigue pour l’aquariophile…

Le matériel (le tout bien nettoyé bien sur) :
un capuchon de stylo

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une feuille de cellophane alimentaire

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et une boite en plastique avec un bouchon (ici un pot à analyse d’urine… mais tout peut faire l’affaire)

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Etape 1 : faire un trou dans le couvercle de la taille du capuchon de stylo :

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Etape 2 : poser le film alimentaire sur le bouchon et le trouer avec le capuchon :

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Etape 3 : rabattre l’excédent de film, et fermer…. C’est tout !!!!

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Il restera, le soir venu, à mettre un peu de nourriture des poissons dans la boite, remplir d’eau du bac, fermer… et poser sur le sol du bac (je stabilise avec un caillou).
Les bestioles se trouvant en grandes partie sur /dans le sol, attirées par la nourriture elles rentrent dans la boite… et n’en sortent pas…

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Le film c’est mon idée… parce que sans, promis, elles ressortent par le moindre orifice (mais pas par le capuchon, aller comprendre…) notamment les interstices autour du capuchon…
On voit bien les orifices possibles de sortie ici :

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D’ailleurs voilà ce que ça donne quand on retire le pot du bac le lendemain matin :

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© texte et photos : Jeely avec la participation technique de PhotoJP pour AQUA débutant

Mes poissons respirent difficilement…

Plusieurs facteurs peuvent provoquer une respiration difficile chez un poisson : un déficit en oxygène, des parasites, une intoxication..
Dans tous les cas, il faut agir très vite afin de trouver la cause.

Un respiration qui vous parait anormal chez votre poisson, ne doit pas être pris à la légère, c’est souvent une urgence d’action de votre part afin de pouvoir les sauver.
La respiration anormal d’un poisson est une fonction vitale qui en jeu et à laquelle on retrouve plusieurs cause.

Le déficit en oxygène

Si la diminution de l’oxygène dans le bac est brutale, elle risque fortement de provoquer une mortalité immédiate de l’ensemble de votre population.
c’est facilement visible par l’aquariophile : les poissons montent en surface pour « piper » l’oxygène » (l’air).
Ils tentent simplement de respirer à l’endroit où la concentration en O² dans le bac est la plus élevée.
Les poissons alors meurent très rapidement avec la bouche grande ouverte et les opercules en hyper extension.
Ces symptômes Post-mortem sont caractéristiques.

Plusieurs facteurs peuvent faire chuter le taux d’oxygène disponible dans l’eau
L’augmentation de température ou de la salinité, la baisse de l’agitation de l’eau ou encore celle de la pression atmosphérique (orages).
En été, il faut donc rester vigilant en période orageuses, car il est possible que, très localement bien-sûr, et pendant un laps de temps très court (le temps que l’orage passe), les concentrations en oxygènes dissous dans l’eau soient largement inférieures aux besoins des poissons.
Nous avons déjà vu des bacs entiers de poissons périr pendant un gros orage, en quelques minutes.
Ce risque reste cependant accru pour les poissons d’eau froide (bassin) qui sont gros consommateurs d’oxygène.

Dans un bassin, il est recommandé surtout pour l’été d’y installer un équipement de brassage de l’eau, légèrement même surdimensionné et assurer une maintenance rigoureuse du matériel.

Intoxication aux nitrites

Le mécanisme toxique chez le poisson est un transport de nitrites à travers les branchies qui viennent se fixer sur l’hémoglobine des globules rouges pour former une molécule de méthémoglobine, rendant le transport d’oxygène impossible.

Lors d’une montée de nitrites, les poissons sont dyspnéiques. Ils ont des mouvements respiratoires très rapides (ouverture et fermeture des opercules très rapides et très saccadés).
Ils ont tendance à monter aussi en surface pour trouver des zones où la concentration en oxygène dissous est maximale.
C’est uniquement la mesure du taux de nitrites (les N02) au moment de ce symptôme qui va vous aiguiller sur le diagnostic.
Il doit être à zéro, le seuil maximum tolérable est de 0,3 mg/L, et l’on considère que le taux doit toujours être à zéro.
Si la valeur est supérieur, il faudra apporter des corrections : surtout éviter la surpopulation et aussi la suralimentation, privilégier une nourriture non-polluante, faire de bons changements d’eau, ensemencer avec des bactéries nitrifiantes (bactéries vivantes : Bacnet, Denitrol etc..), oxygéner un maximum le filtre biologique, on peut donc dans ce cas, mettre un bulleur à fond ou remonter le rejet du filtre à la surface de l’eau afin de bien brasser l’eau sur la surface.

Si cela arrive d’un seul coup et que l’on a rien à la maison sous la main en bactéries vivantes, afin de limiter le passage des nitrites sur les poissons on peut rajouter < 50 mg/L d’eau net, de sel de guérande (non iodé surtout le sel), cela limite les effets des nitrites sur les poissons.
Attention ! ce n’est pas non plus la solution magique.. il vaut mieux utiliser les bactéries vivantes si possible..

Intoxication au chlore

Le chlore peut provoque des lésions aux branchies et modifier la composition de l’hémoglobine.
Les signes typiques d’une telle intoxication sont : une respiration accélérée, une nage en surface et saccadée, des sauts en dehors de l’eau, une intensification des couleurs des poissons due au stress ou au contraire un pâlissement suivant l’espèce, une mortalité qui fait suite à une nage complètement instable.

En utilisant un conditionneur d’eau, nous allons éliminer complètement cette cause.
Il est également possible de tirer l’eau 24 à 48 heures avant de faire le changement et la laisser reposer afin que le chlore s’évapore.

Intoxication à l’Acidose ou Alcalose

Dans un bac, la tendance naturelle est à l’acidification du milieu. Ce sont des variations brutales de pH qui est trop acide ou trop basique, les poissons « pipent » en surface, présentent un brunissement au niveau des branchies, des inflammations de la peau, des nageoires en lambeaux, et une forte sécrétion de mucus.
On teste certes le pH, mais aussi et avant tout le KH qui est le seul paramètre témoin de la stabilité chimique de l’eau de votre bac.
Un KH inférieur à 2°, on peut s’attendre à des variations brutales de pH.
Il faut donc le remonter.
On peut alors fortement brasser l’eau afin d’évacuer un maximum le C02 dissout. Une forte activité de photosynthèse provoque alors une acidose, il faut donc augmenter la minéralisation en utilisant du calcaire ou du sable de corail, coquille d’huître dans le filtre etc..

Parasites branchiaux

Les signes ne sont pas visibles à l’oeil nu.
Les poissons atteints présentent des difficultés respiratoires et une hyper production de mucus.
Ils se grattent le plus souvent contre les décors.
Les poisson maigrissent et la mort survient en cas d’infestation massive.
L’évolution est en générale assez lente (sur plusieurs jours).
Dactylogyrus spp. (vers de branchies) et très souvent à l’origine de ces symptômes. C’est un vers plat d’une taille de 0,1 à 4 mm.
Si tous les résultats des paramètres du bac sont corrects, il faudra alors soit faire des bains d’eau salée pour les poissons d’eau douce ou encore traiter, avec du « Praziquantel » ou du « Mebendazole » qui peuvent aussi être utilisés avec pas mal de succès.

Conclusion

La respiration anormale d’un poisson n’est jamais un signe anodin. Il faut systématiquement et rapidement rétablir la situation au plus tôt, car le risque est toujours vital.
Première chose à faire avant tout : un changement d’eau de moitié du bac en utilisant bien entendu, la même température que celle du bac afin de ne pas provoquer non plus un autre choc.

© Texte : framboizz sur quelques infos du magazine l’aquarium à la maison