Endler (Poecilia wingei)

poecilia wingei
Le Endler

Endler est un terme commercial pour nommer des souches qui peuvent être des Poecilia wingei ou des hybrides deP.wingei et P.reticulata, les souches que l’on retrouve dans le commerce ne sont pas toujours des Poecilia wingei, même si elles sont appelées « Endler »

Poecillia wingei est un petit Poecillidé, ovovivipare, extrêmement populaire que l’on retrouve aujourd’hui disponible en commerce d’aquariophilie dans de nombreux coloris, tout comme c’est le cas pour le Poecilia reticulata.
Il existe aujourd’hui une forme colorée totalement dépourvue de motifs noirs, mais également des P. wingei « Tiger »« Scarlet » et « Red Chest ».

Au cours des dernières années, les Poecilia wingei ont connu un tel succès en aquariophilie, qu’il semble même déjà détrôner les formes guppy, Poecilia reticulata connues depuis longtemps.
Ce phénomène est très certainement dû en partie au fait que ces petits ovovivipares ont des couleurs extraordinaires.

Description

l’Espèce Poecilia wingei est décrite en 2005 par Poeser, Kempkes & Isbrücker.
Le spécimen qui a servi à la description provenait des lagunes Campoma et Buena-Vista du Venezuela.
Nous connaissons désormais aujourd’hui cette espèce en d’autres endroits et savons que les P.wingei de la lagune de los Patos, par exemple, ont un aspect différent, de sorte que l’on devrait peut-être même, parler de P. cf. wingei.
D’ailleurs, la population que l’on retrouve dans la plupart des aquariums aujourd’hui et disponible, s’est dans doute développée à partir d’individus capturés en 1975, dans la région de la ville de Cumana, au Venezuela.

La coloration des mâles de cette population est très intense et contrastée, ce qui malgré leur petite taille, les rends très attrayant.
En outre, la répartition des couleurs est sensiblement la même pour tous les mâles.
On rencontre toutefois quelques spécimens dont les motifs sont plus ou moins marqués : on rencontre parfois des mâles dont la coloration rouge de la nageoire caudale est parfois incomplète sur les bords supérieur et inférieur.

Les nouvelles formes sont désormais présentes

Sans motif noirs 

En 2008, une revue spécialisée allemande avait déjà publié un article sur des P. wingei « clairs », dépourvus de motifs noirs.
A partir de ces spécimens, avait été élevée une lignée avec des mâles et des femelles dorées, dont les couleurs les plus marquantes sont le rouge et le vert des P.wingei connus jusqu’alors. Les mâles de ce type présentent toutefois des motifs très variables, parfois même un appendice xiphoïde ou un prolongement des nageoires. La taille et les proportions des mâles comme des femelles sont toutefois identiques à celles mesurées chez les lignées connues de P. wingeid’aquarium. Les femelles ce cette forme d’élevage, que l’on peut qualifier de robuste, féconde et douée d’une excellente capacité d’adaptation à son environnement sont d’ailleurs toutes dorées.

Une coloration Tigré 

Une seconde forme prétendument obtenue à partir de l’élevage de P.wingei « Tigrés », c’est en tout cas appellation sous laquelle les animaleries en 2010 la dénommait.
Les spécimens alors vendus dont les mâles ne présentaient aucun prolongement des nageoires ni d’appendice xiphoïdes.
Malgré la petite taille le choix restait très limité.
L’absence de coloration rouge chez les mâles est flagrante mais les motifs foncés sont prédominants.
Caractéristique du Endler: la fine bordure de la nageoire caudale, le mince contour foncé sur les bords supérieur et inférieur de l’arrière du corps et la couleur verte irisée qui s’étend jusque dans la nageoire caudale et qui est interrompue par quelques taches et bandes noires. L’effet « Tigré » résulte donc à partir de ces bandes verticales.

Le dessin de l’avant du corps peut diffère aussi : sur la partie droite du corps, il forme une tache angulaire d’un seul tenant, qui de l’autre côté se réduit à une grande « tache scapulaire et à une petite « tache » ronde sur la nageoire anale.
Nous pouvons dire que cette forme semble également respecter les proportions du Poecilia wingei.
Il est toutefois possible que la taille des mâles soit légèrement inférieure à celle de la population P.weingei « classique ».

Le Scarlet

Il existe aussi aujourd’hui une autre forme d’élevage, commercialisée comme Poecilia weingi « Scarlet ». Chez celle-ci, les croisements ont abouti à la disparition totale du bleu de la nageoire dorsale et, dans une large mesure, à celle de la coloration verte du corps.
La nageoire dorsale reste donc entièrement transparente. Les zones rouges claires, en revanche sont plus étendues et sont devenues orange doré métallique sur la surface du corps (en anglais Scarlet veut dire « rouge écarlate »).
Une tache foncée peut toutefois se développer par la suite quand ils seront adultes.
Les premiers individus seraient arrivés selon les indications des membres de la DGLZ (Société allemande des Poecilidés), des Etats-Unis.
Cette forme d’elevage est par contre, assez bien éloignée des poissons connus chez nous comme P. wingei « classique ».
Les deux sexes sont légèrement plus petits et chez les mâles, à l’allure très menue, la morphologie semble également bien différente.
L’avant corps semble moins haut et l’arrière-corps plus allongé. Tout comme la lignée d’origine, les nageoires sont toutefois de forme « classique », sans prolongement ni appendices xiphoïdes.

Une forme Épée, la Red Chest

Une autre forme d’élevage également importée des Etats-Unis aurait été diffusée par la DGLZ : « Red Chest ».
Ce nom populaire anglais s’explique certainement par le fait que cette forme se soit développée aux Etats-Unis. (Red Chest signifie « Poitrail rouge ») et en effet , si les zones et taches rouges sont plus étendues, les zones vertes en revanche, semblent bien plus réduites.
Conserve cependant les caractéristiques du P. wingei : les bords supérieur et inférieur de la nageoire caudale rouge clair, parfois ourlés de noir qui, comme chez le P. wingei, ne sont pas continus en haut et en bas chez tous les mâles.
La forme et la position de la tache noire du corps s’est sensiblement modifiée. Elle est beaucoup plus avancée et apparaît comme une tache scapulaire ovale et plus étendue en hauteur. Les individus présentent en outre, une tache ronde et noire marquée sur le milieu supérieur de la nageoire caudale et la nageoire dorsale rouge vif est ourlée de noir. Chez presque tous les mâles, les rayons inférieurs de la caudale se prolongent en forme d’épée.
Pour ce qui est des proportions, cette forme correspond bien au P. wingei « classique », et ceci pour les deux sexes.
Toutefois les mâles comme les femelles restent apparemment plus petits.

Maintenance

Le fait est également qu’ils ont une petite taille ( 2 à 3 cm) et peuvent être maintenus dans des aquariums de petits volumes. Il est possible de maintenir quelques spécimens en nano-aquarium de 20/25 litres, mais il faut garder à l’esprit qu’ils sont très gros reproducteurs tout comme les guppy, ce qui revient à être rapidement dépassé par les nombreuses naissances.
Je conseillerai un 54 litres brut au minimum.
Ils apprécient également une eau très propre, non chargée en polluant et bien filtrée.
C’est toutefois au sein d’une importante population de 20 à 60 individus toutes générations confondues qu’ils se sentiront au mieux, ce qui suppose dans ce cas-ci un bac de 80 à 250 litres.
Un pH de 7 à 8,5, un GH de 8 à 18, et une température de 22 à 24 degrés (25 degrés pour la reproduction).
Un mâle et trois ou quatre femelles comme pour les guppy est recommandé.

© Texte : framboizz pour AQUA débutant sur infos d’un article paru dans le magazine : L’aquarium à la maison

Killi Aphanius Mento

Aph.-mento-Ein-FeshkaPhoto source

Habitat naturel..

Il a été retrouvé dans divers endroits de l’Est Méditerranéen et du Moyen-Orient, bien que la plupart des poissons que nous possédons dans l’aquarium sont originaires de Turquie.
Il est aussi parfois possible de le retrouver à travers les provinces d’Antalya, Mersin, Adana et Hatay et il peut être trouvé dans le Ceyhan et les rivières des bassins de Seyhan au sud-est.

Un certain nombre de populations enclavées existent également, dont certaines peuvent avoir été introduites par l’homme, comme celle vivant dans un étang artificiel près de la ville de Bor.
Dans le système Tigre-Euphrate il se produit à la fois dans l’est de la Turquie et de l’Irak jusqu’à la confluence des deux rivières dans le Chatt al-Arab, à la frontière avec l’Iran.

Au sud, on retrouve la population Aphanius mento autour des côtes de la Syrie, au Liban et Israël, y compris la rivière de drainage de l’Oronte et dans le Jourdain Rift Valley au sud, jusqu’à lamer Morte où il est signalé pour s’hybrider avec la valeur nominale sous-espèce A. dispar richardsoni dans certains ressorts.

Habite les différents biotopes, y compris les lagunes côtières, les marais, les cours d’eau de premier ordre, canaux d’irrigation, les lacs et rivières et se produit à la fois dans de l’eau fraîche et légèrement saumâtre. Il est le plus souvent trouvé dans des zones marginales où la végétation submergée et/ou algues filamenteuses poussent abondamment.

A.-mento-habitatPhoto source

Description

Il fait partie de la famille des Cyprinidés. C’est un killi..
Il mesure 5cm environ
Les poissons présentent des variations notables dans la coloration et la structure en fonction de la localité.

Comme pour toute les espèces du genre le dimorphisme sexuel est prononcé en particulier lorsque les poissons se reproduisent. La couleur de la robe des mâle fonce vers une couleur noire/bleutée.
Les mâles présentent également une série de taches bleues irisées irrégulières, sur les flancs et les nageoires, où elles forment des bandes courbées.
Quand le mâle n’est pas en période de reproduction la couleur de sa robe s’estompe d’un brun grisâtre.

Les femelles sont plus grandes et beaucoup plus simples, ne possédant qu’une série de taches argentées ou noires (selon la localité) sur le corps et complètement transparentes sur les nageoires.
Les poissons de certaines populations, comme les Kirkgöz, les reflets de la robe peuvent afficher des barres verticales sur l’arrière du corps.

Maintenance

Un trio dans un bac à partir d’un volume de 54 litres.

pH : de 7,5 à 9. Il ne pourrait pas survivre dans des conditions acides très longtemps.
GH : de 16 à 20
Température de 10 degrés à 30 degrés.

Ses exigences particulières au niveau de la qualité de l’eau et de ses territoires, font de A. mento un mauvais choix pour l’aquarium communautaire .
Compte tenu de sa rareté dans le circuit aquariophile, l’accent devrait être mis sur la reproduction en captivité, et il est fortement recommandé de le maintenir seul, en biotope unique.
Il doit être conservé dans un groupe avec un ratio de deux ou trois femelles pour chaque mâle dans l’idéal.

Les mâles de cette espèce sont les plus agressifs dans le genre et se battent régulièrement jusqu’à la mort alors que les femelles peu réceptives peuvent également être tuées si votre bac ne comporte pas suffisamment de cachettes au niveau du décor.
Ils peuvent également attaquer d’autres espèces dans une communauté (tout style de poisson), même des cichlidés ont été retrouvés morts dans certaines expériences de bac communautaire.

Un bac avec des touffes de mousse de Java ou Ceratophyllum, et idéalement des algues filamenteuses.
Il n’est pas nécessaire d’ajouter un substrat inerte, bien que le sable ou le gravier peuvent être ajoutés si vous préférez. La filtration ne doit pas être trop forte non plus.

Alimentation

Omnivore, même si l’espèce affiche une tendance marquée végétarienne par rapport à la plupart de ses congénères, avec une proportion importante d’alimentation naturelle qui se compose d’algues et d’autres végétaux.
Si l’aquarium ne contient pas d’algues filamenteuses, essayer d’introduire une nourriture séche de bonne qualité à base de Spiruline.
Il faudrait également offrir régulièrement de la nourriture vivante ou congelée de petite taille comme des Artemias , daphnies ou vers de vase. Et ceci est particulièrement important pendant les mois de printemps et en été, lorsque les poissons montrent un effort de reproduction élevé.

Reproduction

Ce n’est pas difficile si le bac est correctement aménagé et entretenu .
Le géniteur avec les femelles déposent leurs œufs sur une base plus ou moins permanente entre les mois d’Avril et Septembre.
Les mâles forment des territoires temporaires qu’ils défendent contre des rivaux tout en essayant d’inciter les femelles à se reproduire .
Les individus dominants se montrent avec une coloration plus intense.
Les œufs sont libérés seuls ou en petits lots et sont attachés à des algues ou d’autres surfaces à l’aide de petits filaments. Attention car Aphanius mento mange généralement ses œufs et ses alvins, et pour une bonne reproduction il faut donc surveiller toute cette période de frai sur une base quotidienne.

Les oeufs sont très petits et doivent être traités avec soin.
Utilisez une paire de pinces pour retirer délicatement les morceaux de support qui portent des oeufs tout en évitant le contact avec les oeufs eux-mêmes.
Alternativement, le support peut être retiré et remplacé tous les deux jours. Il doit être transféré dans un récipient avec de l’eau aux mêmes paramètres et à la même température que celle du bac d’origine des parents.

La période d’incubation peut varier un peu avec la température, mais se situe généralement entre 6 à 14 jours.
Les alvins sont peuvent alors accepter des nauplies d’artemia des micro-vers etc.. immédiatement après qu’ils sont en nage libre.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Killi Oryzias Woworae

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Décrit en 2010 et importé depuis, Oryzias woworae possède un comportement intéressant pour aller à la conquête de nos aquariums.

Un poisson coloré, facile à acclimater, Oryzias woworae comporte beaucoup d’avantages pour rivaliser nos amis les vivipares.
Ce petit killi est une nouvelle espèce si on peut dire, que les jeunes passionnés ne manquent pas de s’arracher et d’en discuter sur divers forums sur le net.. Même si le genre Oryzias a été décrit il y très longtemps en 1906 par Jordan et Snyder.
Il appartient à la famille des Adrianichthyidés.
Aujourd’hui on retrouve principalement sur le marché français depuis Février 2011.
Le Oryzias woworae est d’origine de l’île de Muna (indonesie). Son lieu de vie naturel est constitué de lacs et de petites rivières.

Description

L’oeil est très bleuté et assez grand. La coloration de cette espèce est superbe : le corps du mâle est bleu métallique et nacré derrière l’opercule.
Les nageoires pectorales rouge sont en mouvement saccadé et donne l’impression que ce poisson vole dans l’eau !
La partie arrière du ventre située entre l’anale et la caudale, est souvent lignée d’un trait rouge intense, particularité partagée par la femelle.
Les premiers rayons supérieurs et inférieurs de la caudale sont bordés de rouge.

La femelle présente un corps vert pâle translucide et des nageoires moins colorées. Au sein du banc constitué de vingt sujets sauvages, certaines femelles présentent une ligne abdominale rouge et d’autres, une ligne jaune.
A l’heure actuelle il est prématuré d’avancer l’hypothèse d’une sous-espèce ou d’une coloration locale. Il s’agit sans doute d’une variabilité chromatique.
Les mâles, d’une taille adulte d’environ 4 cm, sont plus trapus que les femelles, plus élancées et légèrement plus grandes.

Maintenance

Oryzias woworae est un poisson grégaire, installé en banc important il n’est pas farouche et peut être maintenu en bac d’ensemble ou dans un bac de 54 litres par exemple.
Les mâles poursuivront sans véhémence les femelles et sont territoriaux entres-eux. Sans gravité aucune.
Tout simplement lorsqu’un mâle devient dominant, il danse devant les femelles sa gorge devenant alors bien plus rouge et ses nageoires ventrales noircissent.

Il apprécie une eau alcaline et une très bonne oxygénation. Il aime les forts courants. La température de l’eau est dans son milieu naturel environ à 26/ 27 degrés.
Un pH de 6 à 7,5 – un GH de 5 à 15 maxi
L’espèce supporte aussi une eau un peu plus douce et acide.
Un bac planté est recommandé pour maintenir cette espèce : des Vallisnérias spp., Ceratophyllum demersum et Ceratopteris spp., offrant des abris ombragés et des lieux de ponte. On peut également la maintenir en bac spécifique avec des espèces endémiques comme Mugiligobius spp., Telmatherina bonti ou encore Hemirhamphodon tengah.

Alimentation et reproduction

Apprécie une nourriture congelée de qualité (larves de moustiques variées). Cela facilite aussi l’acclimatation de cette espèce.
Rapidement, les Oryzias acceptent toutes les nourritures, en particulier les mélanges de proies fines lyophilisées. Au moment du repas, les Oryzias woworae sont très agités et mangent avec avidité tout ce qui tombe dans le bac.
Leur bouche supère leur permet de capturer plus facilement les proies flottantes.
Les nourritures vivantes et variées restent utiles dans l’espoir de les reproduire et de les voir arborer leurs plus jolies couleurs.

Oryzias woworae est enclin à se reproduire le matin. Dès les premières lueurs du jour, les parades commencent autour des plantes. Le mâle dominant nage dans tout le bac, puis agite ses nageoires frénétiquement : si la femelle ne vient pas, il part dans sa direction pour la pousser près des plantes.
La femelle émet une grappe d’oeufs adhésifs qui reste collée à son ventre et à sa nageoire anale : pour déposer ses oeufs, elle se frotte entre les feuilles.
La difficulté consiste à récolter rapidement les oeufs afin d’éviter qu’ils soient dévorer par les parents.

Conclusion

Une nouvelle espèce qui fait fureur et remplace très souvent les vivipares maintenus par les aquariophiles.
Pourquoi ne pas tenter.. On en trouve pas encore partout, mais on peut toutefois les commander dans son magasin aquariophile.

© Texte : framboizz, sur quelques informations parues dans le Magazine : L’aquarium à la maison

Tétra Purple (Hyphessobrycon metae)

Le Tetra Purple
Hyphessobrycon metae

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Son habitat d’origine..

Il est originaire du bassin Rio Orinoco en Colombie et au Venezuela. Le nom de l’espèce provient du bassin Colombien « Rio Meta », qui se jette dans l’Orénoque et à partir duquel le type de spécimen a été collecté.
Mais il est surtout retrouvé dans les rivières et affluents atones. L’eau de ces biotopes est souvent ambrée avec des tanins et autres produits chimiques libérés par la décomposition organique naturelle de la végétation. Ce qui donne en effet, une qualité d’eau très acide.

rio-metaPhoto source

Description et comportement

Il mesure adulte environ 5 cm, les femelles sont plus rebondies que les mâles.
Il fait partie de la famille des Characidés.
L’espèce a le corps généralement transparent avec une ligne blanchâtre plutôt irisée et assez épaisse, qui s’étend des branchies à la base des nageoires caudales. On retrouve un éclat du Bleu/vert au jaune irisé sur le reste de la robe. La partie antérieure du corps est noire avec un peu de jaune/or irisé.
« Purple » en anglais veut dire « violet » hors, il n’y a absolument aucune coloration violette, mais par contre, je dirais pour en maintenir personnellement une dizaine dans mon bac, que leur robe a un reflet plutôt bleuté que violet..

Difficile à trouver d’élevage. Quand on retrouve cette espèce dans un magasin d’aquariophilie, (et c’est très rare d’en trouver d’ailleurs) elle est très souvent d’origine sauvage. Il faudra donc être très minutieux avec l’acclimatation.
Un poisson qui petit n’attire pas le regard des aquariophiles dans le bac d’un magasin, mais qui devient cependant, de toute beauté une fois adulte, et brille de mille feux sous l’éclairage du bac.

Maintenance

A partir d’un volume de 72 litres au minimum car c’est un bon nageur.
Température : 22 à 28 degrés
PH : 5,0 à 6,5
GH : 2 à 8

Il est très important de respecter les paramètres de l’eau pour cette espèce, elle ne prospère pas du tout dans une eau alcaline !
C’est un poisson grégaire. Il est à maintenir par 10 sujets pour former un banc. Au plus ils seront nombreux, au plus le comportement sera naturel et idéal pour une bonne santé.

Pour les maintenir dans un habitat idéal pour eux..
Utilisez un substrat de sable de rivière (sable de loire) et ajoutez quelques branches de bois flotté. Quelques poignées de feuilles séchées tel que, des feuilles de Chênes ou encore feuilles de Cattapa, viennent donner un aspect naturel de l’environnement.
Il est toutefois possible d’ajouter de la tourbe dans la filtration afin d’acidifier un peu l’eau et de lui donner un aspect ambré pour recréer les eaux noires de l’endroit naturel où l’on retrouve Hyphessobrycon metae.
L’éclairage n’a pas besoin d’être puissant.
On peut cependant le maintenir dans un bac fortement planté, mais ce n’est pas un critère principal et ce n’est pas retrouvé non plus dans son milieu naturel.

Nourriture

Bien que carnivore dans la nature, l’Hyphessobrycon metae va manger de tout en aquarium.
Un régime composé de paillettes et granulés mélangés avec quelques petits aliments congelés et parfois vivants (tels que vers de vase et les larves d’insectes) sera suffisant.
L’importance nous le répétons, est de diversifier la nourriture des poissons et de leur donner une alimentation de qualité.

Reproduction

Peut être fait naturellement dans le bac d’ensemble, mais sans grande chance de voir des petits, quoi que.. ça arrive..
Sinon il faudra prévoir un bac faiblement éclairée qui contient des touffes de plantes à feuilles fines comme la mousse de Java afin de donner aux poissons un endroit pour déposer leurs œufs.
Il faudra filtrer sur tourbe, et avoir une faible filtration.

Attention, les adultes mangent les oeufs, pour avoir la chance de voir des petits, il faut retirer les parent dès que les œufs sont repérés. Ceux-ci éclosent en 24-36 heures et les alvins ont une nage libre 3 à 4 jours plus tard.
Les oeufs et les alevins sont sensibles à la lumière dans les premiers stades de la vie, le bac doit être maintenu dans l’obscurité, si possible.

Hyphessobrycon metae.jpg

 

©Texte et photos : AQUA débutant

Tétra Fantôme Rouge (Hyphessobrycon sweglesi)

Hyphessobrycon sweglesi 
(Le Tétra fantôme rouge)

Hyphessobrycon-sweglesi-malePhoto source

Son habitat naturel..

Limité à la partie colombienne du bassin Rio Orinoco.
Il vit principalement dans les zones boisées, dans les affluents atones au large des principales rivières et canaux. L’eau dans ces biotopes est souvent noire avec des tanins. La décomposition organique végétale de l’environnement rend l’eau très acide.

Description

Mesure 4 cm adulte. Il fait partie de la famille des Characidés.
Sa robe est rouge avec une tache noire sur le flanc.
On retrouve un fin liseré noir sur les bords de sa nageoire anale.

Le mâle développe une longue nageoire dorsale.
En comparaison, la nageoire dorsale des femelles est plus courte et se termine par une pointe blanchâtre. Les femelles ont tendance à avoir un profil un peu plus trapu que les mâles.

Maintenance

A partir d’un volume de 70 litres.
Maintenir le Tetra fantôme rouge en banc de 10 individus minimum.

Température : 22 à 28 °C
pH de 5,5 à 7
GH de 3 à 12
Le maintenir dans bac avec un sable de loire, des racines, quelques poignées de feuilles séchées (feuilles de Hêtre peut être utilisées, ou des feuilles de chêne sont également appropriées) et viendraient en plus compléter l’aspect naturel. Les plantes ne sont pas une caractéristique de cette espèce, mais préférable tout de même en aquarium, afin que le poisson puisse s’isoler en cas de besoin.
Un petit filet de tourbe peut être ajouté à la filtration afin d’aider à la simulation des conditions d’eau noire. Utilisez un éclairage assez faible.

Il est important de faire des changements d’eau réguliers, cette espèce à besoin d’une eau bien propre.

On peut maintenir le Tetra fantôme rouge avec Hemigrammus ou Hyphessobrycon Poissons crayoncichlidés nains, Corydoras et de petits Apistogramma, loricariidés. Dans un cadre plus général en bac communautaire, on peut aussi combiner avec les petits rasborasbarbusAnabantidés. 

Nourriture

Facile à nourrir. Il acceptera volontiers à peu près tout ce qu’on lui offre. Afin d’obtenir de jolies couleurs et une bonne santé physique, il est important de leur offrir des repas réguliers de petits aliments vivants et congelés tels que, vers de vase , daphnies, artémias, flocons séchés et granulés.

Reproduction

Il est nécessaire pour une réussite de les mettre dans un bac de reproduction.
Quand les femelles sont pleines d’œufs et que les mâles affichent leurs plus belles couleurs, sélectionnez la plus grosse femelle ainsi que mâle le plus coloré du groupe, et les transférer vers le bac de repro dans la soirée.
Ils devraient se reproduire le lendemain matin. Fait intéressant, au cours de l’acte lui-même, le couple se tournent souvent complètement à l’envers.

Le bac de reproduction..
Un bac plutôt sombre et peu éclairé qui contient des amas de feuilles, de la mousse de Java.. afin de donner aux poissons un endroit pour y déposer leurs œufs. Sinon, vous pouvez couvrir la base de la cuve avec une sorte de maillage. Cela devrait être assez grand pour que les oeufs puissent tomber à travers, mais assez petit pour que les adultes ne peuvent pas les atteindre.
L’eau doit être douce et acide dans la gamme de pH 5,5/6,5 et de gH 1/5 et une température entre 24 et 27 degrés.

Les oeufs éclosent au bout de 24-36 heures, les alvins ont une nage libre 3-4 jours plus tard. Ils doivent être nourris avec des infusoires.
Les œufs et les alevins sont sensibles à la lumière dans les premiers stades de la vie et le bac doit être maintenu dans l’obscurité, si possible.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Tétra Voilier (Crenuchus cf. spilurus)

Crenuchus cf. spilurus

crenuschusPhoto source

Habitat naturel..

Son type d’environnement se retrouve à la rivière Essequibo en Guyane mais cette espèce est actuellement retrouvée dans une grande partie de l’Amazone et de l’Orénoque ainsi que les fleuves côtiers du Guyana, la Guyane française et le Suriname.

Il est retrouvé la plupart du temps dans les cours d’eau de la forêt et des petits affluents, et se reproduit très souvent dans les forêts inondées pendant les périodes où la hauteur d’eau est devenue haute.

Ses habitats les plus favorisés sont caractérisés par de grandes quantités de végétation en surplomb de la rive.
L’eau est généralement un peu colorée façon « thé » en raison des substances libérées par la décomposition de la matière organique qui retombe dans l’eau venant de la végétation de la rive le plus souvent.
Le fond de l’eau a tendance à être couvert par des branches tombées, des racines d’arbres et des feuilles mortes.

habitat-pres-de-iquitos-perouPhoto source

Description

Il fait partie de la famille des characidés. On l’appelle communément « Sailfin tetra » ou encore le « Tétra voilier ».
Le motif de couleur, la morphologie et la nageoire à la taille adulte, varie quelque peu au niveau de l’espèce même, il est donc difficile de décrire précisément l’espèce.
Les mâles adultes sont plus grands, plus colorés, et développent une nageoire dorsale et anale plus longue et pointue que les femelles.

Maintenance

Volume du bac pour à partir de 72 litres pour un couple, sinon pour un groupe prévoir 180 litres.
Température : 20 – 28 ° C (25 idéalement)
pH : 5 – 7 (5,5/6 idéalement)
GH : 2 à 15 (5 idéalement)
KH : 1 à 3 (2 idéalement)
Autant partir sur une eau osmosée que l’on reminéralise ensuite avec des sels pour obtenir les paramètres idéaux pour leur maintenance.

Il vit entre 3 et 5 ans dans de bonnes conditions.
Adulte il mesure entre 5 et 6 cm environ.
Pacifique avec les autres espèces en principe, malgré que l’on peut lire parfois qu’il est agressif avec les plus petites espèces que lui et parfois pas du tout (cela doit dépendre des caractères) mais dans tous les cas, il ne fait pas toujours un compagnon idéal dans un bac communautaire en raison de sa nature plutôt timide, il nage plutôt sur le fond du bac, et en aquarium il est préférable de lui créer un biotope.

L’ajout de la litière de feuilles séchées apportera la sensation naturelle et tout en offrant une couverture supplémentaire pour le poisson. De plus elle donnera lieu à la croissance des colonies de microbes lors de sa décomposition.
Ceux-ci peuvent fournir une source de nourriture secondaire précieuse pour les alevins et les substances humiques libérées par les feuilles en décomposition sont également considérées comme étant bénéfiques. Feuilles de chêne ou de Catappa peuvent être utilisées.
Il n’y a aucun besoin d’utiliser de la tourbe naturelle car le prélèvement fait dans la nature est non durable, et de plus, écologiquement destructif pour la flore environnementale et donc la faune.

Le bac n’aura pas besoin d’un éclairage intense, on y mettra alors des plantes pas trop exigeantes en lumière telles que :
Microsorum , Taxiphyllum ou Cryptocoryne spp., une végétation flottante peut être envisager, en particulier Ceratopteris spp. que l’on peut utiliser en plante flottante pour ce biotope.

Attention à ne pas mettre cette espèce dans un bac immature, il faut que le bac soit vraiment bien cyclé et stable au niveau des paramètres. En effet une variation de ces derniers pourraient les rendre malades et les faire mourir rapidement, ils y sont très sensibles aux paramètres.

Idéalement on le maintiendra comme seule espèce et on fera un bac biotope. Les mâles adultes nuptiaux sont territoriaux dans une certaine mesure, mais les dégâts physiques sont plutôt rares à condition que le décor est disposé de manière à ce qu’il y a beaucoup de cachettes on utilisera pour cela des racines et de nombreuses pierres où ils pourront se cacher.

Alimentation

Principalement un micropredator nourrissant de petits invertébrés et autres zooplancton.
Il se nourrit aussi facilement de sec, on n’oubliera pas de varier la nourriture et de lui offrir aussi en vivant ou congelé
des artémias, des vers grindals, des daphnies etc..

Reproduction

Ils vont frayer parmi la litière de feuilles mortes. Le mâle prendra la responsabilité de s’occuper de l’oeuf et de couver.

Les mâles sexuellement actifs forment de petits territoires temporaires au centre duquel se trouve une petite grotte normalement formée à partir de la litière de feuilles dans la nature, bien que en aquarium toute structure appropriée peut être choisie également. Ils tentent alors d’attirer les femelles dans le voisinage pour entrer dans la grotte par un jeu avec leurs nageoires assez spectaculaire.

Les œufs sont en principe fixés sur le dessus de la « grotte » choisie par la femelle éjectée après la ponte.
L’incubation est normalement de 36 à 48 heures. Les alvins auront une nage libre autour de 4-6 jours plus tard.

La première reproduction est rarement à terme, car les poissons encore jeunes et inexpérimentées peuvent manger leurs premières couvées. Ils faut parfois plusieurs tentatives avant qu’ils comprennent.

Le mâle continuera à les garder avec diligence au cours de cette période. Une fois les alvins en nage libre on pourra leur offrir une nourriture de qualité avec des micro-vers, nauplie d’artémia etc..

Les poissons adultes de la même espèce ne sont généralement pas prédateurs avec les alevins. Toutefois, observez-les attentivement au cas où des signes de prédation seraient visibles, et voir si vous devez les séparer des parents ou les laisser ensemble.

©Texte AQUA débutant

Poisson Hachette Marbré (Carnegiella strigata)

Le Carnegiella strigata 
Le poisson hachette marbré

hachette marbrePhoto source

Son habitat naturel..

L’espèce est surtout retrouvée le long de l’Amazonie Bolivie, au Brésil, au Pérou et en Colombie, dans l’Orénoque au Venezuela Río et certains bassins côtiers du Guyana et du Suriname sans être très clair sur ces derniers..
La majorité des poissons dans le commerce et des plantes ornementales, sont collectés dans le bassin du Río Negro au Brésil.
D’après ceux qui l’ont retrouvé, il semblerait qu’il vit uniquement dans les eaux noires.

Dans le Río Negro il habiterait soi-disant igapó Igarapé qui sont des habitats caractérisés par une très forte épaisseur de végétation et du substrat recouvert de branches tombées, des racines d’arbres et de feuilles mortes qui viennent uniquement du rivage terrestre.

L’eau est généralement acide et la dureté de carbonate est négligeable, elle est plutôt teintée brune en raison de la présence des substances humiques libérées par la décomposition des matières organiques.

Le Rio Negro a une plaine inondable importante et le niveau d’eau peut monter jusqu’à 15 mètres pendant la saison humide annuelle.
Pendant la période d’inondation des petits poissons tels que C. strigata se déplacent alors en amont au sein des affluents de la rivière, puis latéralement dans la forêt inondée elle-même afin de se nourrir et se reproduire, et retournent vers les affluents.

Type d’habitat en période d’inondation..
foret rio negro innondee.jpg
Description

Il fait partie de la famille des Gasteropelecidés.
Mâle comme femelle, mesure entre 3,5/4 cm.
Histoire de son nom :
Carnegiella : nommé en l’honneur de Miss Margaret Carnegie Miller en référence à la grâce des membres du genre.
Strigata : strigatus en latin, signifie « avoir des bandes transversales ».

Il peut être dit, que en dehors des autres membres du genre par sa taille adulte grande et sombre, qu’il possède un motif marbré de couleur apparaissant comme une série de bandes sombres et claires en diagonale en travers du corps en dessous de la ligne latérale.
Certains spécimens vont grossir et s’arrondir plus que d’autres, on pense que ce serait les femelles adultes..

Ils possèdent tous une couleur qui est variable et d’ailleurs les populations sont également connues pour présenter des différences dans la profondeur du corps ainsi que le nombre de rayons anal-fin avec une description de plusieurs sous-espèces, à savoir C. strigata fasciata (Garman, 1890) fut décrite à partir de Tabatinga, au Brésil, à proximité des «Tres Fronteiras» où les frontières du Brésil, le Pérou et la Colombie se rencontrent, C. strigata vesca (Fraser-Brunner, 1950) à partir de la rivière Mazarumi, Guyana, C. strigata marowini (Hoedeman, 1952) à partir de la rivière Marowini, Suriname et C. strigata surinamensis (Hoedeman, 1952) à partir d’un marécage sans nom, dans le nord du Suriname.

Géry (1977) fait référence à ces sous-espèces « formes » et a choisi d’en reconnaître deux distinctes; C. strigata strigataavec un motif de couleur essentiellement en forme de V découverte en Guyane, au Suriname et certaines parties de l’Amazonie, et C. strigata fasciata avec un motif de couleur en forme de Y qui fut trouvée tout au long de l’Amazone, tout en notant l’existence de formes intermédiaires qui habitent le Rio Negro et de l’Orénoque.

Bien que l’ensemble de ce qui précède est actuellement considéré comme synonyme de C. strigata cela pourrait très bien être sujet à changer à l’avenir, compte tenu des résultats d’une étude publiée en 2012 par Schneider et al. sur les espèces retrouvées dans le Rio Négro.. à suivre..

Un petit démenti..
On les dit parfois être capable de vol propulsé au-dessus de la surface de l’eau en battant des nageoires pectorales, mais en réalité ce n’est pas le cas, et cela fut réfuté par Wiest (1995) qui a calculé le record de vitesse en photographie/vidéo pour démontrer que les nageoires pectorales sont utilisées dans le cas d’une sortie de l’eau mais jamais quand le poisson est à l’air libre.
L’action est décrite plus précisément comme un saut puissant qui serait en fait une réponse à une menace et serait seulement utilisé dans des circonstances extrêmes tout comme de nombreuses autres espèces de poissons.

Le chercheur a également constaté que les poissons semblent seulement être capable de sauter une ou deux fois avant de nécessiter une période de repos en raison de la grande quantité d’énergie nécessaire pour faire travailler les énormes muscles de leur ceinture scapulaire. Il a également constaté que C. Srigata fait exactement la même chose que les autres petites espèces en cas de fatigue intense, à répondre à une menace persistante, ces derniers plongent vers le substrat.

Maintenance

Température : 20 à 28 degrés
pH : 4 à 7
GH : 1 à 10
Attention à bien l’acclimater et bien respecter les paramètres ainsi que le choix des autres habitants avec lui car c’est un poisson assez sensible à la maladie des points blancs si il n’est pas tranquille et serein dans le bac.

A partir d’un volume de 72 litres. A maintenir en groupe de 8/10.
Pour un biotope, l’idéal serait d’avoir un sol plutôt sombre, avec une petite végétation flottante qui va rassurer et rassembler les poissons qui passent leurs temps en surface.
L’aquarium sera décoré avec des branches de bois flotté et une litière de feuilles séchées peut également ajoutée ce qui produira un effet de décomposition et une colonisation microbienne s’installera comme dans son habitat naturel.

La filtration doit être douce, et veillez tout de même à ce que le couvercle de l’aquarium soit bien placé, pour leur éviter un saut hors de l’aquarium dû à la peur d’un passage brusque à côté du bac par exemple.
Bien que lorsqu’ils se sentent à l’aise, les aquariophiles nous relatent qu’ils ne sautent pas du bac même ouvert, mais prenons des précautions..

Très calme de nature comme espèce, mais cela ne fait pas de lui le poisson communautaire idéal en raison de sa petite taille et de sa nature plutôt timide. Dans une communauté, il vaut mieux le placer avec des poissons de taille similaire, comme des petits characidés pacifiques, des petits poissons-chats ou petits loricariidés afin qu’il ne soit surtout pas stressé.

Alimentation

Dans la nature, c’est un prédateur de petits invertébrés terrestres et aquatiques et autres zooplancton pris à la surface de l’eau.
En aquarium, il accepte des aliments déshydratés d’une taille convenable, mais il faudra varier régulièrement ses repas avec du vivant et du congelé tels que : des nauplies d’artemia, des daphnies, des vers grindals, des micro-vers, etc..

Reproduction

Aucune information fiable à ce jour en aquarium..

Petite information générale supplémentaire sur la famille :

Des résultats de recherches ont conclu que, la famille de Carnegiella est le groupe frère des Gasteropelecus avec Thoracocharax. Tandis que d’autres plus anciens, disent que les Gasteropelecidae forme un monophylétique clade¹imbriquée dans la famille des Characidés.

Cette taxonomie et morphologie d’une énorme diversité, a toujours porté atteinte à la capacité des chercheurs à résoudre leurs relations génétiques avec de nombreux genres restants Incertae sedis².

¹: Utilisé en référence à un groupe taxonomique contenant tous les descendants d’un seul, souvent hypothétique ancêtre commun, souvent caractérisé par un ou plusieurs synapomorphies. Un clade est un groupe monophylétique.
²: Est une expression latine signifiant « de siège incertain » utilisée pour désigner un taxon dont la position dans la classification scientifique du vivant n’est pas encore totalement définie.

©Texte : AQUA débutant

Rasbora Arlequin (Trigonostigma Heteromorpha)

Le Trigonostigma Heteromorpha
Le Rasbora arlequin

Trigonostigma-heteromorphaPhoto source

Son habitat naturel..

On le retrouve sur Kuala LumpurSelangorMalaisie, mais cette espèce est généralement citée comme étant originaire du sud de la Thaïlande, de la Malaisie péninsulaireSingapour et les îles de Bornéo ainsi que Sumatra Greater Sunda.

Les populations retrouvées en Thaïlande semblent se limiter à la région de Narathiwat près de la frontière avec la Malaisie péninsulaire. Dans cette dernière, il est plus largement trouvé dans des zones de forêts de tourbières, dans les États de Selangor, KelantanTerengganuPahang et Johor.

L’ampleur de sa diffusion dans les îles Grand Sunda est moins claire. Alors qu’il se trouve certainement sur ​​l’île de Bintandans les îles Riau provinceSumatra. Cependant, il ne semble pas exister une seule apparition confirmée sur Bornéo, comme souvent évoqué

Les poissons sauvages capturés dans la nature sont rares à retrouver en aquariophilie car ils sont plus souvent reproduits pour la vente commerciale. 

Il vit dans les cours d’eau forestiers et leurs affluents où des plantes aquatiques sont submergées telle que : de la :Cryptocoryne qui se développe abondamment.

L’eau est parfois de teinte légèrement brune/jaunâtre, ceci est du à la présence de tanins et autres substances libérées par la décomposition organique la matière végétale et du substrat qui est parsemé de feuilles mortes, de brindilles et de branches.

Ces environnements contiennent typiquement une eau douce faiblement acide, à eau neutre.
Ils sont souvent faiblement éclairés en raison de la végétation marginale qui est dense et la canopée qui se trouve au-dessus de la forêt.

Trigonostigma-heteromorpha-habitat-Mersing-MalaysiaPhoto source

Description

Il fait partie de la famille des Cyprinidés.
Adultes les femelles ont un ventre plus arrondi et sont également un peu plus grandes que les mâles qui eux, sont nettement plus colorés et plus mince.

Plusieurs souches ornementales sélectives de race sont devenues également disponibles dans le commerce, y compris bleu, noir et or.
T. Heteromorpha peut être confondu avec l’aspect semblable de T. espei et T. Hengeli il faut bien regarder, mais il n’est pas compliquer de les distinguer.

Explication pour les différencier..
La base de la coloration du corps de T. Heteromorpha est plus rosée. Il a le corps avec la caractéristique de marquage (tache noire) qui est plus large, mais aussi d’une forme plus triangulaire et de couleur plus foncé.

T. espei a généralement une robe d’un cuivré brillant/couleur rougeâtre avec un corps plus mince, alors que T. Hengeli est un poisson légèrement plus petit avec une couleur plutôt dans les gris/incolore pour l’aspect de la robe, et un éclair de pigmentation de couleur orange vif le long de la partie supérieure et antérieure de la virgule de marquage (tache noire).

Maintenance

Température : 22 à 28 degrés (sachant que 25 est parfait pour une maintenance à long terme).
pH : de 5,5 à 7,5
GH : 2 à 8

Il est à maintenir dans un bac d’au moins 80 cm de façade. On y mettra pas moins de 10 spécimens, c’est un poisson grégaire qui a besoin de vivre en groupe pour s’y sentir à l’aise.

Pour un biotope idéal..
Pour la couleur du sol, c’est un peu au choix, sachant que un sol sombre fera ressortir ses couleurs.
On y placera des racines et des branches de bois placées de telle sorte que beaucoup d’endroits seront ombragés et formeront des sorte de petites grottes.
Des feuilles séchées de chênes, de hêtre ou de Catappa peuvent être placées sur le sol, ce qui aura l’avantage de mettre l’accent sur l’aspect naturel de son habitat. Les tanins et autres substances libérées par les feuilles en décomposition, aideront à simuler les eaux noires de son environnement naturel.

Un éclairage faible est idéal pour maintenir l’espèce que l’on associera avec des plantes qui aiment ce genre d’environnement telles que : Microsorium, Taxiphyllum, Cryptocoryne et Anubias. on pourra aussi pour parfaire le tout, en y ajoutant une touche de végétation flottante qui tamisera la lumière. T. Heteromorpha vous offrira alors pour votre regard d’aquariophile, toute sa beauté.

On pourra faire un biotope autour de la malaisie avec des espèces compatibles telles que : lineatus Puntius ,p’pentazonaTrigonopoma pauciperforatumRasbora einthoveniiBrevibora dorsiocellata et Pangio spp suivant le volume de votre bac.

Son maintien en nombre décent lui permettra d’être moins nerveux avec un comportement plus naturel.
Les mâles vont également afficher leurs plus belles couleurs, étant donné qu’ils seront en concurrence avec d’autres pour attirer l’attention des femelles. On choisira de les mettre au minimum par 10 spécimens.

Nourriture

C’est un micro-prédateur dans la nature, il mange de petits insectes, vers, crustacés et autres zooplancton.
Pour le voir en très bonne santé avec ​​de magnifiques couleurs, il vous sera indispensable, de lui offrir des repas réguliers de petits aliments vivants et congelés tels que : des vers de vase , des daphnies et artémias, aux côtés de flocons séchés de bonne qualité et des granulés.

Reproduction

Il est tout à fait possible de laisser faire la nature. Les oeufs sont attachés à la partie inférieure de larges feuilles de végétaux ou autres décors du bac.
Il est possible, qu’un petit nombre de jeunes peuvent commencer à apparaître sans aucune intervention de votre part si le bac est densément planté, car ils se reproduisent beaucoup.
Mais les adultes mangent les oeufs si ils les trouvent.

©Texte : AQUA débutant

Le Tetraodon palustris

t.palustris.jpgPhoto source

Son habitat d’origine..

Le Tétraodon palustris fait partie des nouvelles espèces découvertes en 2013…
Son habitat naturel est décrit dans le bassin du Mékong dans la région Nord/Est de la Thaïlande.
On le retrouve principalement dans les marais d’eau douce ou lagunes, là où les eaux sont peu profondes.
Il se cache dans les plantes aquatiques massives et se nourrit de petits poissons.

La région du Mékong subit de nombreuses variations et les paramètres peuvent changer parfois de façon assez brutale.
Le climat du Delta du Mékong est mousson tropicale, marqué par une distribution qui est bien différente au niveau des facteurs de pluviosité, humidité, ensoleillement, rayonnement, température, évaporation..

L’ensoleillement est faible pendant la saison des pluies (141 heures en Septembre à station Soc Trang), et devient plus fort en saison sèche (300 heures en Mars, station de Cang Long). Le total d’heures annuel d’ensoleillement augmente du sud (2.226 heures, station Ca Mau) au nord (2.709 heures, station My Tho). La nébulosité est toujours en corrélation négative sur l’heure ensoleillée.
La température est haute et stable et a une tendance d’augmenter de sud-est vers nord-ouest. La température moyenne annuelle varie de 24°5 (station de Cang long en Janvier 1989) à 28°9 (station de Rach Gia en Mars1989). Les variations maximales entre les mois sont de 2°6 (station de Ca Mau) à 4°0 (station de My Tho). l’accumulation des températures moyennes augmente de sud-est vers nord-ouest, de 9.631° (en station de Cang Long) à 10.044° (en station de Rach Gia).

Description et distinction

Il mesure entre 6 et 8 cm adulte.

On pourrait aussi le confondre avec ses semblables, à quelques différences expliquées ici :

Le Tétraodon palustris diffère de T.cochinchinensis et T.fangi il ne possède aucune ocelle sur le flanc et spinules dorsales à partir de la région interorbitale jusque l’extrémité de la base de la nageoire dorsale.

LeTétraodon cochinchinensis se distingue de T.fangi en ayant un museau plus long de 43,5 à 49,2% contre 37,9 à 41% pour ce dernier, et sera recouvert de spinules dorsales à partir de l’avant du nez jusque l’extrémité de la base nageoire dorsale.

Pour le Tétraodon fangi ce sera des spinules dorsales de l’avant des yeux à l’extrémité de la base de la nageoire dorsale.

Maintenance

Comme ce ne sont pas des nageurs extraordinaire les Tétraodons, je dirais qu’il est possible d’en maintenir une dizaine dans un 72 litres spécifique par exemple.

Température du bac sera de 24 à 27 C°
PH : 6.5 à 7,5
GH : 3 à 15

Un bac bien planté pour qu’ils puissent se cacher, avec une racine de mangrove.
On le maintien dans l’eau douce. Après attention comme toute la famille des Tétraodons, il est préférable de le maintenir en bac spécifique.

Alimentation

Surtout un régime escargots, car ils possèdent des dents qu’ils devront affûter régulièrement et sans escargots ils ne pourraient vivre.
La nourriture congelée est souvent acceptée après plusieurs essais. Les vers de vases vivants sont très appréciés de nos hôtes également.
Les aliments lyophilisés, même si certains peuvent en manger après un certain temps, n’ont aucun intérêt alimentaire pour eux, et ne doivent pas être distribués régulièrement, sinon ils seraient en carence alimentaire.

Reproduction

Pas d’infos précises encore sur cette espèce, mais devrait être facile tout comme les autres espèces de Tétraodon.. A suivre…

Remarque
Pour l’instant nous n’avons aucune retombée scientifique sur la maintenance en aquarium hormis, les paramètres des marais du bassin du Mékong aux endroits où il a été retrouvé à vous communiquer, au cas où vous seriez l’heureux dénicheur de cette petite merveille, car ce petit Tetraodon Palustris vient juste d’être décrit en 2013. Il sera pour l’instant très difficile de le retrouver à la vente malheureusement.. mais cela ne devrait plus tarder à en savoir plus sur lui et de le retrouver en vente commerciale, ou en bourse également.. A suivre…

©Texte : AQUA débutant

Xyphophorus maculatus/Platy

 

2

 

Habitat : Amérique Centrale, Mexique au Guatémala. Les Platys sont de jolis petits poissons qui jettent des notes de couleurs dans l’aquarium.

Température = 21 à 27°C, pH > 7
Les Platys demandent une eau pure bien aérée, moins alcaline et moins dure que les autres vivipares. Les Platys sont sensibles aux changements d’eau, surtout aux variations de pH et de température. Bac bien planté.

Nom commun : Platy
Noms latins non valides : Poecilia maculata, Platypoecilus maculatus, Poecilia maculatus, Platypoecilus nigra, Platypoecilus pulchra, Platypoecilus rubra, Platypoecilus aurata, Platypoecilus cyanellus, Platypoecilus maculatus aurata, Platypoecilus maculatus cyanellus, Platypoecilus maculatus sanguinea, Platypoecilus sanguinea

Mâle : 3 à 5 cm, femelle :4 à 6 cm.
Il existe plusieurs variétés de platys :
– le Platy rouge, réellement écarlate avec yeux bleu ciel, chez les plus beaux sujets.
– le Platy lune de couleur jaune orangé à reflet bleu-vert, avec sur chaque flanc une tache en forme de quartier de lune à la naissance de la caudale.
– le Platy citron de couleur crème à jaune

– le Platy tuxedo de couleur brun-rouge avec taches noires.
– le Platy noir au corps bleu noirâtre non velouté.

Pacifique, ne s’intéresse pas aux autres occupants de l’aquarium, peut cohabiter avec d’autres poissons de petite taille.
Le platy mâle accepte facilement la présence d’autres mâles de son espèce.

Omnivore : accepte les aliments industriels (paillettes) mais aussi la nourriture congelée, laitue bouillie, courgette, épinard et grignotent aussi vos algues vertes.

Reproduction facile.
Ovovivipare, la femelle fécondée garde ses oeufs dans une poche spéciale et met au monde des petits entièrement formés. La gestation dure environ 30 jours, une femelle adulte est capable d’engendrer de 15 à 30 alevins qui nagent dès la naissance.
La nageoire anale (gonopode) chez les mâles devient très allongée et pointue à la maturité du poisson (vers 3 mois) devient organe copulatoire, une femelle est fécondée pour plusieurs portées au cours d’un acte bref.

Toutes les variétés se croisent entre elles.

Dans l’aquarium les petits sont des proies faciles pour les autres occupants, il faut prévoir une végétation de type Cabomba, Myriophylle où ils peuvent se cacher.
Poisson particulièrement sensible à la maladie du point blanc.

Romeo2000 (RIP) ©  pour AQUA débutant