Une solution aux nitrates..

Vous ne le savez peut-être que trop, certaines eaux de conduite contiennent malheureusement des quantités non négligeables de nitrates, indirectement nocifs pour les poissons.

La solution du dénitrateur proposé sur le marché aquariophile est très coûteuse, quant aux osmoseurs ils sont à la fois chers à l’achat, peu économiques (en raison d’une très grosse consommation d’eau, environ 4 L rejetés et impropres car trop chargés en minéraux pour 1 seul litre d’eau osmosée) et cher à l’entretien car la membrane se change régulièrement et coûte à peu près aussi cher qu’un osmoseur neuf. Bien sûr, quand les quantités nécessaires sont vraiment importantes, il peut s’avérer une bonne solution…
On peut également acheter l’eau osmosée directement en magasin.
Certains systèmes de filtration (sur résine cati-ani, par, ex, ou par osmose inverse) permettent une réduction significative des nitrates, mais le prix prohibitif reste toujours une grande préoccupation.

Tournons nous alors vers le principe de certaines usines de traitement de l’eau, qui utilisent tout simplement… des plantes, friandes de nitrates ! L’idée n’est pas récente, et de nombreux aquariophiles ont déjà pu la mettre en pratique pour passer le cap des 30mg/litre (MAXIMUM recommandé).

Entre autres, parmi les plantes choisies à cet effet, nous retrouvons souvent en première ligne :

¤ SCINDAPSUS AUREUS
(Syn. : Epipremnum aureum – Pothos aureus – Rhaphidophora aurea)
Cette plante à la particularité de dérouler de longues tiges tous azimuts, en s’accrochant à tout ce qu’elle peut. Le  » pothos  » supporte très bien une taille régulière et importante de ses tiges.
Les parties coupées constituent autant de nouvelles boutures qui s’enracineront vite dans l’eau. En l’installant à proximité d’une ouverture du bac, des tiges vont rapidement croître vers son humidité. Les S. aureus s’adaptent à tous les bacs.

¤ MONSTERA DELICIOSA
(syn. Philodendron pertusum)
Cette variété de philodendron peut s’installer directement dans l’eau de l’aquarium, où il va développer ses racines.
Une simple bouture suffit pour une installation dans le bac, en émergé (feuilles sorties mais pied dans l’eau).
Les Philodendrons ont la faculté de développer des racines aériennes, ce qui permet de le planter à proximité du bac et de diriger ses racines vers l’eau.
Les racines ainsi déployées peuvent atteindre plusieurs mètres si on ne les canalise pas…
Elles font ainsi office de cachettes dans des bacs difficiles à planter du fait de la population.
En cas d’envahissement, il ne faut pas hésiter à les raccourcir aux deux tiers sans dommage…

¤ Il est aussi possible d’utiliser à ces fins le Syngonium (S. Podophyllum), ainsi que le Spathiphyllum et encore un certain nombre de plantes cultivés sur le principe de l’hydroculture (culture en émergé, pied dans l’eau), comme les papyrus qui font d’ailleurs partie du biotope de certains poissons d’aquarium.

Les résultats :
En deux mois, des aquariophiles ont vu leur taux de nitrates régresser au tiers des valeurs mesurées ( de 60 à 20 par ex), sans changement d’eau afin de ne pas fausser les mesures récoltées !

Conclusion

L’absorption des nitrates s’effectue doucement mais de façon régulière et permanente.
En aucune façon cela ne doit remplacer les changements d’eau indispensables au bon équilibre de l’aquarium.

Ces dénitrateurs naturels sont parfois si efficaces qu’il faut surveiller la croissance des plantes de l’aquarium elles-mêmes, qui voient leur taux d’éléments nutritifs diminuer de façon drastique.

Ainsi, le principe de la station d’épuration peut être repris en plaçant lorsque c’est possible, bien sûr, une jardinière percée et tapissée de billes d’argiles (ou de litière pour chat 100% naturelle, sans additifs de parfum et composée en grande partie d’argile sépiolitique) sur l’aquarium.
Elle sera alimentée par la pompe de rejet du filtre, et l’eau en ressortira en ruisselant dans le bac.

Elobulle

Les paramètres de l’eau

LES PARAMETRES DE L’EAU

Pour le bien être de vos poissons et de vos plantes, l’eau de votre aquarium doit rester dans certaines normes de qualité. Cette qualité se mesure par différentes valeurs qui sont :
– le pH (acidité de l’eau)
– la dureté carbonatée TH CA ou KH (TH CA degré français, KH degré allemand)
– la dureté totale TH ou GH (TH degré français, GH degré allemand
– Nitrites NO2 ( très nocifs pour vos poissons)
– Nitrates NO3
– Fer FE
– Phosphate
– le taux de gaz carbonique CO2

Le pH

Les lettres pH sont l’abréviation de « potentiel hydrogène », notion crée par les chimistes qui représente l’acidité de l’eau.

Plus la teneur en ions H+ est grande, plus le milieu est acide et le pH bas. Un pH de 7 est dit « neutre », un pH inférieur à 7 est « acide » et un pH supérieur à 7 est dit « basique » ou « alcalin ».

L’échelle du pH est logarithmique et va de 0 à 14, une eau de pH 5.5 est 10 fois plus acide qu’une eau de pH 6.5. Aussi, une faible modification de la valeur du pH correspond à une grande variation chimique de l’eau, et est donc plus stressante qu’il n’y paraît de prime abord pour les poissons.

Pour un aquariophile, deux aspects du pH sont importants.
– Premièrement, les changements rapides de pH sont très stressants pour les poissons et doivent donc être évités. Modifier le pH de plus de 0.3 unités par jour stressera les poissons. Il est donc souhaitable que le pH ne varie pas rapidement.
– Deuxièmement, les poissons peuvent s’adapter à des variations de pH dans des limites plus ou moins larges. Vous devez vous assurer que le pH de votre aquarium correspond aux besoins spécifiques de ses pensionnaires.

Les valeurs de pH et de GH données sur les fiches poissons sont à considérer avec précaution.
– d’une part, la fiabilité de ces valeurs n’est pas toujours évidente. (il n’y à qu’à voir les désaccord selon les sources pour s’en convaincre)
– d’autre part, ces valeurs sont des valeurs extrêmes et un poisson se portera toujours mieux dans une eau aux paramètres proches de ceux de son biotope naturel.

Pour abaisser le pH, on peut :
– filtrer sur tourbe. La tourbe libère des acides humiques et donne à l’eau une couleur ambrée identique à certains biotopes Amazoniens
– injecter du CO2, si le kH n’est pas trop élevé, et si on la contrôle correctement.

Pour augmenter le pH, il suffit d’augmenter le kH, soit en filtrant sur des matériaux calcaires, soit en utilisant des produits du commerce aquariophile.

Le kH ou THca en Français

Le pouvoir tampon (KH) d’une eau rend compte de sa capacité à conserver une valeur stable de pH. Le pH et le pouvoir tampon sont intimement interdépendant.

Le pouvoir tampon a des conséquences positives et négatives.
– Du côté des points positifs, le cycle de l’azote produisant des nitrates (acide), qui sans un pouvoir tampon de l’eau ferait chuter le pH, ce qui n’est pas bon. Si le pouvoir tampon est suffisant, le pH doit rester stable (ce qui est bon).
– Du côté négatif, les eaux de conduites dures ont généralement un pouvoir tampon élevé. Si le pH de l’eau est trop élevé pour les poissons que vous voulez héberger, le pouvoir tampon de votre eau rendra difficile la modification de la valeur de son pH à une valeur plus adaptée. Les tentatives de modification de pH échouent généralement parce qu’on oublie de tenir compte des effets du pouvoir tampon d’une eau.

Dans les aquariums d’eau douce, la plus grande part du pouvoir tampon est à imputer aux carbonates et bicarbonates. Ainsi, les termes « dureté carbonatée » (KH) et « pouvoir tampon » sont interchangeables. Bien qu’il ne s’agisse pas des mêmes choses, ils sont équivalents tant que l’on reste dans le contexte de l’aquariophilie.

Quelle est la valeur du pouvoir tampon souhaitable dans un aquarium ?

Plus le KH (abréviation de KarbonatHärte) est grand, plus la valeur du pH sera résistante aux variations. Un aquarium doit avoir un KH suffisamment élevé pour que le pH ne change pas trop avec le temps. Si votre KH est inférieur à 4 d°KH, vous devez porter votre attention sur le pH de votre bac, (c’est à dire.: le tester régulièrement, chaque semaine par exemple), jusqu’à avoir une idée de sa stabilité.

Ceci est tout particulièrement important si vous négligez d’effectuer des changements d’eau réguliers. Le cycle de l’azote a tendance à faire baisser le pH d’un bac. La variation de pH induite dépend de la quantité de nitrates produits et du KH. Si le pH varie de plus de 0.2 unité par mois, vous devriez envisager d’augmenter le KH ou d’effectuer des changements d’eau partiels plus réguliers.

Le KH n’affecte pas directement les poissons, il n’y a donc aucune raison de vouloir modifier le KH pour une espèce de poisson donnée.

  • · 10 degré français = 5.6 degrés allemands
    · 1 degré allemand noté KH ou dKH = 1.78 degré français noté Thca.

Le GH ou TH en Français

La dureté totale ou titre hydrotimétrique (TH) ou GH (Général Hardness) fait référence à la concentration des ions magnésium et calcium. Lorsqu’on parle de poissons qui préfèrent une eau douce ou dure, il s’agit de la valeur de la dureté totale (TH).

Les GH (TH), KH (THCa) et pH sont fortement interdépendants dans la chimie de l’eau. Bien que les trois propriétés soient distinctes, elles interagissent les unes sur les autres à différents niveaux, rendant difficile d’en modifier une sans influencer les deux autres.
C’est une des raisons pour lesquelles il est conseillé aux aquariophiles débutants de ne PAS jouer avec ces paramètres sans absolue nécessité.
A titre d’exemple l’eau dure provient généralement de nappes d’eau calcaires. Le calcaire contient des carbonates de calcium, qui lorsqu’il se dissout libère à la fois le TH (par le calcium) et le KH (par les carbonates).
L’augmentation du KH augmente généralement le pH. Le KH agit comme une éponge, absorbant les acides présents dans l’eau, ce qui a pour effet d’augmenter le pH.

La dureté est mesurée en unité dH qui signifie « degré hardness », tandis que « ppm » veut dire « parties par million », ce qui est à peu près égal aux mg/L dans l’eau. 1 unité dH équivaut à 17.8 ppm de CaCO3. La plupart des tests donnent la dureté en unité de CaCO3; c’est à dire qu’il y a autant d’équivalent de CaCO3 dans l’eau, ce qui ne veut pas dire qu’il y ait cette quantité de CaCO3 dans l’eau.

· 10 degré français = 5.6 degrés allemands
· 1 degré allemand noté GH ou dGH = 1.78 degré français noté TH.

Nitrites NO2 ( très nocifs pour vos poissons) et Nitrates NO3

Le cycle de l’azote (aussi appelé cycle biologique) permet de transformer des déchets en matières assimilables par les plantes:
– On donne de la nourriture aux poissons.
– les poissons mangent et rejettent les déchets, sous forme d’ammoniac.
– L’ammoniac est transformé en nitrites par des bactéries nitrifiantes comme la Nitrosomonias.
– Les Nitrites sont transformés en Nitrates par des bactéries nitrifiantes comme la Nitrobacter.

Lors de l’établissement du cycle, le taux d’ammoniaque va monter puis chuter lorsque les bactéries nitrifiantes vont se développer. Le taux de nitrites atteint alors très vite un maximum car les bactéries dénitrifiantes ne se développent pas tant que le taux de nitrite est faible. Le taux de nitrites continue donc à augmenter, résultat de la dégradation de l’ammoniaque continuellement produit.
C’est seulement lorsque les bactéries qui dégradent les nitrites en nitrates se seront développées que son taux diminue, voyant celui des nitrates augmenter. Le cycle est alors établi.

Les nitrites doivent rester non mesurables dans l’aquarium.

Les Nitrates (N03), beaucoup moins nocifs pour les poissons, ont par contre la fâcheuse tendance de favoriser les algues. Il devront être contenus à une valeur de 20 à 30mg/litre en effectuant les changements d’eau appropriées.

Fer FE

Le fer est indispensable pour une bonne croissance des plantes.
On en rajoute sous forme d’engrais liquide. Si vous voulez vérifier la quantité, il faut impérativement prendre la même marque pour l’engrais et le test, car tous les tests ne mesurent pas exactement la même chose.

Phosphate PO4

Les phosphates et les nitrates sont les principales substances nutritives des algues.
Une teneur excessive en phosphates favorise donc la croissance indésirable des algues.
L’apparition de phosphate dans les eaux d’aquarium est due principalement aux excréments des poissons, aux restes de nourriture, ainsi que la nourriture pour poissons et les produits aquariophiles inadaptés (certains charbons de bois).
Le taux de phosphates ne devrait pas dépasser 0.2mg/litre.

Gaz carbonique CO2

Le gaz carbonique est un élément indispensable pour avoir une bonne croissance des plantes. Il est fournit par la respiration des poissons et en faible partie par la respiration nocturne des plantes.
La journée, les plantes assimilent le CO2 et fournissent de l’oxygène. Des taux de 15 mg/litre à 30 mg/litre sont très corrects pour les plantes. Le CO2 a tendance à diminuer le PH

Nostalgie avec la participation de elobulle et matitoune1 © AQUA débutant

Les conditionneurs d’eau

Afin que l’eau de conduite soit consommable pour les êtres humains, elle est débarrassée des bactéries et divers agents pathogènes grâce, entre autre, à l’emploi de chlore.
Ce dernier se repère bien à l’odeur de l’eau et à son goût caractéristique qui ne fait aucun doute sur sa présence lorsque l’on utilise ou consomme l’eau du robinet.
Malheureusement ce qui est bon pour nous êtres humains, ne l’est pas forcément pour nos poissons..

j’ai déjà entendu dire par certains aquariophiles que leur eau du robinet n’est pas chlorée..
Attention.. le service des eaux qui travaille sur le système des conduites et canalisations d’eau est obligé de désinfecter à l’aide de grande quantité de chlore…
Quand bien même, le chlore ne serait pas utilisé dans votre région, ils y ajoutent des produits de substitution désinfectants pour rendre l’eau potable et aseptique afin que l’on puisse nous, l’utiliser et la consommer en toute sécurité.

Ceci n’est pas valable pour nos écailles.. d’où l’utilité d’employer un conditionneur d’eau si l’eau du robinet est utilisée pour nos poissons.

Le Chlore

Le chlore est toxique pour nos poissons et néfaste pour l’équilibre de nos bacs.
En effet le chlore brûle les branchies des poissons, détruit les bactéries épuratrices présentes dans le sol, l’eau et le filtre, il est donc nécessaire de s’en débarrasser.

Nous pouvons le faire par deux méthodes différentes :

La première va consister à laisser reposer l’eau dans un seau pendant 48H avant de pouvoir l’ajouter dans l’aquarium car le chlore s’évapore facilement.
Nous pouvons également brasser la surface cette eau retirée du robinet à l’aide d’une pompe à air ou un petit filtre, ceci va accélérer donc le processus, et l’eau pourrait être mise dans le bac en 24H.
Attention toutefois cette solution est inefficace si votre eau contient de la chloramine.
Il faudrait donc filtrer sur charbon actif qui élimine le chlore et les métaux lourds, mais cela risque vite de revenir très couteux. (voyons cela un peu plus loin).

La seconde méthode, plus simple, consiste tout simplement à utiliser un conditionneur d’eau, qui se chargera de vous débarrasser du chlore et des métaux lourds que l’on pourrait peut être y retrouver dans votre eau de conduite.

Les Chloramines

La chloramine est l’association de chlore et d’ammoniaque afin de permettre au premier de rester actif plus longtemps.
Toujours sans aucun danger pour l’être humain, il en est tout autrement pour nos poissons qui sont empoisonnés par l’ammoniaque, et ceci même à petite dose…

A la différence du chlore, la chloramine est incolore, inodore et sans aucune saveur.
Les chloramines ne peuvent pas être éliminées par une simple aération de 24/48H de l’eau de conduite.
Il faudrait alors laisser reposer l’eau plusieurs jours avec un bulleur. Utiliser également du charbon actif pour filtrer l’eau serait alors efficace pour éliminer la chloramine. mais comme dit plus haut, ceci reviendrait vite coûteux à la longue pour obtenir une eau saine pour les poissons.

Vérifiez si vous recevez à la maison la composition retrouvée dans l’eau de conduite de votre région, si vous avez ou pas, de la chloramine.
En France nous recevons un courrier de la société des eaux une fois par an, qui explique les taux retrouvés des différents composants de notre eau potable, c’est l’occasion de s’y pencher.
Si l’on suspecte ou l’on apprend que l’eau du robinet est composée de chloramine, il faudra aussi vérifier sur le conditionneur acheté (la notice), qu’il soit bien efficace contre celles-ci.
De plus en plus les conditionneurs d’eau maintenant se chargent d’éliminer non seulement le chlore mais la chloramineégalement. Lisez bien la notice avant de l’acheter surtout si vous suspectez de la chloramine dans votre eau de conduite.

Les métaux lourds

Les effets des métaux lourds sur nos poissons sont multiples, en remplaçant ou en substituant les minéraux essentiels.
– Ils peuvent avoir un effet antibiotique et augmenter la résistance aux bactéries.
– Ils peuvent même jusqu’à modifier le code génétique.
– Ils produisent des radicaux libres.
– Ils neutralisent les acides aminés utilisés pour la détoxication.
– Ils causent des allergies et endommagent les cellules nerveuses etc…

Les métaux lourds ont d’autant plus d’influence sur nos poissons que ces derniers sont des capteurs de polluants en général et de mercure (métal lourd) en particulier.
Ils combinent un grand facteur de bioconcentration(le mercure concentré dans les poissons est de plusieurs milliers de fois supérieur au mercure dans l’eau), et un grand facteur de bioaccumulation.
Il est donc indispensable de faire le nécessaire pour s’en débarrasser le plus possible.

Mais là encore nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne suivant les régions !

Certaines régions dont l’eau est douce naturellement et les anciennes habitations sont encore équipés de vieilles tuyauteries, il est nécessaire de faire couler l’eau quelques minutes avant de la tirer pour l’aquarium, car les métaux lourds pourraient être libérés dans l’eau : certains résidus métalliques dont le cuivre ou le plomb.

Certaines régions dont l’eau est plus dure (calcaire) ne sont pas concernées, car le calcaire se dépose graduellement dans les tuyaux et forme une sorte de couche protectrice retenant ces polluants.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant et quelques infos supplémentaires sont reprises du magazine « Aqua mag ».

Le cycle de l’azote

Si Paris en s’est pas fait en un jour, un aquarium se réfléchit et se met en place avec soin. De trop de hâte découlent souvent un certain nombre de problèmes parmi lesquels la maladie, pis, la mort des poissons, et conduit parfois à l’abandon total au bout de quelques mois d’un aquariophile en herbe fort désappointé.

Ainsi, la patience est éprouvée dès la mise en eau avec la mise en place d’un équilibre dans le bac, seul garant de la bonne santé de l’aquarium.

Voici une explication quelque peu simplifiée mais je pense assez précise tout de même de ce phénomène chimico-biologique qu’est LE CYCLE DE L’AZOTE, qui se détaille en trois phases, quatre si le bac est planté :

:arrow: une phase pendant laquelle se forment de l’ammonium et de l’ammoniaque sous l’action des bactéries de l’ammonisation sur l’azote (d’origine organique ou dissous dans l’eau via l’air). La concentration des composés ammoniacaux est à son maximum à la fin de la première semaine et n’est plus décelable dans les dix jours qui suivent la mise en eau.

:idea: Si l’ammonium est tolérable pour certains poissons (à la hauteur de 0,1 mg/l), l’ammoniaque est quant à lui particulièrement toxique même à de faibles taux. Parmi les symptômes d’un empoisonnement à l’ammoniac, on note un gonflement des branchies dû à la dégradation de leur mucus, entraînant des difficultés respiratoires (le poisson « pipe » l’air en surface, il s’asphyxie lentement.

:arrow: Une phase pendant laquelle les bactéries de la nitrosation, encore peu nombreuses au début, transforment les composés ammoniacaux en nitrites. Ces derniers sont décelables et donc toxiques dès le 6ème jour de la mise en eau, avec un pic après 15 jours et ne sont normalement plus mesurables passé le 24ème jour environ.

:idea: Leur toxicité dépend de la fragilité des poissons, mais un taux mesurable, donc supérieur à 0,1mg/l, doit nous alerter systématiquement. Des poissons aux branchies rouges/marrons, à la respiration difficile peuvent être victimes d’un empoisonnement aux nitrites : comme pour l’ammoniaque, ils s’asphyxient.

:arrow: Une phase pendant laquelle les nitrites sont transformées en nitrates par les bactéries de la nitratation. A la différence des deux autres phénomènes, le taux de nitrates ne voit jamais de diminution s’effectuer sans intervention humaine (changement d’eau) ou sans absorption par les plantes. C’est la raison pour laquelle un test de nitrate ne peut jamais être égal à 0.

:idea: Le taux de nitrate doit être maintenu en dessous de 30mg/l, moins parfois pour certains poissons délicats. Dépasser cette valeur n’est pas mortel en soi pour la majorité des poissons qui supportent, si l’augmentation est progressive, des taux supérieurs à 200mg/l

Néanmoins, une telle valeur, si le taux de nitrates présents dans l’eau de conduite est normal, dénote un mauvais entretien du bac, et entraîne une certaine fragilité des poissons qui peuvent alors développer des pathologies diverses. De même , l’introduction d’un nouveau venu à de tels taux de nitrates aura bien souvent pour conséquence la mort du poisson.

:arrow: La dernière phase intervient si l’aquarium est planté : il s’agit en effet de l’absorption d’une partie des éléments azotés, ammoniacaux, des nitrites et surtout des nitrates par les plantes, en tant que éléments nutritifs nécessaires à leur croissance.

Conclusion

Si les deux premiers phénomènes ont des répercussions graves sur les poissons, c’est parce que la quantité de bactéries est moindre au démarrage, la colonisation se faisant au fur et à mesure.

L’arrivée des poissons entraîne un surcroît de déchets (nourriture, déjections), et il est possible de voir une nouvelle augmentation des nitrites si les bactéries ne sont pas en nombre suffisant. On surveillera donc attentivement leur taux, avec ensemencement en bactéries supplémentaires si besoin est, et en évitant de nourrir les poissons les premiers jours.

Le cycle de l’azote, vous l’aurez compris, est sans fin, mais l’équilibre qu’il engendre est précaire et doit être préserver.

Tout ce qui pourrait faire chuter le nombre des bactéries utiles doit être limité : les déficits en oxygène pendant de grosses chaleurs, les nettoyages des masses filtrantes doivent se faire uniquement dans de l’eau de l’aquarium (un simple « secouage » pour ôter les grosses particules) et si des matériaux de filtrations nécessitent d’être changés, ils ne doivent pas l’être dans leur intégralité (voire aussi l’article sur les différentes masses filtrantes)

Oxygène, bactéries & Masses filtrantes

1) Importance de l’oxygène

Nous l’avons vu, les nitrates ne deviennent réellement dangereux qu’à de fortes concentrations, mais si certaines conditions sont réunies ils peuvent être à l’origine d’une hécatombe.

En effet, dans un bac mal entretenu et pauvre en oxygène le cycle de l’azote peut brutalement s’inverser. Cela se produit notamment lorsque la pression atmosphérique chute durant les orages d’été, phénomène qui, combiné à une température élevée, réduit le taux d’oxygène dissous dans l’eau de l’aquarium. Les bactéries aérobies transformant l’azote en nitrates meurent en masse et les bactéries anaérobies (cf lexique), qui travaillent sans oxygène, prolifèrent.

La conséquence immédiate est l’inversion du cycle de l’azote, le milieu passant alors d’un mode d’oxydation à un mode de réduction. Les nitrates sont transformés en nitrites puis en ammoniac. Le premier signe visible est un comportement typique des poissons privés d’oxygène qui essayent vainement de respirer en pipant l’air à la surface de l’eau, laquelle devient brusquement trouble et laiteuse.

Il faut alors procéder à un renouvellement immédiat et conséquent de l’eau, orienter le rejet de la pompe vers la surface pour améliorer les échanges gazeux avec l’atmosphère et mettre en route une ou plusieurs pompes à air.

De la célérité de l’intervention dépend la survie des poissons. S’il est possible de les transvaser dans un aquarium équilibré, cette opération doit alors être rapide, le protocole d’acclimatation au nouveau bac étant dans ce cas oublié, urgence oblige.

2) Rôle des masses filtrantes

:arrow: Les bactéries du cycle de l’azote colonisent le substrat et les masses filtrantes (cf-l’article sur les matériaux de filtration) car elles y trouvent leur nourriture en abondance, les déchets azotés étant obligatoirement entraînés dans le système de filtration. Elles ne sont présentes par contre qu’en faible quantité dans l’eau.

:arrow: La porosité des matériaux de filtration facilite le développement des colonies bactériennes, laissant passer l’eau en permettant aux bactéries de s’ancrer dans leur micro structure.

:!: La perte de quelques centaines de milliers de bactéries au cours du nettoyage ne met pas en danger l’équilibre de l’aquarium s’il est correct à la base : la flore se reconstitue en une journée environ, toujours dans des conditions normales, et si l’on ne brasse pas le sol en même temps.

3) Amorçage en bactéries

Pour ne pas mettre inutilement en péril la vie des animaux, il est donc préférable de résister à la tentation d’introduire des poissons dans un aquarium nouvellement mis en eau avant que les paramètres (particulièrement les nitrites ne se soient stabilisés au plus bas.

:idea: La patience n’étant hélas pas si courante chez les aquariophiles, il est néanmoins possible d’accélérer cette colonisation et de réduire complètement l’attente : il faut pour cela d’ensemencer « artificiellement » les supports de bactéries tels que les masses filtrantes et le sol (les bactéries sont en quantité très négligeable dans l’eau même), en utilisant les masses filtrantes d’un bac « rôdé » ou des bactéries VIVANTES (et non pas lyophilisées) proposées en boutiques à cet effet.

:!: Ces bactéries ont besoin d’air et d’éléments nutritifs, le bac doit donc être oxygéné et une petite source de pollution proposée (moule, paillettes) si les poissons ne sont pas introduits de suite.

On trouve ainsi dans le commerce des souches bactériennes, lyophilisées ou vivantes. Seules ces dernières nous intéressent réellement, particulièrement celles conditionnées en ampoules. Comme tout organisme vivant, le stockage à son importance… 🙄

:idea: Plus simple encore, et moins cher, emprunter une masse filtrante « rodée » à un aquarium stabilisé depuis quelques mois au moins (il est d’ailleurs possible de placer dans ce bac deux masses filtrantes, une qui sera destinée au nouveau bac quand elle sera colonisée et une qui restera dans le filtre). On peut introduire les poissons dès le lendemain (en petite quantité évidemment).

elobulle © AQUA débutant

Les tests d’eau colorimétriques

Pour assurer l’équilibre du bac, et donc une bonne santé à vos poissons, il est parfois nécessaire de pouvoir en connaître rapidement certaines teneurs en substances toxiques, ou tout simplement la charge minérale de l’eau (autrement dit la dureté) ou sa concentration en fer ou en CO2.

Ces informations, et bien d’autres encore, sont depuis longtemps accessibles même aux moins chimistes d’entre nous, grâce à des tests d’eau proposés dans le commerce. Ces derniers sont parfois électroniques (entre autre pour le pH, très précis mais assez cher à moins d’avoir quelques connaissances en électronique et de le fabriquer seul), mais le plus souvent il s’agit de tests colorimétrique : comprimés, bandelettes ou gouttes, sachant que les gouttes sont plus précises que les bandelettes.

S’ils sont appelés ainsi, c’est parce que le résultat recherché apparaît sous forme d’une couleur à comparer avec un panel de couleurs de références fourni, chaque couleur correspondant à une valeur approximative.

Sous la forme de comprimés, ils sont à dissoudre dans un volume d’eau, tout comme sous la forme de gouttes; en bandelettes, ils sont encore plus simples bien que assez peu précis : il suffit de les tremper dans l’eau du bac quelques secondes.

De nombreuses informations peuvent être récoltées ainsi : pH, GH, KH, nitrites, nitrates, fer, phosphates, ammoniac, O2, CO2 et j’en passe… Il existe même des mallettes complètes du parfait petit chimiste ! Mais passé le côté ludique et un intérêt relatif pour les caractéristiques de son eau de conduite ou d’aquarium, qu’en est-il vraiment de leur utilité par rapport à leur prix ?

Utilité
Avant la mise en eau

L’aquarium se réfléchit, nous l’avons déjà vu : pour savoir quel type de matériel acheter, il faut avoir une idée des poissons qui peupleront le bac. Or pour pouvoir imaginer cette population, il faut connaître les paramètres de son eau de conduite… sous peine de devoir jongler avec son eau pour l’adapter à ses poissons : trop dure, pas assez etc, etc….

Ces informations sont normalement données tous les ans par votre mairie ou directement par votre compagnie des eaux par souci de transparence (mot à la mode en ce moment Image), mais il peut-être bon de s’en assurer par des tests de pH et de dureté totale (GH). La teneur en nitrates est également importante, certaines régions ayant un taux déjà bien élevé…
En entretien courant.

Une fois le bac démarré, et en théorie, maintenu dans de bonnes conditions, les tests ne sont plus d’aucune utilité… Pas de nitrites, pas d’ammoniac, pas de phosphates décelables parce que l’entretien est régulier et que l’on n’introduit pas d’éléments toxiques, peu de nitrates pour la même raison, le pH et la dureté ayant peu de raison de varier si aucun élément nouveau et non neutre n’atterrit dans le bac (pierre calcaire, ajout de tourbe dans la filtration etc…)

Néanmoins, la théorie reste ce qu’elle est : une théorie. En réalité, et comme personne n’est parfait, nombreux sont ceux qui parmi nous ont déjà eu, ou aurons un jour, des valeurs un peu hautes en nitrates, parfois même quelques apparitions de nitrites…

Mais même dans ce cas, l’observation d’un oeil averti peut en partie remplacer le test : par le comportement des poissons, avec la recherche d’éventuels signes d’asphyxie, et par la couleur de l’eau : laiteuse, risque de nitrites, jaunâtre, valeur en nitrate trop haute …

Je vous conseille tout de même, par prudence, de vous procurer au moins les tests de nitrites et de nitrates, en sachant que certaines animaleries proposent de réaliser ces tests gratuitement (c’est dans leur intérêt afin de pouvoir vous vendre des poissons)…

D’autres tests peuvent avoir de l’intérêt, lorsqu’on commence à vouloir maintenir certaines plantes exigeantes avec des apports de CO2 et d’engrais chimiques :

– le test de CO2 permet de ne pas dépasser une concentration limite pour les poissons, en sachant que selon la population du bac, elle est déjà d’un certain niveau et que l’apport de CO2 doit se faire en en tenant compte.

– le test de fer peut lui aussi être évité par observation du bac : si la concentration est mal adaptée, des algues apparaissent : il faut donc réduire les apports d’engrais chimiques.

Une fois déterminé un rythme de croisière, les quantités ne devraient pas varier beaucoup, et les test pourront être largement espacés voire éliminés.

En conclusion

– Les paramètres à connaître au démarrage : pH, GH, NO3 (nitrates)

– Les éléments à surveiller par observation, puis par test si un doute survient ou lors de l’introduction prochaine de poissons (déjà fragilisés par la pêche et le transport) : NO2 (nitrites), NO3 (nitrates)

– Les concentrations d’éléments nécessaires aux plantes déjà présents, afin de déterminer les doses à ajouter : Fe (fer) et CO2 en particulier.

Pour finir, et peut-être pour convaincre encore quelques sceptiques qui considèrent que la simple observation ne peut suffire, il faut bien être conscient qu’une eau parfaite n’existe pas, et que les tests sont eux-mêmes assez imprécis.

Notre meilleure arme réside dans l’entretien de l’aquarium et dans l’observation du comportement des poissons 

Elobulle © AQUA débutant

La Tuberculose du poisson

La tuberculose du poisson est une maladie transmissible à l’homme !

Je me devais de faire un article, j’ai été contactée par une internaute sur facebook atteinte de cette maladie, qui est très longue à soigner pour nous être humain, et qui me disait qu’il fallait mettre en garde tous les aquariophiles, car cela n’arrive pas qu’aux autres, même si on en entend peu parler..
Le but de cette internaute n’est pas de nous faire peur, il n’y a pas lieu d’avoir peur car de nombreux aquariophiles n’ont jamais de toute leur vie contractés cette maladie, mais de nous prévenir qu’elle existe bien et donc de nous prévenir de prendre les précautions qui sont nécessaires pour l’éviter surtout.

Nous allons un peu en parler pour éviter un maximum que notre passion deviennent une source de problèmes pour nous aquariophiles, il faut juste prendre quelques mesures simples et importantes et surtout les respecter.. Voyons plus loin..

Tout commence par un poisson infecté..

La tuberculose du poisson est un exemple de maladie dont le seul signal est parfois l’assombrissement des couleurs du poisson. C’est il faut le dire tout de même, une maladie très peu fréquente dans le milieu aquariophile, mais qui existe. Il est alors important de la connaître. L’agent pathogène est est une bactérie, Mycobacterium marinum dont une caractéristique est d’être extrêmement résistante à tout traitement comme toute la famille des Mycobaterium. Les espèces sensibles en aquariophilie sont les Labyrinthidés, les Cichlidés, les Characidés, les Cyprinidés et les espèces marines.

Symptômes..

Ils sont pas vraiment spécifiques. Parfois un l’assombrissement est accompagné d’une inappétence, d’un amaigrissement (un abdomen assez creusé), les écailles sont hérissées et parfois même les nageoires sont effilochées.
De temps à autres, on remarque une exophtalmie uni ou bilatérale, des ulcères sur la peau qui s’étendent petit à petit peuvent aussi apparaître et une certaine apathie. La colonne vertébrale peut également se déformer, des ulcères cutanés et des troubles de la nage sont parfois associés.

Il est malheureusement impossible d’être certain de cette maladie sans diagnostic de laboratoire après avoir effectuer des analyses longues et coûteuses..

En pratique elles sont faites uniquement sur l’homme lors d’une suspicion de contamination.
Les symptômes à l’homme sont : des lésions cutanées (petits boutons impossibles à faire cicatriser) résistantes à tous les traitements classiques, qui se compliquent par le développement important des ganglions loco-régionaux.
Ce n’est bien souvent après des mois de recherches infructueuses que le diagnostic est établi. Il ne peut se faire que en recherchant spécifiquement M. marinum, ce qui explique la durée du diagnostic, les médecins ne savent pas toujours que l’on pratique l’aquariophilie ne pensent pas à cette recherche en retrouvant les symptômes humains.
Il n’y a aucun risque pour la survie de l’aquariophile contaminé. Le traitement est long mais il débouche toujours sur une guérison clinique.

Traitements..

Les poissons pourraient être traités avec des associations d’antibiotiques durant une période très longue. En pratique cela n’est jamais réalisé et ne doit en aucun cas être entrepris compte tenu du risque zoonotique.
Les êtres humains contaminés doivent être traités avec des associations d’antibiotiques spécifiquement ciblés et durant des périodes qui peuvent aller jusqu’à plusieurs mois.

Conclusion..

Toujours bien se laver les mains et avant bras, avant et après avoir été en contact avec l’eau de votre aquarium !
Ces simples mesures d’hygiènes sont indispensables pour nous tous aquariophiles, mais également pour le bien être de nos habitants qui eux aussi pourraient être contaminés par notre faute !

© Texte : AQUA débutant

Le bac hôpital

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A quoi nous sert d’avoir un bac hôpital ?

Tout comme les êtres humains, les poissons sont sujets à développer des maladies au cours de leur vie. En observant régulièrement ses poissons, le moment judicieux étant lors de la distribution de nourriture, il est possible de détecter les signes de mauvaise santé de ces derniers. Certains indices sont des signaux d’alarme pour une éventuelle maladie.
Dès que la maladie est identifiée et en tous cas le plus vite possible, il faut pratiquer des soins. Dans un grand aquarium, il n’est pas bon d’introduire des produits médicamenteux si un ou deux poissons présentent des signes de maladie.
D’une part les doses seraient proportionnelles à la taille de l’aquarium et seront vite assez onéreuses, et d’autre part, tout produit chimique risque de détruire ou fragiliser l’équilibre de l’écosystème que vous avez mis tant de temps à atteindre.
La solution, c’est l’aquarium hôpital, de taille plus réduite qui permet d’isoler les seuls sujets malades et d’avoir des doses de traitement plus réduites. Par ailleurs en cas d’effet secondaire du traitement toujours possible, seuls les poissons déjà malades risquent quelque chose. Dernier avantage, après traitement et quarantaine de surveillance, les rescapés retrouvent leur demeure qui n’aura subi aucune altération.

C’est décidé j’achète un bac hôpital, mais lequel ?

Ses caractéristiques :

La taille du bac hôpital doit être adaptée à celle des habitants qui y seront peut être maintenus en cas de soucis (ou de quarantaine aussi on peut l’utiliser).
Il doit tout simplement permettre d’isoler un poisson, donc si on prend un 30 litres, ce sera pour des petits poissons (tetra, guppy, platy ou autres petits poissons de 5 à 7 cm maxi) mais pour isoler un discus ou un scalaire par exemple, alors il faudra prévoir alors bien plus grand.

Je dirais en gros que pour les poissons à une taille inférieur à 7 cm on peut prendre un 20/30 litres.
Il faut également prévoir un éclairage, mais là ce n’est pas non plus là toujours nécessaire (certaines maladies peuvent se soigner dans le noir cela évite aussi le stress du poisson, mais à très court terme bien sûr), pas besoin de sol non plus, par contre, on va prévoir un petit filtre adapté à la taille du bac et un un chauffage pour pouvoir maintenir la même température qu’il y a dans le bac où se trouvait le poisson à soigner. Ce chauffage pourrait parfois être utile en cas où le traitement demande une augmentation de la température.

Si on ajoute dans ce bac quelques plantes naturelles une fois le traitement fini et le poisson guéri, on jettera les plantes bien sûr.
Sinon, on peut y mettre quelques fausses plantes, mais pas en plastique dur, mais très souple pour qu’il ne se blesse pas et que l’on pourra désinfecter après le traitement.

L’utilisation :

Ce bac ne sera rempli que en cas de besoin avec de l’eau du bac principal, pour éviter tout changement brusque du milieu d’origine. (même si l’agent pathogène se trouve dans l’eau du bac principal, oui).
On y fera des changements réguliers avec de l’eau neuve, plus ou moins importants suivant la maladie que l’on soigne.
Attention toujours bien suivre la notice à la lettre des traitements que l’on utilise.

Après le traitement ou la phase d’observation, (dans le cas ou c’est pour faire une quarantaine avant d’introduire un nouveau petit banc dans le bac principal), on va vider le bac et le désinfecter avec un mélange de 10% d’eau de javel et ensuite bien le rincer, et là on peut le stocker dans le placard et le ressortir uniquement en cas de besoin.

On devrait s’en sortir à la date où j’écris cette article, pour un bac hôpital, équipé d’un petit chauffage et filtre pour moins de 40 euros.. avec quelques petites fausses plantes allez 50 euros au pire, le tout en neuf bien entendu.
On peut en cherchant bien trouver moins aussi 😉

©Texte : framboizz et nostalgie pour AQUA débutant

La Pourriture des nageoires

Un symptôme assez fréquent en aquariophilie, souvent évoqué de la sorte : nageoires effilochées, nécrose des nageoires, mousse des nageoires etc..
Il s’agit en faite d’une même maladie dont les principaux agents pathogènes sont les bactéries des genres Pseudomonas sp. et Aeromonas sp. Il en existe bien plus, mais moins souvent identifiées.

Petite histoire..

C’est actuellement la maladie bactérienne la plus souvent rencontrée en aquariophilie. Auparavant on la retrouvait également mais bien plus rarement qu’aujourd’hui. L’explosion de cette maladie dans nos bacs, et dû en grande partie à l’augmentation de la demande occidentale en poissons exotiques.
Les fermes d’élevages sont devenues de véritables centres de reproduction intensive, et de ce fait les risques sanitaires ont proportionnellement augmentés et les potentiels génétiques de certaines espèces se sont totalement effondrés.
C’est donc à cause de tout ceci que les poissons du débutant : guppy, platy et autre poecilidés qui en moins de 20 ans, sont passés à un statut de poisson très délicat à maintenir. En effet leur système immunitaire a vraisemblablement perdu une grande partie de son potentiel à mesure que leurs couleurs et leurs formes gagnaient en intensité et en diversité.

Heureusement certaines fermes d’élevages ont pris conscience de ce problème récurent il y a quelques années maintenant, et procèdent de façon plus naturelle, mais pas toutes malheureusement, il y a encore une grande conscience de leur part à prendre pour revenir en arrière mais c’est principalement aussi une cause économique..

Symptômes..

Beaucoup d’espèces peuvent être touchées, mais les plus sensibles sont les poecilidés, les scalaires et les betta maintenant.
Le symptôme le plus courant est un liseré blanchâtre qui se développe sur la nageoire dorsale ou la nageoire caudale, et ensuite pour atteindre toutes les autres nageoires.

Pas traitée à temps, la taille des nageoires diminue de façon progressive avec une perte de matière assez importante et aboutie rapidement à une atrophie. Il peut arriver également que la nageoire caudale soit perdue en totalité.

Des épaississements par endroit et des lésions nécrotiques blanchâtres peuvent également être observés. Sur les nageoires paires apparaissent des tâches laiteuses et denses pouvant s’étendre sur tout le corps.

Parfois il est difficile de distinguer le liseré blanchâtre, mais les nageoires s’effilochent progressivement pour ne représenter qu’un voile très fin en lambeaux.

Le poisson va maigrir, sa couleur s’assombrir, il devient alors amorphe et meurt très rapidement, parfois même en quelques heures de temps.

On peut également alors observer une inflammation de l’anus, d’où s’étendent des filets d’excréments dans une sorte de enveloppe de muqueuse, une rougeur de la bouche et de la ligne latérale, avec parfois un voile sur les yeux, une exophtalmie, peuvent être des signes associés à cette maladie.

Remèdes..

L’antibiothérapie est le remède de choix pour cette maladie. Tous les traitements antibiotiques sont efficaces très précocement dès lors que les bactéries responsables de la maladie sont sensibles à l’antibiotique prescrit.
On sait aujourd’hui que les bactéries Pseudomonas sp. et Aeromonas sp. sont particulièrement résistantes. Il est donc recommandé, si possible d’utiliser en première intention une famille d’antibiotiques déjà validée comme efficace.

Prescrit par un vétérinaire et délivré par lui même ou par un pharmacien : Néomycinel’Oxytétracycline, ou certaines Quinolones.. à voir avec un vétérinaire pour cela..

Pour la Néomycine 50% : on propose couramment d’administrer une cuillère à café de poudre pour 100 litres d’eau net, chaque jour durant minimum 5 jours. Evidemment un changement d’eau quotidien d’environ 1/4 à 1/3 est indispensable car les antibiotiques détruisent aussi les bactéries des supports biologiques.
Pour l’Oxytétracycline, la dose est la même que pour la Néomycine 50%. Certains auteurs déconseilles la pénicilline et les sulfamides en raison des résistances déjà acquises, et ils n’ont pas tort non plus..
Attention si la maladie est découverte après > 24 heures de son développement, il est fort possible d’avoir de mauvais résultats des traitements car les conditions du milieu sont déjà favorables au développement très rapide des bactéries.

Dans le commerce différentes marques proposent des antibiotiques pour la pourriture des nageoires avec un certain succès suivant l’avancée de la maladie : Temerol d’AquascienceSera Bactopur Direct,JBL EKTOL Fluid etc..

Il est également possible que si la maladie est prise trop tard, le poisson étant donc trop faible pour supporter le traitement va mourir pendant le traitement, cela arrive souvent sans pour autant que ce soit dû au produit acheté.. mais juste à l’extrême faiblesse de l’état du poisson avant le traitement, même si cela n’est pas toujours visible de suite à l’oeil nu pour nous, il n’y a alors plus d’issue malheureusement pour lui..

Si vous avez une photo de votre poisson malade de la pourriture des nageoires, n’hésitez pas à me contacter pour la mettre dans l’article, merci d’avance

©Texte : AQUA débutant

Ichthyophthiriose ou la maladie des points blancs

Le cas le plus fréquent est que les points blancs sont isolés, cela ressemble à un poisson recouvert de grains de sel (donc plutôt visible, et assez gros tout de même pour que l’on puisse s’en apercevoir), il s’agit alors de la maladie d’ichthyo ou maladie des points blancs. C’est la maladie la plus fréquente et la plus redoutée par les aquariophiles.

L’agent responsable..

Ichthyophthirius multifiliis, est un protozoaire cilié. En effet, c’est un parasite présent sur tous les poissons.
Si le milieu lui est favorable c’est à dire : stress du poisson, variations brutales de la température, variations brutales des paramètres de l’eau, volume non adapté, cohabitants non adaptés, etc.. il va alors se développer sans attendre et pénétrer dans la peau du poisson pour se fixer. Le poisson va réagir à l’enkystement du parasite en produisant des cellules épithéliales en plus grand nombre, de plus grande taille et un mucus plus abondant, une réaction typique qui est souvent dû à l’origine du point blanc.

Par contre, si les paramètres physico-chimiques de l’eau sont adaptés et stables, (attention aux différences de températures, même lors des changements d’eau), si les poissons ont également de bonnes défenses immunitaires (Ne venant pas d’élevage intensif à coup d’antibiotiques divers), les protozoaires ont peu de chance de se multiplier.

Symptômes..

On pourra observer une certaine agitation du poisson, il respire difficilement et de façon un peu saccadé, il peut aussi piper à la surface car pendant le cycle de multiplication, I.multifiliis provoque une irritation qui entraîne une croissance des cellules branchiales et une surproduction de mucus dans les branchies et donc un manque d’oxygène pour lui. Il en résulte : une nage sur place avec un balancement du corps, des irritations provoquées par le parasite qui pénètre dans l’épiderme et s’enkyste, le frottement du poisson sur tout ce qui est à sa portée (décor, sol etc..), un affaiblissement et parfois même une destruction de sa peau lors d’infestation massive et non traitée à temps.

Traitement..

Dés lors qu’il est enkysté sous l’épithélium, I.multifiliis devient réfractaire à tout traitement chimique connu.
Il devient donc important de modifier la température du bac qui jouera alors un rôle important dans la réussite du traitement.
Élever la température de l’eau de quelques degrés (attention toutefois de ne pas dépasser non plus les 30 C°) accélère le cycle de vie du parasite. Les formes libres sont alors plus rapidement disséminées dans l’environnement et donc plus vite tuées par les traitements en cours.

Si la température du bac est chaude , le poisson doit être traité tous les deux à trois jours. Si la température est froide, le traitement ne peut être effectué que toutes les 3 à 5 semaines.
Le vert de malachite ou le formol peut très bien convenir pour des poissons en aquarium. Pas de permanganate de potassium en traitement car il attaque les branchies des poissons aux doses où il serait efficace pour les points blancs.

Quelques traitements
– formol 1 à 2 ml pour 100 litres d’eau (pas au dessus de 27 C°) (pas non plus à utiliser avec des poissons sans écailles, botia, loches, corydoras etc..)
– Bleu de méthylène : solution à 5% : 2 gouttes pour 10 litres (attention aux plantes) (tous les deux jours 3 fois de suite)
– Produit du commerce : Costapur, Punktol, Contralck, APB, ESHA, Nesosal etc.. (bien suivre la notice)
– FMC : 1ml de la solution mère pour 100 litres d’eau, une à deux fois par jour maximum (antibactérien, antifongique et antiprotozoaires). Ne pas l’utiliser au dessus de 27C° où le produit devient plus toxique pour les poissons. Ne pas utiliser avec des poissons de fond : botia, loches, corydoras etc.. Le FMC est valable juste 2 mois après fabrication, ensuite il devient progressivement toxique.

J’ai parfois aussi traité au gros sel avec de bons résultats (de Guérande, uniquement du sel de mer non iodé) à raison de 5g par litre d’eau net à mettre en une seule fois et une augmentation de la température progressive jusque 28/29C°. Au départ de la maladie cela marche parfois très bien sans devoir traiter plus. Ce sont les plantes qui font un peu la tête pendant le traitement mais reprennent très bien ensuite (en principe).

En cas de complications bactériennes, il est important de mettre en place une antibiothérapie associée.
Après 2 jours : renouveler 1/3 de l’eau
Après 14 jours : renouveler le traitement au moyen d’une demi dose de FMC pour éviter la réinfection

Malheureusement depuis 2005 il y a des souches résistantes de points blancs qui ont été rapportées. La souche la plus récente est une variété qui présente une phase de dissémination fixée (et non libre), ce qui rend les traitements nettement moins actifs..

Nouveautés..
Il est possible maintenant de vacciner ses jeunes poissons contre certaines maladies dont la maladie des points blancs, afin de fortifier leurs défenses naturelles. Il existe plusieurs façon d’administrer les vaccins : par injection, en bain ou par voie orale..
Pour l’instant ces vaccins bien que possible pour nos habitants et testés par des aquariophiles avec beaucoup de succès, sont utilisables surtout pour les poissons d’élevage de chairs.
Ils restent encore quelques petits problèmes à résoudre à l’heure actuelle mais les chercheurs y travaillent..

Nous pourrions bientôt voir arriver les vaccins dans nos magasins d’aquariophilie sous forme orale par exemple.. et ainsi éviter un bon nombre de maladies dans nos aquariums.. A suivre !

© Texte AQUA débutant

Les Parasites dans l’aquarium

l’Histoire de ces indésirables..

L’environnement aquariophile connait les parasites plus ou moins petits. Ils vont se développer « sous » ou « sur » la peau des poissons ou encore dans l’organisme de l’hôte infecté.
Ils peuvent causer parfois de gros dégâts et il faut pour cette raison toujours bien surveiller leur présence.

Les parasites externes

Les parasites externes se développent en général sur la peau et les branchies des poissons. Un exemple concretPiscicola geometra une sangsue qui ressemble à une petite virgule qui se déplace plus souvent dans une pièce d’eau que dans un aquarium, mais elle suce le sang du poisson et fini par l’affaiblir.
Ces sangsues apportent très souvent des maladies tel que : « le trypanosome » qui est un parasite sanguin.

D’autres parasites microscopiques et externes sont les protozoaires ciliés responsables de la « costiase » ou « costiose ».
Ils vont s’encrer sur la peau et les branchies du poisson et se nourriront de cette manière.
Les poissons atteints de ces parasites commenceront par se frotter et s’écailleront de plus en plus, provoquant ainsi des blessures de l’épiderme qui finiront par s’infecter.
Parmi ces parasites, on retrouve également des ciliés appelés communément « la maladie des points blancs » qui eux s’installeront directement sous la peau des poissons. Les poissons auront alors une apparence qui donnera l’impression d’une robe saupoudrée de sel avec les mêmes symptômes de frottement cités précédemment.

Attention, toutefois un poisson qui se frotte et présente des mucosités, cela peut également être la cause deGyrodactulus spp.., ce sont des vers plats ( Parmi ces vers, il y a un cas assez exceptionnel, en effet Diplazoon paradoxum possède une pratique sexuelle assez unique et fusionnelle : Ils s’agrippent dans les branchies de Cyprinidés, deux individus qui possèdent les deux sexes et peuvent ainsi fusionner définitivement, croisant même jusqu’à leurs intestins, en vrai couple fou amoureux l’un de l’autre.. ).

Les poux de la peau :
Les poissons ont également des poux : Ce sont des crustacés transformés afin de vivre à plat sous la peau et pourront ainsi la dévorer.
On retrouve surtout sur la carpe Argulus sp le plus fréquent, mais aussi un autre crustacé copépode « vers ancre » dont Lernaea sp..
La femelle est bien ancrée dans le muscle de son hôte, laisse flotter à l’extérieur deux sacs d’oeufs bien visibles. Ses oeufs vont se libérer et se développer dans le milieu aquatique, mais surtout partiront à la recherche de son futur hôte (poisson) après quelques jours.

Les parasites internes

Une jolie collection existe en interne et peuvent affecter toutes sortes d’organes :
~ Les os et le cartilage : un protozoaire qui s’attaque jusqu’au os du crâne du poisson et va perturber ainsi la faculté de l’équilibre du poisson.
~ Les muscles : divers protozoaires sporozoaires, un groupe qui est exclusivement parasitaire comme par exemple dans la maladie du néon « Paracheirodon innesi » et aussi d’autres characidés atteints de pleistophorose. 
~ Les yeux : la douve de l’oeil, qui peut rendre complètement aveugle le poisson.
~ Reins, foie, vessie, coeur, sang etc… : peuvent être envahis de vers plats cestodes (même groupe que notre vers solitaires), exemple : Ligula intestinalis « la ligulose «  les poissons deviennent alors gonflés et complètement déformés.

Reproduction des parasites :

Pas évident du tout pour un parasite de rencontrer un hôte (poisson), de s’y fixer, d’y pénétrer et en plus d’atteindre un organe précis, de rencontrer de surcroit, un partenaire pour se reproduire. Pas évident son parcours, dirons-nous..

Certains, et en particulier de nombreux parasites externes ont un cycle de développement plus direct que d’autres.
Ils vont se mettre à pondre des oeufs qui vont se développer et les jeunes vont s’installer directement sur l’hôte.

Certains autres au contraire, comme Ligula intestinalis ont plus de difficultés pour y parvenir.
En effet ils devront passer par plusieurs hôtes successifs qui vont assurer le transport vers un hôte définitif où le parasite pourra atteindre sa maturité.
Parfois ils se servent de différents hôtes pour obtenir des étapes multiples asexuée.

Lorsque ces parasites trouvent leur bonheur pour se reproduire, il se passe alors une reproduction incroyable… Autant leur chance d’y arriver est infime, autant la réussite leur est productive, un petit copépode parasite peut pondre une centaine de millions d’oeufs dans l’année, ça donne une idée de l’infestation qu’il peut y avoir, quand la chance est à leur porte…

Conclusion :
Un Aquarium est un milieu clos et bien réduit par rapport à la nature, même pour les très gros volumes, des parasites à cycle direct peuvent donc facilement se transmettre d’un hôte à un autre, ce qui devient rapidement une catastrophe parmi nos habitants, ce qui es le cas par exemple de « la maladie des points blancs » d’autant plus qu’elle se transmet parmi toutes les espèces de l’aquarium, pareil pour l’Oodinium « la maladie du velours » ou encore Lernaea sp..

Par contre, bon nombre de parasites ne pourront pas se reproduire, ni même survivre hors d’un hôte particulier, ce qui limite les dégâts en aquariophilie.
Beaucoup de parasites très complexes qui devraient faire appel à des hôtes intermédiaires comme un crustacé, un oiseau, du plancton, un insecte.., auront peu de chances de réussir leur cycle vital en aquarium qui est tout de même un milieu clos, c’est le cas par exemple des vers plats trematodes digènes dont l’hôte doit être impérativement un oiseau piscivore, ce qui ne risque pas d’arriver avec votre aquarium à la maison.

Les parasites peuvent toutefois entrer dans l’aquarium car le milieu n’est pas totalement fermé hermétiquement.
Ils arrivent le plus souvent, soit avec un nouvel arrivant qui n’a pas fait de quarantaine et qui provient du milieu naturel et donc serait sujet à multiples parasites.
♣~ Soit cet arrivant vient d’une pisciculture en milieu certes plus contrôlé mais aussi plus dense, et donc à risque.
♣~ Soit en passant par la chaine de commercialisation le poisson peut effectivement faire de mauvaises rencontres.
♣~ Soit encore, venir du sable, de l’eau, des invertébrés… les probabilités d’avoir des poissons parasités peuvent être importantes en aquariophilie, il faut donc bien observer ses poissons régulièrement, rester vigilant car l’aquariophile n’est pas à l’abri de ces hôtes indésirables dans son bac.. n’oubliez pas non plus que les entretiens réguliers sont très importants pour la bonne santé de vos poissons…

© Texte : framboizz, sur quelques informations reprises du magazine
Magazine : L’aquarium à la maison N°86