Killi Oryzias Woworae

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Décrit en 2010 et importé depuis, Oryzias woworae possède un comportement intéressant pour aller à la conquête de nos aquariums.

Un poisson coloré, facile à acclimater, Oryzias woworae comporte beaucoup d’avantages pour rivaliser nos amis les vivipares.
Ce petit killi est une nouvelle espèce si on peut dire, que les jeunes passionnés ne manquent pas de s’arracher et d’en discuter sur divers forums sur le net.. Même si le genre Oryzias a été décrit il y très longtemps en 1906 par Jordan et Snyder.
Il appartient à la famille des Adrianichthyidés.
Aujourd’hui on retrouve principalement sur le marché français depuis Février 2011.
Le Oryzias woworae est d’origine de l’île de Muna (indonesie). Son lieu de vie naturel est constitué de lacs et de petites rivières.

Description

L’oeil est très bleuté et assez grand. La coloration de cette espèce est superbe : le corps du mâle est bleu métallique et nacré derrière l’opercule.
Les nageoires pectorales rouge sont en mouvement saccadé et donne l’impression que ce poisson vole dans l’eau !
La partie arrière du ventre située entre l’anale et la caudale, est souvent lignée d’un trait rouge intense, particularité partagée par la femelle.
Les premiers rayons supérieurs et inférieurs de la caudale sont bordés de rouge.

La femelle présente un corps vert pâle translucide et des nageoires moins colorées. Au sein du banc constitué de vingt sujets sauvages, certaines femelles présentent une ligne abdominale rouge et d’autres, une ligne jaune.
A l’heure actuelle il est prématuré d’avancer l’hypothèse d’une sous-espèce ou d’une coloration locale. Il s’agit sans doute d’une variabilité chromatique.
Les mâles, d’une taille adulte d’environ 4 cm, sont plus trapus que les femelles, plus élancées et légèrement plus grandes.

Maintenance

Oryzias woworae est un poisson grégaire, installé en banc important il n’est pas farouche et peut être maintenu en bac d’ensemble ou dans un bac de 54 litres par exemple.
Les mâles poursuivront sans véhémence les femelles et sont territoriaux entres-eux. Sans gravité aucune.
Tout simplement lorsqu’un mâle devient dominant, il danse devant les femelles sa gorge devenant alors bien plus rouge et ses nageoires ventrales noircissent.

Il apprécie une eau alcaline et une très bonne oxygénation. Il aime les forts courants. La température de l’eau est dans son milieu naturel environ à 26/ 27 degrés.
Un pH de 6 à 7,5 – un GH de 5 à 15 maxi
L’espèce supporte aussi une eau un peu plus douce et acide.
Un bac planté est recommandé pour maintenir cette espèce : des Vallisnérias spp., Ceratophyllum demersum et Ceratopteris spp., offrant des abris ombragés et des lieux de ponte. On peut également la maintenir en bac spécifique avec des espèces endémiques comme Mugiligobius spp., Telmatherina bonti ou encore Hemirhamphodon tengah.

Alimentation et reproduction

Apprécie une nourriture congelée de qualité (larves de moustiques variées). Cela facilite aussi l’acclimatation de cette espèce.
Rapidement, les Oryzias acceptent toutes les nourritures, en particulier les mélanges de proies fines lyophilisées. Au moment du repas, les Oryzias woworae sont très agités et mangent avec avidité tout ce qui tombe dans le bac.
Leur bouche supère leur permet de capturer plus facilement les proies flottantes.
Les nourritures vivantes et variées restent utiles dans l’espoir de les reproduire et de les voir arborer leurs plus jolies couleurs.

Oryzias woworae est enclin à se reproduire le matin. Dès les premières lueurs du jour, les parades commencent autour des plantes. Le mâle dominant nage dans tout le bac, puis agite ses nageoires frénétiquement : si la femelle ne vient pas, il part dans sa direction pour la pousser près des plantes.
La femelle émet une grappe d’oeufs adhésifs qui reste collée à son ventre et à sa nageoire anale : pour déposer ses oeufs, elle se frotte entre les feuilles.
La difficulté consiste à récolter rapidement les oeufs afin d’éviter qu’ils soient dévorer par les parents.

Conclusion

Une nouvelle espèce qui fait fureur et remplace très souvent les vivipares maintenus par les aquariophiles.
Pourquoi ne pas tenter.. On en trouve pas encore partout, mais on peut toutefois les commander dans son magasin aquariophile.

© Texte : framboizz, sur quelques informations parues dans le Magazine : L’aquarium à la maison

Tétra Purple (Hyphessobrycon metae)

Le Tetra Purple
Hyphessobrycon metae

metae1.

Son habitat d’origine..

Il est originaire du bassin Rio Orinoco en Colombie et au Venezuela. Le nom de l’espèce provient du bassin Colombien « Rio Meta », qui se jette dans l’Orénoque et à partir duquel le type de spécimen a été collecté.
Mais il est surtout retrouvé dans les rivières et affluents atones. L’eau de ces biotopes est souvent ambrée avec des tanins et autres produits chimiques libérés par la décomposition organique naturelle de la végétation. Ce qui donne en effet, une qualité d’eau très acide.

rio-metaPhoto source

Description et comportement

Il mesure adulte environ 5 cm, les femelles sont plus rebondies que les mâles.
Il fait partie de la famille des Characidés.
L’espèce a le corps généralement transparent avec une ligne blanchâtre plutôt irisée et assez épaisse, qui s’étend des branchies à la base des nageoires caudales. On retrouve un éclat du Bleu/vert au jaune irisé sur le reste de la robe. La partie antérieure du corps est noire avec un peu de jaune/or irisé.
« Purple » en anglais veut dire « violet » hors, il n’y a absolument aucune coloration violette, mais par contre, je dirais pour en maintenir personnellement une dizaine dans mon bac, que leur robe a un reflet plutôt bleuté que violet..

Difficile à trouver d’élevage. Quand on retrouve cette espèce dans un magasin d’aquariophilie, (et c’est très rare d’en trouver d’ailleurs) elle est très souvent d’origine sauvage. Il faudra donc être très minutieux avec l’acclimatation.
Un poisson qui petit n’attire pas le regard des aquariophiles dans le bac d’un magasin, mais qui devient cependant, de toute beauté une fois adulte, et brille de mille feux sous l’éclairage du bac.

Maintenance

A partir d’un volume de 72 litres au minimum car c’est un bon nageur.
Température : 22 à 28 degrés
PH : 5,0 à 6,5
GH : 2 à 8

Il est très important de respecter les paramètres de l’eau pour cette espèce, elle ne prospère pas du tout dans une eau alcaline !
C’est un poisson grégaire. Il est à maintenir par 10 sujets pour former un banc. Au plus ils seront nombreux, au plus le comportement sera naturel et idéal pour une bonne santé.

Pour les maintenir dans un habitat idéal pour eux..
Utilisez un substrat de sable de rivière (sable de loire) et ajoutez quelques branches de bois flotté. Quelques poignées de feuilles séchées tel que, des feuilles de Chênes ou encore feuilles de Cattapa, viennent donner un aspect naturel de l’environnement.
Il est toutefois possible d’ajouter de la tourbe dans la filtration afin d’acidifier un peu l’eau et de lui donner un aspect ambré pour recréer les eaux noires de l’endroit naturel où l’on retrouve Hyphessobrycon metae.
L’éclairage n’a pas besoin d’être puissant.
On peut cependant le maintenir dans un bac fortement planté, mais ce n’est pas un critère principal et ce n’est pas retrouvé non plus dans son milieu naturel.

Nourriture

Bien que carnivore dans la nature, l’Hyphessobrycon metae va manger de tout en aquarium.
Un régime composé de paillettes et granulés mélangés avec quelques petits aliments congelés et parfois vivants (tels que vers de vase et les larves d’insectes) sera suffisant.
L’importance nous le répétons, est de diversifier la nourriture des poissons et de leur donner une alimentation de qualité.

Reproduction

Peut être fait naturellement dans le bac d’ensemble, mais sans grande chance de voir des petits, quoi que.. ça arrive..
Sinon il faudra prévoir un bac faiblement éclairée qui contient des touffes de plantes à feuilles fines comme la mousse de Java afin de donner aux poissons un endroit pour déposer leurs œufs.
Il faudra filtrer sur tourbe, et avoir une faible filtration.

Attention, les adultes mangent les oeufs, pour avoir la chance de voir des petits, il faut retirer les parent dès que les œufs sont repérés. Ceux-ci éclosent en 24-36 heures et les alvins ont une nage libre 3 à 4 jours plus tard.
Les oeufs et les alevins sont sensibles à la lumière dans les premiers stades de la vie, le bac doit être maintenu dans l’obscurité, si possible.

Hyphessobrycon metae.jpg

 

©Texte et photos : AQUA débutant

Tétra Fantôme Rouge (Hyphessobrycon sweglesi)

Hyphessobrycon sweglesi 
(Le Tétra fantôme rouge)

Hyphessobrycon-sweglesi-malePhoto source

Son habitat naturel..

Limité à la partie colombienne du bassin Rio Orinoco.
Il vit principalement dans les zones boisées, dans les affluents atones au large des principales rivières et canaux. L’eau dans ces biotopes est souvent noire avec des tanins. La décomposition organique végétale de l’environnement rend l’eau très acide.

Description

Mesure 4 cm adulte. Il fait partie de la famille des Characidés.
Sa robe est rouge avec une tache noire sur le flanc.
On retrouve un fin liseré noir sur les bords de sa nageoire anale.

Le mâle développe une longue nageoire dorsale.
En comparaison, la nageoire dorsale des femelles est plus courte et se termine par une pointe blanchâtre. Les femelles ont tendance à avoir un profil un peu plus trapu que les mâles.

Maintenance

A partir d’un volume de 70 litres.
Maintenir le Tetra fantôme rouge en banc de 10 individus minimum.

Température : 22 à 28 °C
pH de 5,5 à 7
GH de 3 à 12
Le maintenir dans bac avec un sable de loire, des racines, quelques poignées de feuilles séchées (feuilles de Hêtre peut être utilisées, ou des feuilles de chêne sont également appropriées) et viendraient en plus compléter l’aspect naturel. Les plantes ne sont pas une caractéristique de cette espèce, mais préférable tout de même en aquarium, afin que le poisson puisse s’isoler en cas de besoin.
Un petit filet de tourbe peut être ajouté à la filtration afin d’aider à la simulation des conditions d’eau noire. Utilisez un éclairage assez faible.

Il est important de faire des changements d’eau réguliers, cette espèce à besoin d’une eau bien propre.

On peut maintenir le Tetra fantôme rouge avec Hemigrammus ou Hyphessobrycon Poissons crayoncichlidés nains, Corydoras et de petits Apistogramma, loricariidés. Dans un cadre plus général en bac communautaire, on peut aussi combiner avec les petits rasborasbarbusAnabantidés. 

Nourriture

Facile à nourrir. Il acceptera volontiers à peu près tout ce qu’on lui offre. Afin d’obtenir de jolies couleurs et une bonne santé physique, il est important de leur offrir des repas réguliers de petits aliments vivants et congelés tels que, vers de vase , daphnies, artémias, flocons séchés et granulés.

Reproduction

Il est nécessaire pour une réussite de les mettre dans un bac de reproduction.
Quand les femelles sont pleines d’œufs et que les mâles affichent leurs plus belles couleurs, sélectionnez la plus grosse femelle ainsi que mâle le plus coloré du groupe, et les transférer vers le bac de repro dans la soirée.
Ils devraient se reproduire le lendemain matin. Fait intéressant, au cours de l’acte lui-même, le couple se tournent souvent complètement à l’envers.

Le bac de reproduction..
Un bac plutôt sombre et peu éclairé qui contient des amas de feuilles, de la mousse de Java.. afin de donner aux poissons un endroit pour y déposer leurs œufs. Sinon, vous pouvez couvrir la base de la cuve avec une sorte de maillage. Cela devrait être assez grand pour que les oeufs puissent tomber à travers, mais assez petit pour que les adultes ne peuvent pas les atteindre.
L’eau doit être douce et acide dans la gamme de pH 5,5/6,5 et de gH 1/5 et une température entre 24 et 27 degrés.

Les oeufs éclosent au bout de 24-36 heures, les alvins ont une nage libre 3-4 jours plus tard. Ils doivent être nourris avec des infusoires.
Les œufs et les alevins sont sensibles à la lumière dans les premiers stades de la vie et le bac doit être maintenu dans l’obscurité, si possible.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Tétra Voilier (Crenuchus cf. spilurus)

Crenuchus cf. spilurus

crenuschusPhoto source

Habitat naturel..

Son type d’environnement se retrouve à la rivière Essequibo en Guyane mais cette espèce est actuellement retrouvée dans une grande partie de l’Amazone et de l’Orénoque ainsi que les fleuves côtiers du Guyana, la Guyane française et le Suriname.

Il est retrouvé la plupart du temps dans les cours d’eau de la forêt et des petits affluents, et se reproduit très souvent dans les forêts inondées pendant les périodes où la hauteur d’eau est devenue haute.

Ses habitats les plus favorisés sont caractérisés par de grandes quantités de végétation en surplomb de la rive.
L’eau est généralement un peu colorée façon « thé » en raison des substances libérées par la décomposition de la matière organique qui retombe dans l’eau venant de la végétation de la rive le plus souvent.
Le fond de l’eau a tendance à être couvert par des branches tombées, des racines d’arbres et des feuilles mortes.

habitat-pres-de-iquitos-perouPhoto source

Description

Il fait partie de la famille des characidés. On l’appelle communément « Sailfin tetra » ou encore le « Tétra voilier ».
Le motif de couleur, la morphologie et la nageoire à la taille adulte, varie quelque peu au niveau de l’espèce même, il est donc difficile de décrire précisément l’espèce.
Les mâles adultes sont plus grands, plus colorés, et développent une nageoire dorsale et anale plus longue et pointue que les femelles.

Maintenance

Volume du bac pour à partir de 72 litres pour un couple, sinon pour un groupe prévoir 180 litres.
Température : 20 – 28 ° C (25 idéalement)
pH : 5 – 7 (5,5/6 idéalement)
GH : 2 à 15 (5 idéalement)
KH : 1 à 3 (2 idéalement)
Autant partir sur une eau osmosée que l’on reminéralise ensuite avec des sels pour obtenir les paramètres idéaux pour leur maintenance.

Il vit entre 3 et 5 ans dans de bonnes conditions.
Adulte il mesure entre 5 et 6 cm environ.
Pacifique avec les autres espèces en principe, malgré que l’on peut lire parfois qu’il est agressif avec les plus petites espèces que lui et parfois pas du tout (cela doit dépendre des caractères) mais dans tous les cas, il ne fait pas toujours un compagnon idéal dans un bac communautaire en raison de sa nature plutôt timide, il nage plutôt sur le fond du bac, et en aquarium il est préférable de lui créer un biotope.

L’ajout de la litière de feuilles séchées apportera la sensation naturelle et tout en offrant une couverture supplémentaire pour le poisson. De plus elle donnera lieu à la croissance des colonies de microbes lors de sa décomposition.
Ceux-ci peuvent fournir une source de nourriture secondaire précieuse pour les alevins et les substances humiques libérées par les feuilles en décomposition sont également considérées comme étant bénéfiques. Feuilles de chêne ou de Catappa peuvent être utilisées.
Il n’y a aucun besoin d’utiliser de la tourbe naturelle car le prélèvement fait dans la nature est non durable, et de plus, écologiquement destructif pour la flore environnementale et donc la faune.

Le bac n’aura pas besoin d’un éclairage intense, on y mettra alors des plantes pas trop exigeantes en lumière telles que :
Microsorum , Taxiphyllum ou Cryptocoryne spp., une végétation flottante peut être envisager, en particulier Ceratopteris spp. que l’on peut utiliser en plante flottante pour ce biotope.

Attention à ne pas mettre cette espèce dans un bac immature, il faut que le bac soit vraiment bien cyclé et stable au niveau des paramètres. En effet une variation de ces derniers pourraient les rendre malades et les faire mourir rapidement, ils y sont très sensibles aux paramètres.

Idéalement on le maintiendra comme seule espèce et on fera un bac biotope. Les mâles adultes nuptiaux sont territoriaux dans une certaine mesure, mais les dégâts physiques sont plutôt rares à condition que le décor est disposé de manière à ce qu’il y a beaucoup de cachettes on utilisera pour cela des racines et de nombreuses pierres où ils pourront se cacher.

Alimentation

Principalement un micropredator nourrissant de petits invertébrés et autres zooplancton.
Il se nourrit aussi facilement de sec, on n’oubliera pas de varier la nourriture et de lui offrir aussi en vivant ou congelé
des artémias, des vers grindals, des daphnies etc..

Reproduction

Ils vont frayer parmi la litière de feuilles mortes. Le mâle prendra la responsabilité de s’occuper de l’oeuf et de couver.

Les mâles sexuellement actifs forment de petits territoires temporaires au centre duquel se trouve une petite grotte normalement formée à partir de la litière de feuilles dans la nature, bien que en aquarium toute structure appropriée peut être choisie également. Ils tentent alors d’attirer les femelles dans le voisinage pour entrer dans la grotte par un jeu avec leurs nageoires assez spectaculaire.

Les œufs sont en principe fixés sur le dessus de la « grotte » choisie par la femelle éjectée après la ponte.
L’incubation est normalement de 36 à 48 heures. Les alvins auront une nage libre autour de 4-6 jours plus tard.

La première reproduction est rarement à terme, car les poissons encore jeunes et inexpérimentées peuvent manger leurs premières couvées. Ils faut parfois plusieurs tentatives avant qu’ils comprennent.

Le mâle continuera à les garder avec diligence au cours de cette période. Une fois les alvins en nage libre on pourra leur offrir une nourriture de qualité avec des micro-vers, nauplie d’artémia etc..

Les poissons adultes de la même espèce ne sont généralement pas prédateurs avec les alevins. Toutefois, observez-les attentivement au cas où des signes de prédation seraient visibles, et voir si vous devez les séparer des parents ou les laisser ensemble.

©Texte AQUA débutant

Poisson Hachette Marbré (Carnegiella strigata)

Le Carnegiella strigata 
Le poisson hachette marbré

hachette marbrePhoto source

Son habitat naturel..

L’espèce est surtout retrouvée le long de l’Amazonie Bolivie, au Brésil, au Pérou et en Colombie, dans l’Orénoque au Venezuela Río et certains bassins côtiers du Guyana et du Suriname sans être très clair sur ces derniers..
La majorité des poissons dans le commerce et des plantes ornementales, sont collectés dans le bassin du Río Negro au Brésil.
D’après ceux qui l’ont retrouvé, il semblerait qu’il vit uniquement dans les eaux noires.

Dans le Río Negro il habiterait soi-disant igapó Igarapé qui sont des habitats caractérisés par une très forte épaisseur de végétation et du substrat recouvert de branches tombées, des racines d’arbres et de feuilles mortes qui viennent uniquement du rivage terrestre.

L’eau est généralement acide et la dureté de carbonate est négligeable, elle est plutôt teintée brune en raison de la présence des substances humiques libérées par la décomposition des matières organiques.

Le Rio Negro a une plaine inondable importante et le niveau d’eau peut monter jusqu’à 15 mètres pendant la saison humide annuelle.
Pendant la période d’inondation des petits poissons tels que C. strigata se déplacent alors en amont au sein des affluents de la rivière, puis latéralement dans la forêt inondée elle-même afin de se nourrir et se reproduire, et retournent vers les affluents.

Type d’habitat en période d’inondation..
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Description

Il fait partie de la famille des Gasteropelecidés.
Mâle comme femelle, mesure entre 3,5/4 cm.
Histoire de son nom :
Carnegiella : nommé en l’honneur de Miss Margaret Carnegie Miller en référence à la grâce des membres du genre.
Strigata : strigatus en latin, signifie « avoir des bandes transversales ».

Il peut être dit, que en dehors des autres membres du genre par sa taille adulte grande et sombre, qu’il possède un motif marbré de couleur apparaissant comme une série de bandes sombres et claires en diagonale en travers du corps en dessous de la ligne latérale.
Certains spécimens vont grossir et s’arrondir plus que d’autres, on pense que ce serait les femelles adultes..

Ils possèdent tous une couleur qui est variable et d’ailleurs les populations sont également connues pour présenter des différences dans la profondeur du corps ainsi que le nombre de rayons anal-fin avec une description de plusieurs sous-espèces, à savoir C. strigata fasciata (Garman, 1890) fut décrite à partir de Tabatinga, au Brésil, à proximité des «Tres Fronteiras» où les frontières du Brésil, le Pérou et la Colombie se rencontrent, C. strigata vesca (Fraser-Brunner, 1950) à partir de la rivière Mazarumi, Guyana, C. strigata marowini (Hoedeman, 1952) à partir de la rivière Marowini, Suriname et C. strigata surinamensis (Hoedeman, 1952) à partir d’un marécage sans nom, dans le nord du Suriname.

Géry (1977) fait référence à ces sous-espèces « formes » et a choisi d’en reconnaître deux distinctes; C. strigata strigataavec un motif de couleur essentiellement en forme de V découverte en Guyane, au Suriname et certaines parties de l’Amazonie, et C. strigata fasciata avec un motif de couleur en forme de Y qui fut trouvée tout au long de l’Amazone, tout en notant l’existence de formes intermédiaires qui habitent le Rio Negro et de l’Orénoque.

Bien que l’ensemble de ce qui précède est actuellement considéré comme synonyme de C. strigata cela pourrait très bien être sujet à changer à l’avenir, compte tenu des résultats d’une étude publiée en 2012 par Schneider et al. sur les espèces retrouvées dans le Rio Négro.. à suivre..

Un petit démenti..
On les dit parfois être capable de vol propulsé au-dessus de la surface de l’eau en battant des nageoires pectorales, mais en réalité ce n’est pas le cas, et cela fut réfuté par Wiest (1995) qui a calculé le record de vitesse en photographie/vidéo pour démontrer que les nageoires pectorales sont utilisées dans le cas d’une sortie de l’eau mais jamais quand le poisson est à l’air libre.
L’action est décrite plus précisément comme un saut puissant qui serait en fait une réponse à une menace et serait seulement utilisé dans des circonstances extrêmes tout comme de nombreuses autres espèces de poissons.

Le chercheur a également constaté que les poissons semblent seulement être capable de sauter une ou deux fois avant de nécessiter une période de repos en raison de la grande quantité d’énergie nécessaire pour faire travailler les énormes muscles de leur ceinture scapulaire. Il a également constaté que C. Srigata fait exactement la même chose que les autres petites espèces en cas de fatigue intense, à répondre à une menace persistante, ces derniers plongent vers le substrat.

Maintenance

Température : 20 à 28 degrés
pH : 4 à 7
GH : 1 à 10
Attention à bien l’acclimater et bien respecter les paramètres ainsi que le choix des autres habitants avec lui car c’est un poisson assez sensible à la maladie des points blancs si il n’est pas tranquille et serein dans le bac.

A partir d’un volume de 72 litres. A maintenir en groupe de 8/10.
Pour un biotope, l’idéal serait d’avoir un sol plutôt sombre, avec une petite végétation flottante qui va rassurer et rassembler les poissons qui passent leurs temps en surface.
L’aquarium sera décoré avec des branches de bois flotté et une litière de feuilles séchées peut également ajoutée ce qui produira un effet de décomposition et une colonisation microbienne s’installera comme dans son habitat naturel.

La filtration doit être douce, et veillez tout de même à ce que le couvercle de l’aquarium soit bien placé, pour leur éviter un saut hors de l’aquarium dû à la peur d’un passage brusque à côté du bac par exemple.
Bien que lorsqu’ils se sentent à l’aise, les aquariophiles nous relatent qu’ils ne sautent pas du bac même ouvert, mais prenons des précautions..

Très calme de nature comme espèce, mais cela ne fait pas de lui le poisson communautaire idéal en raison de sa petite taille et de sa nature plutôt timide. Dans une communauté, il vaut mieux le placer avec des poissons de taille similaire, comme des petits characidés pacifiques, des petits poissons-chats ou petits loricariidés afin qu’il ne soit surtout pas stressé.

Alimentation

Dans la nature, c’est un prédateur de petits invertébrés terrestres et aquatiques et autres zooplancton pris à la surface de l’eau.
En aquarium, il accepte des aliments déshydratés d’une taille convenable, mais il faudra varier régulièrement ses repas avec du vivant et du congelé tels que : des nauplies d’artemia, des daphnies, des vers grindals, des micro-vers, etc..

Reproduction

Aucune information fiable à ce jour en aquarium..

Petite information générale supplémentaire sur la famille :

Des résultats de recherches ont conclu que, la famille de Carnegiella est le groupe frère des Gasteropelecus avec Thoracocharax. Tandis que d’autres plus anciens, disent que les Gasteropelecidae forme un monophylétique clade¹imbriquée dans la famille des Characidés.

Cette taxonomie et morphologie d’une énorme diversité, a toujours porté atteinte à la capacité des chercheurs à résoudre leurs relations génétiques avec de nombreux genres restants Incertae sedis².

¹: Utilisé en référence à un groupe taxonomique contenant tous les descendants d’un seul, souvent hypothétique ancêtre commun, souvent caractérisé par un ou plusieurs synapomorphies. Un clade est un groupe monophylétique.
²: Est une expression latine signifiant « de siège incertain » utilisée pour désigner un taxon dont la position dans la classification scientifique du vivant n’est pas encore totalement définie.

©Texte : AQUA débutant

Rasbora Arlequin (Trigonostigma Heteromorpha)

Le Trigonostigma Heteromorpha
Le Rasbora arlequin

Trigonostigma-heteromorphaPhoto source

Son habitat naturel..

On le retrouve sur Kuala LumpurSelangorMalaisie, mais cette espèce est généralement citée comme étant originaire du sud de la Thaïlande, de la Malaisie péninsulaireSingapour et les îles de Bornéo ainsi que Sumatra Greater Sunda.

Les populations retrouvées en Thaïlande semblent se limiter à la région de Narathiwat près de la frontière avec la Malaisie péninsulaire. Dans cette dernière, il est plus largement trouvé dans des zones de forêts de tourbières, dans les États de Selangor, KelantanTerengganuPahang et Johor.

L’ampleur de sa diffusion dans les îles Grand Sunda est moins claire. Alors qu’il se trouve certainement sur ​​l’île de Bintandans les îles Riau provinceSumatra. Cependant, il ne semble pas exister une seule apparition confirmée sur Bornéo, comme souvent évoqué

Les poissons sauvages capturés dans la nature sont rares à retrouver en aquariophilie car ils sont plus souvent reproduits pour la vente commerciale. 

Il vit dans les cours d’eau forestiers et leurs affluents où des plantes aquatiques sont submergées telle que : de la :Cryptocoryne qui se développe abondamment.

L’eau est parfois de teinte légèrement brune/jaunâtre, ceci est du à la présence de tanins et autres substances libérées par la décomposition organique la matière végétale et du substrat qui est parsemé de feuilles mortes, de brindilles et de branches.

Ces environnements contiennent typiquement une eau douce faiblement acide, à eau neutre.
Ils sont souvent faiblement éclairés en raison de la végétation marginale qui est dense et la canopée qui se trouve au-dessus de la forêt.

Trigonostigma-heteromorpha-habitat-Mersing-MalaysiaPhoto source

Description

Il fait partie de la famille des Cyprinidés.
Adultes les femelles ont un ventre plus arrondi et sont également un peu plus grandes que les mâles qui eux, sont nettement plus colorés et plus mince.

Plusieurs souches ornementales sélectives de race sont devenues également disponibles dans le commerce, y compris bleu, noir et or.
T. Heteromorpha peut être confondu avec l’aspect semblable de T. espei et T. Hengeli il faut bien regarder, mais il n’est pas compliquer de les distinguer.

Explication pour les différencier..
La base de la coloration du corps de T. Heteromorpha est plus rosée. Il a le corps avec la caractéristique de marquage (tache noire) qui est plus large, mais aussi d’une forme plus triangulaire et de couleur plus foncé.

T. espei a généralement une robe d’un cuivré brillant/couleur rougeâtre avec un corps plus mince, alors que T. Hengeli est un poisson légèrement plus petit avec une couleur plutôt dans les gris/incolore pour l’aspect de la robe, et un éclair de pigmentation de couleur orange vif le long de la partie supérieure et antérieure de la virgule de marquage (tache noire).

Maintenance

Température : 22 à 28 degrés (sachant que 25 est parfait pour une maintenance à long terme).
pH : de 5,5 à 7,5
GH : 2 à 8

Il est à maintenir dans un bac d’au moins 80 cm de façade. On y mettra pas moins de 10 spécimens, c’est un poisson grégaire qui a besoin de vivre en groupe pour s’y sentir à l’aise.

Pour un biotope idéal..
Pour la couleur du sol, c’est un peu au choix, sachant que un sol sombre fera ressortir ses couleurs.
On y placera des racines et des branches de bois placées de telle sorte que beaucoup d’endroits seront ombragés et formeront des sorte de petites grottes.
Des feuilles séchées de chênes, de hêtre ou de Catappa peuvent être placées sur le sol, ce qui aura l’avantage de mettre l’accent sur l’aspect naturel de son habitat. Les tanins et autres substances libérées par les feuilles en décomposition, aideront à simuler les eaux noires de son environnement naturel.

Un éclairage faible est idéal pour maintenir l’espèce que l’on associera avec des plantes qui aiment ce genre d’environnement telles que : Microsorium, Taxiphyllum, Cryptocoryne et Anubias. on pourra aussi pour parfaire le tout, en y ajoutant une touche de végétation flottante qui tamisera la lumière. T. Heteromorpha vous offrira alors pour votre regard d’aquariophile, toute sa beauté.

On pourra faire un biotope autour de la malaisie avec des espèces compatibles telles que : lineatus Puntius ,p’pentazonaTrigonopoma pauciperforatumRasbora einthoveniiBrevibora dorsiocellata et Pangio spp suivant le volume de votre bac.

Son maintien en nombre décent lui permettra d’être moins nerveux avec un comportement plus naturel.
Les mâles vont également afficher leurs plus belles couleurs, étant donné qu’ils seront en concurrence avec d’autres pour attirer l’attention des femelles. On choisira de les mettre au minimum par 10 spécimens.

Nourriture

C’est un micro-prédateur dans la nature, il mange de petits insectes, vers, crustacés et autres zooplancton.
Pour le voir en très bonne santé avec ​​de magnifiques couleurs, il vous sera indispensable, de lui offrir des repas réguliers de petits aliments vivants et congelés tels que : des vers de vase , des daphnies et artémias, aux côtés de flocons séchés de bonne qualité et des granulés.

Reproduction

Il est tout à fait possible de laisser faire la nature. Les oeufs sont attachés à la partie inférieure de larges feuilles de végétaux ou autres décors du bac.
Il est possible, qu’un petit nombre de jeunes peuvent commencer à apparaître sans aucune intervention de votre part si le bac est densément planté, car ils se reproduisent beaucoup.
Mais les adultes mangent les oeufs si ils les trouvent.

©Texte : AQUA débutant

Epiplatys fasciolatus

Mâle

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Photo source

Habitat naturel..

l’Epiplatys fasciolatus est originaire du nord-ouest de l’Afrique avec une gamme allant vers le sud de la Guinée-Bissau à travers des parties côtières de la Guinée et de la Sierra Leone aussi loin que l’ouest du Libéria, autour de la ville de Monrovia.

La localité typique qui est donnée serait « Sierra Leone » et « Haut-Nil« .
Cette espèce habite principalement les marais d’eau douce et affluents mineurs, mais les habitats varient considérablement avec des populations qui eux vivent dans la savane herbeuse et d’autres forêts tropicales.

Les espèces de poissons sympatriques comprennent E. congénère njalaensis et scriptaphyosemion roloffi.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des Notobranchidés. Adulte il mesure entre 9 et 10 cm.
Les allemands qualifient ce killi de petit brochet, en corrélation avec le corps fuselé qui en fait un redoutable nageur.

Le corps est rosé bleuté maculé d’une multitude de points bleu et rouge avec en alternance des barres transversales. Il possède des nageoires bleutées larges se terminant souvent par des filaments pour le mâle dominant. La femelle est nettement moins colorée et possède un corps plus ramassé.

Maintenance

A maintenir dans un aquarium de 72 litres au minimum pour un couple car c’est un bon nageur.
pH de 5,5 à 7,5
GH de 4 à 12
Température de 22 C° à 28 C°

On mettra des plantes de surface. Le bac sera bien planté également.
On réalisera un aquarium de style naturel comprenant un substrat de sable et quelques racines de bois flotté, et des branches.
L’ajout de litière de feuilles séchées donnera davantage l’accent sur l’aspect naturel et tout en offrant une couverture supplémentaire pour le poisson. Cette litière de feuilles apportera avec elle la croissance des colonies de microbes en se décomposant. Ceux-ci peuvent fournir une source de nourriture secondaire précieuse pour les alevins et les substances humiques libérées par les feuilles en décomposition sont également considérées comme bénéfiques.

Cette espèce semble se sentir bien mieux sous un éclairage assez faible. Mais toutefois il est possible d’ajouter des espèces de plantes aquatiques qui peuvent survivre dans ces conditions telles que Microsorum, Taxiphyllum ou Anubias spp., tout comme une végétation flottante telle que Ceratopteris spp., est également appréciée.

Alimentation

Dans la nature c’est un un prédateur se nourrissant d’invertébrés terrestres et aquatiques et autres zooplancton.
Dans l’aquarium, il acceptera les aliments d’une taille appropriée séchée, mais devrait également avoir de temps à autre, de la nourriture vivante et congelée telle que Nauplies d’artemias, daphnies, vers Grindal, etc.

Les petits insectes comme les grillons ou mouches drosophile, aussi des fruits sont également appropriés avec modération bien entendu.

Reproduction

Si il sont convenablement nourris, les parents ne s’attaquent pas aux alevins. L’eau sera de préférence douce et acide avec une température comprise entre 22 et 30 degrés.
Les oeufs sont de petite taille. Ils pondent sur les feuilles des plantes (de surface ou dans des mops).
L’éclosion se fait entre 2 et 4 semaines suivant l’incubation et ses conditions (à sec sur tourbe semi-humide ou en pleine eau).
On distribuera des infusoires au départ de la naissance des alvins. La croissance est assez lente, d’ailleurs, la taille adulte est atteinte vers un an seulement.

 

Texte : AQUA débutant

Boehlkea fredcochui

Tétra bleu de Cochublue-tetra

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Habitat naturel..

Le Boehlkea fredcochui, plus communément appelé Tétra azur, est un poisson tropical originaire d’Amérique du sud, dans bassin le l’Amazonie, plus précisément retrouvé dans la rivière Maranon, au Pérou.

Description et comportement

Il fait partie de la famille des characidés.
Taille adulte entre 3,5 à 4,2 cm
Il fut souvent confondu avec le Knodus borki, mais le corps de Boehlkea fredcochui est plus en hauteur que knodus borki, ça peut être un critère de différence.

Il possède un corps plutôt fin et allongé avec une ligne bleu-azur se dégradant vers l’arrière. Les nageoires sont transparentes sauf la caudale, qui présente chez certains spécimens mais pas tous non plus, un trait plus foncé qui s’estompe.

C’est une espèce très active qui a besoin un bon espace de nage malgré sa petite taille.

Maintenance

Pas moins je dirais pour la longeur du bac surtout : 120 litres brut
110 litres minimum si 1 mètre de façade pour un groupe de 10 spécimens.
On ne mettra jamais moins de 10 sujets, car ce sont des poissons grégaires (qui vivent en groupe).

Tempèrature : 24 à 28 degrés (25 idéalement)
pH : 5,5 à 7,5
GH : 4 à 15

Nourriture

Comme tous les tétra du genre, il mange de tout. L’important étant de varier souvent la nourriture et de lui proposer une gamme congelée ou mieux, du vivant de temps à autre. Il donnera de très belles couleurs si il a une eau plutôt douce et acide et une très bonne nourriture bien variée.

Reproduction

Il y a bien des parades dans le bac, mais il n’y a jamais eu de reproduction connue en aquarium.

©Texte : AQUA débutant

Tétraodon Salivator

Carinotetraodon salivato

Carinotetraodon.salivator

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Habitat Naturel..

Sa localité principale est «Sungai Bejit, l’état de Sarawak, Bornéo, Malaisie de l’Est.
Contrairement à la majorité des congénères, il existe des preuves indiquant que C. salivator à une préférence pour les endroits qui présentent des écoulements d’eau. En 1992, la localité type était un ruisseau d’environ 15 mètres de large avec des marges argileuses et abruptes bordées de racines et d’arbustes exposés. Les substrats variaient entre le limoneux doux et le sable ainsi que de la litière et des billes immergées, avec au moins un tronçonnage rocheux. L’eau dépassait deux mètres de profondeur par endroits, bien que C. salivator ait été prélevé dans des zones marginales moins profondes, en particulier parmi les litières et les racines submergées.

D’autres localités de collecte comprenaient une section d’un flux forestier avec de l’eau claire et rapide, et un courant d’eau noire (1,5 à 2 mètres) relativement rapide, qui coule rapidement et qui draine une zone de marécage de tourbe.

Les espèces de poissons sympatriques incluent des Rasbora cephalotaeniaHomalopteroides nebulosusNemacheilus spiniferusHemirhamphodon KuekenthaliDoryichthys deokhatoides et Luciocephalus pulcher.

Description et comportement

Adulte il mesure 4 à 5 cm.
Les mâles adultes possèdent des quilles dorsales et ventrales bien développées sur le corps, qui sont érigées lors des expositions de menace et de parade. En outre, la surface ventrale est rouge avec 3 à 5 croix antérieures chez les mâles, de couleur crème avec des rayures noires chez les femelles.

Maintenance

A maintenir si ils sont les seuls, dans minimum 54 litres brut (pour un bac spécifique et 6 sujets maxi sans autre espèce).
Moins agressifs que certains membres du genre mais pourtant mieux si ils sont maintenus seuls ou à côté d’un groupe de cyprinidés calmes et d’une taille suffisamment grande pour échapper à la prédation, mais assez petits pour qu’ils n’offrent aucune compétition ou menace pour les tetraodons et dans ce cas, il faudra prévoir un plus grand volume.
l’idéal est en bac spécifique pour éviter tout problème de cohabitation.

Il n’est que faiblement grégaire, les mâles en particulier sont plus territoriaux. Un groupe peut toutefois être maintenu à condition de disposer d’un espace suffisant.

pH de 5,5 à 7,5
GH de 5 à 20
Température de 22 à 28 °C (25 étant l’idéal pour du long terme)

Cette espèce nécessite un aquarium bien décoré avec des racines de bois flotté ou des branches. On y intégrera beaucoup de plantes aquatiques, dont les variétés flottantes peuvent être utilisées pour fournir une nuance supplémentaire. L’ajout de déchets de feuilles séchées (catappa, feuilles de chênes etc..) souligne encore la sensation naturelle et, tout en offrant une couverture qui apporte le développement de colonies de microbes qui peuvent constituer une source précieuse de nourriture.

Un degré de mouvement de l’eau peut également être apprécié, et des changements réguliers de l’eau sont recommandés car cette espèce est sensible aux déchets accumulés.

Alimentation

Les tétraodontidés n’ont pas de vraies dents à proprement dit.. La mâchoire elle-même étant modifiée en quatre structures fusionnées qui représentent des dents. Ceux-ci se développent continuellement à un rythme surprenant, afin d’offrir des repas réguliers d’invertébrés décortiqués tels que les escargots, les petites pattes de crabe, les coques, etc., afin de les maintenir à une longueur raisonnable (sinon ils ne pourraient plus manger et ils mourraient de faim). Il y a des preuves qui suggèrent que les autres formes, forment une proportion importante de l’alimentation naturelle, il est donc utile de permettre d’avoir une croissance des algues sur des objets d’un décor dur.

Les aliments additionnels peuvent inclure les coquillages hachés, les petites vers de terre et les larves de Chironomidés vivantes ou encore du congelé (vers rouges, Artemias, etc).Les produits secs ne doivent pas constituer le principal composant de l’alimentation, bien que les formats granulés avec une consistance très dure puissent s’avérer parfois utiles.

Reproduction

Pas encore connu. Cela devrait être nous pensons, comme son congénère C. lorteti qui est connu pour disperser ses œufs dans la végétation avec le mâle qui surveille la la nidification pendant l’incubation…

© Texte : AQUA débutant

Les Danio

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Merci à TiTane pour les photos de l’article

Le genre Danio comporte de nombreux petits poissons bien colorés et faciles à maintenir.
Pour débuter il peut être le poisson idéal et former un très joli banc dans un bac communautaire. De nouvelles espèces sont apparues ces dernières années….

Ces dernières années dans la famille des Danio, de bien jolies découvertes ont été faites.
En effet ces petits poissons bien sympathiques, faciles à maintenir pour un débutant et aux couleurs chatoyantes sont du plus bel effet dans un aquarium.

Effectivement ces dernières années nous avons eu beaucoup de chance en découvertes aquariophiles.
L’amazonie péruvienne, certaines îles Indonésienne (papouasie occidentale et Sulawesi essentiellement), mais aussi le Myanmar (ex Birmanie) nous ont offert de véritables découvertes.
Le Myanmar est un pays qui n’a que très récemment ouvert ses frontières, vient de nous livrer pas moins d’une dizaine d’espèces.
Parmi celles-ci, il en une qui n’aura échappé à personne : le Danio « galaxy » ou Danio Margaritatus, vraisemblablement la découverte aquariophile de la première décénie des années 2000 !

Le comportement paisible des Danio en fait un habitant idéal pour débuter dans l’aquariophilie.
Le sous-genre des Brachydanio a disparu, ses onze membres ayant été dispersés parmi les Danio, Divario, et Inlecypris.
Un grand nombre de membre de la famille ont été reclassés ailleurs (Devario, Inlecypris, Microdevario, Sundadanio..).

Pour la grande majorité d’entre eux, ils ne dépassent pas les 5 cm, et pour les plus petites espèces, elles n’atteignent pas plus de 2,5 ou 3 cm. Ce sont des poissons très vifs et très actifs pour la plupart et qui exploitent bien le bac.

Les espèces

Le Danio aesculapii a été décrit en 2009 et provient de l’état de Rakhine, au Myanmar.
Un petit Danio qui ne dépasse pas les 4 cm et présente de magnifiques taches dorées sur les flancs. Il est importé depuis 2005, il n’est pas très exigeant sur la qualité de l’eau et se reproduit assez facilement.

Le Danio Albolineatus est une des anciennes espèces du genre. Elle vient surtout de l’Asie du Sud Est, y compris le Myanmar. Cette espèce est aussi une des grandes espèces du groupe avec près de 6 cm maximum.
Ce Danio est facile à maintenir et sa reproduction est tout aussi simple. Il existe également dans cette espèce-ci, des mutations « dorées » et « voiles » qui sont obtenus surtout en captivité.

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Le Danio Choprae bien que connu depuis 1928, il n’a fait son apparition dans nos bacs que très récemment. Ce qui peut s’expliquer par sa provenance (Nord du Myanmar), dont les frontières sont longtemps restées fermées.
Cette espèce reste toutefois assez petite (3,5 à 4 cm environ) et arbore des couleurs magnifiques. Se reproduit assez facilement.

Le dernier nouveau : Danio roseus bien que souvent confondu avec le Danio Albolineatus, il n’a pas lui, les bande oranges et bleu. Provenant de Thaïlande, du Laos et du Myanmar, cette espèce est une des grandes du groupe avec près de 6 cm. Sa maintenance est par-contre toute aussi aisée que les autres.

Pond sur des graviers

Le Danio Kerri est une des anciennes espèces de Danio, provenant de l’île de Koh Yao Yaï en Thaïlande ainsi que dans tout le sud du pays. Cette espèce peut atteindre les 5 cm et exhibe la même couleur que le Danio sp. « Hikari », du moins celle des mâles. La maintenance et la reproduction sont assez faciles, bien que cette espèce ne nécessite pas un bac fortement planté, mais va pondre directement sur un lit de gravier dans la nature.

Le Danio Kyathit est aussi une découverte récente faite au Myanmar. Magnifique espèce de environ 5 cm qui se décline en deux formes, l’une ponctuée et l’autre lignée. Ces deux espèces cependant ne se rencontrent pas aux mêmes endroits dans la nature. Leur reproduction est également très simple à obtenir : un bon changement d’eau fraiche suffit généralement à l’induire.

Les petites espèces

Le Danio erythromicron est également une autre ancienne espèce de Danio longtemps appelée Microrasbora. C’est une petite espèce qui mesure à peine 2 cm et nous vient de zones marécageuses du lac Inle, au Myanmar.
elle apprécie tout particulièrement les bacs fortement planté bien plus que les autres espèces du genre et l’eau peut également être un peu plus dure. Sa maintenance est assez facile à intégrer dans un bac de 54 litres en banc, c’est une espèce grégaire comme toutes les autres espèces du genre.

Le Danio sp. « hikari » est une espèce encore non décrite à l’heure ou cet article est créé, qui provient une fois de plus du Myanmar et découverte en 2002.
Ce poisson atteint une taille de 5 cm et arbore tout particulièrement un dimorphisme sexuel : l’avant du corps est bleu chez les mâles, et jaune verdâtre chez les femelles. Leur maintenance est toute aussi aisée et leur reproduction l’est tout autant.

Le Danio Jaintianensis provient des contreforts de l’Himalaya Indien, ce qui lui fait apprécier une eau bien plus fraiche que ses cousins. Il a été découvert que très récemment. Se montre plus délicat à se reproduire que les autres espèces du genre. Il est en tout cas très joli, traversé de part en part par une bande cuivrée magnifique.

Le danio rerio que l’on présente plus, tellement il est connu par les aquariophiles. Il reste une espèce emblématique et se rencontre sur une très grande partie du sous-continent indien et ne dépasse rarement les 5 cm. Utilisée à grand échelle pour la recherche, cette espèce à produit des formes « Gold », « Voile », »Frankei », ou encore « TK2 » ces fameux Daniorose fluo qui sont maintenant complètement interdit à la vente en Europe. C’est une espèce ovipare et très facile également à reproduire.

Le Danio tinwini plus connu sous le nom de Danio sp « Burna » ou sp « TW02 ». Cette petite espèce de à peine 3 cm vient une fois de plus du Myanmar. Sa découverte est récente et toute proche du Danio Kyathit qui s’avère être un challenge à reproduire.

Maintenance

Une autre raison qui en font les candidats idéaux, sont leur maintenance. En effet leur tolérance aux écarts de températures, même si ils préfèrent toutefois une eau fraîche (20/22 degrés). Ils peuvent supporter temporairementune eau jusque 25 degrés.
Il en va de même pour les autres paramètres de l’eau physico-chimiques en évitant toutefois les extrêmes évidemment.
Un pH de 7 et un GH de 10 à 12 peu tout à fait convenir pour une maintenance ordinaire.
Ils aiment également le courant de votre filtre où ils n’hésiteront pas à s’ébattre. Des changements d’eau réguliers hebdomadaire de l’ordre de 25% sont préconiser.

Attention cette espèce a toutefois besoin d’un grand espace de nage, nous dirons 100 cm de façade pour qu’elle soit bien heureuse et puisse s’épanouir en banc (pour la plupart d’entre eux, d’une taille d’environ 5 à 6 cm adultes).
Attention, il est important d’avoir un couvercle sur le bac sous peine de les retrouver sur votre sol.

Alimentation

Toutes les formes de nourritures sont acceptées : nourritures sèches (paillettes ou granulés), nourritures congelées, vivantes, peu importe ils s’adaptent, l’importance est comme pour toutes les espèces : varier la nourritures le plus possible.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant
©Photos : TiTane
Quelques infos sont reprises du Magazine : L’aquarium à la maison