Bien savoir planter son aquarium

Conseils pour planter

Dans un premier temps, il ne faut pas oublier de nettoyer les plantes sous l’eau, enlever la mousse si il y en a dans le pot de la plante que vous avez acheté, et raccourcir les racines pour une bonne reprise…

Les plantes aquatiques possèdent des particularités morphologiques qui vont dans cet article, vous permettre de déterminer la manière de les planter.

Les plantes à rhizomes : Anubias et Microsorum font partie des espèces qui se fixent sur un support en bois ou une roche, à l’aide d’un lien qui ne traumatisera pas la base ex : Fil de pêche, ou fil de nylon.

Les Mousses et hépatiques : Font elles aussi partie des espèces que l’on fixe sur un support en bois ou roche pour faire un tapis dense, ou également laissées libres en pleine eau comme la Vesicularia dubyana, riccia fluitans..

Les plantes à bulbes : Le bulbe sera déposé à la surface du substrat et sera légèrement recouvert laissant le sommet libre pour le départ des feuilles.
Certaines plantes à bulbes demandent une période de repos hors de l’eau et au frais. Le bulbe fera donc durant cette période, office de réserve.

Les plantes à rosettes : Ex : Les échinodorus doivent avoir le collet bien dégagé sous peine de dépérir rapidement, elles nécessitent souvent d’un ajout d’engrais à base de fer et sont très jolies avec un ajout de C02 et une lumière adéquate.

Les plantes à tiges : Doivent être immergées complètement ou presque, et il suffira de planter le pied dans le sol pas trop profond en imposant bien les racines dans le sol.
Leurs racines puiseront donc dans le sol, les éléments nutritifs dont la plante a besoin.

La multiplication :
La multiplication végétative est aisée pour tout aquariophile, même débutant.
Le bouturage par rupture d’entre-noeud tout comme par rupture des têtes ou des pousses latérales, permet de multiplier à volonté les plantes à tiges.

Le marcottage :
Il consiste à laisser courir sur le sol, la tige qui va produire des racines adventives à chaque entre-noeud et donner naissance aux feuilles.
Les divisions de stolons, rhizomes, touffes, sont autant de techniques faciles à mettre en oeuvre pour tout aquariophile.

Les plantes à bulbes :
Reproduiront avec leur développement pour beaucoup d’entre elles, des bulbilles que l’on pourra prélever tout simplement et replanter à un autre endroit du bac comme pour la Nymphéa Stellata.
Certaines feront un long pédoncule floral, comme l’Aponogeton Undulatus qui portera une plantule en copie conforme du pied mère, qui sera prête à replanter une fois qu’elle comportera cinq à six feuilles.

Les plantes à stolons :
Les Echinodorus tenellus formeront rapidement un tapis par stolons sans aucune intervention de notre part, alors que l’Echinodorus parviflorus produira des hampes florales sur lesquelles on pourra y voir apparaitre des plantules adventives pourvues de quatre à six feuilles, qui seront prêtes à être repiquer. C’est le cas parfois des plantes à rosettes.

La Vallisnéria Spiralis fera elle, une bouture stolonifère qui assurera la reproduction, il suffira de couper les stolons à l’entre noeud et de les repiquer une fois que la plantule comportera, quatre à six feuilles. C’est le résultat du marcottage.

Les plantes à tiges :
On coupera simplement à la hauteur voulue et on repique à côté pour densifier ou pour créer un autre buisson ailleurs.
C’est le cas de la Rotala et la Bacopa.

Les plante à rhizomes :
Il faudra séparer le rhizome en morceaux portant chacun 3 ou 4 feuilles et repiquer ailleurs dans le bac en laissant au moins 10 cm de libre autour. Attention à ne jamais enterrer le rhizome surtout, la plante dépérirait.

Les Mousses et hépatiques : 
Très simple, il suffit de diviser une touffe en l’attachant ailleurs le temps qu’elle prenne bien ou laisser libre en pleine eau également.

Attention lorsque l’on veut créer un beau buisson, il ne faut pas trop serrer les tiges pour permettre à la lumière qui sera également un facteur très important, de pouvoir pénétrer jusqu’à la base du pied, sinon la base de la plante serait plus chétive que la tête.
Ne pas non plus oublier les besoins de la plante, au niveau de la température de l’aquarium, de la nécessité plus ou moins, en éléments nutritifs suivant les espèces, du facteur C02, qui parfois peut être utile, voir indispensable .
Il est donc très important de ne pas négliger tous ces paramètres, afin d’obtenir un vrai plaisir des yeux du paysage aquatique que l’on va créer.

©Texte: framboizz pour AQUA débutant

Pourquoi et comment utiliser les engrais liquides ?

Les plantes introduites dans l’aquarium nécessitent pour la plupart d’entre elles d’un apport d’engrais régulier pour leur croissance, leur métabolisme, et même leur floraison. Aujourd’hui, l’industrie aquariophile propose des solutions aqueuses aux formules très variées dont il est d’ailleurs très difficile de connaitre tous les ingrédients qui les composent, hormis des infos sur l’utilisation basique du produit.

Un paramètre à prendre en compte en premier, c’est l’éclairage du bac. La quantité de lumière de l’aquarium pour la photosynthèse des plantes, va influencer considérablement le dosage des engrais à mettre dans l’aquarium.
Plus l’éclairage est important, plus le métabolisme des plantes s’accélère. Sous un éclairage intense, la photosynthèse des plantes consomme le dioxyde de carbone (CO2) plus rapidement que l’équilibre gazeux avec l’atmosphère ne pourrait lui fournir. L’injection de CO2 et ou bien, un apport quotidien d’un carbone organique sont donc indispensables dans ces conditions. Pour l’engrais c’est la même chose, le dosage est intimement lié à la lumière disponible et, si ou pas, d’injection de CO2 dans votre aquarium.

Mais au fait les plantes ont besoin de quoi ?

Les plantes vont absorber les macro-nutriments, c’est à dire le NPK ( N = l’azote, P = le phosphore et le K = le potassium) qui est la base principale des engrais pour plantes terrestres. Ex : un engrais pour agrumes contient très souvent un NPK 14.4.28 c’est à dire : 140 grammes d’azote pour 1 kg, 40 grammes de phosphore pour 1 kilo et 280 grammes de potassium pour 1 kg.

Elles vont consommer également des quantités importantes de fer et des oligo-élements (calcium, bore, magnésium, manganèse etc..). Nous allons distinguer deux situations types différentes selon le rapport entre l’azote et le phosphore libérés par le métabolisme animal (sous forme de nitrate et de phosphate) et l’azote et le phosphore consommés par les plantes.

Dans les aquariums peu ou moyennement éclairés, les algues concurrencent les plantes si la concentration des macro-nutriments (azote et phosphore) est trop importante. En effet, les plantes ne consommeront pas tout.

Dans les aquariums avec un éclairage intense, les algues concurrencent les plantes si la concentration des macro-nutriments est insuffisante car les plantes en souffrance finiront par laisser des nutriments dont se serviront les algues pour se développer.
Conclusion : cela signifie que l’ajout des macro-nutriments via les engrais spécialisés favorise paradoxalement les plantes aux dépens des algues.

Par contre, nous allons commencer à fertiliser quelques mois après la mise en route du bac si il y a un sol nutritif dessous le sable, sinon nous allons surdoser et cela profitera donc aux algues.

Deux types d’aquariums..

Dans un aquarium avec une population normale à dense et un éclairage faible à moyen, le métabolisme animal produit plus de nitrate et de phosphore (à partir de la nourriture distribuée) que les plantes n’en consomment. Donc l’azote et le phosphore sont présents en concentrations suffisantes pour les plantes et parfois même tendent à s’accumuler. Ce sont donc les changements d’eau réguliers qui viseront à maintenir leurs concentrations dans la mesure de la tolérance pour les animaux et à contrer le développement des algues. Pour un tel aquarium qui concerne la plupart des installations d’amateurs, l’industrie aquariophile développe des engrais qualifiables de génériques (par ex : Profito de Easy Life, V30 Complete de Dennerle, NutriPlant 1 de GroTech, Ferropol de JBL, Flourish de Seachem, Florena de Sera, Premium Fertilizer de Tropica, FloraPride de Tetra ). Ces solutions aqueuses contiennent peu (voir pas) d’azote et de phosphore, et apportent du potassium, du fer et des oligo-éléments dans des pourcentage adaptés à une grande variété de plantes aquatiques et assez peu exigeantes.

Dans un aquarium avec une population faible et un éclairage moyen à fort, le métabolisme animal produit moins de nitrate et de phosphate que les plantes n’en consomment. Donc l’azote et le phosphore sont présents en concentration insuffisantes pour les plantes. Pour un tel aquarium, l’industrie aquariophile offre maintenant des engrais spécialisés dont certains concernent uniquement les macro-nutriments (ensemble ou séparément), d’autres le fer, d’autres, les oligo-éléments ce qui permet d’adapter le programme de dosage à l’aquarium suivant ses besoins particuliers. Attention à ne pas faire non plus n’importe quoi comme dosage.
Il y a de multiples combinaisons pour adapter la fertilisation dans l’aquarium. Malheureusement les fabricants ne conseillent pas toujours correctement les dosages, et leurs conseils de méthodes restent assez limités. Certains nous feraient même acheter toute la gamme si on se fie à leurs conseils et leur calendrier.

Méthodes de dosage

Dans l’idéal il faut être entre ces valeurs afin que les différents éléments puissent participer à la photosynthèse :

Nitrate (NO3) : 10-30 mg/l
Phosphate (PO4) : 0,1-2,0 mg/l
Potassium (K) : 10-30 mg/l
Fer (Fe) : 0,05-1,0 mg/l

Dioxyde de carbone (CO2) : 3-30 mg/l
Calcium (Ca) : 5-10 mg/l
Magnésium (Mg) : 20-30 mg/l

Les engrais génériques conviennent à de nombreux aquariums, les fabricants nous recommandent un apport hebdomadaire. Le respect des doses prescrites peut fonctionner en particulier si il est associé à des changements d’eau réguliers, mais il faut être honnête, la probabilité d’une correspondance entre ce dosage par défaut tout soit disant tout en un, et les besoins d’un aquarium spécifique et bien planté est très faible. Il est donc recommandé d’être un peu plus systématique.
Pour ce faire : On sélectionne un engrais générique qui donne au moins l’info de sa concentration en fer et on achète un test pour mesurer le fer dans l’eau de l’aquarium. On mesure le fer le lendemain d’un changement d’eau partiel (si il y a eu coupe des plantes, sinon c’est possible le jour même du changement d’eau), puis on ajoute l’engrais pour obtenir une concentration de 0,05 voir 0.10 mg/l pour commencer.
Par exemple : 1 ml de solution avec 0.32% de fer, ajoute 3.2 mg de fer, soit environ 0,05 mg/l dans 60 litres.
Si la concentration de fer n’est plus mesurable la semaine suivante, on augmentera la dose, il faut augmenter la dose ajoutée chaque semaine ou encore faire des apports plus fréquents. Notez bien que la chlorose (le jaunissement des feuilles) est un bon indicateur d’un manque de fer et aussi probablement d’autres substances comme le potassium qui sont apportés par les engrais génériques.

Les aquariophiles les plus exigeants utilisent une méthode de dosage en fonction des mesures avec des engrais spécifiques.
Cette méthode met en place des tests pour les nitrates (NO3), des phosphates, le potassium et le fer, ainsi que des engrais spécifiques tels que l’azote (Nitro de Easy Life), (Flourish Nitrogen de Seachem), le potassium (Kalium de Easy Life) (flourish Potassium de Seachem), le fer ((E15 FerActiv de Dennerle), (Ferro de Easy Life) (Flourish Iron de Seachem). Chaque engrais est ajouté selon la valeur mesurée et la valeur ciblée. Ceci est surtout fait pour des aquariums très plantés avec un éclairage intense et assez peu peuplés. On adaptera les dosages sur la semaine complète et on ne mettra jamais tout le même jour.

Exemple : tous les jours une dose d’engrais générique, de fer et de trace (flourish trace = oligo élements).
Trois fois par semaine on rajoutera du Nitro (azote) et du phosphore (genre un jour sur deux et deux jours sans)
et ensuite le potassium le jour où l’on ne met pas d’azote de phosphore (trois fois par semaine également et deux jour sans)
et bien sûr un changement d’eau hebdomadaire. 

Chaque bac est différent suivant la plantation, donc testez et allez -y tranquillement, petit à petit pour trouver le bon dosage qui convient à votre bac

 

©Texte : AQUA débutant sur base d’un article paru dans l’Aqua mag n°27

Un sol nutritif pour de jolies plantes..

Le sol nutritif nourrit les plantes et elles adorent..

Un aquarium composé de jolies plantes comporte en général un sol nutritif. Tout devient alors plus facile au niveau du maintien des plantes d’aquariums réputées plus difficiles.
Il est donc indispensable si l’on veut un bac bien planté, de mettre un sol nutritif sous le sable, plutôt qu’un simple sable et un décor qui permettent alors de mettre uniquement des plantes dites « faciles ».

Le sol nutritif est un substrat enrichi qui vous offre la possibilité d’avoir de nombreuses plantes qui s’épanouissent dans votre bac. A condition de bien choisir votre sol nutritif..

Le sol nutritif est une sorte de terreau que l’on installe sous le sol de l’aquarium « avec ou non » un voile moustiquaire(découpé aux mesures de l’intérieur du bac et que l’on place au-dessus de ce sol nutritif pour séparer du sol de l’aquarium qui viendra au-dessus, les racines des plantes passeront à travers pour y puiser les nutriments dont elles ont besoin sans problème), qui permet si l’on possède des poissons de fond par la suite, que ces derniers en fouillant le sol, ne puissent pas remonter le sol nutritif au-dessus du sol de l’aquarium, qui est lui en principe, constitué de sable de loire, ou de gravier.

Le but du sol nutritif..

Est qu’il apporte tous les éléments nutritifs dont les plantes ont besoin et qu’il puisse également permettre aux plantes un enracinement aisé.
Ce dernier ne doit surtout pas être toxique pour les poissons et être le plus neutre possible sans contenir trop de matière organique en décomposition.
Il doit apporter du calcium (Ca²), du potassium (Mg²+), du sodium (K+) et du fer chélaté (Fe³+) sinon les plantes plus exigeantes dépériraient.

De quoi est-il composé en général ?

Les sols nutritifs disponibles à la vente sont en général composés de plusieurs éléments essentiels :

♣ L’argile verte, elle stocke et libère des sels minéraux au fur et à mesure des besoins des plantes
♣ Calcium, il permet de stabiliser le pH et favorise les échange ioniques avec l’argile
♣ L’humus, décomposition de matières végétales qui sert de réserve de nutriments aux plantes.
Combiné à l’argile, il forme un complexe argilo-humique qui stabilise les paramètres chimiques de l’eau du bac et forme un support pour l’enracinement des plantes.
♣ Le sable, il favorise la circulation de l’eau dans le sol et évite la création d’un milieu anaérobie, propice au développement de mauvaises bactéries.

Attention que le sol ne soit pas trop compact, car les vraies plantes aquatiques absorbent leurs nutriments principalement par les feuilles, et leurs racines servent uniquement de système d’encrage dans le sol, afin de se maintenir.

Pourquoi devoir installer un sol nutritif sous le sol ?

La majorité des plantes dites « aquariophiles » et vendues dans le commerce, sont des plantes de marécages vivant souvent hors de l’eau ou au mieux, les pieds dans l’eau et la tête hors de l’eau. Elles développent donc un système racinaire important qui leur permet de puiser les nutriments dans le sol. Ces dernières ne se contentent donc pas d’un système de nutriments uniquement présents par sels minéraux dans l’eau. Le pied à besoin de se nourrir par la base racinaire et la plante a donc besoin d’un sol nutritif.

Attention toutefois aux algues, car si l’apport d’éléments nutritifs est favorable pour vos plantes, il l’est également pour les algues. L’utilisation d’un sol nutritif n’est pas non plus la solution à tout. Il faudra donc faire bien attention à la fertilisation liquide si vous l’utilisez en supplément, surtout juste après la mise en place d’un sol nutritif, et le faire alors vraiment très modérément pour éviter que les algues en profitent également.

Je préconiserais personnellement, d’attendre entre 4 à 6 mois après avoir placé un sol nutritif avant d’utiliser une fertilisation liquide, puisque le sol nutritif commencera à perdre un peu de ses nutriments après ce laps de temps, et cela évitera d’y alimenter les algues qui sont encore plus gourmandes que les plantes, en nutriments présents dans votre bac.

Bien l’utiliser et le mettre en place..

Le sol nutritif on l’installe avant de mettre l’aquarium en eau. Dans le commerce aquariophile propose de nombreux substrats complets. De plus il est possible de faire son sol nutritif soit même  » mon sol nutritif maison ».
Il faudra bien le tasser pour le placer dans le fond de l’aquarium en le mouillant si il faut un tout petit peu, et l’on appuie fortement dessus avec la paume de la main par exemple pour avoir un sol nutritif très très bien tassé surtout.
Il est très important de rajouter au-dessus de la couche de sol nutritif que l’on aura placé (2 à 4 cm d’épaisseur) un sable de loire ou une couche de gravier (avec ou sans moustiquaire entre les deux) de 6 à 7 cm environ.
on peut aussi mettre plus de cm vers l’arrière et redescendre avec un couche de moins de cm vers l’avant, ce qui vous fait une pente qui ramènera les déchets à l’avant du bac : plus facile pour l’entretien si on a prévu une pente de l’arrière à l’avant du bac.

Attention il faut aussi garder à l’esprit que le sol nutritif à lui seul, ne suffit pas à faire pousser vos plantes d’aquariums sur du long terme. On oubliera pas que l’éclairage compte également, ainsi que le C02 pour les plantes plus compliquées, une fertilisation plus pointue par la suite;
Tout cela devient important dans un bac très planté et paysagé, et je dirais même indispensable pour la pratique de l’aquascaping.

Il est important aussi, de bien se renseigner sur les espèces de plantes que l’on veut maintenir, et de se poser la question avant de les acheter « quels sont leurs besoins ?  » un peu comme la maintenance des poissons avec les paramètres, cela évite beaucoup d’erreurs et d’argent dépensé pour voir périr ses plantes par la suite, c’est un peu dommage..

♣ Petit truc après quelques années d’utilisation du sol nutritif, pour ne pas le changer de suite : le sol nutritif s’épuise et ne contient alors plus beaucoup de nutriments, il est alors toujours possible d’enfouir aux pieds des plantes, des boulettes d’engrais ou d’argile, afin d’activer de nouveau un processus pour le système racinaire des plantes, et ceci pour encore quelques temps.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Engrais bon marché

En plus d’être présentes pour notre plaisir (esthétisme, aspect naturel etc…), les plantes sont véritablement un plus pour l’équilibre du bac, on ne le dira jamais assez. En outre, comme beaucoup le savent, privilégier les plantes est la meilleure arme contre les algues : plus elles croissent, plus elles consomment d’éléments nutritifs, faisant ainsi concurrence aux indésirables.

Parmi ces plantes, quelques rares se satisfont de conditions minimales, d’autres d’un simple sol nutritif bien pensé, d’autres encore nécessiteront en plus de l’engrais (voir du CO2 !)

C’est à ce moment que le cordon de la bourse gémit… car si certains engrais spécifiques à l’aquariophilie n’ont plus à démontrer leur efficacité, leur prix de revient est exhorbitant, surtout pour de gros litrages !

Divers produits destinés au jardinage ont alors été testé par des aquariophiles soucieux autant du bon équilibre de leur bac que de leurs économies… Ces expériences ont abouti au détournement de l’usage de deux produits : l’Algoflash anti-chlorose et le Pokon. 

l’Algoflash soin reverdissant anti-chlorose

Indemne de nitrates et de phosphates (dont raffolent les algues et déjà bien présents dans l’aquarium en général), il est le seul de la gamme à convenir ! . Vendu en bouteille de 500ml, il s’agit d’un liquide rouge (pas vert attention !) destiné aux plantes vertes présentant des feuilles jaunies : c’est un concentré de fer chélaté, principal élément à fournir aux plantes aquatiques.

Le dosage n’est pas égal pour tous les bacs, dépendant de la quantité de plantes et de leurs capacités d’absorption du fer, mais des surdosages involontaires ont démontré que le produit ne présente pas de toxicité pour les poissons. Le mieux est dans les premiers temps de tester le fer présent dans l’eau tous les jours sur une semaine, en cherchant à s’approcher d’un taux de 0,1mg de fer pour 100 L et en notant à partir de quel jour le fer est à nouveau indécelable pour réapprovisionner.

La fréquence et la quantité seront alors conservées.

En effectuant un petit calcul (équation simple entre le poids du produit, et le pourcentage de fer), on obtient un dosage approximatif : 1ml pour 200l d’eau net par semaine !  vous pourriez tourner des dizaines d’années sur le même flacon (selon la consommation bien sûr

Il semble évident que les possesseurs de petits litrages devront diluer la solution pour pouvoir la doser, tant la proportion est infime. Mais il existe également en pharmacie des seringues graduées de 0,01 à 1ml…

le flacon coûte environ 8 euros et des poussières (8,20€), et peu s’acheter soit par correspondance, soit dans quelques enseignes du type Leroy-Merlin, Botanic, Jardiland…

Le pokon

Le fer n’est pas seul élément nécessaire aux plantes, même s’il est très important. Les recherches ont donc continuer… et se sont tournées vers le Pokon.

Celui ci est en effet bien plus complet, mais provoque en usage seul une poussée d’algues (ce qui, vous en conviendrez, n’est pas le but recherché. En outre, il est réellement dangereux pour les poissons, du fait de sa forte concentration en cuivre qui va avoir tendance à s’accumuler à chaque ajout (car pas absorbé totalement par les plantes). Un usage tel que est donc déconseillé en aquariophilie.

Par contre, l’association du Pokon à l’algoflash anti-chlorose est possible, à raison de 1 volume de Pokon pour 2 volume d’Algoflash, et permet de diminuer fortement les doses de cuivres introduites dans le bac (la concentration tolérée serait de 0,02mg/l en bac non planté, plus en bac planté)

Les dosages proposés ici conviennent aux bac qui ne souffrent d’aucune carence, ni en lumière ni en CO2. En effet, s’il manque l’un de ces éléments aux plantes, elles poussent moins vite et donc réclament moins d’engrais.
L’idéal est donc de procéder par tâtonnement, en partant avec des doses très faibles, puis selon la réaction des plantes en augmentant peu à peu.Tant que les algues n’apparaissent pas, c’est ok. Si les plantes ne montrent pas d’amélioration entre deux dosages, c’est que le premier était le bon… :bravo:

Elobulle

elobulle © AQUA débutant

Mon sol nutritif maison

Il existe de nombreux sols nutritifs différents, avec pour chacun des avantages et des inconvénients. La particularité commune de ceux proposés en boutique, qu’ils soient de type terreux ou minéral, est…leur prix exhorbitant dès lors que le volume nécessaire augmente !

Pour cette raison, et sans doute aussi pour faire un pied-de-nez à tous ces produits trop chers, le sol nutritif fait partie de ces choses que j’ai tenues à faire moi-même…

Ainsi, afin d’obtenir un sol nutritif d’une hauteur de 5 cm dans un aquarium de 150×50 (Lxl), j’avais besoin d’un peu plus de 35l de sol. Pour vous donner un apperçu des économies réalisées, comparons les prix pratiqués par un vpciste Français (hors frais de port)… Pour le même volume :
-un sol minéral de type Dennerle m’aurait coûté près de 96 euros
-le même type de sol terreux maison m’aurait coûté 145 euros environ

En limitant les intermédiaires, je réduisait ce coût à … à peine plus de 30 euros! Pour une économie comprise entre 60 et 115 euros, j’étais prête à retrousser mes manches… :sm:

Continuons ? Continuons !

La composition :

Il s’agit d’un mélange argilo-humique qui fait ses preuves depuis des générations d’aquariophiles et qui, comme tous les sols de type terreux, ne s’utilise JAMAIS associé à un câble chauffant. Les sols nutritifs de ce type sont destinés à de très longues durées, aidés de temps à autres par quelques ajouts d’éléments nutritifs au bout d’une dizaine d’années ! Trois éléments surtout entre dans leur composition :

¤ Le sable :

En rendant le mélange moins compact, il contribue à faciliter la circulation de l’eau. Il apparaît aujourd’hui que le sable un peu calcaire améliore l’assimilation des éléments nutritifs. Le sable de Loire fait parfaitement l’affaire, bien qu’un peu onéreux pour cet usage : un sable de granulométrie moyenne à grosse utilisé en construction convient tout à fait pour un coût beaucoup plus faible.

¤ La terre de bruyère :

Cet élément est la part humique et donc acide du mélange. Il est impératif d’utiliser de la véritable terre de bruyère ! Le plus long de l’opération consiste à la tamiser, car elle est très riche en éléments non décomposés. Certains aquariophiles ne prennent pas cette peine, prenant le risque de voir les débris fermenter et se transformer en grosses bulles de Méthane, nauséabond et inflammable). Une fois éliminés les morceaux de feuilles et les brindilles, le volume de terre disponible après tamisage est fortement réduit.

¤ l’argile :

Cet élément est très riche en Fer. La présentation « fine » facilite le mélange des éléments du sol nutritif. Pour de petites quantités, on peut se fournir dans des magasins de produits diététiques, mais le prix est vraiment excessif. Le vpciste Français pris pour exemple plus haut la propose en sac de 5kgs pour un montant de 20 euros environ… En contactant directement le fournisseur de ce vpciste, la société Argiletz (http://www.argiletz.com), on s’apperçoit qu’il vend également aux particuliers… et livre partout en France, pour à peine plus de 6 euros les 5kg, port compris !

La recette :

Elle est simple bien que variable d’un aquariophile à l’autre. En ce qui me concerne, j’ai effectué un mélange de 40% de sable, 40% de terre de bruyère et 20% d’argile qui s’est traduit par ces achats :

– une dizaine de kg de sable non lavé
– 60 litres de terre de bruyère véritable (pas utilisé dans sa totalité)
– un sac de 5 kg d’argile commandé chez Argiletz.

Et pour la suite :

– un grillage aux dimensions du bac moins 1/2cm de chaque côté pour faciliter son installation : une maille de quelques mm me semblait bien adaptée, sachant que trop fine elle empêcherait le passage des racines, qui traversent par la suite le grillage et vont s’ancrer profondément dans le sol nutritif, et trop grosse elle laisserait passer le sable et le grillage remonterait (testé !)

– au moins 60 kg de sable pour la finition. J’ai choisi du sable de Loire, la préférence étant donnée chez moi aux tons naturels, ni trop foncés, ni trop clairs, et surtout pas colorés (beurk !). Il est possible d’acheter son sable déjà lavé chez les fournisseurs de produits pour piscine (les filtres sont parfois composés de sables) : le coût en serait plus faible, sans compter la corvée du nettoyage épargnée. On peut également, si la population n’est pas composée de fouisseurs ou de poissons de fond à barbillons, mélanger un gravier de Loire à de la pouzzolane concassée (rayon fosses sceptiques des mag de bricolage) : l’effet est très naturel !

Le mélange :

J’ai tamisé la terre de bruyère par petites quantités, en fonction du volume dont j’avais besoin au fur et à mesure : cela m’a évité de tamiser le sac entier et cela m’a paru moins monotone de faire le mélange par petites quantités. J’ai d’abord utilisé pour ce faire une passoire en plastique, mais les trous étaient troppetits et cela est vite devenu laborieux. Une chute du grillage m’a finalement permis d’aller assez vite… seuls les plus gros morceaux doivent être retirés.

A l’aide d’un verre mesureur (n’importe quel récipient peut faire l’affaire), j’ai donc commencé à mélanger 4 volumes de sable, 4 volumes de terre de bruyère et 2 volumes d’argile. L’ordre n’a que peu d’importance… Puis j’ai disposé ce premier mélange dans le bac, sauf sous le bac à décantation : aucune utilité ! J’ai ainsi étalé mon sol au fur et à mesure, en imbibant d’eau à chaque fois et en mélangeant copieusement cette boue grise pour la rendre bien homogène.

J’ai installé mon sol en pente croissante de l’avant vers l’arrière, car la population choisie m’imposait de laisser le devant assez peu planté, privilégiant donc le fond. Si vous êtes dans le même cas que moi, pensez à combler la pente avec du sable AVANT de poser le grillage…

Pourquoi ? Ce dernier semble souple mais si on cherche à l’adapter à la pente au lieu de le mettre à niveau, le sable passera à travers et le grillage remontera (expérience vécue !). CQFD

De même, j’ai recouvert le sol dans sa totalité avec du sable sur une épaisseur de 1 à 2 cm à l’endroit le plus haut AVANT de poser le grillage…

Pourquoi ? L’intérêt du grillage est de retenir le sol en cas de déplacement du sable par les poissons ou un siphonnage un peu brutal, évitant ainsi de noircir et de polluer l’eau. Or si le sol nutritif est à même le grillage, il s’échappera tout de même si on intercale pas une couche de sable qui lui, ne pourra être déplacé ! CQFD

A même le grillage, j’ai disposé les grosses pierres qui allaient servir de support à l’architechture du décor AVANT de disposer le sable « définitif ».

Pourquoi ? Un décor se doit d’être le plus stable possible : inutile de vous décrire les dégâts causés par l’affaissement d’un éboulis de pierre sur une vitre parce que le sable qui se trouvait sous la pierre de soutainement a été balayé/déplacé par une main ou un poisson… CQFD

Le sable « final », bien lavé quant à lui, a été réparti en insistant sur le fond du bac pour créer une perspective et proposer à de grosses échinodorus une bonne quantité où enfouir leurs racines.

Conclusion :

Une fois le sol en place, j’ai pu passer au remplissage à mi-hauteur (plus facile pour faire les plantations et finir le décor), en douceur pour ne pas creuser le sol. Il existe pour cela différentes techniques, de la bassine retournée au simple sac en plastique; j’ai choisi pour ma part de simplement verser l’eau sur les pierres déjà disposées. Puis vint la plantation et le décor, réalisés en même temps au fur et à mesure afin de mieux se rendre compte des possibilités de disposition des différents éléments.
Une belle économie et le plaisir de l’avoir fait moi-même… Que rêver de mieux?

elobulle © AQUA débutant

Les plantes sciaphiles

Très utilisées pour la pratique de l’aquascaping.

Les plantes d’aquarium ont besoin de lumière pour se développer, mais certaines d’entre-elles, dites « sciaphiles » sont bien moins exigeantes en luminosité, et se contentent d’un faible éclairage pour prospérer dans les zones ombragées de votre bac.

Quelques espèces assez connues dans le monde aquariophile et surtout de l’aquascaping (bac fortement planté) où elles offrent un avantage intéressant qui permet de végétaliser des zones plus sombres de l’aquarium, à l’instar des côtés, habituellement sous-éclairés ou encore dans certains paysages, à l’aplomb des grandes plantes et des décors verticaux.
De tels décors assombrissent une grande partie de la surface disponible au sol. Particulièrement les cuves hautes et étroites dans lesquelles les plantes sciaphiles occupent généralement une place importante.

• Quelques exemples de plantes sciaphiles : Anubias barteri var. nana, Bolbitis heudelotii, Fontinalis antipyretica, Microsorum pteropus, cryptocorynes, mousse Riccardia sp, Staurogyne repens, fougères, Lomariopsis lineata aussi Marsilea hirsuta et Eleocharis parvula en plantes gazonnante, etc…

Elles sont également incontournables pour orner les cuves faiblement éclairées avec lesquelles il est fréquent de débuter l’aquascaping.
Les hauteurs basses ou moyennes qui caractérisent la majorité des espèces sciaphiles disponibles dans le commerce, associées à leurs faibles exigences en terme de luminosité, suggèrent naturellement d’employer ces végétaux au niveau médian pour assurer la transition entre l’avant-plan et l’arrière-plan habituellement orné de sable décoratif et recouvert de gazonnantes, et l’arrière-plan, occupé par des espèces plus hautes et surplombantes.

l’intensité de l’éclairage..
La puissance cumulée de l’ensemble des sources lumineuses éclairant l’aquarium, rapportée au volume de la cuve, donne une idée de l’intensité lumineuse disponible pour les plantes.
En principe, on considère qu’un ratio d’ 1watt/litre correspond à un éclairage très intense et que 1 watt/3-4 litres représente un éclairage faible, sous lequel l’ensemble des plantes sciaphiles abordées dans cet article sont parfaitement capables de s’épanouir.

Une base décorative stable

Les besoins lumineux modérés de ces végétaux vont de paire avec une croissance relativement lente.
L’entretien qu’il convient de leur consacrer reste ainsi très limité. Cette particularité est d’autant plus appréciable qu’ils sont couramment implantés dans les endroits les plus inaccessibles du paysage aquatique : à la base des décors verticaux, sous les plus hautes plantes ou dans les angles de la cuve.
Cet entretien consiste, occasionnellement, à sectionner un petit nombre de feuilles abimées, colonisées par des algues ou débordant des limites qui leur ont été imparties. L’esthétique des massifs de plantes sciaphiles ne souffrent donc que très peu de ces interventions limitées.

Implantés au sol ou sur des éléments de décors inertes, au plan intermédiaire, ils permettent de conserver une base végétale assez harmonieuse et cela, même quand les plus hautes plantes à tiges de l’arrière-plan viennent de subir une taille franche dont elles doivent faire l’objet très régulièrement afin d’augmenter la densité de leurs massifs, mais aussi, pour en contenir la croissance vigoureuse.

En zone médiane..
Les plantes sciaphiles plantées en zone médiane permettent de camoufler efficacement les bases dénudées particulièrement inesthétiques de ces plantes à tiges.
Si ces espèces sont capables de s’épanouir sous une lumière tamisée, il est cependant tout à fait envisageable de les cultiver sous un éclairage intense. Leurs feuilles changent alors souvent de taille, de forme, ou même de couleur par rapport aux exemplaires cultivés à l’ombre, en adoptant notamment un port plus rasant et un feuillage plus dense.

Les plantes à racines souterraines

Le genre Cryptocoryne est sans conteste l’un des plus représentés parmi les plantes sciaphiles.
En revanche, seules les plus basses d’entre-elles sont utilisées en tant que telles : le plus souvent, pour meubler discrètement la base des décors surplombants.
Les plus courantes en aquascaping sont les différentes variétés de C. wendtii (« Green », « Brown », « Tropica », « Mi Oya »)dont les feuilles aux contours légèrement ondulés arborent des couleurs pouvant s’étaler du vert au rouge; mais également C petchii, donc il existe par ailleurs une variété naine; C.X willisii et aussi C. parva, caractérisée par une hauteur réduite et une croissance particulièrement lente.

Ces plante en rosette, sont très faciles à cultiver dès lors qu’elles ont passé le stade délicat des premières semaines, durant lesquelles il est courant de voir fondre littéralement la totalité des feuilles. Heureusement, un autre feuillage régnant dans l’aquarium, ne tarde généralement pas à faire son apparition.

• Contrairement aux Cryptocoryne, implantées dans le substrat au sol, les fougères et mousses, épiphytes, peuvent être fixées à n’importe quelle hauteur du moment qu’elles disposent d’un support.

Les plantes Epiphytes

La grande majorité des plantes épiphytes sont sciaphiles. Elles complètent parfaitement les autres espèces, puisqu’elles ont l’avantage de pouvoir être fixées dans les endroits dépourvus de substrat (roches, bois, décors artificiels) et à la hauteur souhaitée, à condition de disposer d’un support vertical.

Les mousses..

Les mousses en sont les principales représentantes, avec notamment les nombreuses variétés appartenant aux genres Taxiphyllum et Vesicularia (T. barbieri, V. ferriei, V. montagnei « Chrismas » etc.), mais aussi : Fissidens fontanus, Fontinalis antipyretica, F. hypnoides, Riccardia chamedryfolia et R. Graeffei.
Ces différentes espèces doivent être maintenues artificiellement sur leur support, le temps qu’elles parviennent à s’accrocher d’elles-mêmes. Pour cela, il est possible de les ficeler à ce dernier, soit à l’aide d’un fil de coton ou de nylon, soit grâce à une colle silicone ou cyanolite, ou encore avec une résine époxyde.

Une autre mousse sciaphile, Monosolenieum tenerum, s’avère en revanche incapable de s’accrocher d’elle-même sur un support inerte. Elle doit donc être retenue à l’aide d’un filet ou insérée dans des végétaux déjà encrés sur ce support et dans lesquels ses thalles très ramifiés s’emmêleront durablement.

Ce sont des mousses qui parmi, les plantes sciaphiles, réclament le plus d’entretien. En effet, à part pour les espèces du genre Riccardia qui, du fait de leur croissance extrêmement lente, ne nécessitent pratiquement aucune intervention, mieux vaut tailler régulièrement l’ensemble des espèces précitées pour éviter qu’elles ne forment un coussin trop épais à la base, asphyxiée, finirait par dépérir et se détacher du support.
Si on veut éviter une invasion, il est indispensable de récupérer, à l’épuisette ou les siphonnant, un maximum des fragments fraîchement sectionnés pour limiter leur implantation au sein des espèces voisines.

Les fougères.. 

Les fougères, sont également très utilisées. Particulièrement pour orner les pièces de bois, en plan médian, avec lesquelles elles forment un ensemble idéal pour camoufler les bases inesthétiques des plantes à tiges situées en arrière-plan.
Les nombreuses variétés de Microsorum pteropus ainsi que Bolbitis difformis, dont les frondes ne dépassent pas les 5 cm, sont pourvus de rhyzomes que l’on peut coincer entre les décors inertes ou fixer sur le support en employant les mêmes techniques que celles mis en oeuvre pour les mousses.

Une autre fougère, Lomariopsis lineata, dont l’apparence est relativement proche de Monosolenium tenerum, doit d’ailleurs être maintenue de la même manière sur les supports inertes. Cette fougère ne réclame aucun entretien, mais les autres espèces devront quant à elles de temps à autre, subir une légère taille destinée à supprimer les plus vieilles frondes et à sectionner les rhizomes s’écartant trop de l’espace imparti.

Enfin, avec l’avènement de variétés au feuillage miniature, les membres du complexe Anubias barteri sont toujours très sollicités dans la pratique de l’aquascaping afin d’occuper les espaces ombragés. Ils s’utilisent et s’entretiennent de la même manière que que les Microsorum et Bolbitis.

©Texte repris de Aquamag n°16 par framboizz pour AQUA débutant

Les plantes à éviter en aquariophilie

Surtout quand on débute dans l’aquariophilie et que l’on rentre pour les premières fois dans un magasin d’aquariophilie,qui n’a jamais entendu dire : « je n’ai pas su tenir ma plante elle est morte après deux semaines.. je ne comprends pas, on me dit sur les forums que ce n’est pas une plante aquariophile, pourtant elle était bien vendue dans un magasin d’aquariophilie et le vendeur me dit que c’est une plante d’aquarium, je ne sais plus qui croire ! »..

Et oui certains magasins vendent effectivement des plantes dites pour l’aquarium, qui n’en sont pas en réalité, et c’est très courant de les voir dans ces magasins cependant, elle ne vont pas tenir en immersion très longtemps..

Et non ce n’est pas une blague, ce sont bien des plantes terrestre qui supportent souvent la sécheresse, mais pas l’immersion totale. Elle vous paraissent très jolies quand vous débutez et que vous n’y connaissez pas encore grand chose, elles attirent l’oeil de par la forme et la couleur, mais au bout de quelques semaines, elles vont périr évidemment.
Vous allez dépenser vos sous pour rien et surtout être très déçu de l’allure qu’elles auront après quelques semaines plongées dans l’eau de votre aquarium..

Afin de vous aider à ne pas vous faire avoir, voici un petit aperçu des plus couramment vendues en magasin d’aquariophilie, qui sont à EVITER sous peine d’être vraiment très très déçu.

Petite liste de plantes à ne jamais mettre dans un aquarium :

Chlorophytum capense

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C’est une plante à rosettes, c’est d’ailleurs un classique des appartements, bien qu’elle apprécie un sol humide, elles vont rapidement dépérir en immersion totale. A éviter bien entendu parfois les feuilles sont entièrement verte sans trait blanc dedans.

 

Chamaedores elegans

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Un magnifique palmier de 2m .. Rien à dire de plus.. ah si.. : A éviter

 

Spathiphyllum wallisii

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Plante aracée très souvent commercialisée sous forme immergée qui ne résistera jamais à long terme sous l’eau, cette plante supporte juste les inondations mais pas à long terme.. A éviter

 

Acorus gramineus

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Belle plante de marais, ça passe impeccable pour un bassin de jardin, mais pour un aquarium et une immersion totale et prolongée cela va lui être fatale. A éviter

 

Dracaena

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Connus pour survivre aux manques d’eau, mais va pourrir si elle est immergée. A éviter

 

Cordyline

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Jolie mais bien mieux au jardin.. pareil, supporte bien le manque d’eau mais pourrit si en immersion totale.
Il y a plusieurs sortes de Cordyline, à feuilles plus fines vendues aussi pour plante d’aquarium, donc attention aucune
Cordyline n’est une plante d’aquarium. A éviter

 

Peperomia

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Plusieurs espèces différentes sont vendues en aquariophilie, le plus souvent au feuillage panaché, mais pas rare de voir les autres (au feuillage non panaché) en bac de vente. Bien qu’elles résistent à la sécheresse, elles ne résistent pas à l’inondation.. A éviter

 

Fittonia abivenis

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C’est une plante de sous-bois qui se décompose totalement en immersion.. A éviter

 
Dieffenbachia spp

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N’a pas non plus sa place en aquarium et va périr très vite.. A éviter

 

Syngonium

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Ce sont des aracées toxiques vendues très jeunes pour l’aquariophilie et qui vont périr rapidement.. A éviter

 

Aglaonema

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Tout comme Syngonium et Spathiphyllum ce sont des aracées toxiques vendues jeunes mais qui ne tiendront pas du tout. A éviter

Dans la réalité, il y a peu de plantes d’aquarium vendues, la plus part des celles que nous cultivons en aquarium sont des plantes palustres, qui subissent des inondations d’intensité et de durée variables, et qui supporteront une vie entière en immersion totale.

Ce qui est dommage, c’est que l’on continue à commercialiser des plantes complètement terrestre en tant que plantes d’aquarium alors qu’elle ne survivront pas plus qu’une ou deux semaines en immersion..

Pour des plantes qui tiennent dans votre aquarium, il ne faut déjà pas choisir celles indiquées ci-dessus, et surtout respecter leur besoin par rapport à vos paramètres d’eau, mais aussi en éclairage, en engrais ou pas, et en C02 ou pas, en température. Voir les fiches de plantes avant de vous lancer dans l’aquariophilie, cela vaut pour tout ce qui concerne l’aquariophilie, il ne faut pas foncer tête baissée et se renseigner, c’est la clef d’une bonne réussite.

© Texte : AQUA débutant

 

Termes des plantes aquatiques

Adventive : Qualifie une partie de la plante qui pousse sur un organe inhabituel, comme par exemple des racines qui apparaissent sur les tiges ou les rhizomes.

Apex : L’extrémité d’une racine ou d’une tige

Bulbe : Un bulbe est une pousse souterraine verticale disposant de feuilles modifiées utilisées comme organe de stockage de nourriture par une plante à dormance.
Un bulbe disposant de feuille à la base n’en développe généralement pas d’autres. Il contient des réserves de nourriture pour permettre à la plante de survivre dans les situations adverses. appelé très souvent un oignon.

Chevelu : Racines capillaires très fines

Collet : Point de séparation entre la tige et les racines d’une plante.

Cordiforme : Se dit d’une plante qui comporte des feuilles en forme de coeur

Cuticule : La cuticule est une fine couche luisante qui recouvre les feuilles des végétaux. Elle limite l’évapotranspiration tout en empêchant la pénétration de dioxyde de carbone. L’absorption de CO2 se fait alors par l’ouverture variable des stomates (orifice de petite taille présent dans l’épiderme des végétaux, qui permet des échanges gazeux entre la plante et l’air ambiant).

Décussé :Se dit des feuilles d’une plante formant des paires qui se croisent à angle droit.

Folioles : Se dit des petites feuilles qui forment une feuille composée.

Hétérophyllie :Plantes qui produisent des feuilles d’au moins deux types différents. L’hétérophyllie s’exprime en fonction du développement de la plante des contraintes du milieu (lumière, immersion ou pas etc.). Elle peut donc avoir un aspect différent si elle est immergée et émergée, c’est un dimorphisme.

Limbe folifaire :Feuille sans pétiole.
Un certain nombre de plantes sont capables d’orienter leur limbe foliaire par rapport à l’incidence des rayons solaires, soit pour en augmenter l’exposition, soit pour la limiter.

Mésophylle : La plus grande partie de l’intérieur d’une feuille, c’est-à-dire entre l’épiderme inférieur et supérieur, est composé d’un parenchyme appelé mésophylle. Ce tissu joue un rôle très important dans la photosynthèse. Le mésophylle est composé de deux parties :
La face supérieure : le parenchyme palissadique composé de cellules verticales, allongées et serrées ; les cellules qui le constituent sont riches en chloroplastes, c’est dans ce parenchyme que se déroule la photosynthèse.
La face inférieure : le parenchyme lacuneux (ou spongieux). Les cellules ont une forme plus arrondie et sont moins serrées. Les lacunes entre les cellules servent à stocker les gaz échangés entre la feuille et l’atmosphère

Noeud : Est une structure sur une tige à l’aisselle de laquelle se trouve un bourgeon. Les nœuds sont séparés les uns des autres par des entre-nœuds.

Parenchyme : Tissus nourriciers et réserve de la plante.

Pennatiséqué : Se dit d’une feuille découpée de manière symétrique par rapport à l’axe de la nervure centrale, avec des lobes atteignant la nervure centrale. Ce ne sont pas des folioles, car ils ne sont pas articulés.

Pétiole : Un pétiole désigne la pièce foliaire, reliant le limbe à la tige. Le pétiole a la structure interne d’une tige. C’est l’équivalent du pédoncule pour le fruit.

Plantule : Une plantule est une jeune plante sporophyte ne comportant que quelques feuilles. Issue de l’embryon d’une graine, son développement commence avec la germination.

Rhizome : Tige souterraine très épaisse pouvant générer de nouvelles pousses ou racines.
Le rhizome est une sorte de réserve tout comme le bulbe, il ne se plante généralement pas dans le sol de l’aquarium, on l’attache sur un décors en attendant qu’il prenne racine ou, si on décide de le placer dans le sol, nous faisons en sorte de n’y mettre que les racines dans le sol, en laissant le rhizome à la surface du sol.

Sagitté : Qualifie une feuille en pointe de flèche comme la Sagittaria sagittifolia ou encore, la Sagittaria subulata
multiplication végétative chez bon nombre de plantes vasculaires (possédant des vaisseaux conducteurs de sève).

Stolon : C’est une multiplication de la plante. Il s’agit de rameaux à croissance horizontale dont les entre-noeuds subissent une forte élongation tandis que leurs feuilles demeurent réduites. L’enracinement se fait généralement au niveau du bourgeon terminal.
A partir de la plante mère, les stolons permettent l’exploration du milieu puis la prise de racine a lieu plus loin pour former de nouveaux pieds. Ils peuvent être aériens ou souterrains.

Trifolié : Se dit d’une feuille dont le pétiole porte trois folioles.

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Symptômes de carence des plantes aquatiques

Liste des divers symptômes de carence en substances nutritives, des plantes aquatiques

 

Légende de la liste des carences :
Apport de la substance nutritive pour la plante :
– Substance nutritive —–> Symptôme de carence.
————————————————————————–
Synthèse des acides aminés/des protéines :
– Azote (N)—————–> Jaunissement des feuilles (chloroses).

Équilibre énergétique :
– phosphore (P)———–> Chute prématurée des feuilles.

Synthèse des protéines, acides aminés, enzymes, coenzymes :
– Soufre (S)—————-> Troubles de la croissance, jaunissement des plantes.

Activateur enzymatique, osmose, équilibrage des charges : 
– Potassium (K)————> Jaunissement de la pointe et du bord des feuilles.

Réactions enzymatiques, métabolisme :
– Calcium (Ca)————-> Déformation des parties de la plante en croissance.

Activateur enzymatiques, composant de la chlorophylle, transport des ions :
– Magnésium (Mg)———> Chlorose, décoloration, chute des feuilles.

Synthèse enzymatique, synthèse de la chlorophylle : 
– Fer (Fe)——————-> Jaunissement des feuilles.

Photosynthèse, métabolisme des protéines, répartitions des glucides, équilibre hydrique :
– Cuivre (Cu)—————> Croissance anormale, flétrissement rapide, feuilles en forme de spirale.

Réactions enzymatiques, photosynthèse :
– Manganèse (Mn)———> Carence en fer, atrophie des tissus entre les nervures des feuilles.

Activateur enzymatique :
– Zinc (Zn)——————> Jaunissement entre les nervures des feuilles, croissance refrénée, malformations au niveau des tiges et des feuilles.

Assimilation du Ca, croissance :
– Bore (B)——————-> Problèmes de transport, aspect ratatiné des jeunes feuilles.

Assimilation des nitrates :
– Molybdène (Mo)———-> Accumulation de nitrates, points jaunes entre les nervures des feuilles.

Systèmes enzymatique, libération des minéraux :
– Vanadium (V)————-> Croissance refrénée.

————————————————————————–

Explications supplémentaires :

Deux groupes de substances nutritives :
1- Les macro-éléments : azote, phosphore, soufre, potassium, calcium, magnésium
Substances nutritives principales. Les plantes en consomment des quantités relativement importantes. 

L’azote est consommé par les plantes sous forme de nitrates ou d’ammonium et sert, entre autres, à la production d’acides aminés et, par conséquent, de protéines. Le phosphore est absorbé sous forme de phosphates et joue un rôle essentiel dans le cycle énergétique de chaque cellule vivante. En raison des déjections des poissons, les nitrates et phosphates sont souvent présents en quantité plus que suffisantes dans l’eau de l’aquarium et, en cas d’excès, favorisent la croissance des algues. C’est pourquoi il faut choisir des engrais ne contenant pas de nitrate ni de phosphate.
Les autres substances nutritives principales que sont le soufre, le potassium, le calcium, et le magnésium sont nécessaires, pour différentes réactions enzymatiques (ex : la photosynthèse, le métabolisme et, par conséquent, la croissance.)
L’absence de ses substances se traduit souvent par des déformations des plantes et un jaunissement des feuilles.

2- Les oligo-éléments : fer, cuivre, manganèse, zinc, bore, molybdène, vanadium
Les plantes en ont besoin en faibles voire très faibles quantités. Mais les oligo-élements sont aussi importants que les substances nutritives principales.

Le fer est un composé d’une enzyme générant de la chlorophylle, tandis que la chlorophylle contient du magnésium mais pas de fer. Une carence en fer se manifeste également par un jaunissement des feuilles (elles manquent de chlorophylle).
Le molybdène permet l’assimilation des nitrates, très importante.
Les plantes plantes contribuent ainsi à l’élimination des substances nocives. Le manganèse et le vanadium permettent une bonne activité enzymatique.
Aucune plante ne peut pousser sans ces substances.

© AQUA débutant
© Extrait Sera :  » Nourrir les plantes de façon naturelle  » et framboizz de AQUA débutant

Des algues bleu-vert envahissantes !

Vous avez remarqué depuis quelques temps la présence dans votre bac d’une espèce d’algue bleue, ou verdâtre tirant sur le bleu, qui s’installe gentiment sur le décor, les parois du bac le sol ou parfois sur les feuilles des plantes comme une pellicule grasse. Si vous avez des lentilles d’eau, elle peut les maintenir en coussins compacts dans lesquels les lentilles meurent et se décomposent…

Les habitants du bac n’y touchent pas, même les plus voraces…

Il y a un drôle d’odeur dans votre bac que certains qualifient d’odeur d’acétone… sans pouvoir définir celle que j’ai perçue… ce n’était pas celle de l’acétone… mais bon… une drôle d’odeur, dirons nous, différente de celle qu’on rencontre habituellement en ouvrant le bac. Pire : cette odeur reste sur la peau après avoir travaillé dans l’aquarium, et il faut un bon savonnage pour la faire partir.

Cette pellicule se développe assez rapidement.

Au début, on croit pouvoir s’en débarrasser en l’enlevant simplement à la main (au prix d’une couche bizarre visqueuse et malodorante sur les doigts !). Impression entretenue par le fait qu’elle a vraiment l’air d’une simple pellicule adhérente aux parois du bac…De même avec une aspiration efficace, on l’enlève des graviers…
Et on déchante… Oui, elle s’enlève rapidement… pour mieux revenir au même endroit et un peu plus loin aussi… il suffit qu’un tout petit fragment aille nager un peu plus loin…

Vous avez essayé les anti-algues classiques sans effet… ou un effet modeste et elles sont revenues ensuite…

En fait, ce n’est pas une algue… ce n’est pas non plus une bactérie… un peu les 2… mais pas un champignon…
Vous avez à faire avec une CYANOBACTERIE !!!

Identité : 
C’est une bactérie du type non eucaryote et c’est une algue car elle possède un appareil photosynthétique et de la chlorophylle.
On les appelle « algues encroûtantes », mais leur petit nom pour de vrai est cyanoprocariophyte. Comme c’est un peu long, on va les appeler comme tout le monde CYANOBACTERIE.

Comme elles utilisent la photosynthèse, une fois déposées sur les plantes pour bénéficier d’un max de lumière, elles empêchent les plantes de se nourrir, les affaiblissant et les tuant à petit feu… pour leur plus grand bonheur puisque la décomposition des plantes leur apporte le phosphate dont elles ont besoin.

Raisons de leur arrivée dans votre bac : 
Il est parfois difficile de faire la part des choses sur les raisons de leur présence… en gros :

->Dans l’idée, comme elle est en partie bactérie, il suffit de l’introduire dans votre bac, même bien équilibré, pour qu’elle s’y sente partiellement à son aise. Présente sur une nouvelle plante, une pince, ou un élément de décor contaminés, elle va avoir du mal à s’installer… mais elle va le faire.

->C’est une algue. Elle prend le relais des algues vertes en cas de déséquilibre dans l’eau.
* Une sur-alimentation des poissons avec des aliments riches en protéines est un facteur favorisant.

* Un éclairage de mauvaise qualité va avoir tendance à favoriser leur apparition. Exemple : un néon en fin de vie, des plantes qui courent beaucoup trop en surface… il y a des chances pour que ces plantes là se retrouvent contaminées. Mais certains ont eu la surprise de les voir s’installer avec un tube neuf… pas adapté.

*Une carence en cuivre semble pouvoir être aussi à l’origine de l’invasion.

*Un siphonnage trop intensif du sol qui prive des bonnes bactéries. Sans concurrence, les cyano prennent le relais !

*Pas assez de nitrates, trop de phosphates… encore qu’on trouve aussi que les nitrates trop élevés sont responsables…


Comment s’en débarrasser ?

Vaste sujet !!! Il suffit de parcourir les forums aquariophiles pour s’en rendre compte !!!

->Version naturelle : 
* En premier lieu : vérifier les paramètres. Notamment les phosphates et les nitrates (qui doivent être inférieur à 10 mais pas en dessous de 3 non plus).
On peut faire descendre le taux de phosphate en changeant l’eau, et en installant une résine anti-phosphate.
Pour remonter les nitrates… enlever un peu (ou complètement) des plantes à croissance rapide (lentilles en particulier), remonter progressivement la quantité d’eau de conduite pour les utilisateurs d’eau osmosée, en veillant de ne pas bouleverser trop vite les autres paramètres vitaux pour les poissons.

* Eliminer les déchets. Sans siphonner le sable.

* Veiller à nourrir de façon rationnelle, faire en sorte que les poissons mangent tout rapidement. Utiliser de la nourriture vivante semble une solution pour éviter le risque de déchet.

* Eliminer les feuilles ou les plantes atteintes, ou entrain de mourir.

* Faire bouillir ou passer à la javel concentrée les éléments de décors atteints. En prenant soin de les rincer à l’eau chaude et de les sécher au sèche-cheveux en cas d’utilisation de javel, pour bien l’éliminer.

* Nettoyage des filtres.

* Diminuer ou interrompre l’apport en CO2… on gêne ainsi la photosynthèse.

* Le black out. En supprimant la lumière, les cyano ne peuvent pas faire de photosynthèse. Elles meurent normalement. La durée varie de 3 jours à 2 semaines dans tout ce qui est écrit un peu partout.

Néanmoins force est de constater que ça ne suffit pas toujours.

->Version interventionniste… pas forcément naturelle, voire « agressive »

* Certains ont utilisé le sel de Guérande. Tentant, mais j’ai lu quelque part qu’on pouvait en avoir en eau de mer…

* Introduction d’un élément en cuivre en cas de carence. Encore faut-il doser le cuivre dans l’eau. Je n’ai trouvé qu’une seule référence à ce traitement sur le net.

* Le permanagnate de potassium a été utilisé, pompes coupées, en cas d’atteinte localisée, en le « pulvérisant » à la seringue sur les taches d’algues.

* Certains ont utilisé le protalon avec succès. Ou Algen stop de Vitakraft… avec des réserves pour ces 2 produits question efficacité.

* Les antibiotiques.
J’ai retrouvé les dérivés de pénicilline 500mg (une fois sur le net) … qui ne me parait pas logique, compte tenu de la nature de la bestiole, la néomycine (1 cac pour 100 ml), l’érythromycine 500mg pour 150litres. Le tout administré une fois avec changement d’eau au bout de 3 à 8 jours.
Un problème de taille… trouver un pharmacien prêt à vous vendre l’un ou l’autre de ces antibio sans ordonnance.
Un autre problème de taille : la tolérance des poissons d’une part à l’antibio, d’autre part aux excipients présent dans les médicaments version humaine.
Enfin se pose le problème des créations de résistances de bactéries aux antibiotiques… écologiquement pas top.

* Le Cyanocell. (qui n’existe malheureusement plus actuellement, un des composants est maintenant interdit à la vente, il est donc remplacé par du EASY LIFE BLUE EXIT)
Il semble être le seul traitement vraiment efficace contre les cyano (encore faut-il être sûr du diagnostique). A priori d’après les témoignages sur le forum, bonne tolérance des poissons, des invertébrés et des plantes. Encore faut-il le trouver en magasin… le net est parfois vraiment très utile ! Il semble qu’il contienne un antibio de la famille de l’érythromycine, pas ou très peu de cuivre.

Dans tous les cas, prendre la précaution de filtrer sur charbon en fin de traitement, de surveiller les nitrites (pendant et après le ttt), et de recourir aux bactéries vivantes au moindre mouvement du taux de nitrites.

Toutefois, sans travailler sur le problème de fond… toutes les méthodes « agressives » sont inutiles. Il faut d’abord attaquer le problème à la base (paramètres, nourritures, nettoyage… entretien correcte quoi !) !!!

© Texte : Jeely pour AQUA débutant