Les algues

Lutte des algues par une croissance vigoureuse des plantes :

Si les plantes poussent bien et grandissent correctement, les algues ont peu de chance de proliférer.
Si les algues, apparaissent dans votre aquarium qui est déjà bien cyclé, ceci est un signe que la croissance des plantes stagne, c’est pourquoi, il faut impérativement à chaque fois que l’on combat les algues, favoriser la croissance des plantes de l’aquarium par une fertilisation et un rajout de plantes à pousse rapide.

Pour les Aquariums récents :

Les aquariums mis en route récemment sont souvent menacés par une invasion d’algues, marrons pour commencer, et ensuite vertes si l’éclairage est correct, ceci est le processus normal de la mise en place du cycle, ce n’est pas néfaste au démarrage de celui-ci et même logique, mais il est particulièrement important de favoriser au départ la croissance des plantes pour ôter toute chance aux algues de se propager, préférez alors au départ, des plantes à pousse rapide en bon nombre, et ceci, dés la mise en route du bac.

Évitez au départ de fertiliser surtout si vous avez mis un sol nutritif dessous le sable, c’est inutile pendant quelques mois, il faut également que les plantes prennent racines dans votre sol, mais effectivement, il est un peu normal de voir les algues en profiter pendant cette période, il faut en général entre 6 mois et un an avant que le bac soit vraiment très bien rodé, les premiers mois, c’est souvent la lutte contre les algues et le cauchemar de tout aquariophile.

Entretien hebdomadaire :

Malgré une bonne croissance des plantes, il est également possible que les algues apparaissent, lorsque l’entretien de votre aquarium est quelque peu négligé ou mal effectué.

Les conséquences sont alors, des teneurs en nitrate et en phosphate trop élevés. En effet ces substances sont principalement nutritives pour les algues et sont bien souvent, à l’origine de la prolifération de vos algues.

Un changement d’eau régulier et hebdomadaire de l’ordre de minimum 20% est indispensable pour éliminer les nitrates et phosphates accumulés par les déchets végétaux, ainsi que les déjections des poissons, il est également important de surveiller le nombre de poissons de temps en temps, car si un poisson est mort dans un coin de l’aquarium et que vous ne le voyez pas, il peut également être une source d’excès de nitrate dans votre bac, donc de poussée d’algues.

Il est donc important de se procurer les tests, en gouttes de préférence, pour vérifier son taux de nitrate, et surtout en cas d’invasion d’algues, cela devient indispensable de connaître ce taux pour savoir comment les combattre. Et si on a les moyens, on peut aussi se procurer le test de phosphate pour voir les deux.

Autres facteurs favorisant la prolifération des algues :

L’éclairage usagé, c’est à dire vos tubes aquario, ne doivent pas durer plus d’une année maximum, car un mauvais éclairage est source également de prolifération des algues également, même usés, on ne le voit pas à l’oeil humain que les tubes sont trop vieux, donc bien noter les dates d’achats pour se rappeler lorsqu’il faudra les changer, et ne surtout pas, tous les changer en même temps si on en a plusieurs sur la galerie, cela ferait l’effet contraire, d’où une poussée d’algues bien souvent au moment des changements de tubes, si vous rapprochez trop l’achat de vos différents tubes, mais cela reste une poussée passagère.

–Une oxygénation de l’eau par le biais d’un bulleur est inutile si l’entretien est effectué régulièrement, car la forte teneur en oxygène de l’eau en raison de l’oxygénation favorise également la croissance des algues, notamment celles des algues bleues.

–Une fertilisation correctement dosée pour un bac cyclé est envisageable et recommandée pour les plantes.

–Regardez aussi le ph si il n’est pas trop élevé, mais surtout voir avec le kh et le gh qui sont plus important dans la dureté de l’eau, ni trop bas, et ni trop haut (surtout en cas d’algues pinceaux noirs par ex) les N03 et les P04 également, en trop grande quantité cela pourrait favoriser les algues vertes et filamenteuses.

–Trop de lumière du jour peu parfois aussi jouer un rôle non négligeable pour les algues, et faire proliférer des algues filamenteuses, cynobactéries, ou encore les unicellulaires, attention à l’emplacement de votre aquarium, à la puissance et l’âge des tubes placés sur la galerie.

–Trop d’aliments donnés au moment des repas, et non mangés dans les minutes qui suivent, est une source d’excès de nitrate qui fait proliférer les algues bien sûr.

Différentes algues les plus souvent rencontrées dans nos bacs :

Algues flottantes unicellulaires, Chlorella, flagellé oeillés :
eau verte, opaque et trouble.

Flagellés et cilliés :
(Bactéries et organismes unicellulaires se multiplient dans l’eau) Turbidité blanche, eau laiteuse peu profonde.

Algues bleues : cynobactéries :
Dépôt bleu-vert gluant, dense sur les plantes et les décorations du bac, odeur désagréable à l’ouverture du bac.

Algues brunes : algues siliceuses, diatomées :
Dépôt brun, gluant sur les plantes, les décors et vitres, ressemble à vue d’oeil à une poussière marron.

Algues pinceaux vertes : algues rouges :
Touffes avec de courts fils ramifiés de couleur verte partant d’un point sur le bord des feuilles, plus tard également se propage sur toute la feuille.

Algues pinceaux noires : algues rouges :
Touffes avec de courts fils rouge-noir, d’abord sur le bord des feuilles, puis sur toute la feuille, mais également sur les vitres parfois, et les éléments de déco du bac.

Algues barbues : algues rouges :
Fils ramifiés, vert foncé à noir, longs de plusieurs centimètres, qui se déploient sur les feuilles ainsi que sur les éléments de déco du bac.

Algues filamenteuses : algues vertes :
De longs fils verts, comme de fins cheveux, un peu partout sur les plantes s’accrochant parfois aux décors et aux racines, qui grandissent dans certains cas très très vite, et peuvent finir par étouffer les plantes si on laisse proliférer, mais en principe, facile à retirer à la main, ou bien, avec un bâton de bois et les filamenteuses enroulées autour.

©Textes : AQUA débutant

Plantes faciles pour débutant

Un aquarium est beaucoup plus attrayant lorsqu’il est planté, mais aussi plus difficile à entretenir, c’est d’autant plus vrai, quand ,par manque d’informations, nous choisissons des espèces trop difficiles, réclamant par exemple, une forte luminosité ou un sol riche en fer.
Voici donc une liste(non exhaustive, bien sur)de végétaux « pour débutants ».

CERATOPHYLLUM DEMERSUM
Je pense que chaque débutant devrait commencer avec cette plante : Elle pousse à une vitesse de 10cm par semaine, et ce sans substrat nutritif car c’est une plante flottante. Elle s’adapte à quasiment tous les types d’eau et est très efficace pour ce qui est d’oxygéner l’eau et de consommer les nitrates. Même si elle préfère un éclairage fort, elle peut très bien s’en passer(chez moi, elles vivent avec un seul tube néon de 18W pour 80L, et poussent très rapidement).
Elle ressemble un peu au myriophylle(en moins jolie tout de même). Les tiges se cassent facilement et l’on peut faire des boutures en les replantant. C’est aussi une plante très appréciée des Anabantidés, qui peuvent y faire leur nid de bulles.
Nom commun : cératophylle, cornifle
Taille : max. 2m, doit être élaguer régulièrement
Origine :cosmopolite
Température : 1 à 29°
Substrat nutritif : Non
Pousse : très rapide
Reproduction : par bouturage

419192Cerato1

MICROSORUM PTEROPUS
Cette fougère n’a pas besoin de sol car elle se fixe à une racine ou une roche grâce à son rhizome, sorte de racine modifiée(qui ne doit d’ailleurs pas être enterré). Elle n’a pas non plus besoin d’un éclairage intense, et si celui-ci est trop fort il vaut mieux placer des plantes flottantes pour la protéger. Elle pousse lentement mais c’est une plante résistantes qui peut même être mis dans un bac de cichlidés(son goût amer et sa robustesse la protègent).Elle peut également, supporter une faible salinité et peut vivre émergée, en aquaterrarium humide.
Nom commun : fougère de Java
Origine : Sud-est asiatique
Taille : max. 25cm
Température :18 à 28°C
Substrat nutritif : Non
Pousse : Très lente
Reproduction : par division de la plante et par plantules adventives(des pousses apparaissent au niveau des feuilles).

229295Fougere1

VESICULARIA DUBYANA
La mousse de Java, comme la fougère, se fixe sur le décor et n’apprécie pas une forte luminosité. En revanche, elle pousse beaucoup plus rapidement pour peu que les conditions soient réunies au départ, car son acclimatation est parfois difficile. On peut la placer dans le courant généré par le filtre pour éviter son invasion par les algues. J’ai parfois put lire qu’une fois acclimatée, elle pouvait devenir envahissante jusqu’à étouffer les autres plantes, personnellement, elle ne m’a jamais posé ce genre de problème.
Elle est très utile en bac d’alevinage, car elle offre une protection aux alevins.
Comme la fougère de Java, elle peut vivre en aquaterrarium.
Nom commun : Mousse de Java
Origine : Asie
Taille :
Température : 8 à 30°C
Substrat nutritif :Non
Pousse : de moyenne à rapide
Reproduction : par division de la touffe

936771mousse

CRYPTOCORYNE sp.
Cette famille(asiatique, encore une fois) regroupe beaucoup d’espèces peu exigeantes, notamment au niveau de la luminosité. En revanche, il faudra leur fournir un sol nutritif, car elles se nourrissent par les racines. Entre autre, elles sont très sensible au transport et aux variations de qualité de l’eau, ce qui se traduit par un pourrissement des feuilles jusqu’à ce qu’il ne reste quasiment plus rien à la surface, cependant, les racines survivent et la plante finit en général par repousser.
Je conseille plus particulièrement Cryptocoryne wendtii et Cryptocoryne beckettii, parfaites pour l’avant plan.
Noms communs : Cryptocore de Wendt et Cryptocore de Beckett
Origine : Asie
Taille : 35 et 15cm, mais restent plutôt petites
Température : 23 à 28°C
Substrat nutritif :Oui
Lumière : Modérée
Pousse : Moyenne
Reproduction : par division de la plante

473219Crypto1

ANUBIAS BARTERI
Grâce à son rhizome elle se fixe à tout élément du décor, et elle ne doit pas être planté dans le sable. Ses besoins en matière d’éclairage sont faible, et si elle est trop exposée elle risque d’être envahie par les algues, car elle pousse très lentement et ne peut pas les « combattre » ; là encore, installer la plante sous le rejet du filtre peut être utile.
Ses feuilles sont assez robustes pour résister à certains poissons herbivores, elle peut donc vivre dans un bac de cichlidés.
La variété nana est plus adaptée aux petits aquariums que A.barteri var.barteri de par sa taille. Sinon elle a les mêmes exigences.
Nom commun : Anubias
Origine : Afrique
Taille : 30cm,12 pour la variété naine
Température : 22 à 28°
Substrat nutritif : Non
Lumière : Faible
Pousse : Lente
Reproduction : par division du rhizome

EGERIA DENSA

Le principal problème de cette plante réside dans le fait qu’elle préfère une température de moins de 26°, mais avec un éclairage fort, elle peut supporter une eau plus chaude(toutefois, l’éclairage chauffant l’eau, l’augmentation de celui-ci n’est pas toujours la solution…). Sinon, c’est une plante résistante et même invasive puisqu’elle a été introduite dans certaines régions tempérées et subtropicales, où elle peut supplanter les espèces indigènes.
Elle peut servir de plante flottante, mais elle est plus jolie plantées dans le substrat.
Nom commun : Elodée d’argentine
Origine : Amérique du Sud, mais elle est maintenant cosmopolite
Taille : 50cm et plus
Substrat nutritif : Non
Lumière : préfère une lumière forte
Température :18 à 26°
Pousse : rapide
Reproduction : par bouturage

BACOPA CAROLINIANA
Cette plante est plus exigeantes que les précédentes : Elle a besoin de sol nutritif et d’un éclairage fort. Si la luminosité n’est pas assez importante, elle ne dépérit pas mais perd ses feuilles basses, ne restant plus qu’une longue tige nue et quelque feuilles en surface(autant dire que l’aspect esthétique est gâché !). On observe le même phénomène lorsque les plantes ne sont pas assez espacées entre elles. Toutefois, cette espèce reste plutôt résistante tant que les conditions sont réunies.
Nom commun : Bacopa de Caroline
Origine : Amérique Centrale, Etats-Unis
Taille : 20 à 40cm
Substrat nutritif : Oui
Lumière : Vive
Température : 22 à 28°
Pousse : très rapide
Reproduction : par bouturage

VALLISNERIA SPIRALIS
Plus petite que Vallisneria gigantea, la vallisnérie spiralée est parfaite pour former un rideau devant la vitre du fond. Elle demande un sol riche, une lumière pas trop faible et de fréquents élagages, car dans de bonnes conditions elle forme de nombreux stolons et envahie tout l’aquarium.
Nom commun : Valisnérie spiralée
Origine : cosmopolite
Taille : jusqu’à 60cm
Substrat nutritif : Oui
Lumière : Moyenne à vive
Température : 15 à 29°
Pousse : très rapide
Reproduction : par stolons(marcottage)

428279Valisnerie

HYGROPHILA POLISPERMA,H.CORYMBOSA,H.DIFFORMIS
Toutes ces plantes ont besoin de beaucoup de lumière et d’un sol nutritif. Comme la bacopa, les plants doivent être espacés, sinon les feuilles inférieures tombent.
Origine :Asie
Taille : 50cm
Sol nutritif : Oui
Lumière : Vive
Température :20 à 28°
Pousse : rapide
Reproduction : par bouture

Évidemment, toute proposition pour venir compléter cet article sera la bienvenue !

Pléco3 pour AQUA débutant

L’eau osmosée

Son usage…

A ne pas confondre surtout avec l’eau déminéralisée qui n’est absolument pas de même qualité et non utilisable en aquariophilie.

L’eau osmosée est une eau qui est purifiée, débarrassée de tous métaux lourds, chlore, nitrates et autre substance nocive, mais aussi de minéraux et oligo-éléments utiles en aquariophilie.
Les paramètres du GH et du KH se retrouve alors nul, par contre le PH lui est très souvent neutre, mais il peut aussi parfois être basique ou plus acide suivant la qualité de l’osmoseur et le PH de départ.

Utilisation : 
L’eau osmosée est utilisée principalement en aquariophilie lorsque l’eau de conduite est trop dure pour les espèces de poissons choisies qui nécessitent une eau moins dure que les paramètres de départ.
Elle permet de réduire ainsi les paramètres de dureté, tel que le GH, KH ainsi que le PH et nous permet alors d’accueillir nos populations.
Très souvent en la mélangeant à l’eau de conduite avec un certain pourcentage qu’il faut tester pour obtenir le résultat approprié aux paramètres demandés par les espèces de poissons que nous allons maintenir.

Une fois le pourcentage trouvé pour obtenir les bons paramètres pour la population à accueillir, donc le bon GH, KH et PH lors des changements hebdomadaire, nous appliquons ce même pourcentage afin de conserver les paramètres identiques et ne pas bouleverser nos habitants avec ces changements, cela pourrait leur être fatale.

Deux possibilités s’offrent à l’utilisation de l’eau osmosé :
Première méthode :

Une utilisation 100% osmosée et reminéralisée obligatoirement car sinon pas vivable non plus pour nos habitants, avec du SEL PREIS le soucis avec cette méthode, est que parfois les sels utilisés remontent bien le GH mais pas le KH ce qui donne un pH instable et incertain.
De plus il y a toujours un risque d’acidose surtout si l’intention est d’introduire un système C02 pour un bac bien planté, cela devient plus chaotique si on ne maîtrise pas bien les doses.
Je ne conseillerai évidemment pas personnellement cette méthode, même si je sais que certains aquariophiles utilisent cette première méthode (pour les crevettes cela peut être intéressant par contre si il y a trop de nitrate dans l’eau ce qui engendre des morts à répétition).
A long terme et surtout pour débuter en général, je conseillerai plutôt la seconde méthode ci-dessous.

Seconde méthode :

Couper l’eau osmosée à l’eau de conduite afin d’obtenir les bons paramètres et les adapter à la population que l’on va choisir.
Ainsi nous n’avons pas besoin de reminéraliser l’eau, nous gardons aussi un peu de nitrates dont les plantes ont besoin.
Il est important de savoir que zéro de nitrate n’est pas le bon taux (le taux minimum est de 10, et il est parfait ), zéro pourrait amener des algues et des soucis de maintenance.
Il suffira simplement si le conditionneur pour l’eau de conduite n’est pas utilisé, de tirer l’eau du robinet entre 24 et 48H avant le remplissage et l’entretien du bac, afin de faire disparaitre le chlore et les métaux lourds dont elle serait chargée. Il faudra la couper avec l’eau osmosée au pourcentage voulu et conserver toujours ce même pourcentage pour le changement hebdomadaire quelque soit le nombre de litres retirés, afin de pouvoir conserver toujours les mêmes paramètres pour nos habitants.

Solution pour changer les paramètres avec les habitants présents dans le bac…

Vous avez appris à vos dépends, alors que vos poissons sont déjà présents dans votre aquarium, qu’il était important et nécessaire d’avoir une eau plus acide (douce) que celle que vous avez dans votre bac actuellement.
Votre soucis, vous ne savez pas comment faire pour leur offrir de meilleurs paramètres, ils sont déjà présents !! 

Attention il n’est pas question de faire n’importe quoi ! Surtout il hors de question de changer en une seule fois les paramètres de l’eau, cela pourrait leur être très certainement fatal.

Toutefois il y a toujours une possibilité de changer les paramètres avec les habitants présents si cela n’a pas été fait au départ par manque d’information.
Sachez que ce n’est pas l’idéal, et même bien plus compliqué et délicat à mettre en oeuvre que si cela avait été fait à la mise en route du bac sans habitant.
Là dans ce cas-ci,il est impossible de nous permettre une marge d’erreur avec les habitants présent dans le bac, il en va de notre responsabilité.

Dans ce cas présent, nous allons donc partir sur un bac de 100 litres brut par exemple, avec des poissons déjà présents et une eau non adaptée.
Nous allons changer l’eau tranquillement pour leur donner une eau plus adaptée.
Et ceci chaque semaine et sur plusieurs semaines (voir plus long encore) afin d’adoucir l’eau.
Il va d’abord falloir connaitre les paramètres du bac, donc GH, KH et pH, ensuite voir ce que notre population a besoin en paramètres.

Exemples de bases très simplistes :
Pour prendre une base, mais ça reste bien évidemment une base…
Il faudra surtout ne pas se fier à ces paramètres ici citer en exemple, et bien tester (Les tests en gouttes lors de ce changement sont alors je dirais indispensables pour leur fiabilité).
~~Votre GH est de 10 vous souhaiteriez obtenir un GH de 7 la différence est ici de 3.
Très souvent on va vous dire 30 pour cent d’eau osmosée et 70% d’eau de conduite fera descendre votre GH à 7.
Entre ce calcul et la réalité il y aura souvent des marges plus ou moins importantes d’erreurs.

~~Pour ma part j’ai trouvé de cette manière au départ de mon bac :
J’ai utilisé l’eau osmosée et l’eau du robinet mélangées dans une éprouvette de 50 ml environ pour tester, je laisse reposer un bon 20 minutes environ et je teste pour obtenir le résultat, c’est ce qui s’est rapproché le plus de la réalité du pourcentage à mettre dans mon bac pour ma population.

Je vous donne juste une idée de départ, mais il vous faudra surtout tester en cherchant le bon pourcentage vous même.
En effet, certains autres paramètres, tels que la composition de votre sol, les pierres, certains décors ou masses filtrantes.. pourraient venir complètement bousculer ce calcul et s’avérer tout à fait faux.
A vous de tester pour trouver le bon pourcentage !

Mais mais mais… Soyez bien vigilant surtout… Pas en une seule fois évidemment votre changement d’eau mais, chaque semaine changez par exemple 10 litres d’eau, donc si il y a 70 litres en net, cela vous fera 7 semaines vous l’aurez compris, avant que tout le volume de votre bac de 100 litres brut soit adouci aux bons paramètres.

Je me répète, mais surtout..testez entre-deux afin de connaitre l’évolution de votre GH.
La patience sera de rigueur, car les deux premières semaines il n’y a pas un changement vraiment testable, mais cela va permettre aux poissons de s’acclimater en douceur à de nouveaux paramètres.
Pas de précipitation, et une surveillance bien accrue des paramètres tout au long de ces semaines, car si le pourcentage est mauvais, cela pourrait leur être fatale à la longue des changements d’eau, contrairement à un bac « sans âme qui vive » dirons-nous, où l’on peut se permettre des marges d’erreurs sans y mettre des vies en périls.

Conclusion :
Vous l’aurez bien compris aussi, même si vous avez mis l’eau aux paramètres parfaits au départ pour la maintenance de vos espèces, l’acclimatation de ceux-ci venant du magasin est hyper importante à faire, même si on vous dit qu’ils sont dans de l’eau adaptée au magasin, toujours bien prendre son temps pour les acclimater aux paramètres du bac de la maison. et pareil si on les change de bac à la maison.

Dernier conseil pour l’eau osmosée : 
Testez là, certaines animaleries ne changent pas souvent les filtres de leur osmoseur professionnel.
J’ai eu plusieurs fois cette surprise malheureuse dans plusieurs magasins dit spécialisés en aquariophilie près de chez moi.. par soucis d’économie je suppose..
Payer pour de l’eau plus dure encore que chez soi ça fait mal au porte-monnaie et c’est jeter son argent par la fenêtre malheureusement, mais surtout on y retourne plus !
Le pH doit être souvent neutre, GH 0 et KH 0 également quand les filtres de l’osmoseur chez eux sont parfaitement changés et régulièrement.

Pour ceux qui connaissent le Poisson d’or à Estaimpuis en Belgique et peuvent y aller, l’eau osmosée est toujours parfaite, ils ont de gros débits donc c’est du régulier.
Pour les autres, surtout testez-bien et pas qu’une seule fois pour surveiller la stabilité des paramètres de l’eau osmosée que l’on vous vend, soyez vigilant aussi là-dessus pour ne pas vous faire avoir.
Ne jetons pas la pierre sur tout le monde, toutes les enseignes et magasins spécialisés ne pratiquent pas non plus ce genre d’économie..
Cette raison nous amène à dire qu’il faut tester régulièrement afin de connaitre l’enseigne à privilégier pour cet achat régulier.

L’idéal suivant le volume du bac, est bien entendu d’acheter son osmoseur et de faire soi-même son eau osmosée.

©Textes : framboizz pour AQUA débutant

Quelle eau choisir pour mon aquarium ?

Les poissons vivent dans l’eau, la qualité de cette eau est donc aussi importante que l’air que nous respirons..
Adapter l’eau à leur besoin est essentiel et fondamental pour leur santé et donc leur longévité.

Eau du robinet, de pluie, eau osmosée.. comment choisir ?

C’est l’élément essentiel en aquariophilie, l’eau est le milieu de vie des poissons. Son choix est donc d’une importance primordiale.

La première chose en aquariophilie est de connaitre les besoins de qualité d’eau (GH, KH et Ph) des espèces de poissons choisies avant tout autre chose, ce qui amène à dire, que l’eau doit le plus possible se rapprocher des caractéristiques de l’eau du milieu naturel, afin de maintenir vos poissons dans les meilleures conditions possibles.

L’eau de conduite (Robinet)..

Solution la plus simple et souvent utilisée pour les débutants en aquariophilie. Il est vrai qu’il est plus facile de choisir ses poissons adaptés à l’eau du robinet plutôt que d’adapter l’eau aux poissons choisis..
Nous dirons que l’eau du robinet sur le territoire français en général est basique et plutôt dure.
Elle est en principe très souvent adaptée aux ovovivipares et vivipares, aux poissons du lacs de Tanganyika et Malawi ainsi que certaines espèces d’Amérique centrale.
Certaines régions comme la Bretagne, ont la chance d’avoir une eau plutôt douce et acide au robinet ce qui autorise de nombreuses espèces, ce n’est pas le cas de toutes les régions de France et d’ailleurs.

L’eau du robinet doit toujours être préparée, soit conditionnée avec un conditionneur afin de pouvoir directement la changer soit, en la laissant reposer une ou deux journées afin de la débarrasser de son chlore.

L’eau de pluie..

L’ eau de pluie est pure, elle ne contient, ni nitrate, ni phosphate, ni aucun métaux lourds.
Cela peut être une alternative intéressante puisque qu’elle est acide, et ne vous coûtera rien du tout.
Il faudra cependant éviter d’utiliser de l’eau de pluie si il n’a pas plu depuis longtemps, et vérifier que le toit et les gouttières ne contiennent pas de substances toxiques pour vos poissons.
Il sera d’ailleurs indispensable de filtrer sous charbon actif afin de débarrasser l’eau des poussières ou substances nocives..
A la longue, il faut voir si cela est intéressant au niveau budget.. pas certain..

L’eau de source ou l’eau du puits..

Tout en baladant en forêt, vous pourriez être amené à découvrir de petites sources acides. Il faudra cependant être vigilant car certaines sources peuvent être bien contaminées par les nitrates ou même certains métaux lourds.
Il en est de même pour les puits et d’ailleurs une simple analyse aquariophile pH, HK et GH n’est souvent pas suffisante afin de déterminer si l’eau est correcte en aquariophilie ou pas.

L’eau osmosée..

L’eau osmosée, est l’eau la plus utilisée en aquariophilie afin de pouvoir acidifier l’eau du robinet.
Il est cependant important de prendre quelques précautions.
L’eau osmosée, n’est rien d’autre qu’une eau de conduite qui est passée à travers l’osmoseur et qui a perdu au passage, quasiment la totalité de ses minéraux, ce qui en fait une eau pure.

Elle devient alors une eau au KH nul, ce qui en fait une eau totalement instable utilisée pure.
on conseille alors souvent de l’utiliser en coupant celle-ci à l’eau du robinet soit 1/3 d’eau osmosée et 2/3 d’eau du robinet, ou encore moitié/moitié.
Attention les proportions sont totalement différentes suivant les bacs, il faut donc tester pour obtenir les paramètres adéquats afin de déterminer le pourcentage à couper et bien s’y tenir lors des entretiens hebdomadaires.
Il est toujours possible d’essayer d’obtenir les bons paramètres, en faisant des essais de petits volumes afin de déterminer le pourcentage à couper.
Certains aquariophiles chevronnés l’utilisent pure et la reminéralise aux paramètres désirés avec des sels minéraux (ex : le sel Preis).

L’eau en bouteille..

L’eau en bouteille présente l’avantage d’avoir la certitude qu’elle ne soit pas toxique, mais aussi, qu’il y a eu analyse complète des minéraux.
En fonction des espèces présentes dans votre aquarium, vous pouvez alors choisir votre eau en bouteille. Seul inconvénient : son coût.. et surtout pour des volumes importants.

Informations des paramètres de quelques eaux minérales en bouteille

– Volcania : GH = <1 – KH = <1 – Ca/Mg =3 – NO3 = 2,4
(source Chantade, Franprix).

– Montagne d’Auvergne : GH = 1/1,5 – KH = 1/1,5 – Ca/Mg = 2,4 – NO3 = NC*
(Carrefour).

– Volvic : GH = 5 – KH = 4 – Ca/Mg = 1,5 – NO3 = 6,3

– Laurier : GH = 9 – KH = 8 – Ca/Mg = 15 – NO3 = ❤

– Valvert : GH = 11 – KH = 9 – Ca/Mg = 30 – NO3 = 3,5

– Cristalline : GH = 12 – KH = 12 – Ca/Mg = 3,7 – NO3 = 1
(Source Sainte-cécile).

– Eau de Source de montagne : GH = 12 – KH = 13 – Ca/Mg = 2,5 – NO3 = <1
(Beaupré, ED).

– Plancoët : GH = 12 – KH = 15 – Ca/Mg = 2,5 – NO3 = 0

– Guizza : GH = 12 – KH = 14 – Ca/Mg = 1,5 – NO3 = 5*
(Leader-Price).

– Romy : GH = 15 – KH = 13 – Ca/Mg = 30 – NO3 = <2

– Evian : GH = 16 – KH = 19 – Ca/Mg = 3 – NO3 = 3,8

– Eau de source Sainte-Lucie : GH = 21 – KH = 18 – Ca/Mg = 5 – NO3 = <1
(ED).

– Vittel : GH = 32 – KH = 18 – Ca/Mg = 5 – NO3 = 4,6

©Textes : framboizz et nostalgie pour AQUA débutant

Pourquoi adapter la température de l’eau d’un aquarium ?

Chacun sa température..

Mais pourquoi ?

Chaque poisson aura besoin d’une température spécifique : celle de l’origine de son biotope sera la plus adaptée, il sera donc indispensable de réguler la température de l’eau selon les espèces de poissons maintenues dans l’aquarium.

Il est donc indispensable pour la maintenance des poissons (souvent les tropicaux et bien d’autres) de réguler la température de son aquarium pour qu’ils vivent dans de bonnes conditions. En effet, la température des poissons varient en fonction de la température de l’eau dans laquelle ils vivent, contrairement aux mammifères qui sont dans l’obligation de maintenir leur température interne stable.

Adaptation de la température aux conditions naturelles..

Dans leur milieu naturel, les poissons sont adaptés à une température plus ou moins large en fonction de leur habitat.
La température d’un aquarium tropical est en général de 25 à 25 C°, d’autres bacs sont un peu plus chaud 27 à 28 C° (pour les discus par exemple) et certaines espèces ont besoin d’une eau plus fraîche 21 à 22 C° (pour les guppys par exemple).
Ces différences s’expliquent par la variété des habitats naturels, des grands lacs africains, le bassin amazonien, aux zones marécageuses asiatiques.. l’eau est un milieu bien plus stable que l’air. Quelque soit l’espèce aquatique, qu’elle soit de milieu tropical ou de milieu tempéré, elle ne sera pas armée face à des écarts rapides et brusque de température. C’est pourquoi nous conseillons d’éviter de varier de plus de 1 à 2 C° par 24 h l’eau de votre aquarium.

Si on choisit des poissons ne vivants pas tous dans le même milieu. Il vous faudra prendre en compte les exigences de chaque espèces maintenues dans votre aquarium, et positionner la température sur votre thermoplongeur sur des valeurs moyennes qui sont tout de même adaptées pour les espèces différentes. C’est pour cette raison qu’il est toujours préférable de faire un aquarium plutôt biotope pour que toutes les espèces maintenues sont complètement à l’aise avec la température de l’eau ainsi que la qualité de l’eau.

Les rythmes saisonniers et circadiens..

Certaines espèces de poissons apprécient de ne pas avoir la même température en été et en hiver.
Quand la durée du jour est plus courte (en hiver), on peut abaisser la température de l’aquarium de quelques degrés. Attention tout de même : tous les poissons ne sont pas adaptés à ces changements. D’autres au contraire vivront mieux avec ces rythmes différents. A vous d’adapter tout cela à votre population et de bien vous renseigner sur les habitats naturels de vos poissons pour en savoir un peu plus (lire nos fiches poissons).

Il peut aussi être intéressant de ne pas avoir la même température entre la nuit et le jour, en faisant une variation de 1 à 2 C°. Parfois cela se fait automatiquement avec l’extinction de l’éclairage la nuit. La chaleur de nos tubes augmentent toujours un peu la température de l’eau de l’aquarium (un peu moins les Leds maintenant mais quand même..).

Pour la reproduction aussi..

Pour certaines espèces de poissons, il faut faire varier la température de l’eau afin qu’ils se reproduisent.
Cela est encore dû au milieu naturel de l’espèce. Par exemple, les Corydoras spp. ont besoin d’apports d’eau fraîche pour commencer à se reproduire. Si nous calquons les ces apports d’eau fraîche sur des périodes de gros orages (baisse de la pression atmosphérique) cela marchera à tout les coups.

Les betta splendens au contraire, vont demander une température plus élevée pour se reproduire. Vers 27-28 C°le mâle commencera à construire un nid de bulles, pour peu qu’il soit jeune et bien en forme. Au -dessous, la plupart vont se contenter de vivre leur vie tout simplement.

Pour traiter certaines maladies..

L’augmentation de la température est une méthode assez utilisée en cas de parasitose par exemple. Ce traitement consiste à élever la température de 3 à 7 C°. Evidemment on va élever cette température en douceur sur plusieurs jours et ensuite il faudra la maintenir élevée pendant 3 à 5 jours. Il va de soi, que le retour à une température normale se fait également en douceur sur plusieurs jours et sera très progressif. Attention, tous les poissons ne supportent pas ce type de traitement, il faudra bien surveiller la population du bac et bien oxygéner l’aquarium car il sera nettement moins oxygéner que d’habitude avec l’élévation de la température (on n’hésites pas à sortir les bulleurs et remonter la canne de refoulement au-dessus de l’eau pour faire des remous à la surface de l’eau de l’aquarium).

Et pour les plantes..

Il n’y a pas que les poissons qui nous obligent à mettre une système de chauffage dans l’aquarium, les plantes en ont besoin aussi.. En effet, la plupart des plantes que l’on utilise en aquariophilie sont des plantes tropicales, elles aussi ont donc des besoins de températures pour se développer correctement (voir nos fiches plantes pour les différentes températures). Il est également important de prendre en compte ce point lorsqu’on achète une plante afin de pouvoir l’adapter à la température de notre aquarium. Très souvent au-dessus de 28 C° les plantes survivent et ont du mal à tenir…

A vous de bien tenir compte de tous ces paramètres et vous renseigner sur les besoins de chacun (plantes, poissons ou invertébrés) afin de profiter d’un superbe aquarium, cela vous parait compliquer au départ.. mais ensuite après quelques malheureux déboires (et les erreurs se payent au dépend de nos animaux le plus souvent) on se renseigne bien sur tout les points avant de se précipiter sur tout et n’importe quoi et c’est ce qui fera la réussite d’un très joli aquarium sans trop de problème..

N’oubliez pas non plus que la patience est le maître mot en aquariophilie.. il faut laisser le temps faire les choses..

© Texte : AQUA débutant et sur base d’un article paru dans l’aquarium à la maison N°106

Quelques différents biotopes..

Le biotope est le lieu de vie, appelé aussi l’habitat naturel..
En aquariophilie, il est identifié par un certain nombre de caractéristique comme la faune, la flore, la température des lieux, la qualité environnementale de l’eau (rivières, cours d’eau etc..), ou encore zone rocheuse etc..

Créer un aquarium biotope, n’est pas des plus simples. En effet il est indispensable de faire de la recherche sur l’environnement de l’habitat naturel des espèces que l’on va maintenir, et essayer de recréer le décor et le milieu de vie au plus proche de celui de la nature, mais pas que.. il faudra aussi penser à l’association des différentes espèces de poissons qui vivent dans ce lieu, et penser le volume de l’aquarium, pour leur espace de nage et de vie en communauté.

Nous parlerons ici brièvement des différents biotopes les plus connus pour vous donner une idée, car ils sont en réalité innombrables et certains biotopes sont vraiment très pointus et compliqués à réaliser..
Voir également sur nos fiches poissons à la section Son habitat naturel.. pour plus d’infos

Les biotopes des grands Lacs Africains..

Tanganyika, Malawi, Victoria sont principalement composés de sols sablonneux et de roches.
Il est toutefois possible d’y ajouter quelques plantes comme les Anubias pour agrémenter le visuel du bac, mais pas indispensables.

♣- L’eau du lac Malawi est plutôt alcaline avec un pH de 7,8 à 8,5
♣- L’eau du lac Tanganyika est plutôt alcaline avec un pH de 7,6 à 9,5 selon la profondeur
♣- L’eau du lac Victoria est plutôt douce à alcaline avec un pH variant de 6,5 à 9

Les biotopes des cours d’eau Africains..

On y rencontre des poissons fluviatiles dans les grands fleuves, les rivières, petits ruisseaux, petits marais..
Ce sont des biotopes bien souvent composés de brachange avec un lit de sable, voir même de galets.
On pourra y mettre des plantes simples comme les Anubias. L’eau y est en général acide à neutre, suivant les endroits des espèces qui y vivent.
Cela concerne certains petits tétra ou encore le Pelvicachromis pulcher, le filtre sera bien adapté afin que le courant de l’eau soit suffisant pour le biotope.

On retrouve également des killies dans les biotopes de petits cours d’eau acide. Ces derniers peuvent complètement s’assècher en été.
(Sur le continent Américain et Asiatique des espèces de killies sont retrouvés, bien que ce ne soit pas la majorité d’entre eux).

En aquarium une maintenance spécifique dans un bac de 20 litres pour un couple ou un trio sera suffisante. On y mettra de la mousse de java, de la microsorium et un morceau de tourbe qui pourra aider à conserver l’acidité de l’eau du bac. On pourra recouvrir également de feuilles de chêne le sol. Ne pas oubliez surtout de mettre un couvercle sur l’aquarium, les killies sont de bons sauteurs.

Les biotopes de l’Asie..

On en dénombre environ 3 principaux.. Les eaux calmes et peu profondes, les eaux mi-profondes mais avec du débit, et les eaux montagneuses.

♣- Les eaux peu profondes et calmes dont les paramètres varient entre 21 et 27°c pour la température, un pH de 6 à 8,8, une dureté de 5 à 35°dGH.
On y retrouve le Betta splendens, le Colisa, le Gourami, le Rasbora, le Barbus, le Pangio Khuli, la Caridina Japonica..

♣- Les eaux mi-profondes avec un bon débit dont des paramètres varient entre 24 et 30°c pour la température, un pH de 6 à 8, et 5 à 20°dGH. (rivières avec une eau plutôt boueuse et plantes de surface).
On y retrouve le Labéo, le Botia, le Crossocheilus siamensis..

♣- Les eaux montagneuses sont des eaux avec un débit important. Elles sont généralement peu profondes avec une eau limpide, dont les paramètres varient entre 18 à 25°c pour la température, un pH de 6,5 à 7,5, une duretée de 5 à 25°dGH.
On y retrouve le Tanichthys, le Gastromyzon, le Danio..

Les plantes que l’on y retrouvent principalement sont : la Mousse de Java, la Vallisnéria Spiralis, la rotala indica, l’hygrophilia difformis, la limnophila aquatica, certains lotus..

Les biotopes Australien-Nouvelle-Guinée..

L’australie se divise en 3 zones climatiques : Au Sud, on retrouve un climat subtropical humide, au Sud-Ouest, on retrouve un climat plutôt méditerranéen et pour le Nord, on y retrouve un climat tropical soumis à de fortes perturbations dû aux courants de l’eau, notamment El Niño qui provoque des sécheresses et des cyclones périodiquement.

Le pH sur place peut varier de 6 à 8 suivant les saisons. Le sable est fin et clair, on y retrouve des racines de mangroves.
Pour l’aquarium il est préférable d’avoir un pH de 7 à 7,5 dans l’idéal, un GH de 10 environ, avec quelques racines de mangroves, un sable de loire par exemple, et une bonne filtration de 4 à 5 fois le volume du bac.

On y retrouve le Melanotaenia le Glossolepis, le Iriatherina werneri, le pseudomugils, le Tateurndina ocellicauda..

Les biotopes de l’Amérique du Sud et bassin Amazoniens..

L’Amazonie est une région de l »Amérique du Sud. C’est une vaste plaine traversée par l’Amazone et par ses affluents.
Une grande partie de sa surface est recouverte par la forêt Amazonienne. Son climat est plutôt chaud et humide.
La température moyenne en Amazonie se situe aux alantours de 26 °C. Les précipitations moyennes sont de 2 100 mm par an à 2 450 mm/an, avec des zones au Nord-Ouest de plus de 10 000 mm de pluie par an.

On en dénombre également trois principaux : l’eau blanche, l’eau limpide et l’eau noire..

♣- L’eau blanche

C’est en réalité une eau de couleur thé. En effet, elle contient une grande quantité d’argile ce qui la rend un peu trouble.
La lumière n’arrive pas à pénétrer à travers, la visibilité est quasiment nulle. Sur le fond, on y retrouve des branchages tombés des arbres environnants et des feuilles séchées.
0n ne retrouve pas de plantes aquatiques à cause de la luminosité nulle. Son eau est plutôt très acide avec un pH qui varie de 3 à 5 et une dureté plutôt nulle.
Le pH se situe aux alentours de 6.5, Le GH est inférieur à 1°dGH et le KH entre 0,2 et 0,4°KH.

♣- L’eau limpide (claire)

C’est une eau d’une extrême limpidité avec une parfaite visibilité du fond qui est composé de sable fin et clair.
Elle peut parfois se charger en algues et prendre une couleur verdâtre par endroit.
Les plantes aquatiques y poussent parfaitement bien.
Le pH se situe entre 6,5 et 7,5, le KH est quasimment nulle et le GH est de 0,5°dGH.

♣- L’eau noire

C’est en réalité une eau de couleur marron, sa couleur est dû à une importante quantité de matière végétale en décomposition sur le fond.
Malgré sa couleur marron c’est une eau transparente. Le fond est composé de feuilles en décomposition, de branchage, le sol est un sable clair et fin.
Cette eau est très acide son pH se situe entre 3.5 et 5, sa duréte est presque nulle.

Dans les différents biotopes Amazonien, on y retrouve certaines espèces comme par exemple, l’Ancistrus, certains Corydoras, le Discus, l’Hemigramus blehery, l’Otocinclus, le Scalaire, le Ramirezi, le Paracheirodon innesi, l’Apistogramma cacatuoïde..
Les plantes sont alors divers et variées telles que : l ‘Heteranthera zosteripholia, la Bacopa monnieri, la Rotala rotundifiola, la Sagitarria, la Riccia fluitans etc..

Les biotopes de l’Amérique Centrale..

♣-Concerne le biotope des vivipares de la famille des poeciliidés. On retrouve une eau plutôt calcaire et une température d’environ 24 à 25°C, l’aquarium sera bien planté.

♣-Il concerne également un biotope pour les cichlidés, il possède un décor rocheux accompagné de plantes plutôt robustes (anubias, fougère de java), l’eau est douce, bien oxygénée avec un bon débit de filtration.

Texte : AQUA débutant

L’eau du robinet

L’eau du robinet ou eau de conduite, est une facilité pour remplir son aquarium, mais ce n’est pas sans danger..
En effet l’eau du robinet contient du chlore, des métaux lourds et des nitrates.. la mettre dans l’aquarium sans la traiter avant, est plutôt dangereux pour la santé et le bien-être de vos poissons…

eaudurobinet (1)

Si on utilise l’eau du robinet vous l’aurez compris, on la traitera avec un conditionneur d’eau ou on la laissera vieillir.. Mais avant de voir cela..

Parlons un peu du chlore et de ses effets..

Il s’utilise afin d’éliminer les agents pathogènes qui pourraient circuler dans notre eau de conduite.

Le chlore présent dans l’eau de votre aquarium peut engendrer une mortalité importante, surtout dans un nouveau bac.
Dans un bac qui est en route depuis longtemps, lors d’un changement partiel de l’eau, la matière organique contenue dans l’aquarium peut inactiver une partie du chlore.

Le chlore provoque également des lésions au niveau des branchies des poissons (nécrose) et modifie la composition de l’hémoglobine du poisson.
Une intoxication au chlore se traduit par :
– une respiration accélérée
– une nage en surface saccadée
– des sauts hors de l’eau
– un changement de couleur du au stress
– une ou des mortalités après une nage instable

Ces symptômes peuvent apparaître à partir de 0,016 mg/l de chlore dans l’eau sur les espèces de poissons les plus sensibles.
Dans l’eau du robinet, nous avons en général aux alentours de 0,1 mg/l, ce qui peut être fatal pour la population d’un aquarium contenant peu de matières organiques.
Le maximum acceptable en exposition continue pour les poissons est de 0,003 mg/l.

Parlons un peu des métaux lourds et de ses effets..

Tout dépend du matériau utilisé pour la canalisation d’eau, mais certains métaux lourds, peuvent se dissoudre dans l’eau suite à son passage. Tout dépend aussi de la qualité de base de l’eau, son acidité, sa dureté, sa température et du temps de contact entre les deux.
Même si les métaux lourds sont rarement présents dans l’eau à l’état naturel, on peut en trouver à la sortie du robinet.
Les signes d’une intoxication aux métaux lourds varient selon le métal et l’espèce du poisson.
Ils sont difficiles à interpréter malgré leur toxicité plus que prouvée sur nos habitants. En effet, les signes de cette intoxication sont non spécifiques aux métaux lourds, et peuvent également se retrouver dans plusieurs maladies.

Voyons les intoxications qui sont connues chez les poissons et ont été largement étudiées..

L’intoxication au plomb :
Ce métal affecte les branchies, engendre un dysfonctionnement de l’osmorégulation. Les reins et le foie peuvent également être atteints.
Selon les espèces de poissons, les doses létales vont de 0,03 à 0,07 mg/l en eau douce et de 0,6 à 6,4 mg/l en eau dure.
Il est donc recommandé de maintenir les doses circulantes à moins de 0,003 mg/l.
L’utilisation du plomb comme matériau de canalisation est aujourd’hui interdite.

L’intoxication au fer :
La toxicité du fer n’est pas étrangère non plus, elle est due à sa précipitation sous forme d’oxydes de fer au niveau des branchies.

L’intoxication au sulfate de cuivre :
Le sulfate de cuivre est particulièrement efficace pour éliminer les protozoaires. Très utilisé en eau de mer, il importe de connaître les précautions d’utilisation. En effet, il ne s’élimine pas quand il est dans l’eau, mais de plus, s’accumule et se fixe sur les décors, pierres ou coraux.
A la faveur d’une modification un peu brutale des conditions physico-chimiques d’un bac, il peut être relargué d’un seul coup, et dépasser le seuil toxique pour les poissons.
Il importe donc, de bien suivre les quantités de sulfate de cuivre introduites dans le bac pour éviter ce danger.

La solution pour rendre l’eau du robinet inoffensive, afin d’éviter tout danger à nos habitants..

Pour rendre l’eau du robinet inoffensive, il y a deux solutions :

1- Laisser l’eau « vieillir » en la laissant s’aérer pendant 24 ou 48 heures. Si c’est efficace sur le chlore, cela n’est pas le cas pour les chloramines parfois utilisées pour remplacer le chlore, elles sont plus stables, et ni sur les métaux lourds. Il faudrait alors filtrer sur charbon l’eau avant de l’introduire dans le bac. Cela est fastidieux et aussi coûteux à la longue..

2- Utiliser des conditionneur d’eau. Ils neutralisent le chlore, et pour certains les chloramines. Les ions métalliques sont liés à de grosses molécules organiques, et ainsi masqués, ils perdent leurs toxicité. (A préférer ceux à action rapide ou immédiate)
N’oublions pas non plus que l’eau du robinet contient des nitrates. La norme européenne est de 50 mg/l, une valeur bien élevée en aquarium et plus que propice au développement des algues.
D’où l’importance de tester régulièrement leur taux dans l’eau avant de remplir l’aquarium avec de l’eau du robinet.

© AQUA débutant et quelques textes sur base d’un article paru dans l’aquarium à la maison N°101

D’où vient l’ammoniac dans l’aquarium ?

L’une des causes les plus fréquentes de mauvaise qualité d’eau..
L’ammoniac est générée par les excréments des poissons. Si le filtre biologique est adapté, alors il sera capable de l’éliminer.
En cas de problème, ce sont les poissons qui seront très fragilisés par cette montée qui pourrait les emmener jusqu’à la mort.

La plus part du temps, l’ammoniac en aquarium est souvent présent à une dose inférieure à la dose létale, ce qui cause un stress de grande importance pour les poissons mais également, de maladies diverses.

A cause de quoi l’ammoniac dans le bac ?

L’ammoniac est un déchet primaire de la digestion des protéines contenues dans l’alimentation des poissons.
Il est présent dans l’eau sous deux formes : une forme non ionisée (NH3) très toxique ! et une forme ionisée (NH4+) moins toxique.
Plus le pH sera basique, plus la fraction non ionisée est importante et la fraction ionisée réduite, et inversement.
Il est alors important de comprendre, que pour une même concentration totale d’ammoniac, la toxicité sera d’autant plus alcaline à un pH >7.
Un pH et une température élevés associés à une faible salinité, favorisent la présence d’ammoniac non ionisé.

Dans un aquarium, il peut y avoir une accumulation d’ammoniac si les bactéries responsables de sa transformation en nitrites (N04) sont en quantité insuffisante. C’est ce qui se passe à la mise en route d’un aquarium.

Une montée d’ammoniac peut également se produire sur un bac qui tourne depuis bien longtemps et il y a des causes à ce phénomène : l’une venant des poissons, l’autre venant du filtre biologique..

Pour le filtre
Si la taille de votre filtre biologique n’est pas adaptée au volume de votre aquarium, il va vite s’encrasser et si de plus l’entretien n’est pas régulier, les bactéries placées en milieu anaérobie (sans oxygène) vont mourir, car elles ont besoin d’oxygène impérativement pour y vivre et s’y développer. C’est pourquoi, le filtre doit être bien entretenu, mais jamais en le nettoyant sous l’eau du robinet pour éviter de perdre les bonnes bactéries présentes dans les masses filtrantes surtout à cause du chlore qui les tuent directement.
On rince toujours les masses filtrantes dans l’eau de l’aquarium que l’on retire lors des changements hebdomadaire, une eau qui donc chargée en bactéries vivantes.
Pour les poissons
Si le bac est en surpopulation ou si vous nourrissez trop vos poissons, la quantité de déchets va augmenter et dépasser les capacités de transformation des bactéries de la nitritation (qui est l’ammoniac qui se transforme en nitrites).

Les symptômes des poissons

Pas réellement de symptômes définis précisément lors d’une montée d’ammoniac, hormis quelques-uns, qui pourraient vous faire penser à tester rapidement l’ammoniac, voir les nitrites (N02).
– Un comportement anormal du poisson (poisson trop excité qui nage dans tout les sens)
– Un arrêt de l’alimentation
– Poisson qui pipe l’air en surface, ou reste prostré sur le sol et ne bouge plus beaucoup lorsque qu’il est bien empoisonné..
– Branchies bien ouvertes, parfois rouges et souvent hypertrophiées, même si ce symptôme n’est pas encore défini avec précision pour un empoisonnent à l’ammoniac, ou serait-ce simplement, le symptôme d’une mauvaise qualité de l’eau pour l’espèce maintenue ? rien n’est encore certain à l’heure actuelle.
Il est cependant certain, que cela entraîne une augmentation du pH sanguin, perturbe les phénomènes d’osmo-régulation, augmente la consommation d’oxygène tissulaire et diminue le transport d’oxygène sanguin du poisson.

Traiter au plus vite..

une fois le diagnostic établi sur le taux d’ammoniac présent dans le bac, grâce aux tests du commerce, il faudra alors traiter au plus vite.

– Un bon changement d’eau de l’ordre de 30 à 50 %.
– Il est aussi intéressant d’ajouter du zéolite. C’est une filtration chimique qui capte les ions ammonium de manière sélective.
– Faire un ajout de bactéries vivantes.
– Si possible diminuer le nombre de poissons pour obtenir une population correcte par rapport au volume du bac.
– Réduire un peu les doses de nourritures.
– Une diminution du pH (sachant que 1 de pH en moins divise l’ammoniac (NH) par 10. Attention cependant de ne pas induire des chutes brutales de pH qui seraient alors néfastes pour les poissons et pratiquer cela uniquement sur les pH qui sont trop hauts comme du 8,5 de pH, descendre à 7,5 est alors possible, mais pas sur des pH déjà bas.

Il est important de savoir qu’une intoxication à l’ammoniac diminue la croissance et baisse de la résistance des poissons aux maladies.
Même si vous n’observez pas de mortalité chez vos poissons, l’ammoniac peut être présent dans votre aquarium et sensibiliser vos poissons à des maladies différentes. Sous une montée d’ammoniac, les poissons arrêtent de s’alimenter. Premier signe d’un problème relativement grave, quand un poisson ne se nourrit plus.
Tester régulièrement l’eau est donc, vous l’aurez compris, est effectivement indispensable en aquariophilie.

©Texte : AQUA débutant et sur base d’infos reprisent dans le magazine « l’aquarium à la maison »

Des feuilles séchées dans l’aquarium

Mettre des feuilles séchées dans l’aquarium
Fruits d’Aulne séchés et feuilles de Catappa séchées

Les feuilles séchées vont jouer un rôle important pour les aquariums biotopes mais aussi lorsque l’eau doit être douce et acide. Elles rassurent également les poissons, et possèdent d’autres pouvoirs plutôt très intéressants, voyons tout cela..

Les feuilles de Catappa

Ce sont les feuilles de l’arbre Terminalia catappa qui est également appelé le Badamier.
Adulées des aquariophiles qui lui reconnaissent des propriétés antiseptiques, antifongiques et même anti-stress.
En cas de maladie des poissons, elles seraient donc plutôt utiles à utiliser.

Ces feuilles de Catappa, se dégradent lentement et possèdent un pouvoir acidifiant. La libération des tanins de ces feuilles donne une eau plutôt ambrée/couleur thé ce qui rassure également les poissons. Les crevettes adorent passer du temps à manger les feuilles de Catappa.

Les feuilles de Chêne

Plutôt recommandées pour un aquarium au besoin d’eau acide.
On peut les utiliser fraiches, directement dans l’aquarium après un léger rinçage à l’eau chaude. Il est inutile de les faire bouillir. Par contre, on peut les faire sécher pour s’en servir ultérieurement et évidemment, on choisira des feuilles saines, sans tâches ni moisissures et qui viennent juste de tomber récemment de l’arbre, ou encore, on prendra directement sur l’arbre celles qui sont prêtes à tomber..

Elles vont se dégrader plus ou moins rapidement dans l’eau et vont donner une teinte plutôt jaunâtre.
Ne pas hésiter à en mettre par poignée, car la baisse du pH n’est jamais très importante.

Il est aussi possible d’utiliser d’autres essences : Bouleau et son écorce, feuille de Châtaigner, feuilles de Hêtre (même pouvoir que les feuilles de chênes et se dégradent moins rapidement), feuilles de Noisetier, feuilles et écorces de Saule, feuilles de Charme, feuilles de Peuplier, feuilles de Magnolia, feuilles de framboisier, feuilles de tilleul, feuilles de murier, feuilles de cerisier, feuilles de marronnier, en prenant soin de les choisir saines, les faire bouillir quelques minutes avant, ou les laisser sécher ensuite afin de les utiliser ultérieurement..

Les fruits d’Aulne

Le pouvoir acidifiant du fruit de l’Aulne est relativement puissant. On préconise deux fruits d’Aulne pour environ 15 à 20 litres d’eau. Le fruit d’Aulne va baisser le pH, donc il vaut mieux y aller lentement, car une baisse importante d’un seul coup ne serait pas favorable pour les poissons présents dans le bac.
Il est donc important d’y mettre, un ou deux fruits tous les 3 ou 4 jours en testant les paramètres entre deux, pour arriver doucement aux paramètres désirés.

Le fruit d’aulne se dégrade très lentement. Il est également utilisé par certains aquariophiles dans un bas collant et placé directement dans le filtre.

Pourquoi mettre des feuilles séchées dans l’aquarium ?

Le fond des cours d’eau naturels est souvent jonché de feuilles mortes tombées, cela rassure les poissons et leurs donnent aussi des cachettes, certains s’y cachent bien volontiers, surtout les petits alvins et les petits poissons.

Un lit de feuilles sur un sol d’aquarium provoque une acidification de l’eau due aux tanins de celles-ci, mais pas que.. les feuilles vont provoquer toute une microfaune en se dégradant ce qui aidera les alvins à se nourrir, ainsi que certaines espèces de poissons. Les feuilles vont également fertiliser le sol de votre aquarium en se dégradant naturellement.
Elles libèrent divers oligo-éléments lors de leur dégradation, ce qui nourrit les plantes de votre bac.

Attention, toutefois, il est impératif que le KH de votre eau soit à < 10, sinon le pouvoir acidifiant des feuilles sera bien trop faible pour changer votre pH, il en est de même pour la tourbe d’ailleurs.

Si un lit de feuilles au-dessus de votre sol d’aquarium ne vous tente pas, tout comme les adeptes de l’aquarium naturel qui en utilisent en permanence pour obtenir une source d’équilibre dans leur bac, vous pouvez également utiliser les feuilles de façon irrégulière, même broyées, elles ne seront que bénéfiques pour le fonctionnement de l’écosystème de votre aquarium.

En automne c’est le moment de les ramasser..

Il est préférable de les ramasser en automne et de les conserver au sec toute l’année dans un plastique.
Choisissez des feuilles mortes fraichement tombées au sol, sans moisissure ni tâche, on ne les choisira jamais aux abords d’une route polluée. Attention aux feuilles trouvées dans des petits cours d’eau car elles ont déjà commencé à être lessivées par l’eau et seront donc moins efficaces.

©Texte : AQUA débutant sur base d’un article paru dans le magazine l’aquarium à la maison

Les changements d’eau de l’aquarium

Un tuyau et un seau, sont les deux éléments de base indispensables pour changer l’eau de votre aquarium et ceci de manière régulière, afin de maintenir vos poissons dans les meilleures conditions. Cela fait partie de l’entretien de votre aquarium..

Pourquoi doit-on changer régulièrement l’eau de l’aquarium alors qu’il y a un filtre ?

L’aquarium est un milieu fermé, il faut donc changer une partie de l’eau régulièrement afin d’éliminer les substances toxiques.
L’eau vieillie doit être remplacée par une eau neuve de même quantité. Dans la nature évidemment cela est différent puisque le renouvellement se fait perpétuellement.

Dans l’aquarium, les poissons nagent certes, mais aussi vivent, mangent et font leur déjections; tout ça dans l’eau de l’aquarium. Certes il y a un filtre, mais cependant, les concentrations en substances nocives croissent petit à petit.
et le filtre a ses limites. Il doit également être nettoyé de temps à autre afin d’éviter cette accumulation et jouer son rôle entre les entretiens de celui-ci.

Les polluants..

Les poissons et les plantes de l’aquarium produisent également d’autres déchets comme les phosphates qui sont eux produits, dû à la décomposition des plantes ou encore, par la nourriture non consommée.
Ces phosphates ne sont pas toxiques pour les poissons de l’aquarium, mais leur accumulation conduit toujours à un dérèglement de l’environnement, et va donner un terrain propice pour une prolifération des algues.

Les nitrates (N03) sont également un polluant du bac qui peut aussi apporter tout comme les phosphates lorsqu’ils sont en quantités, des algues. Ils sont nocifs pour les poissons au delà de 50 (N03) et souvent fatals pour les poissons au delà de 80 (N03).

La solution est..

De diluer les substances nocives de cet environnement clos en changeant régulièrement une partie de l’eau de votre aquarium.
Cela est bénéfique pour la santé de vos poissons, car leurs déjections une fois les bactéries installées dans votre aquarium, c’est à dire le cycle de l’azote terminé, elles seront dégradées en Nitrates (N03), nettement moins toxiques que les nitrites en faible quantité, mais qui s’accumulent au fil du temps dans l’eau du bac, si les changements sont irréguliers.
Si les nitrates sont toxiques qu’à de fortes concentrations, elles sont cependant favorables au développement des algues si elles sont en quantité.

Lors d’un apport d’eau neuve qui comporte un taux de nitrates (N03) inférieur à celui de l’aquarium, les nitrates sont dilués.
Après un changement d’eau nous avons donc dilué les nitrates, « si l’eau neuve apportée, en contient moins que celle du bac, à vérifier aussi « ..

Ne changez pas non plus trop d’eau en une seule fois, cela induit trop de stress pour les poissons et favorise aussi parfois des maladies. Il vaut mieux deux petits changements d’eau à intervalle régulier, plutôt qu’un seul gros changement d’eau une fois de temps en temps.
Attention aussi à respecter la température de l’eau neuve apportée, afin de ne pas refroidir l’aquarium ce qui pourrait aussi amener des maladies à vos poissons.
Pensez bien à vérifier, que vous apportez de l’eau neuve à quasiment la même température que celle de votre bac, ceci est très important pour vos habitants. (maximum 2 degrés d’écart + ou – mais vraiment pas plus).

Mais quelle quantité d’eau dois-je changer ?

Il est important de faire ce changement régulièrement, et chaque semaine en principe pour une bonne maintenance.
Après il y a des aquariums une fois bien cyclé, qui tournent très bien en changeant l’eau une fois toutes les deux semaines.

Cela dépend souvent du taux de concentration en nitrates que vous obtenez en fin de semaine par exemple, en testant chaque semaine les N03, quand vous ne connaissez pas encore les taux. Ce qui veut dire la pollution produite par la population et aussi, suivant le nombre de plantes dans votre bac.

– 10 de N03 est souvent l’idéal, mais cependant rarement le cas.
On changera moins souvent un bac communautaire moyennement planté et moyennement peuplé, qu’un bac par exemple de poissons rouges qui est lui, très pollueur même si peu de plantes sont présentes.
Ou encore, on changera chaque semaine un pourcentage d’eau pour un bac très planté qui lui, a besoin d’un entretien très régulier pour surtout éviter les algues, et obtenir un bon résultat de maintenance à long terme.

Si par contre vous êtes en période de maladie ou de pollution importante dans votre bac, on peut changer plus souvent l’eau sans problème.

Une petite base pour se repérer au niveau des fréquences de changement d’eau (sachant que cela peut différer aussi d’un bac à l’autre, suivant le taux de nitrate).

Bac communautaire peu ou moyennement peuplé : il est recommandé de changer 10% par semaine dans l’idéal, voir 25% toutes les deux semaines si le bac tourne très bien.

Bac communautaire moyennement à très peuplé : il est recommandé de changer 20% à 30% par semaine dans l’idéal, voir même, 30% toutes les deux semaines si le bac tourne vraiment très bien et qu’il n’y a pas, ou peu d’algues. Sinon il est préférable de le faire chaque semaine.

Bac de cichlidés du Malawi : 25% à 30% chaque semaine dans l’idéal, au pire, toutes les deux semaines si le bac tourne très bien, en sachant qu’il est évidement préférable de faire le changement d’eau chaque semaine.

En gros, si vous avez un taux de nitrate égal ou un peu supérieur à 10 (ce qui est souvent le cas), il est préférable de faire chaque semaine un petit changement d’eau de l’ordre de 10%.

Si vos nitrates sont à 25 ou 30 par exemple, faire un bon changement d’eau chaque semaine de l’ordre de 20 à 30%.

Essayez de ne jamais dépasser le taux de 30 en nitrates dans votre bac. Et surtout, évitez l’accumulation des polluants, vos habitants n’en seront que.. en meilleure santé, et votre bac plus joli aussi esthétiquement.
Les changements d’eau en aquariophilie sont vraiment indispensables et nécessaires au maintien de vos animaux !

N’oubliez jamais de retirer toutes les prises de courant lors d’un changement d’eau de votre aquarium !

©Texte : AQUA débutant