Callochromis Melanostigma

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Habitat naturel..

Cichlidé Africain endémique du nord du lac Tanganyika.
Il vit dans des endroits sableux près des rochers. Il se retrouve dans la nature dans des eaux peu profondes de deux à cinq mètres maximum.

Description et comportement

Les mâles peuvent atteindre 14 cm et les femelles 10 cm.

Le mâle arbore une très jolie couleur verte sur le dos et orange sur le ventre (voir la photo), il porte également quelques tâches sur la nageoire dorsale, tandis que la femelle est reconnaissable à sa robe argentée.
Ce sont des cichlidés au comportement assez agressif, aussi bien en intraspécifique que en interspécifique. Il est donc important de bien choisir ses colocataires.

Maintenance

Il est recommandé pour les maintenir à long terme et éviter toutes bagarres pouvant en arriver à la poursuite et même la mort de certains sujets plus faibles, d’avoir plutôt un aquarium de 400 litres pour deux mâles avec trois ou quatres femelles. Il faut toujours prendre en compte que c’est un poisson qui peut facilement se reproduire et donc il faut s’attendre à ce que le groupe s’agrandisse également.

Température du bac : de 24 à 26 C° (dans l’idéal pour du long terme : 25 C°)
pH : de 7.5 à 9 (idéal 8/8.5)
GH : >15

Si on ajoute des compagnons, on pourra y introduire des espèces du genre
Julidochromis, Cyprichromis, Neolamprologus.
Le décor du bac sera rocheux mais pas trop non plus, il faudra absolument aménager une belle plage de sable fin pour que les mâles puissent y creuser leur cône de ponte. Il est toutefois possible d’ajouter à ce décor quelques plantes mais plutôt coriaces telles que Anubias, Vallisnéria, Cryptocoryne..

Alimentation

Dans la nature, il se nourrit de petits crustacés présents dans le sable.
En aquarium, ils acceptent tous types de nourriture : paillettes, petits granulés, artèmias vivants etc.. l’important est de varier la nourriture pour qu’ils soient en bonne santé et ont de jolies couleurs. Quand tout va bien, les poissons sont très jolis, c’est la preuve d’une bonne alimentation et d’une bonne maintenance.

Reproduction

La femelle gravide s’approche du nid creusé dans le sable par le mâle.
Cette dernière dépose quelques ovules pendant que le mâle les féconde. La femelle les reprend en bouche et les incube environ deux semaines, ensuite elle va cracher 15 à 30 petits mesurant alors 1cm et les surveille seule pendant quelques semaines.
Les jeunes atteindent une taille d’environ 4 cm en cinq mois. Les mâles vont se colorer quand ils atteindront 5 à 6 cm.

© AQUA débutant

Tétra bleu et rouge du Pérou (Hyphessobrycon Margitae)

hyphessobryconHyphessobrycon margitae mâle d’élevage

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hyphessobrycon -sauvageHyphessobrycon margitae femelle sauvage

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Habitat naturel

Surtout retrouvé dans la région du Loréto et dans le versant de la rivière Nanay au Pérou.

Le Nanay ou río Nanay est une rivière et un affluent gauche de l’Amazone, à l’Est du Napo, au Pérou. Il s’agit du premier affluent notable qui se jette dans l’Amazone péruvien en aval du confluent du río Marañon et du río Ucayali.

Description et comportement

L’espèce est officiellement décrite par l’ichtyologue Axel Zarske. La publication scientifique est parue dans le journal scientifique Vertebrate Zoology du 28 septembre 2016. On va dire officiellement.. car beaucoup d’aquariophiles en possédaient déjà dans leurs aquariums sans savoir donner un nom à ce joli tétra.

Un magnifique tétra qui s’orne de couleur assez rare, il est en effet bleu/violet métallique et cela s’harmonise très bien avec la couleur rouge de ses nageoires.
Il mesure maximum 5 cm

Maintenance

Minimum 54 litres pour un petit groupe de 10 individus (c’est un poisson grégaire)

Température : entre 22 – 26 °C (sachant qu’on ne prend jamais les extrémités pour le long terme des paramètres)
pH : entre 6 et 7,5
GH : entre 2 et 8

Le Tétra Bleu et rouge du Pérou est un bon compagnon pour ses colocataires qu’il ignore complètement.
Il faut toutefois faire attention en bac communautaire de ne pas l’introduire avec des poissons trop grands pour éviter tout risque de prédation.

Nourriture

Il est omnivore, il mange de tout, paillettes, nourritures congelées (vers rouges, artémias etc..) nourriture vivante si on en trouve aussi, des vers rouges peuvent aussi faire l’affaire de temps à autre et des artémias vivants également.
L’important est surtout de varier la nourriture il vous le rendra bien avec de jolies couleurs et une bonne santé, mais ceci est valable pour toutes les espèces de poissons omnivore.

Reproduction

Je laisserai faire la nature, car il n’est pas rare qu’une reproduction se fasse dans le bac d’ensemble si il n’y a pas trop de prédateurs. C’est une espèce qui se reproduit assez facilement.

©Texte AQUA débutant

l’Axolotl (Ambystoma mexicanum)

axolotl

L’Axolotl est le nom commun de l’Ambystoma mexicanum. il fait partie des espèces d’urodèles de la famille des Ambystomatidae.
Le nom de Axolotl vient du nahuatl et signifie « monstre d’eau ». il se compose de « atl » qui signifie l’eau et de « xolotl » pour monstre.

Ce petit monstre d’eau a une particularité étonnante, il est d’ailleurs très étudié par les scientifiques, en effet il a la capacité de passer toute sa vie à l’état larvaire sans jamais se métamorphoser en adulte, on appelle ça « la néoténie », mais aussi, de se reproduire à l’état larvaire « on appelle ça « la pédogenèse ».

Une autre des particularités qui rend célèbre notre Axolotlest sa capacité à régénérer des organes endommagés voir même complètement détruits. L’axolotl est tout à fait capable de se reconstituer par exemple un œil manquant, mais pas seulement, il est également capable de se refaire certaines parties de son cerveau si elles se détruisent.

Maintenance

Adulte il mesure parfois un peu plus de 30 cm et peuvent peser plus de 300 gr par sujet. Il ne peut pas vivre seul.On le maintiendra au minimum au nombre de deux spécimens.

Pour commencer avec 3/4 Axolotls, il vous faudra un bac de 100cm x 40cm x 50cm au minimum (200 litres brut).
Pas besoin de chauffage.

Attention que cela ne soit pas juste sur un coup de coeur, car ils vivent une dizaine d’années en aquarium chez vous, il est vraiment très important pour le bien être de ces petits animaux que ce soit mûrement réfléchie, avant de prendre votre décision de les maintenir, vous allez comprendre très vite les contraintes et dépenses pour les maintenir correctement et à long terme chez vous.. Il y a de vrais passionnés qui font tout pour leurs protégés, mais ce n’est pas mince affaire, bien que pas non plus si compliqué, mais il faut de suite en prendre conscience avant de craquer, car vous êtes partie pour longtemps avec eux.. sm; 

On le choisira à pas moins de 8 à 10 cm pour avoir plus de chance de survie dans l’aquarium.

La température est également très importante à sa maintenance, elle ne pourra jamais dépasser 22 degrés et encore pour quelques jours uniquement, l’idéal est de les maintenir entre 10 et 20 degrés, au delà, il y a un danger pour sa vie. Au mieux, un gros stress et des maladies qui pourraient survenir. Il faudra donc prévoir surtout pour l’été, un endroit frais (on évitera donc la lumière direct) ou investir dans un groupe froid pour éviter de dépasser cette température (ce qui est une réelle dépense à prendre en compte de suite).

Comme pour les poissons il faudra attendre que le cycle de l’azote soit terminé pour y accueillir vos Axolotls sinon ils risquent de subir le pic de nitrite et mourir ou tomber très gravement malade.

pH : 6,5 à 8 (dans l’idéal à long terme on tablera sur 7/7,5)
GH : doit être au minimum de 6, au delà c’est encore mieux
Nitrates : ne jamais dépasser 40. l’idéal étant de 25 pour une maintenance optimum.
Nitrite : 0

Faire un changement d’eau chaque semaine de l’ordre de 10% à 20% est obligatoire.
Ne jamais mettre de conditionneur d’eau dans l’eau de l’aquarium pour les Axolotls !

Le décor du bac..

Il sera composé de sol à grains ronds, ils vendent maintenant des sols dédiés aux besoins des Axolotls, tel que Axogravel que l’on peut retrouver dans certaines animaleries ou sur internet. La taille des grains rond sera de 1 à 3 mn pas plus.
Si l’éclairage n’est pas indispensable sauf évidemment si on plante le bac et c’est plutôt recommandé, le filtre lui le sera. On veillera à ce que le filtre ne soit pas trop puissant pour éviter un stress aux Axolotls qui ont besoin d’avoir prise sur le sol du bac pour marcher, environ 3 fois le volume du bac pas plus.

Les plantes sont un refuge rassurant (on choisira des plantes qui ne demandent pas plus de 18C° pour leur maintenance : Lentille d’eau, Elodée, Mousse de java, Vallisnéria.. on peut aussi y mettre des grottes ouvertes de chaque côtés, il serait dans l’idéal, de pouvoir offrir une grotte par Axolotl maintenu.

Alimentation..

l’Axolotl a besoin de protéines animales dans son alimentation et ne peut pas digérer complètement les composants des plantes.
L’axolt est très friand de vers de terre dont il raffole, de la chair de poisson (attention surtout à ce qu’il n’y ait aucune arrête cela pourrait être mortel), l’une de ses nourritures aussi dont il aime mais plus cruelle, les poissons mais attention à mettre des petits poissons, comme des guppys ou cardinalis..
Egalement les Papillons de nuit, les grillons et les isopodes peuvent être un bon complément à l’alimentation.
Les vers rouges peuvent être donnés aux jeunes Axolotls, mais pas aux adultes.

On pourra aussi lui donner un peu de nourriture sèche mais de bonne qualité, l’entreprise aquaterratec fait de très bons produits adaptés à leur besoin et pour chaque étape de leur vie : axobalance de préférence et axopellets, une alimentation spécialement adaptée aux besoins des Axolotls. On peut retrouver leurs produits ici chez Aqualux concept
3 à 5 pastilles par animaux, tout doit être mangé dans les 20 minutes.
Attention, ils ont tout comme nous des préférences alimentaire, il est donc toujours bon de commencer quelques semaines à les nourrir avec des pastilles et ensuite, passer à autre chose sinon ils risquent de ne pas accepter les pastilles ensuite.

Attention au rythme de nourriture..

Jusqu’à une taille de 12 cm, les animaux peuvent être alimentés 1 fois chaque jour.
De 12 à 16cm l’alimentation peut être réduite à une fois tous les deux jours.
A partir d’une taille de 18 à 20cm ils seront alimentés 1 à 2 fois par semaine de façon générale.

Toujours bien garder en tête que la suralimentation est une cause de décès fréquente chez les Amphibiens. Ils faut aussi bien observer si ils sont plus larges que longs, cela voudrait dire qu’ils sont trop gras et il serait important de respecter plus de jours de jeûn..

La reproduction..

Les mâles vont courir frénétiquement à la recherche d’une femelle dans l’aquarium on y verra un comportement inhabituel.
Chez le mâle on observera les branchies bien vascularisées et le cloaque gonflé.. Les femelles feront moins de bruit et seront plus discrètes que les mâles mais néanmoins, il n’est pas impossible de voir leur queue bien dressée.
Les changements d’eau, d’éclairage ou de température favorisent tout comme le changement de saison la reproduction.
Il est donc fort possible de retrouver des petits oeufs partout sur les décors ou plantes..
Si on les laisse dans l’aquarium, ils seront mangés par les adultes, sinon il faudra prévoir de les retirer pour les élever et on peut très vite se retrouver avec des Axolts à n’en plus finir et pas assez de place pour les élever ou des difficultés à les donner sans savoir ce qu’ils vont devenir..

Chose importante à savoir : Il faut bien sûr éviter de les sortir à la main de l’aquarium pour les manipuler.. cela est une source de stress importante pour eux d’être manipuler, il faudrait le faire uniquement en cas de besoin ou de soin particulier, sinon il ne faut jamais les toucher et les laisser tranquille dans l’aquarium.

©Texte: AQUA débutant

Les corydoras nains : le Corydoras Pygmaeus

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Petit poisson de la famille des Callichthyidés également nommé Corydoras pygmé, originaire du Brésil et du Rio Madeira.
Pygmy corydoras (Anglais)
Zwergpanzerwels (Allemand)

Conditions de maintenance

Température 22 °C à 26 °C
pH 6 – 8
GH 2 – 15
Ils peuvent vivre par groupe de 6 individus minimum dans un volume de 60 litres. Malgré qu’ils soient grégaire et craintifs ils conservent des habitudes plus indépendantes que de plus grosses espèces de Corydoras, se promenant à deux dans divers endroits du bac. L’aquarium doit comporter une bonne végétation et de nombreuses cachettes, ils aiment beaucoup se cacher dans les petites fissures de racines, ils peuvent même totalement disparaître à l’intérieur.

Morphologie

Taille Mâle : 2.0 cm, Femelle : 2.5 cm
Il est l’une des trois plus petites races de Corydoras, il compose ainsi la catégorie des Corydoras « nains »
Son corps est gris avec des rayures grise-verte sur les flancs, son dos est quand à lui vert-kaki de la tête, jusqu’à la base de la queue.

Dysmorphisme

La femelle est plus grande et plus arrondie, ses nageoires légèrement disproportionnées.

Comportement

Ils sont pacifiques et peureux mais se détachent facilement du groupe, il n’est pas rare de les voir aux quatre coins de l’aquarium en couple. Leur petite taille demande tout de même qu’ils cohabitent avec des poissons de taille moyenne (Guppy, Nez Rouge, Rasboras Arlequins…), même si leur petit corps épineux repoussera les plus curieux assez facilement. Comme tous les Corydoras Nains ils peuvent nager en pleine eau, alors que cela est plus difficile pour des Corydoras de plus grande taille.

Alimentation

Résolument ils apprécient le plus les pastilles de fond spécial Corydoras et à l’occasion des proies vivantes.
L’important étant de diversifier la nourriture avec du congelé, du sec et du vivant pour le bien-être.

Reproduction

La reproduction est identique à toutes les espèces de Corydoras, après une baisse de température la femelle s’agite et se retrouve « pourchassée » par plusieurs mâles, l’accouplement s’effectue par la position en T. La femelle va ensuite placer ses œufs par 2 ou 4 sur les vitres, décorations et végétation de l’aquarium. Elle peut en pondre une centaine.

Les œufs doivent être placés impérativement en pondoir en détachant les feuilles des plantes ou se trouvent les œufs. Nourrissez les alevins à l’aide de pastilles de fond spécial Corydoras, celles ci se désintègrent en poudre. Les garder ensuite jusqu’à environ un mois et demi avant de les lâcher « dans le grand bain ». Il ne risqueront alors plus aucune prédation.

© Photo : Wikipedia.org
©Texte : gronlandia pour AQUA débutant

Un premier bac de m’bunas

Nouveaux venus, ce topic vous est destiné: vous montez votre premier bac de cichlidés du lac Malawi, et vous vous heurtez à la difficulté de trouver parmi la montagne de ressources et de documentation, les informations essentielles dont vous avez besoin?
Voici donc résumées en quelques lignes les réponses à ces premières questions, mais il va de soi que cet article qui s’attache à poser les bases d’une réflexion n’est pas exhaustif et ne remplace en rien l’expérience ou des lectures plus approfondies.

Penser son bac

Les cichlidés demandent des volumes d’eau importants, mais tout le monde ne peut se permettre de débuter avec un aquarium de 400 litres!
Il est possible de débuter avec un bac de volume plus modeste, mais dans ce cas la population comme l’agencement du bac doivent être soigneusement pensés…
Pour fixer une limite on dira qu’en dessous de 200 litres, la maintenance à long terme de m’bunas n’est pas viable.
Si vous avez le choix entre plusieurs bacs, prenez celui qui comporte la plus grande surface au sol.

Les m’bunas sont des poissons pétricoles qui se nourrissent d’algues recouvrant les rochers du lac, l’Aufwuchs, et du plancton qui s’y trouve.
L’aquarium qui va les accueillir se rapprochera de leur milieu rocheux: le bac doit être donc bien empierré et comporter grottes et cachettes ( en particulier pour que les femelles puissent se soustraire à l’ardeur des mâles )

La territorialité des m’bunas est très variable. Certaines espèces sont plus territoriales que d’autres, et au sein d’une même espèce on trouvera aussi bien des individus qui défendront un territoire dans le bac, que d’autres qui s’y baladeront librement.
C’est pourquoi certaines configurations fonctionnent très bien chez certains, et pas chez d’autres!

Il vaut mieux séparer le décor rocheux en plusieurs zones délimitées par des plages de sable, afin de faciliter la répartition des territoires.
Il est possible d’utiliser des pierres calcaires, des galets, de la meulière, et on peut dissimuler sous ces éboulis des briques creuses ou des pots de fleurs qui fournissent de bonnes cachettes.
Attention au bon empilement des pierres, les m’bunas aiment creuser le sol et peuvent déloger une pierre, provoquant ainsi une catastrophe!
Il est donc souhaitable de poser les premières pierres à même le sol, ensuite seulement de mettre le sable, et de s’assurer de la bonne stabilité de l’ensemble.

Pour le sol, on utilise en général du sable de granulométrie moyenne (sable de Loire, du Rhin, de Seine…): le quartz est généralement déconseillé car coupant, ainsi que le sable trop fin qui se soulève facilement et peut venir boucher le filtre.
Des plantes robustes ( pour résister aux petites dents des m’bunas et à leur féroce appétit…) qui n’ont pas besoin de sol nutritif peuvent venir compléter l’ensemble: Anubias, Vallisneria, Crinum, Microsorum pteropus, Cryptocoryne usteriana (aponogetifolia) ou Ceratophyllum demersum en surface.
L’éclairage n’est pas primordial vu le peu de plantes, mais les temps d’éclairage (entre 8 et 12 h par jour) doivent être parfois modifiés lors d’apparitions d’algues.

Pour la filtration, on recommande un débit de 3 à 4 fois le volume du bac, il est souvent utile de rajouter une pompe de brassage en surface (ce qui permet de bien oxygéner le bac et d’augmenter le pH)
L’eau du lac Malawi a un pH alcalin qui oscille entre 7.8 et 8.5 et une dureté totale entre 7 et 10 °TH (soit entre 4 et 5.6 dGH), vous essaierez donc d’approcher ces valeurs mais il faut savoir que bien souvent l’eau est beaucoup plus dure dans nos bacs.
La température moyenne est de 26°C.

Pour la nourriture à donner vos pensionnaires, il existe plusieurs écoles. D’une manière générale, évitez les aliments congelés du commerce (il y a souvent rupture de la chaîne du froid et les accidents mortels ne sont pas rares) et tous les aliments rouges ou très riches: vers de vase, coeur de boeuf, artemias…
Les m’bunas sont majoritairement végétariens, donc contrôlez les nourritures achetées dans le commerce (même les « Malawi mix » ne sont pas toujours adéquats) et préférez les paillettes végétales à la spiruline, la nourriture maison ( mixer épinards ou petits pois avec des crevettes non décortiquées et de la spiruline )… La spiruline est une algue très vitaminée qu’on trouve dans le lac Malawi, elle est importante pour la coloration et la vitalité des poissons. On la préfère en général aux vitamines.

En général, l’eau de conduite convient pour les m’bunas mais il faut se méfier de nos eaux parfois chargées en nitrates et très chlorées.
Il est donc important de tester son eau surtout au début, et de penser à éliminer le chlore avant les changements d’eau ( en stockant son eau dans un container pendant 24h avec un bon brassage, ou à l’aide d’un produit adapté)
Utiliser une eau osmosée reminéralisée est vu comme une bonne solution pour avoir une qualité d’eau parfaite, mais il est peut-être plus judicieux quand on débute de ne pas trop s’embarrasser de ces détails, surtout que nos m’bunas sont somme toute des poissons résistants.

Penser sa population

En effet, d’autres questions vous attendent, et en particulier celle de la future population!
Dans de petits volumes (inférieurs à 300 litres), les choix sont restreints sous peine d’assister à un carnage: petits m’bunas pas trop virulents ou Aulonocaras.
Dans des volumes supérieurs à 300 litres( avec plus d’1m20 de facade ), le choix s’élargit considérablement parmi les m’bunas, et peut s’étendre aussi aux « Haplos » du Malawi.
On parlera ici des m’bunas, car l’expérience montre que c’est le plus souvent avec eux que l’on débute…

  • Dans des bacs de 180 / 200 litres, vous pouvez maintenir un trio ou quatuor de m’bunas (un mâle et deux à trois femelles) choisi parmi les petites espèces les plus « calmes »: Labidochromis caeruleusPseudotropheus saulosiIodotropheus sprengerae…
    Dans ce type de bacs, de nombreuses cachettes sont à prévoir car les femelles vont être sans arrêt harcelées par le mâle.
  • Dans des bacs de 200 à 300 litres, vous pouvez tenter la cohabitation de deux à trois trios de m’bunas parmi les moins agressifs: aux trois espèces déjà citées se rajoutent Labidochromis sp « Perlmutt », Labidochromis sp « Hongi », Labidochromis chisumulae, Cynotilapia afra, Cynotilapia axelrodi, Melanochromis cyaneorhabdos (appelé commercialement « Maingano »), Melanochromis dialeptos (« auratus dwarf »), Melanochromis johannii, Maylandia estherae, certains Pseudotropheus elongatusMaylandia livingstonii « Ngara »…

Attention à l’hybridation! D’une manière générale, vous devrez éviter de maintenir des espèces dont les mâles ou les femelles se ressemblent (par exemple Pseudotropheus saulosi avec Melanochromis johannii à cause des femelles, Pseudotropheus saulosi et demasoni à cause des mâles, ou hybridation possible entre « Hongi » et « Perlmutt »)
Pour la même raison, il faut éviter de maintenir un mâle seul de son espèce parmi d’autres m’bunas.

Afin de préserver la qualité et la diversité des espèces naturelles, veillez en outre à n’acheter un poisson que lorsque vous êtes certain de l’espèce (et donc qu’il n’a pas un nom approximatif du style « Pseudo sp ») ,de son origine et de sa variété géographique (ne pas mettre un mâle afra Cobue avec des femelles afra New North Reef par exemple…)
Il est d’ailleurs nettement préférable de vous fournir dans les magasins spécialisés ou chez des particuliers sérieux (notamment lors des bourses) que dans des animaleries « grandes surfaces » où la qualité comme les conseils laissent à désirer.

Le mieux lorsqu’on peuple un nouveau bac est de mettre tous les poissons en même temps.
En effet, des m’bunas « installés » peuvent se montrer hargneux envers les nouveaux arrivants et cela peut vite tourner au drame.
Si le bac est déjà peuplé, vous pouvez choisir d’introduire de jeunes poissons qui ne viendront pas bousculer la hiérarchie ou prendre de multiples précautions (lumière éteinte, chamboulement du décor, tuyaux ou brique en surface pour protéger « l’intrus »…)

Etre patient

Mais rappelons le (si si, c’est nécessaire!), cette introduction des poissons ne se fait qu’un mois environ après la mise en eau de l’aquarium, le temps de laisser le « cycle de l’azote » s’installer.
En effet, les déchets organiques des aquariums subissent des transformations: d’abord ammoniaque (très dangereux pour les poissons) et ammonium (peu toxique), puis nitrites sous l’action d’une bactérie nitrifiante appelée Nitrosomonas, et enfin nitrates par l’intervention d’une autre bactérie: Nitrobacter.
Vérifier la concentration de nitrites dans un bac qui « démarre » (6 premiers mois) est indispensable car même à faible dose, celles-ci affectent les hématies des poissons.
L’idéal est que ce taux de nitrites soit nul (à partir de 0.3 mg/l, danger!)

Les bactéries citées ne sont pas présentes naturellement dans l’eau, il faut donc ajouter des bactéries du commerce ou mieux, des masses filtrantes d’un ancien bac qui « tourne » bien pour lancer le cycle. Ensuite, on nourrit tous les deux jours ces bactéries (quelques paillettes, soupçon de lait ou autre) jusqu’à ce que les nitrites apparaissent (au bout de trois semaines environ). Il faut attendre la fin du pic soit leur complète disparition avant d’envisager de peupler l’aquarium.

Voilà, vous allez pouvoir profiter de votre bac, à moins que l’envie d’un plus grand se fasse déjà sentir…Ne vous inquiétez pas, on est tous passés par là!

Auteur: Estelle

Les petites espèces du Lac Tanganyika.

Les petites espèces du lac Tanganyika.
( Les cichlidés du lac Tanganyika pour petits volumes ou pour débuter. )

Lorsque l’on monte un nouveau bac et surtout lorsque l’on débute, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver parmi toutes les informations parfois contradictoires dispensées dans les livres ou sur le net… Le but de cet article est donc de vous aider dans votre choix de cichlidés du lac Tanganyika.

Etant moi-même presque débutante, j’espère apporter des conseils et des exemples clairs et simples. Ils n’ont rien d’exhaustif mais sont une synthèse de mon expérience personnelle et des renseignements que j’ai pu glaner au cours de mes lectures ou participations à des forums. J’ai aussi tenté de répondre à quelques questions les plus fréquemment posées par les débutants.

Le bac.

La première interrogation, logiquement, concerne le futur bac. Deux cheminements possibles:

– soit vous avez déjà un aquarium, et il va vous falloir choisir une population en fonction de sa taille et de son volume.

– soit vous ne possédez pas encore de bac, mais rêvez de maintenir une ou plusieurs espèces du lac Tanganyika. Cette configuration est la plus facile, car en vous renseignant sur ces espèces vous trouverez facilement le volume adéquat. Encore faut-il s’interroger ensuite sur la compatibilité des poissons choisis… N’oubliez pas non plus que, plus que le volume, ce sont les dimensions qui comptent. Pour la plupart des cichlidés, la surface au sol ( longueur x largeur ) est à privilégier car ils sont territoriaux et inféodés à un substrat. ( excepté pour les espèces de pleine eau comme les Cyprichromis pour lesquelles la hauteur d’eau est tout aussi importante )
Essayez de choisir des espèces à qui vous pourrez offrir plus que le volume minimum, cela augmentera vos chances de réussite.

Revenons pour le moment à la première option qui est la plus courante. On doit souvent respecter des contraintes de place, et la plupart des cichlidophiles débutent avec de petits volumes. Certains cichlidés comme les conchylicoles sont de petite taille et sont parfois conseillés pour de très petits aquariums. Pour ma part, je considère qu’on ne devrait pas maintenir de cichlidés dans moins de 60 litres, et même dans l’idéal 100 litres ( ou alors des alevins )

En effet, les cichlidés, même de taille réduite, sont bien souvent des poissons territoriaux. Les espèces conchylicoles en particulier défendent un périmètre autour de leur(s) coquille(s) qui est leur territoire. Il est donc illusoire d’essayer de leur offrir de bonnes conditions de vie dans de mini-bacs comme on en voit souvent dans le commerce. De même, on lit souvent que les conchylicoles vivent dans des coquilles. Ils y nichent et y dorment parfois, mais c’est dans l’aquarium qu’ils vivent! Vivez-vous dans votre lit?

Dernier argument s’il en faut un : plus petit est le bac, plus difficile sera l’équilibre à s’installer et à se maintenir. Paradoxalement, plus le bac est grand et moins il nécessite d’entretien.

L’agencement du bac dépendra bien sûr de la population choisie. Pour des pétricoles, le bac sera bien empierré, offrant grottes, failles et cachettes de la taille des poissons. Il n’est pas inutile pour certaines espèces d’offrir à la femelle une cavité à sa taille où le mâle, en général plus grand, ne peut pas rentrer. Elle pourra ainsi se soustraire à ses ardeurs ou à ses velléités territoriales. Il est possible d’utiliser des pierres calcaires, des galets, de la meulière, et on peut dissimuler sous ces éboulis des briques creuses ou des pots de fleurs qui fournissent de bonnes cachettes et parfois des substrats de ponte.
Attention au bon empilement des pierres, beaucoup de cichlidés aiment creuser le sol et peuvent déloger une pierre, provoquant ainsi une catastrophe!
Il est donc souhaitable de poser les premières pierres à même le sol, ensuite seulement de mettre le sable, et de s’assurer de la bonne stabilité de l’ensemble.

Si vous voulez maintenir des espèces conchylicoles ( qui nichent dans des coquilles ) ou sabulicoles ( qui filtrent le substrat sableux ), vous opterez pour un sable fin que les premiers pourront creuser pour enterrer leur coquille, et que les seconds pourront filtrer pour trouver leur nourriture.

Certains conchylicoles ( N. multifasciatus, N, similis ) vivent dans des lits de coquilles de plusieurs centimètres voire mètres d’épaisseur. Vous ne lésinerez donc pas sur la quantité de coquilles ( Neothauma tanganyicense ou, beaucoup moins chères, escargots de bourgogne ) D’autres ont un biotope totalement différent, comprenant quelques coquilles vides isolées éparpillées sur le fond sableux. En général, une coquille par individu suffira donc, voire même pour N. brevis une seule coquille pour le couple!

Des plantes robustes ( pour résister au féroce appétit de certains végétariens ) qui n’ont pas besoin de sol nutritif peuvent venir compléter l’ensemble: Anubias, Crinum, Microsorum pteropus, Cryptocoryne usteriana (aponogetifolia), Vallisneria ou Ceratophyllum demersum en surface. Si vous êtes puriste, sachez que seules les deux dernières se rencontrent dans le lac…
L’éclairage n’est pas primordial vu le peu de plantes, mais les temps d’éclairage (entre 8 et 12 h par jour) doivent être parfois modifiés lors d’apparitions d’algues.

Pour la filtration, on recommande un débit de 3 à 4 fois le volume du bac, il est souvent utile de rajouter une pompe de brassage en surface (ce qui permet de bien oxygéner le bac et d’augmenter le pH)
L’eau du lac Tanganyika a un pH alcalin qui oscille entre 8.5 et 9.2 et une dureté totale comprise entre 12 et 19 °TH (soit entre 6.7 et 10.7 dGH), vous essaierez donc d’approcher ces valeurs mais il faut savoir que bien souvent l’eau est plus dure dans nos bacs ( souvent en raison de la présence de ces incontournables pierres calcaires qui pour moi ne sont absolument pas une obligation! )
La température moyenne est de 23-24°C.

La population.

Dans des bacs de 60 à 100 litres ( mais 100 est nettement préférable! ), il est possible de maintenir une espèce conchylicole parmi les plus petites:

Neolamprologus brevis

Petit conchylicole sociable et actif, il vit en couple et celui-ci reste souvent uni à vie. Il peut donc être indiqué pour les petits volumes.
Le mâle mesure environ 5 cm. La femelle, plus longiligne, reste plus petite ( ~ 3 cm )

Le bac qui l’accueillera sera décoré simplement: du sable, éventuellement quelques plantes ( toujours utiles à l’équilibre du bac ), une seule coquille que le couple partagera, et il n’est pas inutile de prévoir quelques petits tas de galets où pourront se réfugier les futurs alevins si vous désirez en garder.

Le sable doit être relativement fin et meuble, car Neolamprologus brevis aime en général creuser autour de sa coquille pour l’enterrer et la disposer à sa convenance…

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Neolamprologus multifasciatus

Ce conchylicole vit en colonies dans le lac, en réalité une succession de couples ou harems.

Le mâle fait 4 cm, alors que la femelle, qui détient à ce jour le record du plus petit cichlidé du monde, mesure environ 2.5 cm.

La vie d’une petite colonie avec sa hiérarchie, les parades entre mâles et la protection des alevins, offre un bac très intéressant à observer et toujours vivant.

Pour les petits volumes, il vaut mieux débuter avec un couple ou un trio, alors que dans les bacs plus conséquents il est préférable d’acquérir un groupe ( si possible d’origines différentes pour limiter la consanguinité )

Le bac sera garni de sable et d’un lit de coquilles ( ~ une par litre d’eau pour donner un ordre d’idée ). Dans la nature, ce sont des coquilles de Neothauma entassées sur plusieurs couches et figées par des concrétions calcaires qui leur offrent de multiples dédales à leur taille. On les remplace souvent en aquarium par des coquilles de bourgogne bien moins chères et tout aussi efficaces, et les N. multifasciatus tenteront de recréer leurs petits passages en creusant abondamment le sol.

Cichlidés très prolifiques: la progéniture aura tôt fait de rejoindre le couple initial et d’agrandir la petite colonie. Il ne faut pas se laisser envahir, et retirer régulièrement le surplus de jeunes, d’autant plus fréquemment que le volume du bac sera petit. C’est le moment d’initier vos amis aux cichlidés, ou de découvrir les bourses aux poissons!

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Neolamprologus similis

Il ressemble fort au Neolamprologus multifasciatus, ce qui lui vaut son nom. Il possède lui aussi une livrée rayée mais c’est le négatif de celle du N. multifasciatus: les bandes argentées étant plus fines que les bandes brunes.

Autres caractéristiques, les bandes se poursuivent sur le dessus de la tête et il est légèrement plus grand ( le mâle mesure 5 cm, la femelle 3 cm )

Il vit en petites colonies ( qui ne sont pas de l’ampleur de celles des N. multifasciatus ) dans des lits de coquille, mais à l’intérieur de cette colonie il vit en couple. On débutera donc avec un ou deux couples ou quelques juvéniles, et le bac sera aménagé comme pour N. multifasciatus.

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Neolamprologus kungweensis et Neolamprologus signatus

Deux espèces assez semblables tant par leur allure que par leur comportement, à tel point qu’elles furent confondues un moment.

La femelle Neolamprologus kungweensis possède une particularité: une ou plusieurs tâches noires cerclées dans la dorsale ( voir photo ci-contre )

Ces deux espèces vivent sur le fond vaseux du lac, et y creusent des galeries pour se dissimuler et nicher. Elles ne sont qu’occasionnellement conchylicoles. Cependant, il est difficile voire impossible de leur permettre ce comportement en aquarium, c’est pourquoi on peut placer de petits tuyaux en plastique enfoncés en biais dans le sable pour recréer leurs galeries. Sinon, elles se contenteront de coquilles.

A maintenir en couple, car les mâles se supportent difficilement. Vous pouvez acquérir quelques jeunes et laisser le couple se former, puis retirer les excédentaires, mais aussi ne prendre qu’un mâle et une femelle puisqu’ils sont aisément identifiables.

Mâle Neolamprologus signatus
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Dans des bacs de 100 à 200 litres, le choix s’élargit. Ces volumes sont déjà plus adaptés à la maintenance des cichlidés que les précédents. Il est possible de tenter la cohabitation de deux espèces qui n’occupent pas la même niche écologique ( une espèce conchylicole et une espèce pétricole ), mais elle peut être risquée. Il est sans doute préférable de se contenter d’une seule au début.
Aux cinq espèces déjà citées on peut rajouter:Altolamprologus sp. compressiceps « shell »

L’Altolamprologus « miniature ». Six ou sept cm pour le mâle, quatre ou cinq pour la femelle.

La femelle est conchylicole. Surtout en aquarium, elle préférera une coquille aux anfractuosités rocheuses. Le mâle, plus grand, établit un territoire dans les pierres et a plus un comportement de prédateur.

Le bac qui les accueillera comportera donc un éboulis de pierres, et une plage de sable à l’avant avec quelques coquilles éparpillées. Eviter de leur adjoindre des pétricoles avec qui le mâle peut rentrer en concurrence, ou alors un couple formé qui peut avoir un territoire dans le coin opposé du bac. La cohabitation avec une espèce conchylicole est possible, mais il faut savoir que le mâle Altolamprologus exercera une prédation sur les alevins, et que la femelle sera peut-être trop dérangée pour pouvoir mener les pontes à bien.

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Neolamprologus ocellatus, Neolamprologus stappersi et Neolamprologus speciosus

Ces trois espèces sont très proches et ont quasiment le même comportement en aquarium. Conchylicoles de quatre à six centimètres, ils vivent en harems ( plusieurs femelles pour un mâle ) et ont un sacré tempérament malgré leur petite taille.

Le bac sera garni de sable fin parsemé de quelques coquilles, au moins une par individu.

Les femelles sont plus agressives que les mâles et défendent un territoire assez conséquent. Leurs coquilles doivent donc être séparées d’au moins 80 cm pour espérer les voir évoluer sans trop de conflits. On peut commencer avec un couple ou un trio pour les bacs les plus petits, ou un groupe de juvéniles pour les bacs de plus de 200 litres. Attention, je dis bien juvéniles, car dès qu’ils atteignent la maturité sexuelle, ils sont assez intolérants vis-à-vis de leurs congénères et peuvent harceler les dominés jusqu’à la mort.

Ces trois espèces creusent le sable autour de leur coquille pour l’enterrer verticalement. Seule l’ouverture reste visible, et une cuvette qui remonte ensuite en un monticule est aménagée devant. Cela permet de mieux camoufler l’entrée, et de ramener naturellement des particules de nourriture vers la coquille.
Ils pourront cohabiter avec une petite espèce pétricole dans des bacs d’au moins 1.20 m de façade.

Neolamprologus ocellatus
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Julidochromis ornatus, Julidochromis transcriptus et Julidochromis dickfeldi

Les Julidochromis sont des cichlidés élancés pétricoles très populaires parmi les aquariophiles et par conséquent ( à moins que ce ne soit la cause? ) très répandus dans le commerce.

Il existe plusieurs espèces: les deux premières citées sont les deux plus petites, et Julidochromis dickfeldi est une espèce de taille intermédiaire entre ces deux-ci et les deux plus grandes( J. regani et J. marlieri )

Ces trois espèces conviennent pour des volumes inférieurs à 200 litres. Ce sont des cichlidés joliment colorés qui vivent en couple. Le dimorphisme sexuel est très peu marqué, et ils sont assez agressifs intra spécifiquement. C’est pourquoi on préconise d’acquérir un groupe de cinq ou six individus juvéniles, et de laisser un couple se former. Lorsque le couple dominant commence à s’isoler, il devient de plus en plus agressif avec les excédentaires et il faut les retirer du bac rapidement. Deux couples peuvent cohabiter dans des bacs de plus d’1.50 m de façade.

Il leur faut un enrochement qui comportera le plus de cachettes, failles et anfractuosités possibles. Ils aiment s’y dissimuler, circuler dans les galeries rocheuses, et bien sûr y frayer. Attention, c’est un genre prolifique qui protège très bien sa progéniture, le bac sera donc rapidement envahi d’alevins de toutes les tailles…

Telmatochromis sp. temporalis « shell »

Un Telmatochromis bossu et de petite taille ( de 4 à 6 cm ). Les femelles plus petites ont une bosse moins prononcée et nichent en général dans des coquilles. Elles peuvent aussi choisir une cavité rocheuse.

On peut les maintenir en couple ou en trio en laissant une bonne distance entre les territoires des femelles qui sont assez agressives entre elles notamment lorsque les reproductions commencent.

Une espèce relativement peu maintenue et pourtant bien sympathique. Attention aux colocataires! Une espèce pétricole peut convenir, mais dans de trop petits bacs une autre espèce conchylicole serait trop dominée. Telmatochromis sp. temporalis « shell » a son petit caractère et sait faire respecter son espace vital…

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Dans des bacs de 200 à 300 litres, on peut faire cohabiter avec succès deux ou trois espèces. Il y a bien sûr celles que l’on vient de passer en revue, et voici d’autres espèces en exemple ( ce sont les plus connues, mais il y en a beaucoup d’autres! )

Julidochromis regani , Julidochromis marlieri , Chalinochromis brichardi , Chalinochromis popelini et Chalinochromis sp. « Ndobhoi »
Les genres Chalinochromis et Julidochromis sont assez semblables tant au niveau morphologie que comportement.

Cichlidés pétricoles d’une dizaine à une quinzaine de centimètres, il leur faut comme pour les petites espèces Julidochromis, un bac bien empierré offrant de nombreux refuges.

De même, il est conseillé de commencer avec un groupe de 5-6 juvéniles et d’attendre qu’un couple se forme. Celui-ci sera ensuite très agressif envers ses congénères qu’il faudra enlever du bac.

Les Chalinochromis sont un peu moins prolifiques que les Julidochromis, mais beaucoup plus difficiles à trouver dans le commerce.
Attention à ne pas mélanger ces espèces entre elles en raison du risque d’hybridation!

Chalinochromis brichardi
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Neolamprologus caudopunctatus

Ce joli cichlidé au liseré jaune orangé est un pétricole et aussi conchylicole occasionnel en aquarium car la femelle choisit parfois une coquille comme substrat de ponte.

Il vit en colonie, et en couple à l’intérieur de cette colonie. Mais ne croyez pas pour autant qu’il soit pacifique avec ses congénères! Des altercations féroces ont lieu régulièrement pour la défense du territoire ou le maintien de la hiérarchie.

Même entre les membres du couple, les relations ne sont pas tendres! Le mâle mesure 6 ou 7 centimètres, la femelle est en général plus fine et un peu plus petite. On pourra commencer avec deux ou trois couples, ou un groupe de juvéniles.

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Telmatochromis brichardi, Telmatochromis vittatus et Telmatochromis bifrenatus

D’autres cichlidés élancés, mais qui ont de bien meilleures relations intra spécifiques. Ils vivent d’ailleurs en groupe, ou plutôt en famille ( ou harem )

Ils sont pétricoles et pondeurs sur substrat caché, mais sont conchylicoles occasionnels. En effet, la femelle peut élire une grosse coquille pour pondre.

Ce sont de bons colocataires pour une espèce conchylicole, ce qui leur laissera le territoire rocheux. Ces espèces sont intéressantes à observer car elles vivent en communauté avec une hiérarchie bien établie.

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Le  » complexe brichardi « : Neolamprologus brichardi & co.

Sous cette dénomination, on trouve de nombreuses espèces au comportement similaire: N. brichardi, N. pulcher, N. marunguensis, N. gracilis, etc.

D’une dizaine de centimètres, ces espèces sont reconnaissables à leur nageoire caudale en forme de lyre et à leur silhouette caractéristique.

La plus connue est sans conteste N. brichardi , la célèbre « Princesse du Burundi » à l’allure gracieuse. Elle est aussi la plus prolifique de toutes. Ces espèces sont pétricoles et très territoriales.
On aménagera donc un bac bien empierré pour un couple et sa progéniture. On peut leur adjoindre éventuellement un couple de Julidochromis par exemple, mais faites bien attention au choix des colocataires! L’espèce étant envahissante et dominatrice, on préfère en général les laisser seuls dans le bac. Surtout qu’avec l’apparition de jeunes, le spectacle est passionnant. Les plus grands gardent le territoire et protègent ainsi les plus petits, et la colonie s’agrandit! ( ce qui peut vite être un problème ).

D’autres espèces de ce complexe ne vivent pas en colonie mais en couple, à l’exemple de N. savoryi.

Neolamprologus brichardi
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Xenotilapia flavipinnis

Pour finir et pour changer, ni un conchylicole, ni un pétricole, mais un sabulicole! Ce poisson aux très beaux reflets aime donc le substrat sableux qu’il filtre pour trouver sa nourriture. Il lui faut donc une grande plage de sable fin qu’il nettoiera consciencieusement.

Les mâles sont assez agressifs entre eux, c’est pourquoi il est plus facile de maintenir cette espèce en couple. Dans ce cas, le volume indiqué convient.

Le hic, c’est que le dimorphisme sexuel est très peu marqué et il est quasi impossible de distinguer les mâles des femelles. A moins de vous procurer un couple formé, vous devrez donc acquérir quelques jeunes…

Ce cichlidé d’une petite dizaine de centimètres est d’autant plus intéressant qu’il pratique l’incubation biparentale. En termes clairs, les oeufs puis les larves sont pris en bouche par les deux parents alternativement pendant les premières semaines afin de les protéger des prédateurs. Cette forme de protection parentale est considérée comme la plus évoluée parmi les cichlidés, et elle est passionnante à observer pour l’aquariophile…

En contrepartie, on sera rigoureux sur la qualité de l’eau et l’entretien, car moins que les autres espèces déjà citées, il laissera passer les erreurs du débutant. Attention aussi au stress qui peut lui être fatal ( couvrez bien le bac notamment car c’est un excellent sauteur, et évitez les mouvements brusques qui le rendent « hystérique ». )

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Voici donc un tour d’horizon de quelques espèces que vous pouvez maintenir dans des bacs de moins de 300 litres. Au fur et à mesure de vos lectures et pérégrinations, vous en découvrirez bien d’autres qui ont autant d’attraits. Mais renseignez-vous bien avant de « craquer ». N’oubliez pas que si vous leur offrez les meilleures conditions de vie possibles, vos pensionnaires vous le rendront par leur beauté, leur comportement intéressant et leur longévité.

Pensez aussi que les poissons ne peuvent nous dire s’ils sont « bien », et que c’est donc à vous de veiller sur leur bien-être et de le faire passer avant vos envies. C’est peut-être la première base à donner!

Auteur : © Estelle
http://www.destin-tanganyika.com

Les différents Lacs

Après avoir fait des recherches pour moi même, mais aussi pour mon lycée, je dois préparer des fiches, étant donné que je vais m’occuper du club aquario, j’ai fait une fiche sur les lacs Africains (principalement Lac Malawi , Victoria et Tanganyika).

Présentation :

Les grands types d’environnements aquatiques sont constitués par, les grand Lacs Africains, qui renferment de nombreuses espèces de poissons connus des aquariophiles mais pas toutes commercialisées actuellement, pour cause d’une immense faille tectonique, qui a interrompu le cours de certains fleuves.
Les Lacs Africains abritent, plus de 80% des espèces de poissons recensées sur le continent Africain.

Les trois plus grands lacs sont le Lac Tanganyika, Lac Victoria et le Lac Malawi. Ces lacs ne sont pas habités dans les eaux profondes et obscures car l’eau est très pauvre en oxygène.
Ces eaux sont associés d’un composant d’hydrogène sulfureux ce qui fait qu’il n’y a pas de vie dans ces zones sauf la vie bactérienne.

Les eaux proches des berges sont quant à elles extrêmement limpides et laissent pénétrer la lumière jusqu’à 20 mètres de profondeur la plus part du temps. Les bords de ces lacs sont rocheux, constitués de falaises et pouvant laisser des refuges aux poissons. Les Cichlidés sont pour la plupart à se partager cette zone des lacs.

Les trois lacs…

Lac Victoria :
Description :

Le Lac Victoria est le plus grand des trois, avec une superficie de 68.100km².
C’est dans ce lac que le Nil prend sa source pour une course de 5600km jusque la mer méditerranée.
La limpidité de l’eau est constituée d’algues planctoniques, et la lumière ne pénètre pas à plus de 8 m de profondeur
Sa faible profondeur et son rapport surface/volume, c’est ce qui le rend vulnérable au moindre changement climatique.

Au vu des sédiments du lac, on peut s’apercevoir que qu’il s’est asséché 3 fois depuis qu’il existe.
Le lac victoria possède un climat tropical, ce qui signifie que la température varie beaucoup. Selon les saisons, le vent envoie la masse d’eau vers le nord.

Composition des poissons du Lac Victoria :

500 espèces sont présentes, dont 300 endémiques du genre Haplochromis, et deux du genre Oréochromis (Oréochromis esculentus et Oréochromis variabilis).
La perche du Nil (Lates niloticus) et le tilapia du Nil (Oréochromis niloticus) ont été importés par l’homme.
Une espèce de protoptère vit dans ce lac (Protoptérus aethiopicus).
Depuis que le Lates niloticus est introduit, 300 espèces d’haplochromis ont disparu, ainsi que l’Oréochromis esculentus. Le Protopteurs aethiopicus est également en voie de disparition.

La composition physico-chimique de l’eau de cette faille est la suivante :

– pH de 7 à 9
– Température de 23 à 25°C selon les saisons
– Conductivité*de 90 à 150µ siemens/cm

Lac Tanganyika :
Description : 

Ce grand lac d’Afrique orientale, est situé à la limite du Zaïre.
Sa superficie est de 32.900, et elle est composée de deux fosses profondes de 1.400 m.
L’une au Nord, l’autre au Sud .
Contrairement au lac Victoria, la limpidité de l’eau, illumine le substrat jusqu’à une profondeur, de 20 à 25 m.
Aux environs des 200 mètres de profondeur, la vie humaine y est quasiment impossible, car il n’est pas enrichi en oxygène.
Dû au vent, durant des saisons, la remontée de ces eaux pauvres donne le droit à des pertes de poissons par milliers.

Ce lac est un lieu d’activité tectonique. Des expulsions d’air dans le lac peuvent atteindre les 180°, à cause de son chargement en minéraux.

Composition des poissons du Lac Tanganyika :

Les poissons vivants dans ce lac, sont principalement les Cichlidés : Julidochromis, lamprologus, Neolamprologus, Altolamprologus, Xenotilapia, Telmatochromis, Tropheus, et le Cyphotilapia.
300 espèces de Cichlidés sont connus dans le lac Malawi, et on en dénombre 150 autres espèces, non Cichlidés.

La composition physico-chimique de l’eau de cette immense réserve à Cichlidés est la suivante :

– dGH de 13 à 20
– pH de 8 à 9.5
– Température de 24 à 29°C près des berges
– Conductivité de 600 à 620 µ siemens/cm.

Lac Malawi :
Description :

Situé à l’ouest du Mozambique, ce vaste lac d’une surface de 26.000km² dont la profondeur atteint 760m le Lac Malawi, connait une faune différente des deux autres Lac Africains.
Le lac Malawi était nommé Nyassa autrefois. La limpidité de l’eau éclaire jusque 20/25 mètres de profondeur.

Composition des poissons du lac Malawi :

On dénombre, près d’un millier de Cichlidés dans ce lac, mais seulement un peu plus de 800 sont connus. Certains sont endémiques de ce lac : Labeotropheus, Pseudotropheus, Maylandia, Melanochromis, Copadichromis, Labidochromis, Protomelas, Placidochromis, Cyrtocara, Cynotilapia.

La composition physico-chimique de l’eau de cette vaste faille est la suivante :

– dGH de 7 à 11°
– pH de 7.5 à 8.5
– Température de 23 à 27°C selon les saisons
– Conductivité de 200 à 300µ siemens/cm

© textes de kazi pour AQUA débutant

Lexique de l’aquariophilie

A

– Acide : Il s’agit d’une eau qui contient des ions acides dissous (H+). Il faut savoir que l’acidité d’une eau notée par son pH est fournie sur une échelle logarithmique. C’est à dire qu’une eau de pH 6 contient 10 fois plus d’ions H+ qu’une eau de pH 7. En général, dans le domaine aquariophile, la notion d’eau acide est associée à la notion d’eau douce ( peu minéralisée)

– Aclimaté : Poisson qui s’est adapté à un autre environnement que celui dont il est originaire.

– Adipeuse : Se dit de la nageoire charnue,sans rayons de soutien,située près de la nageoire caudale,sur le dos du poisson.

– Adsorber : L’adsorption est le phénomène par lequel un solide, pulvérulent ou poreux, retient à sa surface des particules (molécules, ions) en phase gazeuse ou liquide.

– Aérobie : Adjectif qui s’applique aux micro-organismes qui ont besoin d’oxygène pour survivre. C’est le cas des bactéries utiles en aquariophilie et présentes dans le filtre et sur le substrat.

– Albinos : Variété ayant perdu toute pigmentation.

– Alcalin : Il s’agit d’une eau qui contient des ions alcalins dissous (OH-). Il faut savoir que l’alcalinité d’une eau notée par son pH est fournie sur une échelle logarithmique. C’est à dire qu’une eau de pH 8 contient 10 fois plus d’ions OH- qu’une eau de pH 7. En général, dans le domaine aquariophile, la notion d’eau alcaline est associée à la notion d’eau dure (fortement minéralisée)

– Alevin : Poisson nouveau-né d’aspect proche de l’adulte. On parle d’alevin dès que le jeune poisson peut nager et se nourrir seul.

– Algues : Végétaux aquatiques primitifs dont la complexité varie de la cellule unique microscopique aux grandes algues du type varech. Souvent considérées comme un fléaux en aquariophilie, essentiellement à cause de l’aspect inesthétique.

– Ammoniaque : (NH3) Composé azoté, premier produit de la dégradation de matières organiques. Hautement toxique pour les êtres vivants (cycle de l’azote).

– Ammonium : (NH4+) Forme ionique de l’ammoniac (ion).

– Anaérobie : Adjectif qui s’applique aux micro-organismes n’ayant pas besoin d’oxygène pour survivre.

– Anale : Se dit de la nageoire impaire situé à l’arrière de l’anus.

– Aquarium communautaire : Aquarium contenant différentes espèces de poissons, pouvant être de provenance différente.

– Aquarium spécifique : Aquarium ne contenant qu’une espèce de poisson.

– Artémia : Crustacé très prolifique et minuscule des marées salants, se nourrissant de phytoplancton, d’environ 1 cm à l’âge adulte. D’élevage facile (éclosion d’oeufs anhydre), les larve d’artémias sont utilisés comme nourriture vivante pour les alevins.

– Assèchement des oeufs : Étapes obligatoire pour les poissons annuels ou semi-annuels.Les oeufs sont ôtés de l’eau, grâce à leur membrane résistante à la dessiccation,ils font face à une période d’assèchement plus ou moins prolongée et obligatoire pour permettre le développement de l’embryon.

– Autotrophe : se dit d’une bactérie capable de se développer à partir des seuls éléments minéraux.

B

– Bactérie : Groupe d’organismes microscopiques, procaryotes. Peuvent être unicellulaires ou pluricellulaires ; parfois agrégés en filaments. Les bactéries n’ont pas de chlorophylle et se multiplient par division ou autres processus asexués.

– Bac communautaire : Aquarium ou plusieurs espèces cohabitent.

– Bac spécifique : Aquarium ou est maintenue une seule espèce.

– Banc : Individus vivant ensemble pour combler leurs besoins spécifiques.

– Barbillons : Fins appendices qui entourent la bouche de certaines espèces.

– Biotope : Milieu environnant correspondant à un groupe d’être vivants.

– Bouture : Jeune individu prélevé sur une plante -mère.

– Branchies : Équivalent chez les poissons de nos poumons, elles extraient l’oxygène de l’eau

– Bulbe : Organe végétal souterrain ou semi-souterrain rempli de réserves permettant à la plante de reformer des parties aériennes.

C

– Caractère dominant : Caractère héréditaire qui se manifeste seul chez un hybride même lorsque le caractère opposé ( récessif ) est présent dans le génotype.

– Carbonate de calcium : (CaCO3) Minéral cristallin blanc très abondant dans les eaux dures.

– Chironomes : Insecte ressemblant fortement à un moustique ,mais ne pique pas! Ses larves aquatiques sont appréciés de certains poissons.

– Chlore : (Cl2) Additif ajouté à l’eau de conduite pour tuer les bactéries dangereuses. Est relativement nocif pour les poissons.

– Chlorose : Manque de fer donnant une coloration jaune aux feuilles des plantes.

– CO2 : Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique, est un élément important pour la croissance des plantes. La concentration idéale en dioxyde de carbone est fonction du pH et la dureté carbonatée de l’eau (KH). Un taux de CO2 libre de 15 mg/l à 30 mg/ est nécessaire à la bonne croissance des plantes.

– Conchylicole : (se prononce konkilikol ) se dit de petites espèces de Cichlidés qui se reproduisent et vivent (partiellement ou totalement) dans des coquilles d’escargot vides. Exemple : Neolamprologus multifasciatus .

– Conductivimètre : Appareil de mesure de la conductivité.

– Conductivité : Mesure la capacité à laisser passer le courant. Dans l’eau, elle est directement proportionnelle à la quantité d’ions dissous.

– Cycle de l’azote : Le cycle de l’azote est défini par l’ensemble des réactions chimiques (réduction/oxydation) que subit l’azote dans les processus de la vie. Le cycle de transformation de l’azote consiste en la transformation bactérienne des déchets composés d’azote organique en ammonium/ammoniac, puis en nitrites (nitrosomonas), puis nitrates (nitrobacter), et enfin gaz azote (bactéries pseudomonas ou thiobacillius). L’étape de transformation des déchets en nitrates s’appelle nitratation, elle est effectuée par des bactéries aérobies. La transformation des nitrates en azote s’appelle dénitratation, elle est faite par des bactéries anaérobies. Seules ces bactéries anaérobies permettent de boucler le cycle de ‘azote, c’est à dire à épurer complètement l’aquarium des nitrates.

D

– Daphnie : Crustacé d’eau douce de l’ordre des brachiopodes ou branchiopodes, mesurant de 1 à 6 mm selon l’espèce (Daphnia pulex, D. cucullata, D. hyalina, D. longispina, D. giga). Nourriture appréciable pour les poissons lorsqu’elles sont vivantes.

– Démersal : Vivant en contact étroit avec le fond.

– Dichromisme sexuel : Coloration différente entre le mâle et la femelle.

– Dimorphisme : Qualifie deux poissons d’une même espèce qui présentent une différence morphologique. Le dimorphisme sexuel est l’ensemble des caractères qui différencient les mâles des femelles.

– Dorsale : nageoire située sur le dos.

– Dulçaquicole : qui vit exclusivement en eau douce.

– Dureté carbonatée (KH ou TAC) : C’est la mesure du bicarbonate dans l’eau. Le TAC est la mesure Française, le KH est la mesure Allemande. 1° KH = 1.78 ° TAC, normalement, le KH d’un aquarium d’eau douce est inférieur au TH.

– Dureté totale (GH ou TH) : C’est la mesure de tous les ions dits « alcalino-terreux », soit les ions calcium et magnésium. Le TH est la mesure Française, le dGH est la mesure Allemande. 1° GH = 1.78 ° TH

E

– Eau acide : En aquariophilie d’eau douce, une eau dont le pH est inférieur à 7 est considérée comme acide.

– Eau alcaline : En aquariophilie d’eau douce, une eau dont le pH est supérieur à 7 est considérée comme alcaline.

– Eau douce : Eau contenant peu de sels minéraux.

– Eau dure : Eau contenant beaucoup de sels minéraux.

– Eau osmosée : Eau fabriquée à l’aide d’un osmoseur dont le principal intérêt est de délivrer une eau de faible dureté, dont le taux de nitrates est proche de 0 et débarrassé de la plupart des polluants.

– Endémique : Se dit d’une espèce propre à une zone géographique.

– Érectile : Se dit d’une épine qui peut se dresser selon certaines situations.

– Espèce : Subdivision du genre, rassemble des plantes ou des animaux fortement apparentés. Dans la nomenclature des plantes et des poissons, la seconde partie du nom scientifique désigne l’espèce.

– Exophtalmie : Maladie des poissons, dont les symptômes sont, yeux exorbités, écailles dressées.

F

– Fer : Le fer est un minéral essentiel à la croissance des plantes. Des plantes au feuillage jaune sont le signe d’une carence en fer. La teneur en fer doit être comprise entre 0.05 mg/l et 0.10 mg/l.

– Filtration : Principe d’un filtre. On distingue les filtrations mécanique, chimique et biologique.

– Filtre : Dispositif permettant la filtration de l’eau.

– Flavescent : Qui tire vers le jaune.

– Flore : Ensemble du règne végétal.

– Fluorescence : Propriété d’un composé à réémettre de l’énergie sous forme lumineuse.

– Fluorescent : Se dit des tubes utilisés pour l’éclairage, par opposition de l’éclairage incandescent.

– Frai : Phase de reproduction des poissons.

– Fungus : Parasite d’aspect cotonneux, croissant habituellement sur les nageoires, la bouche, les yeux et les branchies des poissons.

G

– Gaz carbonique (CO2) : Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique, est un élément important pour la croissance des plantes. La concentration idéale en dioxyde de carbone est fonction du pH et la dureté carbonatée de l’eau (KH). Un taux de CO2 libre de 15 mg/l à 30 mg/l est nécessaire à la bonne croissance des plantes.

– Génotype : Ensemble du matériel génétique héréditaire visible et caché d’un individu.

– Genre : Unité de classement zoologique, regroupant des espèces proches ayant des caractéristiques communes. Voir systématique.

– GH : titre ou dureté hydrométrique, indice de dureté totale de l’eau (inexploitable en eau de mer),mesure la dureté totale d’une eau.

– Gonopode : Organe d’accouplement des poissons mâle appartenant à la famille des cyprinodontidés ovovivipares. Cet appendice copulateur provient de la modification de la nageoire anale et permet une fécondation interne.

– Gravide : Se dit d’une femelle, qui porte des œufs avant la ponte.

– Grégaire : Qualifie le comportement des poissons vivants en banc.

H

– Herbivore : Qui se nourrit de matière végétale, algues, mousses, herbes, champignons, feuillages, sont des matières végétales.

– Hermaphrodisme : Mode de reproduction. Le poisson possède les deux sexes et devient alternativement mâle ou femelle.

– Hétérotrophe : se dit d’une bactérie capable de se développer à partir de substances issues de tissus vivants.

– HQI : Type d’éclairage à lampe à décharge, mercure haute pression aux halogénures métalliques, excellente solution pour assurer l’éclairage d’un bac d’eau de mer ou même d’eau douce si profond. L’alternative aux HQI est l’utilisation de combinaison de tubes fluorescents, T5 si possible.

– HQL : Type d’éclairage à lampe halogène.

– Hybride : Résultat de la fécondation d’un oeuf par deux espèces proches, mais différentes. En général, les individus résultant de ce croisement contre nature sont stériles.

I

– Ichtyologie : Science qui étudie les poissons.

– Incubation : Période pendant laquelle, l’oeuf se développe jusqu’à l’éclosion.

– Incubation buccale : Conservation des oeufs dans la bouche d’un parent.

– Infère : Position de la bouche d’un poisson dirigée vers le bas.

– Infusoires : Organismes unicellulaires entrant dans la composition du plancton.

– Inter-spécifique : Relations des individus d’une espèce avec des individus d’espèces différentes.

– Intra-spécifique : Relations entre les individus d’une même espèce.

– Iode : Symbole: I. Oligo-élément indispensable à la vie, très présent dans l’eau de mer.

– Ion : Élément en solution, chargé positivement (cathion) ou négativement (anion).

– Ionique : Se dit d’un élément présent sous la forme d’un ion.

– J

– Juvénile : Jeune poisson non encore sexué.

K

– K : Symbole chimique de l’élément potassium. Fait partie des éléments nécessaire en faible quantité pour le bon développement des plantes

– KH : Indice de dureté carbonatée de l’eau, cette dureté est dite temporaire car elle disparaît lors de l’ébullition. En eau douce, il faut souvent descendre le KH d’une eau pour permettre la diminution du pH par adjonction de CO2. Une valeur trop basse rend le pH très instable, car l’eau n’a plus assez de pouvoir tampon. En eau de mer ou dans certains bacs d’eau douce, une eau dure avec un dKH > 8 permet d’absorber les baisses de pH.

L

– Labyrinthe : Organe richement vascularisé,qui sert de système respiratoire annexe.

– Ligne latérale : Organe sensoriel, qui permet aux poissons de recueillir des informations sur le milieu.

– lucifuge: Qui n’aime pas la lumière.

– Lumen : Le flux lumineux correspond à l’énergie lumineuse rayonnée dans un angle solide, par une source ponctuelle, située à son sommet et d’intensité constante dans toutes les directions de l’angle solide. Son unité est le lumen (lm) correspondant à une intensité constante de 1 cd dans toutes les directions se situant à l’intérieur d’un angle solide de 1 sr.

– Luminance : La luminance d’une source non ponctuelle, dans une direction déterminée, est le quotient de son intensité dans cette direction par sa surface apparente. Son unité est le candela par mètre carré (cd/m2).

– Lux : L’éclairement d’un objet correspond à l’ensemble des flux lumineux qu’il intercepte, rapporté à la surface réelle qui est éclairée. Son unité est le lux (lx) qui est égal à 1 lm/m2, mais à laquelle on a donné un nom particulier pour différencier l’éclairement de l’exitance. L’efficacité lumineuse d’une source est le quotient du flux lumineux global qu’elle émet en tous ses points, par la puissance qu’elle absorbe. Son unité est le lumen/watt (lm/W).

– Lyophilisé : Déshydratation à basse température et sous vide, dans un but de conservation.

M

– Malacophage : Qui se nourrit de mollusques (en broyant la coquille ou en aspirant le contenu de la coquille).

– Masse filtrante : Matériaux situés dans le filtre, laissant passer l’eau et retenant les déchets.

– Mélanime : Pigmentation épidermique noir

– Mélanine : Les mélanines sont parmi les pigments principaux responsables de la coloration des téguments dans le règne animal, les protozoaires en produisent aussi. (l’eumélanine: Pigment noir ou brun contenu dans les cellules pigmentaires), (la phaéomélanine : rouge ou jaune )

– Minéralité : Quantité de sel minéraux dissous dans l’eau

– Monogame: Avec un seul partenaire du sexe opposé (à la fois).

– Mucus : Produit sécrété par le poisson pour protéger son corps des agressions du milieu.

– Mutation : Modification: du patrimoine génétique ; apparition dans une lignée, de caractères nouveaux par suite d’un changement de stucture des chromosomes. Il est quelquefois possible de la maintenir en la fixant sur plusieurs générations.

– Mysis : Petites crevettes.

N

– N : Symbole chimique de l’élément azote.

– N2 : Forme gazeuse de l’azote.

– Nageoire : Appendice muni de rayons et de voiles inter-rayons tendues, utilisé par les poissons pour se mouvoir.

– Nageoire anale : C’est la nageoire se trouvant sur la face ventrale du poisson, mais à l’arrière du corps, à proximité de la queue.

– Nageoire caudale : C’est la nageoire qui forme la queue du poisson.

– Nageoire dorsale : C’est la nageoire qui se trouve sur le dos du poisson

– NH3 : ammoniac

– NH4 : ammonium

– Nitrites : Dans un aquarium , les excrétions des poissons et les débris organiques sont transformés par des bactéries en ammoniac (NH3) très toxique ou en ammonium (NH4) non toxique, puis en nitrites. Cette transformation ne peut avoir lieu qu’en présence d’oxygène (les bactéries agissant sont aérobies). Les nitrites sont toxiques à des doses supérieures à 0,2 mg/l. Ensuite, les nitrites sont transformés en nitrates. Dans un aquarium équilibré, l’ammoniac, l’ammonium et les nitrites restent inmesurables. Cette chaîne de réactions est connue sous le nom « cycle de l’azote »

– Nitrates : Dans le cycle de l’azote, les nitrites sont transformés en nitrates, beaucoup moins toxiques ; ces nitrates représentent seulement un réel danger pour les poissons à des concentrations supérieures à 50 mg/l. Dans un aquarium bien planté, les nitrates seront absorbés en grande partie par les plantes, le résidu restant limité par les changement d’eau.

– Nitrification : Processus de transformation de l’ammoniaque en nitrites et nitrates grâce aux bactéries nitrifiantes.

– Nitrobacter : Bactérie aérobie transformant les nitrites en nitrates.

– Nitrosomas : L’espèce de bactérie qui réduit les nitrites en nitrate. Fleurons de la flore bactérienne d’un aquarium sain.

– Nycthéméral : Désigne un rythme basé sur 24 heures et comprenant un jour et une nuit.

O

– Ocelle : Tache ronde colorée rompant avec la coloration générale du poisson.

– Oligo-élément : Substance nécessaire, en très faible quantité, au fonctionnement des plantes et des poissons. En aquariophilie, ce sont essentiellement les vitamine et certains métaux.

– Omnivore : Se dit d’un poisson acceptant des nourritures végétales et animales.

– Opercules : Plaques externes protégeant les branchies du poisson.

– Ordre : Dans le classement systématiques des poissons, c’est une catégorie groupant plusieurs familles ayant des points communs.

– Osmolateur : Asservissement servant à compenser automatiquement le niveau d’eau de l’aquarium avec de l’eau douce (osmosée). Utilisé en eau de mer, car le niveau baisse conséquence de l’évaporation de l’eau du bac et l’ajout d’eau douce doit être fait sans provoquer trop de différence de densité.

– Osmose : Principe physique qui pousse deux eaux à échanger leurs ions pour équilibrer leurs concentrations réciproques. Il tend à équilibrer les concentrations de par et d’autre d’une membrane dans le but d’équilibrer les pressions partielles des composants.

– Osmose Inverse : Principe de fonctionnement utilisé dans les osmoseurs, qui consiste à utiliser la pression de l’eau de conduite pour forcer l’eau à traverser une membrane semi-perméable qui retiendra la grande majorité des substances dissoutes

– Osmoseur : Appareil permettant de produire de l’eau osmosée. Le principe de fonctionnement est celui de l’osmose inverse. L’osmose, c’est le phénomène physique qui consiste à toujours équilibrer la pression osmotique entre deux milieux liquides séparés par une membrane perméable à l’eau mais pas aux éléments dissous dedans (exemple la membrane cellulaire). La pression osmotique est proportionnelle à la quantité d’impuretés dissoutes dans l’eau. L’eau tend à passer du milieu le moins concentré vers le plus concentré afin de le diluer et donc équilibrer la pression. L’osmoseur, fait le contraire. Il utilise la pression de l’eau pour pousser l’eau pure à travers la membrane en luttant contre la pression osmotique. L’eau osmosée est utilisée pour adoucir une eau trop dure.

– Ovipare : Se dit d’une espèce pondant des oeufs déjà fécondés.

– Ovovivipare : Se dit d’une espèce qui expulse directement les alevins vivants. Exemple, le Guppy, poisson souvent conseillé aux débutants pour sa facilité de reproduction.

– Ovovore : Qui se nourrit d’oeufs.

– Ovulipare : se dit d’une espèce qui pond des ovules (la plupart des poissons femelles pondent des ovules qui sont ensuite fécondés par le mâle).

– Oxygène : Molécule chimique gazeuse. Nécessaire à la respiration des organismes supérieurs

P

– P : Symbole chimique de l’élément phosphore.

– Paillette : Forme de nourriture lyophilisée (sèche) classiquement distribuée aux poissons.

– Papille génitale : Excroissance par laquelle sont expulsés les oeufs et le sperme.

– Parasite : Qui vit au dépend de son hôte. Les poissons sont souvent des hôte de parasites (invertébrés) tels que certains vers, les poux des poissons, etc..

– Pathogène : Responsable de maladie. Du grec pathos=maladie, gène=qui déclenche.

– Pectorales : Se dit des nageoires paires situées de chaque coté du corps,à l’avant du corps du poisson.

– Pédoncule caudal : Zone située à l’arrière du corps du poisson à laquelle se rattache la nageoire caudale.

– Pelvienne : Nageoires paires de la zone ventrale pouvant être située, soit en avant, soit en arrière de la face ventrale.

– PH : Abréviation chimique du potentiel hydrogène. C’est un indice qui définit l’acidité ou l’alcalinité d’une eau : on parle alors d’une eau acide (pH inférieur à 7), neutre (pH égal à 7) ou alcaline (pH supérieur à 7). L’échelle théorique du pH va de 0 (acide) à 14 (basique). Il faut savoir également que l’échelle du pH est logarithmique ce qui fait qu’un pH de 5.5 est 10 fois plus acide qu’une eau de pH 6.5. En aquariophilie, la plage de pH utilisé va de 5.5 à 8.5. Il est très important de surveiller régulièrement la valeur du pH car une faible modification est assez stressante pour les poissons.

– Phénotype : Aspect extérieur du poisson. Ensembles des caractères visibles.

– Ph-Mètre : Appareil de mesure du pH.

– Phosphate : (PO4) Composé chimique introduit par l’alimentation. Les phosphates en taux trop important favorisent l’apparition des algues.

– Photosynthèse : Mécanisme des plantes qui utilisent le CO2, l’eau et le soleil pour produire, entre autre, de l’oxygène.

– Phytoplancton : Organismes microscopiques du règne végétal, composant avec le zooplancton, le plancton.

– Physico-Chimique : Qui a trait soit à des données physique (pH), soit chimique (nitrite, nitrate, etc..).

– Plancton : Ensemble d’organismes microscopiques qui se développent dans l’eau. Il peut être animal ou végétal.

– Pleine Eau : Se dit des poissons qui vivent en eau libre, comparativement aux poissons de fond et aux poissons de surface.

– PO4 : Formule chimique des phosphates

– Potassium : Élément chimique de symbole K

– Pouvoir tampon : C’est la capacité de l’eau à conserver une valeur stable de pH lorsque des acides ou des bases sont ajoutés. Il est donc difficile de modifier le pH d’une eau avec un fort pouvoir tampon. En eau douce, le pouvoir tampon est dû aux carbonates et bicarbonates. Il est possible d’évaluer le pouvoir tampon par la mesure de la « dureté carbonatée » (KH). Plus le KH est grand, plus le pouvoir tampon est grand. Pour un KH inférieur à 4.5 dH, le pH peut varier rapidement, il faut donc le tester régulièrement. En revanche le KH n’a pas d’influence directe sur les poissons.

– Programmateur : Dispositif qui déclenche le fonctionnement d’un autre dispositif.

Q

R

– Rayon dorsal : épine se situant sur le dos du poisson et sur lequel s’applique une fine membrane permettant le déplacement du poisson.

– Réflecteur : Dispositif réfléchissant la lumière pour augmenter l’efficacité d’un système d’éclairage.

– Rhéophile : Espèce appréciant les forts courants.

– Rhizome : Racine principale poussant à l’horizontale chez certaines plantes.

– Riche : Se dit d’un sol contenant un engrais, propre à la croissance des plantes.

– Robe : Ensemble des caractéristiques (couleurs et formes) de la livrée d’un poisson.

– Roche : pierre, rocher minéral, schiste, décor calcaire, utilisés pour constituer certains décors, par exemple dans les bacs de cichlidés africains.

– Rosette : Ensemble de feuilles étalées en cercle autour du collet d’une plante.

– Rostre : Nez.

– Rotifère : Animalcule microscopique du plancton

S

– Saumâtre : Caractéristique d’une eau dont la salinité est inférieure à celle de l’eau de mer.

– Spectre lumineux : Ensemble des couleurs (énergies) formant un rayonnement lumineux. Le spectre est important pour une bonne photosynthèse des plantes. L’idéal étant de se rapprocher du spectre solaire. Les tubes fluorescent classique ont des raies spectrales bien marquées, un spectre très incomplet et ne conviennent donc pas pour l’éclairage d’un bac planté.

– Starter : Dispositif mécanique ou électronique permettant la génération de la décharge nécessaire à l’allumage des tubes fluorescents.

– Stolon : Tige aérienne rampante terminée par un bourgeon et qui, de place en place, produit des racines adventives; point de départ de nouveaux pieds.

– Stress : Le stress est la conséquence d’une mauvaise adaptation du poisson avec son milieu environnant. Les principales causes du stress sont : qualité d’eau inadaptée (pH, température, dureté, nitrites, nitrates, brusques variations), mauvais environnement (espace libre insuffisant, colocataires agressifs ou trop turbulents). Un stress permanent diminue très fortement l’espérance de vie du poisson et le rend fragile à toutes les maladies.

– Substrat : La couche située au fond d’un bac, et par extension tous les éléments constituant le décor.

T

– Taille : Dimension. Longueur d’un poisson.

– Tégument : désigne un tissu biologique situé à l’interface du milieu intérieur et du milieu extérieur d’un organisme. Les téguments désignent donc à la fois les revêtements externes du corps (peau, poils, cheveux, ongles, écailles, carapace, plumes, …) et les revêtements internes (muqueuse du tube digestif).

– Température : Mesure de chaleur. La plupart des poissons exotiques nécessitent une eau dont la température est comprise entre 24 et 28°C

– Terreau : Mélange acido-humique utilisé pour les sols nutritifs.

– Territoriale : Se dit d’une espèce nécessitant un espace (territoire) dont elle s’approprie. Très fréquent chez les cichlidés.

– Test : Matériel permettant de mesurer les caractéristiques physico-chimique d’une eau. Ce peut être un test colorimétrique (comparaison d’une couleur obtenu avec une échelle graduée), un test réactif (changement de couleur au bout d’un certain nombre de gouttes de réactif ajoutées), un test électronique.

– TH : GH , Titre hydrotimétrique ou dureté totale.

– Tips : Nourriture agglomérée du commerce, en pastilles.

– Thermostat : Dispositif qui déclenche le fonctionnement d’un autre dispositif en fonction de la température.

– Tuyau : Tube étanche utilisé pour véhiculer un fluide (gazeux ou liquide).

U

– Ulcération : Maladie cutanée provoquée part des agents bactériens. La manifestation de la maladie est remarquable par les plaies cutanées qu’elle provoque. Ne pas soigner rapidement tuera certainement les poissons atteints.

V

– Vitellin : Sac vésicule. Réserve de l’œuf résorbée par la larve après éclosion.

– Vitellus : Réserve de nourriture contenue dans le sac vitellin, servant à nourrir l’alevin pendant son stade larvaire.

– Vivipare : Se dit d’une espèce dont les jeunes se développent dans le ventre de la mère.

W

– W : (Watt) Mesure d’énergie

X

Y

Z

– Zooplancton : est un plancton animal. Il se nourrit de matière vivante, certaines espèces étant herbivores et d’autres carnivores.
Il remonte la nuit vers la surface pour se nourrir de phytoplancton et redescend pendant la journée vers les eaux plus profondes. Il échappe ainsi aux prédateurs et économise de l’énergie car la température est moins élevée.

Nostalgie & Dav.bo

Le pico bac c’est quoi ?

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Plus petit que le nano-bac, le pico bac se réalise à partir de quelques centilitres à quelques litres…
Ici on parlera plus de décoration artistique de paysage aquatique que d’aquariophilie, puisque le pico bac est totalement sans aucune âme qui vive, pas de poissons, pas de crevettes etc… Le volume vous l’aurez compris ne le permettrai pas.
Aucun matériel de filtration et de chauffage non plus.. Tout est dans le décor paysagé visuel et uniquement cela..

Il s’agit juste de la réalisation d’un joli paysage aquatique miniature pour en faire une sorte de trompe l’oeil qui permet de penser que l’on contemple un paysage à part entière et d’en faire également une très joli décoration d’intérieur à poser sur un meuble ou poser sur jolie tablette contre un mur de la maison.

Quelques étapes afin de vous donner une idée de montage d’un picobac

Le contenant

Un vase, une boite en plastique très transparente ou tout autre récipient en verre ou plastique peut tout à fait convenir.

Les composants du décor

Pierres ou cailloux de très petites tailles, sable fin peuvent composer la partie minérale, des petites racines ou branches prélevées dans la nature apportent une touche naturelle.
Vous pouvez jouer sur les tailles, les couleurs pour que le sol et les volumes vous donnent un effet de contraste, de détails et de profondeur suffisant pour tromper l’oeil du spectateur.
Le bois par sa finesse et le choix des essences riches en détails et en formes sinueuses, ajoute encore à l’effet de grandeur.
Les branches de romarin constituent par exemple, un élément très harmonieux pour réaliser un pico bac.

Les plantes

Vous pouvez facilement dans votre environnements en trouver.
Amusez-vous avec les mousses aquariophiles ou autochtones (prélevées dans le milieu d’origine : terre, marre,bassin, jardin ou autre) afin d’obtenir divers formes, couleurs et détails.
Des plantes naines ou à très petites feuilles permettent de créer du volume en offrant un aspect profondeur à votre pico bac.

Réalisation du pico bac

Jouez sur l’effet de profondeur surtout, mélangez les textures.
Tout comme pour monter un aquarium, mettez le sol plus haut à l’arrière que à l’avant.
Une première couche de gravier crée les volumes et dénivelés. Ajoutez-y les roches principales ou gros cailloux, pour former l’essentiel du décor.
Rajoutez-y les pierres plus petites ou petits cailloux afin d’y ajouter du détail.
Puis, recouvrez le sol de gravier de différentes granulométries, et de sable fin si vous le souhaitez, pour y faire un chemin par exemple. Ajoutez enfin vos racines et branches en les imbriquant et en leur donnant une place prépondérante.

Plantez vos mousses et végétaux

Couvrez une partie des roches ou gros cailloux pour donner de la maturité à l’ensemble.
Mettez-y des zones tapissantes basses qui complèteront les espaces libres.
Créez des massifs à l’arrière avec des petites plantes buissonnantes pour offrir un contraste supplèmentaire.
Petit conseil : plantez à sec, cela va faciliter le travail et permettre de bien fixer les plantes sur le décor.

Remplir d’eau le pico bac

Petite astuce : couvrez le décor d’un film plastique ou de papier journal, puis remplissez délicatement avant de retirer la protection. Ainsi , les poussières ne sont pas mises en suspension et le décor ne sera pas abîmé.

Rares sont les décors parfaits dés la première réalisation, il faut souvent revenir sur le décor de départ et adapter chaque élément pour que le résultat final soit harmonieux.
Un pico bac bien réussi, donne une impression de grandeur et procure une sérénité à l’oeil humain.

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Allez-y, lancez-vous et réalisez de magnifiques décors aquatiques miniatures pour votre intérieur qui vous coûteront juste quelques euros et parfois totalement gratuits même car tout peut être prélevé dans la nature : décors, gravier et sable aussi facilement récupérable pour ceux qui vivent prés de la mer..

Procure un vrai plaisir des yeux chez les personnes qui viendront vous rendre visite et vous fera une décoration tout à faire hors du commun…
Un pico bac reste une décoration évidemment éphémère qui évolue de quelques semaines à quelques mois, voir une année, suivant le pico bac réalisé, c’est d’ailleurs souvent l’envie de changer le décor qui pousse à tout recommencer

© Texte: framboizz pour AQUA débutant

Betta Imbellis

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Betta imbellis tel qu’on le trouve souvent en commerce

Photo source

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Betta imbellis sauvage de Malaisie

Habitat naturel..

Il est supposé se reproduire naturellement dans le sud (péninsulaire) de la Thaïlande, la Malaisie péninsulaire et le nord de Sumatra.
Il a été introduit dans d’autres régions avec des populations sauvages établies à Singapour en autres.
Sa localité type est : des zones humides dans les environs de Kuala Lumpur, en Malaisie.

Il vit en eaux léthargiques, y compris les rizières, les marécages, les fossés en bordure de route, les ruisseaux et les étangs. Ces derniers, sont souvent ombragés par une végétation submergée, de surface ou marginale et contiennent parfois peu d’oxygène dissous. Les conditions de l’eau ont tendance à varier et à changer rapidement au cours de la saison annuelle de la mousson. Les substrats peuvent varier de la litière de feuilles à la boue, au sable ou aux sédiments profonds, alors que la plupart des populations se trouvent en eau douce, certaines se trouvent dans des marécages côtiers saumâtres…

l’Introduction de formes ornementales et autres Betta spp. tel que : B.splendens qui est connu pour avoir un effet négatif sur l’intégrité génétique de certaines populations sauvages…

Habitat naturel du Betta imbellis

Betta-imbellis-biotopePhoto source

Description et comportement

La femelle mesure environ 4,5 à 5 cm et le mâle 6 à 7 cm maxi.
Les mâles sont plus colorés que les femelles et développent des nageoires étendues à mesure qu’ils deviennent adultes.
La combinaison unique de caractères distinguant B. imbellis des autres membres du groupe est la suivante : couleur de base du corps brun foncé à noir, l’opercule se distingue d’écailles bleues irisées ainsi que les nageoires bleu irisé. La nageoire caudale se distingue d’une bande distale rouge en forme de croissant et les rayons de la nageoire anale postérieure sont colorées en rouge de façon distale et ourlée d’un mince trait noir.
Le mâle porte trois à cinq lignes de points bleu irisés surtout visible sur les flancs.

Comme d’autres dans le sous-ordre Anabantoidei, cette espèce possède un organe respiratoire connu sous le nom de labyrinthe, qui permet au poisson de respirer l’air atmosphérique dans une certaine mesure. Composé d’organes suprabranchiaux appariés formés par l’expansion de la section épibranchiale (supérieure) du premier arc branchial et logé dans une chambre au-dessus des branchies, il contient de nombreux lambeaux de peau fortement vascularisés et repliés qui servent de grande surface respiratoire. Sa structure varie en complexité d’une espèce à l’autre, tend à être plus développée chez ceux qui habitent des environnements plus difficiles.

Maintenance

Un aquarium de 25 litres pour un couple, on peut laisser en permanence un mâle et une femelle vivre ensemble.
50L pour 2 mâles et 4 femelles
Si on le maintien en bac communautaire (avec les espèces régionales évidemment) il faut prévoir au minimum 96 litres au minimum.)
Par contre ne pas mélanger avec les autre espèces de Betta, ils ne supporteraient pas du tout.

Température : 20 – 28 °C (ne jamais prendre les extrêmes pour le long terme) (28 à 30 pour la repro)
pH : 5,0 – 7,5 (6,5 ou 7 étant l’idéal) (6 pour la repro)
GH : 5 – 19
Il vit entre deux et trois ans

Cette espèce est bien plus à l’aise dans un aquarium bien planté et ombragé avec beaucoup de surface couverte sous forme de plantes à tige haute, de types flottantes tels que Salvinia ou Riccia spp., ou de lys tropicaux du genreNymphaea, Cryptocoryne spp. qui sont également un bon choix.

Le bois flotté peut également être utilisé et d’autres plantes telles que Microsorum ou Taxiphyllum spp. De petits pots de plantes en argile peuvent également être inclus pour fournir un abri supplémentaire.

L’ajout de litière de feuilles séchées offre une couverture supplémentaire et entraîne la croissance de colonies de microbes au moment de la décomposition. Ceux-ci peuvent fournir une source de nourriture secondaire précieuse pour les alevins, tandis que les tanins et autres produits chimiques libérés par les feuilles en décomposition sont considérés comme bénéfiques.

Comme il habite des environnements naturels au courant d’eau assez lent, un mouvement de l’eau trop fort sortant d’un filtre doit être évité.
Au niveau de la filtration : un filtre à éponge simple avec un petit courant léger est parfait.
Il est cependant important que l’aquarium à un couvercle et ne le remplissez pas tout à fait jusqu’en haut car comme tous les Betta spp., il est nécessaire qu’il ait un accès occasionnel à la couche d’air humide qui se forme au-dessus de la surface de l’eau , (attention c’est un excellent sauteur).

Non recommandé pour l’aquarium communautaire standard. Ses exigences de soins et de disposition, signifient qu’il est préférable de le garder seul ou avec des espèces très pacifiques. Quelques petits cyprinidés et loches qui vivent dans des environnements semblables dans la nature sont appropriés, mais une recherche appropriée avant l’achat est essentielle et, dans la plupart des cas, il est mieux maintenu seul.

A condition qu’il y ait une couverture suffisante, il est possible de garder plus d’un mâle par réservoir, bien qu’il soit considéré en pratique, d’isoler les couples et les mettre ensemble uniquement à des fins de reproductions.

Nourriture

Susceptible de s’attaquer aux invertébrés aquatiques et terrestres dans la nature.
Les poissons captifs acceptent normalement les produits secs (paillettes ou autre granulés) une fois qu’ils les ont reconnus comme comestibles, mais ils doivent recevoir régulièrement de petits aliments vivants ou congelés tels que daphnies , artémias ou vers de vase, pour assurer le développement de couleurs et d’états optimaux.
L’important étant de varier la nourriture pour leur bien être, ils vous le rendront bien par leur état de santé et de jolies couleurs
Veillez à ne pas suralimenter car le Betta spp. semblent particulièrement sujet à l’obésité.

Reproduction

Le mâle construit son nid de bulles sous l’abri des plantes ou parfois même adossé sur la paroi de l’aquarium.
Ce nid peut atteindre 6 à 8 cm de diamètre et ressembler à une sorte de dôme.

Aprés une petite parade rapide, le mâle attire la femelle sous le nid.
La ponte se déroule par des enlacements de la même manière que les Betta splendens. Cela peut durer deux heures avant que des oeufs blanchâtres coulent lentement et sont récupérés par le mâle qui les place un à un dans le nid tandis que la femelle reste complètement inerte, engourdie en surface.
Lorsqu’elle reprend un peu de vitalité, elle va commencer à aider le mâle pour la collecte des oeufs.

Une fois la ponte achevée complètement, elle quitte le nid et laisse son compagnon s’occuper seul du frai.
Le mâle prend alors son rôle de gardien très au sérieux, il va consolider le nid, souffler des bulles et remplacer les oeufs qui auraient tendance à tomber du nid. Il sera au petit soin et en alerte constante avec une surveillance accrue du territoire de ponte prêt à chasser le moindre intrus.

A 28°C, l’éclosion à lieu en 24h, On y aperçoit alors de minuscules virgules noires qui s’agitent sous le nid. Le mâle récupère les alevins et les replace délicatement dans le nid.
Trois jour après, se passe la résorption de la vésicule vitelline. Les alevins commencent à se disperser autour du nid et le père se retrouvent désemparer pour rassembler les alevins.

Les jeunes vont développer leur labyrinthe vers l’âge de 3 à 4 semaines. Vers l’âge de 6 mois environ les poissons ont atteint leur taille adulte.

Conclusion

Cette espèce reste un poisson robuste et peu sujet aux maladies pourvu qu’on lui procure un milieu adapté à ses besoins, une nourriture de qualité et variée et des paramètres adéquats.

@Texte AQUA débutant