Lexique de l’aquariophilie

A

– Acide : Il s’agit d’une eau qui contient des ions acides dissous (H+). Il faut savoir que l’acidité d’une eau notée par son pH est fournie sur une échelle logarithmique. C’est à dire qu’une eau de pH 6 contient 10 fois plus d’ions H+ qu’une eau de pH 7. En général, dans le domaine aquariophile, la notion d’eau acide est associée à la notion d’eau douce ( peu minéralisée)

– Aclimaté : Poisson qui s’est adapté à un autre environnement que celui dont il est originaire.

– Adipeuse : Se dit de la nageoire charnue,sans rayons de soutien,située près de la nageoire caudale,sur le dos du poisson.

– Adsorber : L’adsorption est le phénomène par lequel un solide, pulvérulent ou poreux, retient à sa surface des particules (molécules, ions) en phase gazeuse ou liquide.

– Aérobie : Adjectif qui s’applique aux micro-organismes qui ont besoin d’oxygène pour survivre. C’est le cas des bactéries utiles en aquariophilie et présentes dans le filtre et sur le substrat.

– Albinos : Variété ayant perdu toute pigmentation.

– Alcalin : Il s’agit d’une eau qui contient des ions alcalins dissous (OH-). Il faut savoir que l’alcalinité d’une eau notée par son pH est fournie sur une échelle logarithmique. C’est à dire qu’une eau de pH 8 contient 10 fois plus d’ions OH- qu’une eau de pH 7. En général, dans le domaine aquariophile, la notion d’eau alcaline est associée à la notion d’eau dure (fortement minéralisée)

– Alevin : Poisson nouveau-né d’aspect proche de l’adulte. On parle d’alevin dès que le jeune poisson peut nager et se nourrir seul.

– Algues : Végétaux aquatiques primitifs dont la complexité varie de la cellule unique microscopique aux grandes algues du type varech. Souvent considérées comme un fléaux en aquariophilie, essentiellement à cause de l’aspect inesthétique.

– Ammoniaque : (NH3) Composé azoté, premier produit de la dégradation de matières organiques. Hautement toxique pour les êtres vivants (cycle de l’azote).

– Ammonium : (NH4+) Forme ionique de l’ammoniac (ion).

– Anaérobie : Adjectif qui s’applique aux micro-organismes n’ayant pas besoin d’oxygène pour survivre.

– Anale : Se dit de la nageoire impaire situé à l’arrière de l’anus.

– Aquarium communautaire : Aquarium contenant différentes espèces de poissons, pouvant être de provenance différente.

– Aquarium spécifique : Aquarium ne contenant qu’une espèce de poisson.

– Artémia : Crustacé très prolifique et minuscule des marées salants, se nourrissant de phytoplancton, d’environ 1 cm à l’âge adulte. D’élevage facile (éclosion d’oeufs anhydre), les larve d’artémias sont utilisés comme nourriture vivante pour les alevins.

– Assèchement des oeufs : Étapes obligatoire pour les poissons annuels ou semi-annuels.Les oeufs sont ôtés de l’eau, grâce à leur membrane résistante à la dessiccation,ils font face à une période d’assèchement plus ou moins prolongée et obligatoire pour permettre le développement de l’embryon.

– Autotrophe : se dit d’une bactérie capable de se développer à partir des seuls éléments minéraux.

B

– Bactérie : Groupe d’organismes microscopiques, procaryotes. Peuvent être unicellulaires ou pluricellulaires ; parfois agrégés en filaments. Les bactéries n’ont pas de chlorophylle et se multiplient par division ou autres processus asexués.

– Bac communautaire : Aquarium ou plusieurs espèces cohabitent.

– Bac spécifique : Aquarium ou est maintenue une seule espèce.

– Banc : Individus vivant ensemble pour combler leurs besoins spécifiques.

– Barbillons : Fins appendices qui entourent la bouche de certaines espèces.

– Biotope : Milieu environnant correspondant à un groupe d’être vivants.

– Bouture : Jeune individu prélevé sur une plante -mère.

– Branchies : Équivalent chez les poissons de nos poumons, elles extraient l’oxygène de l’eau

– Bulbe : Organe végétal souterrain ou semi-souterrain rempli de réserves permettant à la plante de reformer des parties aériennes.

C

– Caractère dominant : Caractère héréditaire qui se manifeste seul chez un hybride même lorsque le caractère opposé ( récessif ) est présent dans le génotype.

– Carbonate de calcium : (CaCO3) Minéral cristallin blanc très abondant dans les eaux dures.

– Chironomes : Insecte ressemblant fortement à un moustique ,mais ne pique pas! Ses larves aquatiques sont appréciés de certains poissons.

– Chlore : (Cl2) Additif ajouté à l’eau de conduite pour tuer les bactéries dangereuses. Est relativement nocif pour les poissons.

– Chlorose : Manque de fer donnant une coloration jaune aux feuilles des plantes.

– CO2 : Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique, est un élément important pour la croissance des plantes. La concentration idéale en dioxyde de carbone est fonction du pH et la dureté carbonatée de l’eau (KH). Un taux de CO2 libre de 15 mg/l à 30 mg/ est nécessaire à la bonne croissance des plantes.

– Conchylicole : (se prononce konkilikol ) se dit de petites espèces de Cichlidés qui se reproduisent et vivent (partiellement ou totalement) dans des coquilles d’escargot vides. Exemple : Neolamprologus multifasciatus .

– Conductivimètre : Appareil de mesure de la conductivité.

– Conductivité : Mesure la capacité à laisser passer le courant. Dans l’eau, elle est directement proportionnelle à la quantité d’ions dissous.

– Cycle de l’azote : Le cycle de l’azote est défini par l’ensemble des réactions chimiques (réduction/oxydation) que subit l’azote dans les processus de la vie. Le cycle de transformation de l’azote consiste en la transformation bactérienne des déchets composés d’azote organique en ammonium/ammoniac, puis en nitrites (nitrosomonas), puis nitrates (nitrobacter), et enfin gaz azote (bactéries pseudomonas ou thiobacillius). L’étape de transformation des déchets en nitrates s’appelle nitratation, elle est effectuée par des bactéries aérobies. La transformation des nitrates en azote s’appelle dénitratation, elle est faite par des bactéries anaérobies. Seules ces bactéries anaérobies permettent de boucler le cycle de ‘azote, c’est à dire à épurer complètement l’aquarium des nitrates.

D

– Daphnie : Crustacé d’eau douce de l’ordre des brachiopodes ou branchiopodes, mesurant de 1 à 6 mm selon l’espèce (Daphnia pulex, D. cucullata, D. hyalina, D. longispina, D. giga). Nourriture appréciable pour les poissons lorsqu’elles sont vivantes.

– Démersal : Vivant en contact étroit avec le fond.

– Dichromisme sexuel : Coloration différente entre le mâle et la femelle.

– Dimorphisme : Qualifie deux poissons d’une même espèce qui présentent une différence morphologique. Le dimorphisme sexuel est l’ensemble des caractères qui différencient les mâles des femelles.

– Dorsale : nageoire située sur le dos.

– Dulçaquicole : qui vit exclusivement en eau douce.

– Dureté carbonatée (KH ou TAC) : C’est la mesure du bicarbonate dans l’eau. Le TAC est la mesure Française, le KH est la mesure Allemande. 1° KH = 1.78 ° TAC, normalement, le KH d’un aquarium d’eau douce est inférieur au TH.

– Dureté totale (GH ou TH) : C’est la mesure de tous les ions dits « alcalino-terreux », soit les ions calcium et magnésium. Le TH est la mesure Française, le dGH est la mesure Allemande. 1° GH = 1.78 ° TH

E

– Eau acide : En aquariophilie d’eau douce, une eau dont le pH est inférieur à 7 est considérée comme acide.

– Eau alcaline : En aquariophilie d’eau douce, une eau dont le pH est supérieur à 7 est considérée comme alcaline.

– Eau douce : Eau contenant peu de sels minéraux.

– Eau dure : Eau contenant beaucoup de sels minéraux.

– Eau osmosée : Eau fabriquée à l’aide d’un osmoseur dont le principal intérêt est de délivrer une eau de faible dureté, dont le taux de nitrates est proche de 0 et débarrassé de la plupart des polluants.

– Endémique : Se dit d’une espèce propre à une zone géographique.

– Érectile : Se dit d’une épine qui peut se dresser selon certaines situations.

– Espèce : Subdivision du genre, rassemble des plantes ou des animaux fortement apparentés. Dans la nomenclature des plantes et des poissons, la seconde partie du nom scientifique désigne l’espèce.

– Exophtalmie : Maladie des poissons, dont les symptômes sont, yeux exorbités, écailles dressées.

F

– Fer : Le fer est un minéral essentiel à la croissance des plantes. Des plantes au feuillage jaune sont le signe d’une carence en fer. La teneur en fer doit être comprise entre 0.05 mg/l et 0.10 mg/l.

– Filtration : Principe d’un filtre. On distingue les filtrations mécanique, chimique et biologique.

– Filtre : Dispositif permettant la filtration de l’eau.

– Flavescent : Qui tire vers le jaune.

– Flore : Ensemble du règne végétal.

– Fluorescence : Propriété d’un composé à réémettre de l’énergie sous forme lumineuse.

– Fluorescent : Se dit des tubes utilisés pour l’éclairage, par opposition de l’éclairage incandescent.

– Frai : Phase de reproduction des poissons.

– Fungus : Parasite d’aspect cotonneux, croissant habituellement sur les nageoires, la bouche, les yeux et les branchies des poissons.

G

– Gaz carbonique (CO2) : Le dioxyde de carbone ou gaz carbonique, est un élément important pour la croissance des plantes. La concentration idéale en dioxyde de carbone est fonction du pH et la dureté carbonatée de l’eau (KH). Un taux de CO2 libre de 15 mg/l à 30 mg/l est nécessaire à la bonne croissance des plantes.

– Génotype : Ensemble du matériel génétique héréditaire visible et caché d’un individu.

– Genre : Unité de classement zoologique, regroupant des espèces proches ayant des caractéristiques communes. Voir systématique.

– GH : titre ou dureté hydrométrique, indice de dureté totale de l’eau (inexploitable en eau de mer),mesure la dureté totale d’une eau.

– Gonopode : Organe d’accouplement des poissons mâle appartenant à la famille des cyprinodontidés ovovivipares. Cet appendice copulateur provient de la modification de la nageoire anale et permet une fécondation interne.

– Gravide : Se dit d’une femelle, qui porte des œufs avant la ponte.

– Grégaire : Qualifie le comportement des poissons vivants en banc.

H

– Herbivore : Qui se nourrit de matière végétale, algues, mousses, herbes, champignons, feuillages, sont des matières végétales.

– Hermaphrodisme : Mode de reproduction. Le poisson possède les deux sexes et devient alternativement mâle ou femelle.

– Hétérotrophe : se dit d’une bactérie capable de se développer à partir de substances issues de tissus vivants.

– HQI : Type d’éclairage à lampe à décharge, mercure haute pression aux halogénures métalliques, excellente solution pour assurer l’éclairage d’un bac d’eau de mer ou même d’eau douce si profond. L’alternative aux HQI est l’utilisation de combinaison de tubes fluorescents, T5 si possible.

– HQL : Type d’éclairage à lampe halogène.

– Hybride : Résultat de la fécondation d’un oeuf par deux espèces proches, mais différentes. En général, les individus résultant de ce croisement contre nature sont stériles.

I

– Ichtyologie : Science qui étudie les poissons.

– Incubation : Période pendant laquelle, l’oeuf se développe jusqu’à l’éclosion.

– Incubation buccale : Conservation des oeufs dans la bouche d’un parent.

– Infère : Position de la bouche d’un poisson dirigée vers le bas.

– Infusoires : Organismes unicellulaires entrant dans la composition du plancton.

– Inter-spécifique : Relations des individus d’une espèce avec des individus d’espèces différentes.

– Intra-spécifique : Relations entre les individus d’une même espèce.

– Iode : Symbole: I. Oligo-élément indispensable à la vie, très présent dans l’eau de mer.

– Ion : Élément en solution, chargé positivement (cathion) ou négativement (anion).

– Ionique : Se dit d’un élément présent sous la forme d’un ion.

– J

– Juvénile : Jeune poisson non encore sexué.

K

– K : Symbole chimique de l’élément potassium. Fait partie des éléments nécessaire en faible quantité pour le bon développement des plantes

– KH : Indice de dureté carbonatée de l’eau, cette dureté est dite temporaire car elle disparaît lors de l’ébullition. En eau douce, il faut souvent descendre le KH d’une eau pour permettre la diminution du pH par adjonction de CO2. Une valeur trop basse rend le pH très instable, car l’eau n’a plus assez de pouvoir tampon. En eau de mer ou dans certains bacs d’eau douce, une eau dure avec un dKH > 8 permet d’absorber les baisses de pH.

L

– Labyrinthe : Organe richement vascularisé,qui sert de système respiratoire annexe.

– Ligne latérale : Organe sensoriel, qui permet aux poissons de recueillir des informations sur le milieu.

– lucifuge: Qui n’aime pas la lumière.

– Lumen : Le flux lumineux correspond à l’énergie lumineuse rayonnée dans un angle solide, par une source ponctuelle, située à son sommet et d’intensité constante dans toutes les directions de l’angle solide. Son unité est le lumen (lm) correspondant à une intensité constante de 1 cd dans toutes les directions se situant à l’intérieur d’un angle solide de 1 sr.

– Luminance : La luminance d’une source non ponctuelle, dans une direction déterminée, est le quotient de son intensité dans cette direction par sa surface apparente. Son unité est le candela par mètre carré (cd/m2).

– Lux : L’éclairement d’un objet correspond à l’ensemble des flux lumineux qu’il intercepte, rapporté à la surface réelle qui est éclairée. Son unité est le lux (lx) qui est égal à 1 lm/m2, mais à laquelle on a donné un nom particulier pour différencier l’éclairement de l’exitance. L’efficacité lumineuse d’une source est le quotient du flux lumineux global qu’elle émet en tous ses points, par la puissance qu’elle absorbe. Son unité est le lumen/watt (lm/W).

– Lyophilisé : Déshydratation à basse température et sous vide, dans un but de conservation.

M

– Malacophage : Qui se nourrit de mollusques (en broyant la coquille ou en aspirant le contenu de la coquille).

– Masse filtrante : Matériaux situés dans le filtre, laissant passer l’eau et retenant les déchets.

– Mélanime : Pigmentation épidermique noir

– Mélanine : Les mélanines sont parmi les pigments principaux responsables de la coloration des téguments dans le règne animal, les protozoaires en produisent aussi. (l’eumélanine: Pigment noir ou brun contenu dans les cellules pigmentaires), (la phaéomélanine : rouge ou jaune )

– Minéralité : Quantité de sel minéraux dissous dans l’eau

– Monogame: Avec un seul partenaire du sexe opposé (à la fois).

– Mucus : Produit sécrété par le poisson pour protéger son corps des agressions du milieu.

– Mutation : Modification: du patrimoine génétique ; apparition dans une lignée, de caractères nouveaux par suite d’un changement de stucture des chromosomes. Il est quelquefois possible de la maintenir en la fixant sur plusieurs générations.

– Mysis : Petites crevettes.

N

– N : Symbole chimique de l’élément azote.

– N2 : Forme gazeuse de l’azote.

– Nageoire : Appendice muni de rayons et de voiles inter-rayons tendues, utilisé par les poissons pour se mouvoir.

– Nageoire anale : C’est la nageoire se trouvant sur la face ventrale du poisson, mais à l’arrière du corps, à proximité de la queue.

– Nageoire caudale : C’est la nageoire qui forme la queue du poisson.

– Nageoire dorsale : C’est la nageoire qui se trouve sur le dos du poisson

– NH3 : ammoniac

– NH4 : ammonium

– Nitrites : Dans un aquarium , les excrétions des poissons et les débris organiques sont transformés par des bactéries en ammoniac (NH3) très toxique ou en ammonium (NH4) non toxique, puis en nitrites. Cette transformation ne peut avoir lieu qu’en présence d’oxygène (les bactéries agissant sont aérobies). Les nitrites sont toxiques à des doses supérieures à 0,2 mg/l. Ensuite, les nitrites sont transformés en nitrates. Dans un aquarium équilibré, l’ammoniac, l’ammonium et les nitrites restent inmesurables. Cette chaîne de réactions est connue sous le nom « cycle de l’azote »

– Nitrates : Dans le cycle de l’azote, les nitrites sont transformés en nitrates, beaucoup moins toxiques ; ces nitrates représentent seulement un réel danger pour les poissons à des concentrations supérieures à 50 mg/l. Dans un aquarium bien planté, les nitrates seront absorbés en grande partie par les plantes, le résidu restant limité par les changement d’eau.

– Nitrification : Processus de transformation de l’ammoniaque en nitrites et nitrates grâce aux bactéries nitrifiantes.

– Nitrobacter : Bactérie aérobie transformant les nitrites en nitrates.

– Nitrosomas : L’espèce de bactérie qui réduit les nitrites en nitrate. Fleurons de la flore bactérienne d’un aquarium sain.

– Nycthéméral : Désigne un rythme basé sur 24 heures et comprenant un jour et une nuit.

O

– Ocelle : Tache ronde colorée rompant avec la coloration générale du poisson.

– Oligo-élément : Substance nécessaire, en très faible quantité, au fonctionnement des plantes et des poissons. En aquariophilie, ce sont essentiellement les vitamine et certains métaux.

– Omnivore : Se dit d’un poisson acceptant des nourritures végétales et animales.

– Opercules : Plaques externes protégeant les branchies du poisson.

– Ordre : Dans le classement systématiques des poissons, c’est une catégorie groupant plusieurs familles ayant des points communs.

– Osmolateur : Asservissement servant à compenser automatiquement le niveau d’eau de l’aquarium avec de l’eau douce (osmosée). Utilisé en eau de mer, car le niveau baisse conséquence de l’évaporation de l’eau du bac et l’ajout d’eau douce doit être fait sans provoquer trop de différence de densité.

– Osmose : Principe physique qui pousse deux eaux à échanger leurs ions pour équilibrer leurs concentrations réciproques. Il tend à équilibrer les concentrations de par et d’autre d’une membrane dans le but d’équilibrer les pressions partielles des composants.

– Osmose Inverse : Principe de fonctionnement utilisé dans les osmoseurs, qui consiste à utiliser la pression de l’eau de conduite pour forcer l’eau à traverser une membrane semi-perméable qui retiendra la grande majorité des substances dissoutes

– Osmoseur : Appareil permettant de produire de l’eau osmosée. Le principe de fonctionnement est celui de l’osmose inverse. L’osmose, c’est le phénomène physique qui consiste à toujours équilibrer la pression osmotique entre deux milieux liquides séparés par une membrane perméable à l’eau mais pas aux éléments dissous dedans (exemple la membrane cellulaire). La pression osmotique est proportionnelle à la quantité d’impuretés dissoutes dans l’eau. L’eau tend à passer du milieu le moins concentré vers le plus concentré afin de le diluer et donc équilibrer la pression. L’osmoseur, fait le contraire. Il utilise la pression de l’eau pour pousser l’eau pure à travers la membrane en luttant contre la pression osmotique. L’eau osmosée est utilisée pour adoucir une eau trop dure.

– Ovipare : Se dit d’une espèce pondant des oeufs déjà fécondés.

– Ovovivipare : Se dit d’une espèce qui expulse directement les alevins vivants. Exemple, le Guppy, poisson souvent conseillé aux débutants pour sa facilité de reproduction.

– Ovovore : Qui se nourrit d’oeufs.

– Ovulipare : se dit d’une espèce qui pond des ovules (la plupart des poissons femelles pondent des ovules qui sont ensuite fécondés par le mâle).

– Oxygène : Molécule chimique gazeuse. Nécessaire à la respiration des organismes supérieurs

P

– P : Symbole chimique de l’élément phosphore.

– Paillette : Forme de nourriture lyophilisée (sèche) classiquement distribuée aux poissons.

– Papille génitale : Excroissance par laquelle sont expulsés les oeufs et le sperme.

– Parasite : Qui vit au dépend de son hôte. Les poissons sont souvent des hôte de parasites (invertébrés) tels que certains vers, les poux des poissons, etc..

– Pathogène : Responsable de maladie. Du grec pathos=maladie, gène=qui déclenche.

– Pectorales : Se dit des nageoires paires situées de chaque coté du corps,à l’avant du corps du poisson.

– Pédoncule caudal : Zone située à l’arrière du corps du poisson à laquelle se rattache la nageoire caudale.

– Pelvienne : Nageoires paires de la zone ventrale pouvant être située, soit en avant, soit en arrière de la face ventrale.

– PH : Abréviation chimique du potentiel hydrogène. C’est un indice qui définit l’acidité ou l’alcalinité d’une eau : on parle alors d’une eau acide (pH inférieur à 7), neutre (pH égal à 7) ou alcaline (pH supérieur à 7). L’échelle théorique du pH va de 0 (acide) à 14 (basique). Il faut savoir également que l’échelle du pH est logarithmique ce qui fait qu’un pH de 5.5 est 10 fois plus acide qu’une eau de pH 6.5. En aquariophilie, la plage de pH utilisé va de 5.5 à 8.5. Il est très important de surveiller régulièrement la valeur du pH car une faible modification est assez stressante pour les poissons.

– Phénotype : Aspect extérieur du poisson. Ensembles des caractères visibles.

– Ph-Mètre : Appareil de mesure du pH.

– Phosphate : (PO4) Composé chimique introduit par l’alimentation. Les phosphates en taux trop important favorisent l’apparition des algues.

– Photosynthèse : Mécanisme des plantes qui utilisent le CO2, l’eau et le soleil pour produire, entre autre, de l’oxygène.

– Phytoplancton : Organismes microscopiques du règne végétal, composant avec le zooplancton, le plancton.

– Physico-Chimique : Qui a trait soit à des données physique (pH), soit chimique (nitrite, nitrate, etc..).

– Plancton : Ensemble d’organismes microscopiques qui se développent dans l’eau. Il peut être animal ou végétal.

– Pleine Eau : Se dit des poissons qui vivent en eau libre, comparativement aux poissons de fond et aux poissons de surface.

– PO4 : Formule chimique des phosphates

– Potassium : Élément chimique de symbole K

– Pouvoir tampon : C’est la capacité de l’eau à conserver une valeur stable de pH lorsque des acides ou des bases sont ajoutés. Il est donc difficile de modifier le pH d’une eau avec un fort pouvoir tampon. En eau douce, le pouvoir tampon est dû aux carbonates et bicarbonates. Il est possible d’évaluer le pouvoir tampon par la mesure de la « dureté carbonatée » (KH). Plus le KH est grand, plus le pouvoir tampon est grand. Pour un KH inférieur à 4.5 dH, le pH peut varier rapidement, il faut donc le tester régulièrement. En revanche le KH n’a pas d’influence directe sur les poissons.

– Programmateur : Dispositif qui déclenche le fonctionnement d’un autre dispositif.

Q

R

– Rayon dorsal : épine se situant sur le dos du poisson et sur lequel s’applique une fine membrane permettant le déplacement du poisson.

– Réflecteur : Dispositif réfléchissant la lumière pour augmenter l’efficacité d’un système d’éclairage.

– Rhéophile : Espèce appréciant les forts courants.

– Rhizome : Racine principale poussant à l’horizontale chez certaines plantes.

– Riche : Se dit d’un sol contenant un engrais, propre à la croissance des plantes.

– Robe : Ensemble des caractéristiques (couleurs et formes) de la livrée d’un poisson.

– Roche : pierre, rocher minéral, schiste, décor calcaire, utilisés pour constituer certains décors, par exemple dans les bacs de cichlidés africains.

– Rosette : Ensemble de feuilles étalées en cercle autour du collet d’une plante.

– Rostre : Nez.

– Rotifère : Animalcule microscopique du plancton

S

– Saumâtre : Caractéristique d’une eau dont la salinité est inférieure à celle de l’eau de mer.

– Spectre lumineux : Ensemble des couleurs (énergies) formant un rayonnement lumineux. Le spectre est important pour une bonne photosynthèse des plantes. L’idéal étant de se rapprocher du spectre solaire. Les tubes fluorescent classique ont des raies spectrales bien marquées, un spectre très incomplet et ne conviennent donc pas pour l’éclairage d’un bac planté.

– Starter : Dispositif mécanique ou électronique permettant la génération de la décharge nécessaire à l’allumage des tubes fluorescents.

– Stolon : Tige aérienne rampante terminée par un bourgeon et qui, de place en place, produit des racines adventives; point de départ de nouveaux pieds.

– Stress : Le stress est la conséquence d’une mauvaise adaptation du poisson avec son milieu environnant. Les principales causes du stress sont : qualité d’eau inadaptée (pH, température, dureté, nitrites, nitrates, brusques variations), mauvais environnement (espace libre insuffisant, colocataires agressifs ou trop turbulents). Un stress permanent diminue très fortement l’espérance de vie du poisson et le rend fragile à toutes les maladies.

– Substrat : La couche située au fond d’un bac, et par extension tous les éléments constituant le décor.

T

– Taille : Dimension. Longueur d’un poisson.

– Tégument : désigne un tissu biologique situé à l’interface du milieu intérieur et du milieu extérieur d’un organisme. Les téguments désignent donc à la fois les revêtements externes du corps (peau, poils, cheveux, ongles, écailles, carapace, plumes, …) et les revêtements internes (muqueuse du tube digestif).

– Température : Mesure de chaleur. La plupart des poissons exotiques nécessitent une eau dont la température est comprise entre 24 et 28°C

– Terreau : Mélange acido-humique utilisé pour les sols nutritifs.

– Territoriale : Se dit d’une espèce nécessitant un espace (territoire) dont elle s’approprie. Très fréquent chez les cichlidés.

– Test : Matériel permettant de mesurer les caractéristiques physico-chimique d’une eau. Ce peut être un test colorimétrique (comparaison d’une couleur obtenu avec une échelle graduée), un test réactif (changement de couleur au bout d’un certain nombre de gouttes de réactif ajoutées), un test électronique.

– TH : GH , Titre hydrotimétrique ou dureté totale.

– Tips : Nourriture agglomérée du commerce, en pastilles.

– Thermostat : Dispositif qui déclenche le fonctionnement d’un autre dispositif en fonction de la température.

– Tuyau : Tube étanche utilisé pour véhiculer un fluide (gazeux ou liquide).

U

– Ulcération : Maladie cutanée provoquée part des agents bactériens. La manifestation de la maladie est remarquable par les plaies cutanées qu’elle provoque. Ne pas soigner rapidement tuera certainement les poissons atteints.

V

– Vitellin : Sac vésicule. Réserve de l’œuf résorbée par la larve après éclosion.

– Vitellus : Réserve de nourriture contenue dans le sac vitellin, servant à nourrir l’alevin pendant son stade larvaire.

– Vivipare : Se dit d’une espèce dont les jeunes se développent dans le ventre de la mère.

W

– W : (Watt) Mesure d’énergie

X

Y

Z

– Zooplancton : est un plancton animal. Il se nourrit de matière vivante, certaines espèces étant herbivores et d’autres carnivores.
Il remonte la nuit vers la surface pour se nourrir de phytoplancton et redescend pendant la journée vers les eaux plus profondes. Il échappe ainsi aux prédateurs et économise de l’énergie car la température est moins élevée.

Nostalgie & Dav.bo

Poissons à éviter

Tous les poissons proposés en animalerie ne sont pas toujours adaptés à la maintenance en aquarium pour le débutant, de part leur taille adulte, leur agressivité ou leur difficulté de nourrissage. Il suffit parfois de bien se renseigner pour les maintenir correctement, mais certains n’ont tout simplement rien à faire dans nos bacs.

Voici une liste non exhaustive des poissons souvent disponibles à maintenir en connaissance de cause, sous réserve de répondre à leurs besoins, pour une aquariophilie plus saine et plus respectueuse.

Ceux qui nécessitent de gros litrages

botia Botia macracantha = 30 à 40 cm adulte, poisson grégaire à maintenir par 5-6 individus, 800l minimum

Plecostomus Plecostomus punctatus (plusieurs synonymes) = 50 cm adulte, peut détruire le décor dans les volumes inférieurs à 500l, devient parfois agressif en vieillissant

fauxrequinPangasius sutchi ou faux requin= 1 mètre adulte, inconcevable autrement qu’en aquarium public

requinargentBalantiocheilos melanopterus ou faux requin argenté = trop gros 50 cm, aquarium public uniquement

Arowana = 1m , aquarium public uniquement

Tous les gros cichlidés de plus de 30 cm ou à fort caractère = Vieja synspillum, gros Crenicichla, Cichla, Oscar (Astronotus ocellatus), Cyphotilapia frontosa … 600 à 1000l minimum selon les espèces

De par leur agressivité ou leur difficulté en terme d’alimentation :

Gyrinocheilus aymonieri = 20 cm adulte, agressif, dangereux pour les poissons

labeoBricolorLabeo bicolor = très territorial, s’en prend à tout ce qui lui ressemble en forme ou en couleur (poissons long, noirs, rouges etc…) quelque soit la taille du bac (territoire en diagonale)

Tous les gros cichlidés de plus de 30 cm ou à fort caractère = Vieja synspillum, gros Crenicichla, Cichla, Oscar (Astronotus ocellatus), Cyphotilapia frontosa … et les moyens et petits teigneux

poissonelephantPoisson éléphant Gnathonemus petersii

poisscouteaupoissons couteau Xenomystus nigri

papillionPoisson papillon Pantodon Buccholzi

discusLes Discus de moins de 7 cm

D’un point de vue éthique :

Parallèlement, le marché aquariophile se voit inondé de formes sélectionnées à outrance, de poissons déformés au nom de l’art, d’une quête éternelle d’originalité ou plus simplement du profit.
Ceux qui élèvent ces poissons et ceux qui permettent leur commercialisation en connaissance de cause (vendeurs ET acheteurs) font fi de leurs difficultés à se mouvoir, à se défendre, à manger et à voir parfois.
Nous sommes les seuls, nous, acheteurs, à pouvoir influencer les commerces aquariophiles, qui ne font souvent que répondre à une demande.
Les formes naturelles sont si nombreuses et si belles qu’il est fort dommage de chercher à les remplacer par des monstres, tels que Molly Ballon, certains poissons rouges japonais, etc… mais aussi les formes hybrides, telles que Red parrot, Flower Horn etc…, et pour finir, comble de l’horreur, les poissons colorés artificiellement (les techniques sont diverses, injection ou autre), comme Chanda ranga, Red Parrot, Corydoras fluo etc…

Démarrage d’un bac type

Les achats immédiats :

L’aquarium :

Partons sur une base de 120l extérieurs, soit 100x30x40 cm (longueur x largeur x hauteur), en gardant à l’esprit que plus le bac est grand, plus il sera facile à entretenir.
Si les finances vous arrêtent, sachez qu’il y a quantité d’aquariums d’occasions plus ou moins complets à vendre sur divers sites (enchères par ex), bien souvent en très bon état voir quasi neuf.
A vous de faire les comparatifs avec les prix du neuf… Sachez aussi profiter des promotions de fin d’année, dans les animaleries ou les grandes surfaces. Un article est consacré au choix de l’aquarium dans la rubrique matériel.

du tuyau à oxygène, et un diffuseur (sans urgence, car inutile si vous n’êtes pas en surpopulation, mais intéressant dans le cas d’un traitement)

– Un thermomètre
– Une ou deux épuisettes de taille correcte (pensez au poisson)
– Un siphon cloche pour nettoyer le sol (pas obligatoire non plus)
– Un tonneau… ou un récipient assez grand pour faire les changements d’eau si vous n’utilisez pas de tuyau.

Si l’aquarium n’est pas équipé
 :

– L’éclairage : pour un éclairage moyen à fort, deux néons de 30w (90 cm) iront parfaitement, un seul suffira si les plantes ne sont pas exigeantes.

– Le chauffage : inutile pour des poissons d’eau froide ou légèrement chaude comme les danio (entre autres), il est absolument nécessaire aux autres espèces.

– La filtration : en fonction de votre population, compter entre 2 et 5 fois le volume du bac selon les besoins des poissons (gros pollueurs ou labyrinthidés par ex)

Après nettoyage à grande eau du décor, sable et bac,

– Placez le sol nutritif si l’on souhaite, puis une couche de sable de 1-2 cm, puis le grillage (la couche de sable permet de ne pas avoir d’échappement de sol dans le bac si les poissons déblaient jusqu’au grillage).

– Installez les grosses pierres du décor directement sur la vitre si pas de sol nutritif (le sable est trop instable, surtout avec des fouisseurs) avant de mettre le sable de surface sur le grillage ou sur le fond.

– Pensez à intégrer dans le décor un tuyau à air et un diffuseur : il sera plus facile de le dissimuler au démarrage que lorsque le décor sera fait et le bac rôdé. Au mieux, vous n’en aurez pas besoin, au pire, il sera là pour palier à tous les manques d’oxygène dans les situations extrêmes (traitement, canicule surpopulation etc…). Prévoir une bonne longueur de tuyau pour pouvoir dissimuler la pompe à air, toujours bruyante malgré le progrès, et évidemment un anti-siphon qui empêchera votre bac de se vider lentement si le tuyau vient à descendre plus bac que l’aquarium…

– Remplir d’eau sur 10-20cm; c’est mieux pour planter et finir le décor

– Plantez les plantes qui doivent l’être (certaines n’en ont pas besoin) : vous pouvez également utiliser des techniques dites „Amano“, du nom du décorateur japonais, en utilisant des matériaux divers (pierres, morceaux de racines etc) pour servir de support aux plantes du type anubias ou cératophyllum et ainsi créer un relief dans le bac (très esthétique !)

– Montez le décor final en veillant à créer quelques grottes et cachettes suffisamment grandes pour les poissons. Il est bon de garder en tête, lorsque l’on crée un décor, qu’un poisson qui peut se cacher est un poisson… qui ne se cache pas ! Je trouve personnellement superbes les décors naturels, mais c’est une affaire de goûts… 😉 Le principal est que tout soit bien stable et que les poissons ne risquent rien. A ce propos, il faut se méfier des pierres volcaniques pour les poissons à grands voiles : ils sont bien souvent lacérés par simple passage à proximité de l’une d’elles…

¤ Finir le remplissage du bac, en douceur pour ne pas déplanter ou démolir votre décor, puis mettre en route la filtration et l’éclairage.

Bon, c’est bien joli tout ça, mais quand est-ce qu’on met les poissons ? :sm:

Trois solutions s’offrent à nous :
– Soit on est pressé (et on l’est toujours) et on achète une grosse quantité de bactéries dénitrifiantes pour ensemencer le bac (en ampoules), que l’on verse dans le filtre et dans l’eau et on peut envisager d’installer les poissons dans les jours qui suivent. Cette solution n’est pas conseillée aux débutants, car l’efficacité des bactéries du commerce dépend de beaucoup de facteurs. Or si elles sont peu vivaces ou tout simplement mortes, le pic de nitrites arrivera et les débutants ne sauront pas forcément réagir rapidement.

– Soit on est pressé mais pas riche et l’on se débrouille pour trouver un copain aquariophile qui vous donnera quelques unes de ses masses filtrantes gorgées de bonnes bactéries pour avoir le même effet, avec plus de chances de réussite,

– Soit on est patient et on attend trois semaines… que le cycle de l’azote se fasse et que le pic de nitrite inévitable soit passé.

Quand le bac tourne enfin, on va acheter ses poissons… en ayant réfléchi AVANT d’arriver à l’animalerie (lire l’article sur le choix des poissons)

Une fois les poissons à la maison, pas question de les lâcher dans le bac directement. Il faut faire une acclimatation pour éviter les chocs (thermiques, acidose par baisse brutale de pH etc…)

– Rien de très compliqué en soi : videz les sacs à poissons dans un récipient assez haut, placé au pied de l’aquarium. Un tuyau type tuyau à air est placé dans le bac et dans le récipient. On amorce en aspirant un peu , et quand l’eau coule dans le récipient, on fait un noeud pour ralentir le débit et passer en gouttes à gouttes.
Ainsi les eaux se mélangent doucement. Quand le niveau de l’eau dans le récipient a doublé, environ, on pêche les poissons et on les introduit délicatement dans l’aquarium… Il ne faut jamais verser l’eau des sacs provenant de l’animalerie dans le bac !

Ne nourrissez pas le premier jour.

L’entretien de l’aquarium

Votre bac est prêt à recevoir vos premier poissons, le cycle de l’azote est terminé, vos poissons sont arrivés et vous avez procédé à une acclimatation comme il se doit, à partir de maintenant, il va falloir entretenir votre aquarium un minimum afin que vos habitants s’y trouvent les plus heureux du monde.
Une semaine donc après l’introduction de vos habitants, il faudra procéder et ceci de façon hebdomadaire, au changement d’eau.
Ce changement d’eau doit être de l’ordre de 10% à 30% chaque semaine suivant la population (pollueuse plus ou moins) présente dans le bac.
Sachant que 20% est un très bon pourcentage. (Si le bac tourne bien, »à vérifier dans ce cas, suivant vos nitrates présentes au bout d’une semaine, sachant que 10% de nitrate est l’idéal » on peut le faire uniquement deux fois par mois, mais alors 30% serait un bon compromis toutes les deux semaines).

Effectivement vos poissons ne sont pas dans la nature qui elle régénère l’eau par les pluies.
Dans un milieu fermé il est indispensable, même si il y a un filtre, de changer un pourcentage d’eau de façon hebdomadaire si possible afin que l’eau ne se charge pas en nitrates, dû aux déchets que produisent les poissons et les plantes de votre bac, à la longue cela pourrait être une source de maladies et même décès de vos habitants et également une source non négligeable d’algues dues à un excès de phosphates et de nitrate dans votre bac.

Pour procéder à ce changement d’eau d’une manière simple et efficace, il y a différentes méthodes..
Je vous donne la mienne :
Achetez-vous un tuyau d’un mètre/un mètre et 30 cm environ, dans un magasin de bricolage, 12/16 mm c’est la taille idéale pour pratiquement toutes tailles de bac .
Vous mettez un côté du tuyau dans l’eau du bac, et de l’autre côté vous aspirez un coup sec et retirez la bouche immédiatement pour éviter de boire la tasse et laissez couler l’eau sale dans un seau « avec cette longueur de tuyau vous éviterez justement de boire la tasse en ayant le temps de retirer la bouche bien avant que l’eau arrive à la sortie du tuyau ».
Voilà, vous pouvez passer le tuyau partout à 1cm du sol partout pour aspirer les déchets dans l’aquarium. Une cloche est également pratique pour ne pas aspirer de sable, mais par contre il est souvent impossible de passer partout.
Avec le tuyau, il y a possibilité de passer partout entre les plantes et les décors et d’aspirer le maximum de déchets.

La taille des plantes :
Étape aussi indispensable, les plantes s’y sentent tellement bien, elles vont commencer à pousser, certaines plantes, dépassent largement la hauteur du bac, il faut donc de temps à autre, quand elles sont arrivées à hauteur ou à une trop grosse largeur et suivant leur méthode de reproduction, leurs offrir une bonne taille :

Soit repiquer les nouvelles pousses des plantes qui se font par « stolons » c’est à dire : qui se reproduisent en faisant des petites plantes tout au long d’une tige qui comporte plusieurs petites plantes miniatures identiques à la plante mère. Certains stolons s’enracinent aussi dans le sol en rampant un peu partout. Il suffit de couper ce stolon et de repiquer les nouvelles pousses, aux endroits où nous souhaiterions en rajouter, sinon elles vont se mettre un peu n’importe où.

Soit la plante ne fait pas de stolons, mais pousse toute en hauteur, suivant certaines plantes, nous pouvons couper la hauteur de plante et repiquer à côté pour faire un plus gros buisson, ou bien encore enlever les vieilles tiges dans le sable et repiquer les hauteurs que nous venons de couper pour faire un nouveau buisson plus jeune, ou encore, laisser uniquement les plantes coupées, en jetant ou donnant nos boutures coupées, à des aquariophiles proches de chez nous qui partage la même passion et à qui cela fait toujours plaisir.

En résumé : Procédez à la taille des plantes dès que ça devient trop haut ou trop large, il faudra également enlever les feuilles mortes ou abimées de votre bac, ceci est une source de pollution du bac également.
On profitera de faire la taille des plantes lors d’un changement d’eau, ce sera facile d’aspirer ensuite avec le tuyau juste sous l’eau les petits bouts de plantes qui seront tombés dans l’eau du bac et resteront sinon en surface de l’eau, ce qui engendrerait également une source de pollution supplémentaire pour le bac « augmentation des nitrates et phosphates ».

Nettoyage des vitres :
Vous avez des algues sur les vitres ? pas de panique !
Chaque semaine également, je passe un coup sur les vitres intérieures du bac, cela permet de garder les vitres toujours très propres.
Pour cela, j’utilise quelque chose que tout le monde a chez soi et qui ne raye pas du tout les vitres, mieux que les aimants, grattoir aquariophile ou autre.. Et c’est gratuit ! Une carte en plastique, genre carte de téléphone ou de réductions que l’on a dans les magasins de toutes sortes, enfin bref, ce genre de carte là. (Attention les cartes s’abiment également au fil du temps à changer de temps à autre).
Vous passez la carte dans l’eau partout contre la vitre en grattant les algues, elles partent très facilement de cette manière.

Ensuite un petit coup de perlon partout contre les vitres intérieures, et vous voilà avec les vitres internes de l’aquarium bien bien propres si vous êtes passé partout, et vos vitres ne seront jamais rayées. N’oubliez pas les externes non plus.
Ne pas oublier de passer avec une éponge humide ou autre sur les tubes pour enlever le calcaire .

Si les réflecteurs intérieurs sont aussi blancs à cause du calcaire, nous pouvons les frotter avec du vinaigre pur et un linge humide et bien rincer ensuite à l’eau claire pour enlever l’odeur du vinaigre qui n’est pas très bonne pour les poissons. le tout bien rincé, soyez rassuré, l’odeur du vinaigre part très vite.

L’entretien du filtre :
Si il n’est pas nécessaire de le faire chaque semaine, plus le bac est petit, plus souvent nous serons obligés de le faire par contre. Pour les plus gros bac, une fois par mois devrait être suffisant.

Il ne faut jamais rincer les nouilles sous l’eau du robinet mais toujours, dans l’eau que l’on vient de retirer du bac lors d’un changement, pour éviter de perdre les bonnes bactéries, qui sont principalement dans votre filtre et dans votre sol. On peut le faire quand vraiment c’est très très sale sinon, une seule fois par mois un petit rinçage c’est bien suffisant.

A faire le plus fréquemment et suivant l’encrassement : rincer la mousse de la même manière que pour les nouilles, et changer le perlon si nous l’utilisons, dés qu’il est complètement marron et bien encrassé.
Nous pouvons aussi entre deux, juste bien le rincer également si il n’est pas trop trop sale, sinon autant le changer.

N’oubliez pas de rincer le perlon sous l’eau tiède du robinet quand il est neuf et ensuite, rincer à l’eau froide avant de le remettre dans le filtre, ça évite des fils de perlons ou de la poussière blanche qui se ferait lors du redémarrage du filtre et serait rejetée dans l’eau du bac.

Pour les mousses : dès qu’elles sont aussi toutes marrons et bien chargées, il est alors temps de les rincer, comme pour les nouilles, dans de l’eau du bac que l’on vient de retirer pour ne pas perdre les bonnes bactéries présentes.

Regardez chaque jour votre bac, les poissons, la température, et l’aspect général du bac en leurs donnant à manger. Ça permet de ne pas passer à côté d’une maladie qui trainerait dans votre bac, ou un filtre défectueux, ou encore une température défectueuse.

Chose la plus importante : N’oubliez jamais ! Mais jamais ! De tout débrancher l’aquarium avant d’y mettre les mains et d’y faire un entretien, nettoyez bien vos mains avant de les plonger dans l’eau afin de n’y amener aucun contaminant extérieur pour vos poissons. Et après aussi pour vous même, afin de ne vous infecter d’aucun contaminant interne au bac qu’il pourrait y avoir, l’hygiène en aquariophilie est de rigueur, pour vous et vos habitants.

Aucun filtre ne doit tourner pendant que vous ayez les mains dans l’eau, le thermostat (chauffage) doit être débranché et les tubes également, C02 également si vous avez l’électrovanne , tout ce qui est sous tension ne doit plus l’être, surtout bien avant que vous ne touchiez à l’eau !

On remet tout en route, une fois que l’aquarium est prêt et que tout est terminé, qu’il ne faut plus y mettre les mains.
Si rajustement il y a à faire, on re-débranche le tout encore une fois.

Il est important de savoir aussi que l’aquariophilie demande un peu de temps si nous voulons profiter de quelque chose de très joli chez soi et surtout un confort de vie pour nos habitants si petits qu’ils soient, mais qui nous le rendront bien en respirant la santé dans votre bac.

La Nanification du Poisson

Un poisson heureux est un poisson qui a l’espace approprié pour s’y développer, nombreux vendeurs de magasins diront que le poisson s’adaptera au volume de l’aquarium, ce n’est pas faux, mais au prix de quelles souffrances pour ce pauvre poisson qui n’arrivera pas à grandir ?
Déformation des nageoires, chétif, fragile, peu enthousiaste à la nage, craintif et sensible à toutes les maladies et j’en passe…
Imaginez-vous, avec des chaussures trop petites malgré votre pied qui grandit, la croissance se freinera, mais au prix de quelles douleurs ?

Pour votre poisson c’est la même chose, chaque espèce de poisson a besoin d’un espace minimum pour qu’il puisse couler des jours heureux et surtout ne pas tomber malade.
Un poisson nanifié est aussi un poisson qui souffre horriblement et n’a aucun moyen de vous le faire savoir, il deviendra très fragile et de plus, très sensible à toute maladie qui mettra rapidement un terme à sa vie en aquarium et risque de vous dégoûter un peu de l’aquariophilie.

J »entends d’ici beaucoup de personnes me diront : « Oui moi j’ai eu un poisson rouge dans un petit aquarium pendant 5 ans sans problème » « Ok », mais à côté de 20 ans de vie, voir plus en bassin par ex, ou en aquarium avec un volume adapté pour lui, 5 ans de vie pour lui ont été de la survie simplement, et l’on pourra dire qu’il s’est battu pour survivre quand on sait que dans un bassin par ex, le poisson rouge adulte peut faire dans les 20/30 cm, alors que dans un petit aquarium non adapté, il ne dépassera pas les 7/10 cm au mieux, ça donne une idée de la nanification du poisson.

Avant d’acheter un poisson il faut absolument se renseigner sur les besoins du poisson en volume d’eau nécessaire à son bien-être, et calculer la possibilité ou non avec la population actuelle déjà présente dans le bac, ou encore, démarrer un bac en pensant d’abord à la population que l’on veut y mettre, avant de faire l’acquisition de celui-ci.

Parfois rajouter quelques poissons en trop dans un aquarium déjà peuplé correctement, peut nanifier tous les autres poissons déjà présents du bac et pas encore adultes complètement, même, les rendre craintifs ou, au contraire agressifs pour certaines espèces qui n’auront plus assez de territoire sans compter la croissance des poissons qui se stoppera net ou s’arrêtera à un moment ou un autre pour faute d’espace, ils resteront petits par rapport à la taille normal qu’ils devraient avoir…

Attention, la surpopulation arrive très très vite, si nous nous laissons tenter par les nombreuses espèces que l’on aimerait posséder.
Il faut savoir dire « stop » et penser aussi au bien-être du poisson, mais encore, il vaut mieux investir dans un nouvel aquarium, soit, plus grand pour les espèces que l’on ne peut maintenir dans son bac actuel car le volume n’est pas adapté, mais, si l’envie et la passion est plus forte que tout de les posséder, pourquoi pas ? (plutôt que de faire souffrir un petit animal qui n’a pas demandé de venir chez vous et qui ne demande qu’à être heureux) Soit, les moyens financiers n’y sont pas car l’aquariophilie, il ne faut pas se le cacher coûte de l’argent, on peut alors faire le choix de rester raisonnable et faire en sorte que son bac actuel avec la population que l’on possède s’y sente au mieux.

Pour le démarrage d’un petit bac, il est possible également de choisir des espèces qui seront à l’aise dans le volume, après le choix des espèces augmentent fortement avec les volumes plus importants effectivement, j’ai également vu de très jolis petits bacs de 54 litres à couper le souffle avec des poissons adaptés et très plaisant à regarder, car la plantation et les décors présents étaient à la hauteur et pourtant il y avait peu d’habitant, parfois même, un seul banc d’une seule espèce mais la plantation faisait tout le reste et nous en mettait plein la vue.

Après, rien ne vous empêche de changer le décor de votre aqua, après quelques économies, le sol parfois trop vieux, rajouter des plantes, y mettre des racines etc… Parfois rien que cela, donne un autre aspect bien agréable à l’oeil tout en gardant la même population.
Tout est possible si l’espace est adéquate ! Certain, on même crée des « fish room » qu’ils ont mis dans leur garage, avec de très nombreux bacs, pour pouvoir posséder divers sortes de poissons, tant que les poissons ont l’espace voulu sans surpopulation, il n’y a aucun soucis de développement du poisson, et donc une maintenance en principe bien plus aisée.

Soyez donc très vigilant avant d’acheter, et surtout ne craquez pas aux dires d’un vendeur qui va vous accrocher pour faire du chiffre d’affaire avant tout.

Un poisson ne s’adapte pas au volume de l’aquarium pour son développement, mais le volume de l’aquarium se doit, d’être adapté aux choix des espèces que l’on veut y mettre pour que ceux-ci, puissent s’y développer et ne pas être nanifier !

Je ne dirais pas qu’ils sont tous comme ça non plus les vendeurs, fort heureusement, mais ils ont des objectifs de chiffre d’affaires à réaliser avant tout, avec une pression hiérarchique poussée pour certaines enseignes, gardez ça à l’esprit également avant de craquer.

Il est bien plus intéressant d’avoir un bac qui n’est pas en surpopulation avec des espèces adéquates au volume de son bac, pour que nos habitants qui nous ravissent chaque jour, puissent y vivre heureux, car ils sont déjà en environnement restreint et pas en pleine nature et c’est pour notre plaisir personnel, il ne faut pas l’oublier non plus, et ainsi, de pouvoir en profiter agréablement et les voir grandir, se reproduire pour certaines espèces, que de se retrouver avec des problèmes de tout ordre, et d’y perdre ses poissons que l’on a acheté avec amour.

L’acclimatation des Poissons

Une étape très importante et indispensable pour le bien être de vos nouveaux poissons

Tout d’abord, je vous conseillerais de prendre avec vous une glacière lors de l’achat de vos poissons pour ne pas les stresser inutilement pendant le voyage, ils seront déjà pêchés dans le bac du commerçant, mis dans un sachet avec l’eau du même bac, très souvent avec un gaz pour le transport, et dans les très bonnes enseignes, on rajoute de l’acclimol de JBL ou un produit anti-stress pour leur bien être.

L’arrivée à la maison avec le sachet de poisson :

— Premièrement, éteindre la lumière de l’aquarium pour éviter à vos nouveaux habitants un stress supplémentaire et qu’ils ne voient pas les autres poissons tourner autour d’eux.
Ensuite, ouvrez le haut du sachet (attention toutefois aux poissons sauteurs) placez le sachet dans l’eau, vous pouvez l’attacher par exemple contre le bord de l’aquarium avec plusieurs grosses épingles à linge pour éviter qu’il se renverse dans le bac et laissez comme ça pendant une vingtaine de minutes sans rien faire d’autre pour l’instant.
L’eau du sachet va prendre la température de votre bac petit à petit pendant ce temps.

L’acclimatation peut commencer :

— Après 20 à 30 minutes, vous pouvez commencer à rajouter un peu d’eau de l’aquarium dans leur sachet, graduellement bien évidemment.
Attendre 15 minutes, et recommencer l’étape encore une fois graduellement, et encore, et encore, jusqu’à ce que le sachet soit pratiquement bien rempli aux trois quarts, l’eau du magasin et celle de votre bac. Vous l’aurez donc compris, ne mettez pas trop d’eau entre les étapes, petit à petit…
De cette manière, cela permet aux poissons de s’adapter tout en douceur aux paramètres et la qualité de l’eau de votre aquarium qui n’est pas la même que celui de l’enseigne où vous les avez acheté.
Ceci permet aux poissons d’éviter surtout ce choc de changement des paramètres qui pourrait leur être fatal, mais au contraire, à s’y habituer en douceur, voilà pour l’acclimatation en elle-même.

La dernière étape « le grand plongeon dans votre aquarium »:

— Attention il ne se fait pas n’importe comment non plus, il ne faut surtout pas mettre l’eau du sachet dans votre aquarium, prenez un seau, retirez le sachet de votre aquarium, une épuisette, et là vous pouvez vider votre sac d’eau et vos poissons dans l’épuisette et mettre de suite votre épuisette dans votre aquarium juste sous l’eau pour que vos poissons la quittent en douceur, là encore soyez délicat surtout… Ne secouez pas votre épuisette dans l’aquarium pour qu’ils la quittent, laissez les faire tranquillement.
Les poissons parfois restent encore un peu dans l’épuisette par peur du nouvel environnement qui ne connaissent pas encore, d’autres se lancent plus rapidement dans le bac, soyez patient surtout et voilà ! Vos nouveaux habitants acclimatés et heureux dans leur nouvel environnement.

— N’allumez pas de suite la lumière, attendez quelques heures, et ne nourrissez pas non plus le jour même, attendez le lendemain pour nourrir, car ils sont les nouveaux arrivants de ce bac et certainement encore bien stressés malgré toutes les précautions prises pour leur bien être, ils doivent prendre encore leurs repaires, si vous allumez trop vite ils risquent de vite se cacher où ils peuvent et perdre leurs couleurs.

— En faisant de cette manière, vous éviterez d’une, de ramener des parasites du bac du magasin en y mettant l’eau , et de deux,vous aurez pratiqué comme il se doit pour les habituer aux paramètres de votre bac, et peut être évité certaines maladies bénignes comme la maladie des points blancs par exemple qui arrive souvent avec le stress du transport et une acclimatation trop rapide, pire encore, des parasites de l’eau du bac chez le commerçant quand on y verse l’eau du sachet dans son aquarium, ce qui n’est certainement pas souhaitable.

Il ne vous reste plus qu’à admirer vos nouveaux arrivants !

Réaliser un aquarium biotope

Qu’est-ce qu’un aquarium biotope ?

On peut souvent lire dans les articles des poissons que si l’on souhaite faire un biotope autour de l’espèce, il faut rajouter ci et ça.. mais c’est quoi exactement faire un aquarium biotope ?

Restituer un biotope dans un aquarium, c’est déjà de une, dédier un lieu plus ou moins précis à une, ou plusieurs espèces de poissons que l’on va maintenir ensemble en fonction de leur même pays d’origine, et même région d’origine.
C’est aussi se rapprocher au plus prés des paramètres physico-chimiques de l’eau, de choisir aussi une faune retrouvée dans leur environnement naturel, bref, essayer de récréer au mieux l’endroit naturel d’origine des espèces que l’on maintien ensemble et qui sont tous retrouvées au même endroit dans la région..

Pour créer un biotope dans son aquarium il faut réfléchir avant de démarrer le bac..

1- Bien définir son projet à l’avance.
2- Bien définir sa population et consulter toutes les fiches des espèces avant pour savoir si oui ou non, il est possible de les maintenir ensemble et bien connaître surtout leur endroit de vie dans leur milieu naturel, ainsi les besoins des paramètres de l’eau (Il est donc indispensable de vous documenter avec des sources fiables).
3 – Prévoir un budget.
4- Choisir le volume de la cuve en fonction des besoins des espèces, notamment en réfléchissant par avance, à leurs besoins d’espace de nage, mais aussi environnemental afin de réaliser ce fameux biotope qui leur sera dédié et va récréer un bout de leur espace naturel..

Le matériel..

Il faudra donc clairement définir son projet en avance. Le choix du volume de la cuve, la filtration (forte ou pas), diffuseur de C02 pour un bac très planté par exemple, un osmoseur ou encore rajouter parfois, et suivant les biotopes, une pompe de brassage dans le bac etc.. d’où l’importance de bien se renseigner par avance sur ce genre de projet..

Le budget..

Une recherche d’informations à prendre en considération également afin de mettre en place son projet. Le budget peut varier du simple au triple selon la nature du biotope que l’on souhaite réaliser.
Il est évident qu’un nano dédié à maintenir un trio de killi n’aura pas besoin du même budget qu’un aquarium biotope de 100 litres ou 600 litres qui n’aura pas du tout le même coût final..

A prévoir impérativement avant et au démarrage :

– le volume de la cuve (hauteur, largeur et longueur suivant les besoins des espèces et du biotope choisi)
– la filtration
– le support de la cuve suivant le volume choisi
– la galerie d’éclairage
– Matériel pour les changements d’eau (mais comme tout aquarium)
– Engrais pour les plantes si il y a, sol nutritif ou pas..
– Sol ou gravier
– Plantes ou pas
– Osmoseur ou pas
– Décors (racines, roches etc.. suivant le biotope)
– Tests pour mesurer les paramètres de l’eau (indispensable surtout pour recréer un biotope)
– Thermoplongeur et thermomètre
– Le coût des poissons et des invertébrés qui vont venir peupler votre aquarium

Créer le Biotope..

On va donc bien s’informer sur l’habitat naturel des espèces que l’on va prendre, afin de bien réaliser le décor, mais pas que.. d’où l’importance de privilégier la lecture des fiches sur les espèces de poissons, et les plus complètes possibles venant de sources fiables évidemment.

– On adaptera donc ce décor naturel dans notre aquarium (attention un gros décor prend énormément de volume, il faut alors partir sur un bac de volume plus important afin que les poissons aient des espaces de nages suffisants si besoin).
– On choisira uniquement des espèces retrouvées à l’endroit naturel pour réaliser le biotope et qui soient également adaptées au volume du bac.
– On choisira le sol suivant l’endroit leur habitat naturel (épais, fin, sombre ou encore très clair).
– On choisira la filtration adaptée à leurs besoins (forte ou faible).
– On choisira les plantes suivant les espèces retrouvées dans le milieu naturel.
– On adaptera les paramètres de l’eau suivant les besoins des espèces dans leur milieu naturel (besoin d’eau osmosée ou pas), parfois on rajoutera aussi de la tourbe dans la filtration afin de recréer une eau sombre avec une litière de feuilles sur le sol, que demandent certains biotopes (catappa, chêne ou hêtre séchées).
– Une fois le décor mis en place, (racines, pierres, parfois un décor résine pour l’arrière du bac pour les plus pointilleux etc..) mettre en eau l’aquarium en adaptant celle-ci aux paramètres demandés par les espèces et leur biotope naturel et planter le bac si votre biotope le demande.
– On n’oublie surtout pas de tester les N02 (les nitrites) très régulièrement, afin de connaitre le moment précis pour introduire les poissons.

On admire, et une fois  le cycle de l’azote terminé, le grand moment arrive, l’arrivée des poissons là encore, une acclimatation très rigoureuse sera impérative à faire pour vos poissons. On remplira l’aquarium uniquement avec des espèces retrouvées dans le biotope que l’on a choisi et on laissera une bonne semaine d’écart par achat de banc de poissons, afin d’être certains qu’il n’y a plus un pic de nitrite qui revient à l’arrivée des premiers habitants, ce qui est toujours possible mais alors très décevant.. il faut alors encore tester entre chaque banc amené dans votre bac..

Quelques exemples de Biotope..

On parle alors de biotope Asiatique (betta , colisa, gouramis ainsi que des petits boraras et rasboras, ou encore les Carinotetraodon travancoricus etc..) et parfois même d’une seule région précise.

Amazonien (là encore on peut faire différents biotopes suivant l’endroit exact de l’habitat retrouvé et ils sont nombreux pour l’Amazonie (suivant les rivières à fort courant ou au contraire à faible courant, les eaux noires ou eau limpide etc..) Exemple d’espèces les plus courantes : le célèbre poisson cardinalis ( Paracheirodon axelrodi ) au nez rouge ( Hemigrammus bleheri ) en passant par les néons et autres Hyphessobrycon, ancistrus, hypancistrus, Rineloricaria, Otocinclus ,corydoras qui se retrouvent tous dans le bassin amazonien.) n’oublions pas certains cichlidés tels que : le scalaire, le discus, les Mikrogeophagus ramirezi et les altispinosa, le Laetacara dorsigera ainsi que les cichlidés nains du genre Apistogramma.

Ou encore, de biotope australoguinéen (melanotania, pseudomugils, iriatherina etc..), un biotope mangrove d’un pays ou d’une région précise.., un biotope malawi (cichlidés africains) ou encore du lac de Tanganyika (cichlidés africains), et bien d’autres biotopes plus précis existent encore..

A réaliser vraiment en fonction de l’espèce principale choisie et désirée, ensuite il faut rechercher le lieu naturel exact pour le mettre en place, et les espèces qui vivent dans ce lieu en compagnie de l’espèce choisie du départ et voir si la taille adulte de ces poissons est compatible avec le volume du bac que l’on a choisi.. et ne pas prendre non plus de prédateurs qui parfois vivent aux mêmes endroits que nos espèces choisies de départ..
C’est une réflexion et une recherche importante à faire avant de commencer mais qui donne de très bons résultats si le bac est bien pensé à l’avance..