Les Aspidoras

Les Aspidoras

Aspidoras cf. TaurusAspidoras taurus

Photo source

Les Aspidoras, un poisson plein de vivacité…

Très facile à maintenir en aquarium, ce n’est pas son apparence ici qui compte, mais son débordement d’activité; de plus, il se reproduit très facilement, un poisson pas compliqué, mais trop peu rencontré dans nos aquariums..

Les Aspidoras sont des poissons très intéressants à regarder vivre dans un bac, par leur comportement, exemple : l’Aspidoras cf. Taurus mesure de 4,5/5,5cm souvent appelé « Aspidoras menezesi » qui est l’espèce la plus rencontrée du genre et répandue en aquariophilie actuellement.

Les Aspidoras spp. ressemblent vraiment à leur cousin bien plus populaire que eux, « le Corydoras »; et sont malheureusement encore peu proposés à la vente, et donc peu rencontrés dans nos bacs.
Dommage c’est un poisson très intéressant à commander à son magasin (tous ne vont pas savoir vous le trouver) ou à acheter en bourse par exemple, ou à un particulier (plus simple pour trouver), car il se reproduit vraiment très bien en aquarium.

On ne dénombre pas moins de 20 espèces décrites cependant. L’espèce la plus répandue reste celle décrite comme « Aspidoras menezesi » car elle se reproduit vraiment très bien en aquarium. Il est parfois possible aussi de rencontrer en vente « d’Aspidoras depinnai », « A. poecilus », et « A. spilotus » qui se reproduisent tout aussi bien.
On peut aussi aujourd’hui rencontrer « Aspidoras sp. Black Fin » ou appelé « CW052 » devenu également populaire des amateurs d’aspidoras .
« Aspidoras pauciradiatus » de 3 à 3,5cm que l’on trouve facilement maintenant, car le plus importé; mais il s’agirait en réalité d’un Corydoras et non d’un Aspidoras.

Aspidoras pauciradiatus qui serait en réalité un corydoras, à suivre..
Aspidoras pauciradiatus
Des espèces fortement menacées de disparition sont : « Aspidoras eurycephalus » (espèce un peu plus exigeante que les autres).
Aspidoras sp. « Black Phantom » ou encore appelé « C35 », ne se reproduit pas très bien et c’est une espèce assez délicate, elle sera donc certainement de moins en moins importée et risque de disparaître complétement au fil du temps de nos bacs .Il y a malheureusement quelques espèces en voie de disparition complète actuellement, tel que le « A. microgalaeus », « A. raimudi » et « A. virgulatus » qui sont apparemment complètement disparus du circuit aquariophile.

Ils adorent s’enfouir dans le sol..

Les Aspidoras spp. sont des poissons grégaires, il est donc préférable d’acquérir un petit groupe de 6 par exemple en aménageant le fond du bac de sable fin plutôt, tel que du sable de loire, car ils aiment non seulement fouiller le sol, mais aussi ils s’enfouissent parfois complètement dedans.
Il faut donc absolument éviter de blesser leurs fins barbillons avec un sol trop coupant comme le quartz noir par exemple, qui est souvent fabriqué à base de verre.

Comment le maintenir..

Dans la nature Aspidoras spp. se retrouve dans les cours d’eau relativement simple, au débit plus ou moins rapide.
On peut cependant observer en aquarium, qu’ils aiment le courant fort qu’ils traversent sans encombre. Il faudra en tenir compte si vous choisissez cette espèce. Attention toutefois au courant d’un système air-lift pour la filtration (pompe à exhausteur), car ils traversent sans problème et peuvent se retrouver coincés derrière le filtre.
Afin d’éviter ce désagrément, il faudra placer l’évacuation du système air-lift légèrement au-dessus de la surface de l’eau ou placer une grille pour empêcher le passage des poissons.

Le pH doit se situer entre 5,5 et 7,5; la température doit impérativement se situer entre 22 et 27 degrés pour le maximum, un bac de 54 litres pour les plus petites espèces d’entre eux peut suffire, évidemment, au plus le bac est important au niveau du volume, au mieux ils seront à l’aise car ils aiment bouger.
Ils se cachent souvent sous une pierre ou à l’ombre d’une branche dans un bac plutôt bien planté.

Pour la nourriture c’est un peu comme les corydoras, des cachets de fond sont très bien acceptés, des artémias etc.. la nourriture vivante ou congelée est parfaite.

Il arrive parfois que les Aspidoras sont emportés par une maladie des tâches rouges.
L’évolution de la maladie se stoppe avec des antibiotiques mais cela reste tout de même encore assez méconnue.
Évitez surtout une surpopulation dans le bac, et bien sûr une qualité de l’eau correcte.

Mes Corydoras sterbaï ont été confrontés à une une maladie qui a démarré de la même manière apparemment en 2007, qui m’a décimé en quelques temps complètement le groupe, sauf un seul à survécu sur le tout le groupe acheté au même endroit, que j’ai d’ailleurs encore aujourd’hui avec un autre groupe, et qui n’a plus jamais présenté de maladie jusque maintenant, par contre juste après ces tâches rouges, mes corydoras ont présenté un mucus important au-dessus des tâches rouges du départ, à voir ci-dessous l’apparence de la maladie :
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Reproduction..

La reproduction de cette espèce est identique à leurs cousins Corydoras spp. mais nettement plus rentable que ces derniers.
Le mâle poursuit frénétiquement la femelle pendant la parade, il féconde ensuite les oeufs que la femelle va déposer sous une feuille, une vitre ou autre.. attention l’Aspidoras aime déposer les oeufs sur un support où le courant de l’eau est important.
A 26 degrés les oeufs vont mettre trois jours environ pour éclore et donner naissance à des Aspidoras miniatures qui commenceront à se nourrir une fois que leur sac vitellin sera résorbé (environ trois jours aussi).
Vous pourrez alors commencer à donner à manger de la poudre d’alvins ou cachets écrasés, ou encore nauplies d’artémias.

Espérons qu’à l’avenir nous le rencontrerons plus souvent dans vos bacs, c’est un poisson très très intéressant et facile de maintenance, faites plutôt les bourses où les particuliers pour vous en procurer.

©Texte framboizz pour AQUA débutant

Gastromyzon Punctulatus (Loche ponctuée)

Gastromyzon punctulatus
La Loche ponctuée

Merci à jeely et PhotoJP pour les photos du petit Léon

 

Son habitat naturel..

D’origine de Bornéo.
On le retrouve dans des rivières à cascades dans les collines des montagnes contenant de l’eau claire saturée en oxygène.
Endémique de Brunéi Darussalam.

Gastromyzon (1)Photo source google

Description

Il fait partie de la famille des Balitoridés.

Adulte environ 6/6,5 cm.
Il est quasiment impossible de distinguer les sexes.
La face ventrale est blanche/transparente, on peut d’ailleurs y voir son coeur battre. Ses Yeux sont assez haut sur la tête entourée d’un cercle jaune irisé.
Sa robe est plutôt beige recouvert de petits points noirs. Au moindre stress, il peut changer de couleur et foncer par exemple la couleur de sa robe.
Les nageoires pectorales et pelviennes sont reliées et se chevauchent. Elles sont également une sorte de ventouse autour du corps, ce qui lui permet dans le fond des rivières de bien se plaquer, et ne pas se laisser emporter avec un débit d’eau important.

Il est important de savoir que Gastromyzon punctulatus ne va pas vous faire des vitres propres que vous n’aurez plus jamais à nettoyer.. Il est souvent vendu à tort comme « laveur de vitre », hors, il ne faut pas rêver, vous ne verrez pas trop de différence à la propreté de vos vitres..
Il doit être acheté pour l’envie de l’aquariophilie à le maintenir, un coup de coeur tout en respectant ses besoins, et non pas pour une quelconque commodité utopique, qui est juste un argument typiquement commercial de la part des vendeurs.

Maintenance

Température : de 22 à 25 (idéalement 23/24 degrés)
Attention c’est un poisson qui souffre des températures élevées, donc si vous ne disposez pas d’un système de refroidissement pour l’été, vaut mieux ne pas choisir cette espèce.
De plus, une température élevée réduit la présence d’oxygène dans l’eau ce qui est un aspect particulièrement délicat et parfois fatal pour ce poisson.
pH : 6 à 8,2
GH : 6 à 15
Une bonne filtration est importante, on peut même rajouter un bulleur sans problème en plus du filtre et de la pompe de brassage.

Ce poisson mérite toute votre attention sur sa capacité à respirer. Il est profondément adapté à l’environnement naturel d’origine, ce qui conduit souvent à la mort de l’animal dans les aquariums traditionnels.
Vous devez absolument lui installer un environnement qui est approprié à ses besoins respiratoires.
Cela nécessitera d’utiliser une pompe de brassage pour déplacer l’eau, de manière à créer un courant durable, qui imitera un peu son habitat naturel et qui est nécessaire à sa respiration.

Le fond de l’aquarium sera caractérisé par du gravier grossier (uniquement du gravier rond afin de ne pas blesser le poisson) et des cailloux arrondis (ne pas utiliser de sable ou du gravier fin). Il faudra laisser les algues investir les cailloux cela lui fera une nourriture qui sera la bienvenue.

Les rivières où vivent les Gastromyzon ne montrent pas de végétation flottante ou submergée, cependant, pour des raisons esthétiques, on peut insérer des plantes rustiques comme des Anubias dont les feuilles seront utiles pour soutenir la croissance des algues ou Microsorium. L’éclairage doit être moyen à fort, afin de favoriser la croissance des algues et la micro-faune dont les Gastromyzon sont friands.

Il est complètement indifférent aux autre habitants du bac.

Il présente cependant un comportement territorial agressif envers ses congénères. Malgré ce dernier aspect, Gastromyzon se trouve dans la nature en groupes, donc il sera toujours plus à l’aise dans aquarium avec au moins 80 cm de façade et minimum 30 cm de hauteur (72 litres ou 80 litres), où il y aura bien plus d’espace et de cachettes.
On pourrait alors le mettre par 8 sujets (si il n’y a que eux pour le fond, bien entendu).
On ne le maintiendra jamais en-dessous de 4 spécimens.

Dans un plus grand bac on pourra les maintenir avec TanichthysDanioDevario et Rasbora, des petits gobies : RhinogobiusSicyopterus et Stiphodon.

Alimentation

Il doit se nourrir d’algues présentes dans votre bac, on pourra lui donner aussi quelques légumes pochés dont il appréciera tout particulièrement cette distribution régulière.
Il apprécie également des cachets pour poisson de fond et n’hésitera pas, à consommer quelques artémias congelés (à donner décongelés et bien rincés). Il mangera aussi des restes de paillettes tombées sur le sol de l’aquarium.
L’important étant toujours nous le répétons, de diversifier, et de donner une nourriture de qualité à vos poissons !

Reproduction

Il est ovipare. C’est une espèce dont la reproduction est particulièrement difficile en aquarium.
Il va donc falloir pour une reproduction en aquarium, stimuler l’instinct de reproduction, afin de simuler la saison des pluies. Ceci, en faisant progressivement descendre le pH de l’eau (avec de l’eau osmosée)afin d’arriver un pH d’environ 6, et également légèrement plus fraiche, de manière à abaisser la température de 2 à 3 degrés, sans tomber en dessous de 20 degrés.
Pendant la parade nuptiale, les mâles nageront autour de la femelle. les œufs seront pondus dans une sorte de trous qu’ils vont faire dans l’aquarium, à moins que vous leurs avez prévu des endroits de pontes. Les parents ne mangent pas les petits. Mais tout cela n’est pas gagné non plus..

Ne vous lancez pas dans une reproduction de Gastromyzon en changeant les paramètres de l’eau si vous êtes débutant vous pourriez faire mourir vos animaux, il faut un peu d’expérience en reproduction pour pratiquer cette méthode.

©Texte : AQUA débutant
©Photos du petit Léon : jeely et PhotoJP

 

 

Botia Striata

Le Botia Striata

De la même famille que Botia macracanta, cette espèce est beaucoup plus petite et recommandable aux débutants.

DESCRIPTION
Elle mesure environ 8cm et ressemble beaucoup à la loche clown,mais est plus striée et foncée.

FAMILLE
Elle appartient à la famille des cobitidés.

ORIGINE
Elle vient d’Asie du Sud-est(Pakistan, Inde, etc.).

MŒURS
C’est un animal nocturne mais qui est aussi actif le jour. On dit souvent qu’il faut nourrir les espèces nocturnes après l’arrêt de l’éclairage pour éviter que les autres poissons mangent tout; personnellement, les miennes viennent se servir en surface si bien que je n’ai pas besoin de les nourrir la nuit. En effet, cette loche est très vive et curieuse et peut parfois déranger les poissons trop calmes (sans être agressive pour autant); elles sont utiles pour mettre de l’animation dans le fond du bac et pour mettre les déchets en suspension(c’est pas très esthétique, mais ils sont aspirés plus facilement par le filtre).

Elle se nourrit très facilement : les miennes mangent des comprimés pour poissons de fond, des paillettes, des granulés, toutes les nourritures congelés, mais apprécient peu les végétaux. Elles raffolent des escargots et des crevettes, il faut donc éviter la cohabitation avec des invertébrés. Elles ont besoin de vivre en groupe(au moins 5 ou 6). On observe qu’elles sont d’humeur joueuse entre elles et simulent des « combats » sans gravité.
J’ai lu qu’elles avaient besoin d’un volume de 200L, mais je maintiens mes botias dans un 92L sans problèmes pour l’instant.( mais nettement préférable dans un 200 à 300 litres )
pH :de 6 à 8
dGH :6 à 14
T :23° à 26° C
Il lui faut des cachettes (racines, roches…) et un bac planté me parait idéal, de plus, elle ne déracine pas les plantes.

botia6

REPRODUCTION
Jamais obtenue en captivité ,comme pour la plupart des botias.

CONCLUSION
Personnellement, je n’ai aucune difficulté à maintenir cette espèce, elle est résistante et malgré sa vivacité, elle cohabite bien avec les autres habitants de mon bac asiatique(gouramis leeris, barbus et crossocheilus). Avec sa livrée attrayante, c’est une espèce idéale pour qui se lance dans un aquarium asiatique.

©Textes et images : pleco3 pour AQUA débutant

Schistura pridii

Schistura pridii

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Photo source

Son habitat naturel..

Cette petite loche de la famille des Balitoridés, vit dans les petits torrents montagneux affluents de zones de rivières situées dans une réserve naturelle protégée de la Thaïlande.
Six populations sont connues à ce jour, la majorité se trouvant à l’intérieur du Sanctuaire de Doi Chiang Dao wildlife.
Elles vivent généralement à moins de 1 mètre de profondeur avec un substrat composé de graviers, de roches et de rochers. Le débit de l’eau varie avec les saisons.

Devario-maetangensis-schistura-pridii-biotope

Photo source

Certains de ses habitats sont menacés par le sur-pâturage, la déforestation, les incendies de forêt délibérés, et de la collecte pour le commerce des aquariums. Il est donc considéré comme en voie de disparition.

Description

Petite loche mesurant à peine 4 cm, elle possède un corps anguiliforme.
Les femelles sont un plus larges que les mâles. La robe est blanche avec des tâches noires régulières.
Les nageoires pratiquement incolores. L’oeil est petit et sa bouche est ornée de fins barbillons.

Maintenance

A l’acclimatation, cette petite loche est assez farouche et se cache où elle peut dans le décor du bac (prévoir des cachettes)
Elle est à maintenir en groupe de 4 ou 5 spécimens.
La qualité de l’eau doit être alcaline et dure.
Le pH entre 7 et 8,5
le GH entre 8,5 et 14
La température idéale se situe à 23/24 degrés (sinon supporte entre 15 et 25 degrés)
Il faudra placer de nombreuses cachettes, racines, pierres.. avec des plantes à accrocher au décor tel-que : Microsorum, Bolbitis ou Anubias spp.
Un changement d’eau de l’ordre de 30% par semaine est recommandé. L’eau doit également être bien brassée et oxygénée, on peut y rajouter un bulleur sans problème dans le bac.

Attention à ce qu’elles se nourrissent bien car elles peuvent maigrir rapidement si l’alimentation et les soins sont insuffisants. Ne pensez surtout pas qu’elles vont manger les déchets des autres.. vous les feriez mourir..

Une fois bien acclimatées elles se montrent très résistantes.
L’espèce est en parfaite harmonie maintenue avec des Microdevario dans le bac par exemple.
Le Schistura pridii est territorial, il est donc préférable de le maintenir comme seule espèce de fond dans un petit bac de 60/80 litres par exemple, mais l’agressivité reste tout de même bien limitée.

Nourriture

Il est important de varier la nourriture et comme il s’agit encore de sujets sauvages, les premiers jours on apportera une nourriture vivante très fine de type daphnie, cyclops et larves de moustiques. Une nourriture congelée peut convenir également à condition qu’elle soit aussi assez fine. Après l’acclimatation on pourra distribuer de la nourriture sèche et des cachets de fond qui seront alors appréciés.

Reproduction

Aucune information à ce jour existe concernant leur reproduction..

N’hésitez pas à les commander dans votre magasin d’aquariophilie préféré, ou vous pouvez parfois aussi, le retrouver dans les bourses aquariophiles.. elle est assez rare à retrouver actuellement car en voie de disparition et à été importée en Europe depuis seulement 2011.
Si vous en trouvez, n’hésitez pas pour un petit bac asiatique l’espèce est parfaite pour le fond

©Texte : framboizz pour AQUA débutant

Sewellia lineolata (Loche léopard)

Sewellia lineolata
Loche léopard

Merci à Katiaska pour les photos de l’article

Son habitat naturel..

D’origine du Vietnam, il est connu particulièrement dans les provinces de Thua Thien-Hue  » la rivière Huong », Quang Nam « la rivière Thu Bon », Quang Ngai, et Binh Dinh « la rivière An Lao ».

Rainboth en 1996 a indiqué qu’il se retrouve dans les chutes de Khone sur la rivière Mékong au Laos, près de la frontière du Cambodge, et il peut également être trouvé dans certains cours d’eau de montagne de cette région.

On les retrouve dans des endroits peu profonds au courant rapide, avec des cours d’eau supérieurs hautement oxygénés et leurs affluents sont caractérisés par des étendues de radiers qui brisent parfois les chutes d’eau. On le retrouve également sous, ou entre des cascades sur certains sites.
Le sol que l’on retrouve, est généralement composé de roches, sable, gravier grossier avec des petites roches, on y retrouve tout autour de ces endroits, une végétation riveraine très dense; par-contre, les plantes aquatiques sont totalement absentes de l’habitat de Sewellia lineolata.

Les habitats où l’on retrouve le plus Sewellia lineolata contiennent de l’eau claire, saturée en oxygène qui, allié avec le soleil, facilite le développement des algues et d’une micro-faune sur les surfaces submergées dont Sewellia lineolata va s’en délecter.
Pendant les périodes de fortes précipitations, certains cours d’eau peuvent être temporairement turbides en raison des matières en suspension. Ces dernières, seront alors délogées par une augmentation du débit qui est parfois même, torrentielle.

chutes de khone

Photo source

Description

Il fait partie de la famille des Balitoridés.
Dans la nature on peut retrouver des couleurs différentes de la robe suivant la localité.
Les caractéristiques les plus évidentes sont la forme de la tête et le corps sur une vue de dessus. Les femelle sont une un corps large et un museau un peu pointu.
Les mâles sont plus petits et le museau est beaucoup plus carré que les femelles.
Adulte l’espèce mesure environ 4,5 à 6 cm.
Dans la nature, Sewellia lineolata. a tendance à se produire en très grands groupes.

Des batailles de position dominante sont divertissantes à regarder et se déroulent souvent dans une position ventre contre ventre. En effet, les poissons élèvent leurs organismes du substrat, dans une position quasi-verticale pour faire une sorte de face à face.

Il est difficile de se tromper avec une autre espèce, grâce aux motifs et couleurs de sa robe, si particulière à Sewellia lineolata.

sewellia2

Maintenance

Température : 20 à 24 degrés
Il peut tolérer des températures un peu plus élevées à condition que ses besoins en oxygène sont maintenus, mais évitons sur le long terme.
pH : 6 à 7,5
GH : 5 à 10

Une bonne filtration est importante, on peut même rajouter un bulleur sans problème en plus du filtre et de la pompe de brassage.

Ce poisson mérite toute votre attention sur sa capacité à respirer. Il est profondément adapté à l’environnement naturel d’origine, ce qui conduit souvent à la mort de l’animal dans les aquariums traditionnels.
Vous devez absolument lui installer un environnement qui est approprié à ses besoins respiratoires.
Cela nécessitera d’utiliser une pompe de brassage pour déplacer l’eau, de manière à créer un courant durable, qui imitera un peu son habitat naturel et qui est nécessaire à sa respiration.

L’aquarium sera composé d’un gravier grossier, il sera composé de multiples pierres avec un éclairage intense afin que les algues puissent s’y installer.
Dans la nature nous ne retrouvons pas de plantes aquatiques dans leur habitat, mais on pourra tout de même y mettre quelques Microsorium, et Anubias spp. pour le côté esthétique du bac.

Il présente un comportement territorial un peu agressif envers ses congénères. Malgré ce dernier aspect, Le Sewellia lineolata se trouve dans la nature en groupes, donc il sera toujours plus à l’aise dans aquarium avec au moins 80 cm de façade et minimum 30 cm de hauteur (72 litres ou 80 litres), où il y aura bien plus d’espace et de cachettes.
On pourrait alors le mettre par 8 sujets (si il n’y a que eux pour le fond, bien entendu).
On ne le maintiendra jamais en-dessous de 4 spécimens.

Dans un plus grand bac on pourra les maintenir avec TanichthysDanioDevario et Rasbora, des petits gobies : RhinogobiusSicyopterus et Stiphodon.

Alimentation

Il doit se nourrir d’algues présentes dans votre bac, on pourra lui donner aussi quelques légumes pochés dont il appréciera tout particulièrement cette distribution régulière.
Il apprécie également des cachets pour poisson de fond et n’hésitera pas, à consommer quelques artémias congelés (à donner décongelés et bien rincés). Il mangera aussi des restes de paillettes tombées sur le sol de l’aquarium.
L’important étant toujours nous le répétons, de diversifier, et de donner une nourriture de qualité à vos poissons !

Reproduction

Sewellia est sans doute la plus facile de toutes les espèces de loches à se reproduire dans les aquariums.
Il faudra que le graviers soit bien arrondi et non coupant, afin que les coins et nombreux recoins qui ont été crée par l’espèce, puissent permettre aux œufs de se développer à l’intérieur sans y être mangé par les adultes. Ils serviront notamment de refuge pour les alvins, jusqu’à ce qu’ils puissent s’échapper à la prédation qui est importante.
Les détritus du sol, permettront également d’offrir une nourriture aux petits.

Par la suite une fois que les petits font 5 mm, il n’y pas plus de problème de prédation, on peut les laisser alors, avec les parents.

©Texte : AQUA débutant
©Photos de Swellia lineolata : Katiaska

Ancistrus commun

l’Ancistrus commun
Ancistrus commun de 1 an
ancistrus commun
Il est d’origine hybride naturel mais également hybride sélectif. L’origine de ce poisson est cependant Sud africain.
Le mâle mesure environ 14/15 cm (parfois jusque 18 cm) et la femelle 12/13 cm.
Il fait partie de la famille des Loricariidés.

Il n’est pas du tout nettoyeur de vitres d’aquarium comme entendu souvent dans les animaleries. Dans la réalité, ces poissons aiment les algues à leur menu, mais ne sauraient se contenter de cela, il est vital pour eux de recevoir une alimentation complète et adaptée à leurs besoins, au même titre que les autres poissons présents dans votre bac.

Description et comportement

On peut retrouver différentes couleurs dans le commerce, tel que des albinos et encore bien d’autres patrons de couleurs.. en général il est plutôt foncé et parsemé de points de couleur blanc/crème à orangé suivant l’hybridation.

Les mâles développent une excroissance touffue pleine de tentacules (moustaches) qui couvre le tour de la bouche et sur une ligne le long du front quand ils sont matures.
Les femelles peuvent avoir quelques moustaches, mais elles sont peu nombreuses, et aucune moustache ne part du front jusque la bouche en ligne comme le mâle.

Sa tête est plus large que son corps et sa bouche est une grosse ventouse. Il a également un corps lourd et puissant pas très adapté pour la nage, ce qui lui permet dans la nature où les courants sont puissants, de se plaquer contre une pierre et ainsi éviter d’être emporté.

L’Ancistrus commun possède en partie la faculté de mimétisme soit pour mieux se fondre au décor, soit à cause d’un stress.
Il a un comportement plutôt pacifique et en raison de sa petite taille, il est adapté à la plupart des communautés d’espèces d’eau douce paisibles.
Attention à ne pas confondre avec un pléco qui lui, devient très très grand et très gros et à besoin d’au moins 1000 litres, le pléco n’a pas de moustache et cela même adulte.

L’ancistrus commun est toutefois territorial avec ses congénères, ce comportement étant particulièrement prononcé chez les mâles, mais en raison de sa taille relativement petite, il est possible d’en maintenir plusieurs si le volume du bac le permet bien entendu.

Il possède également une sorte de petits crochets. Lors d’un danger, il sort ses crochets rétractiles, il peut donc s’accrocher fortement aux mailles de l’épuisette lorsqu’on veut l’attraper dans l’aquarium.

Par-contre au moment de la distribution de nourriture il n’hésitera pas à se montrer dominant avec des Corydoras si il partage le fond du bac avec eux. C’est un comportement sans gravité si le volume du bac est important et pourvu de cachettes ou encore si votre bac est bien planté. En effet, il se rend vite compte en grandissant que les Corydoras sont plus timides que lui, et en profite donc pour se montrer un peu remuant et territorial à ce moment, mais uniquement pour les impressionner plutôt qu’autre chose ou lors de la reproduction..
Ensuite il redevient calme et tranquille et la cohabitation se passe très bien. Il est donc important que le volume du bac vous l’aurez compris, soit adéquat, si plusieurs espèces de fond cohabitent pour que tout le monde puisse manger à sa faim surtout.

Maintenance

A partir de 80 litres comme seul et unique espèce de fond,(un couple pas plus) sinon il faudra que le volume de l’aquarium soit plus important.
Température: 21/26 degrés
pH : 5,5 à 7,5
GH : de 1 à 10

Agencer le bac avec beaucoup de grottes et de refuges est important. l’Ancistrus, est un vrai géniteur de la grotte. Les grottes peuvent être formées à partir d’amas de roches, des petits pots de fleurs avec un morceau ébréché, des troncs creux, etc.. Ce qui est important, c’est que les entrées doivent être à peine plus grandes que le poisson.
Le bac sera également bien planté.

Nourriture

Il est principalement végétarien, de sorte que la majeure partie de l’alimentation doit être composée de matière végétale à la fois douce (tranches de concombre, épinards blanchis etc..) et sèche (comprimés de spiruline, cachets de fond etc..).

Il accepte facilement des petites nourritures vivantes et congelées telles que : vers de vase ou daphnies dont il faudrait régulièrement lui distribuer pour varier sa nourriture principale.

Reproduction

Facile, les poissons qui atteignent leur maturité, vont frayer si les conditions sont à leur goût.
Si vos ancistrus sont maintenus dans des conditions correctes et sont alimentés d’une nourriture variée de bonne qualité, ils vont souvent se reproduire. Les mâles choisissent des grottes et vont les défendre vigoureusement contre les autres mâles, tout en essayant au contraire d’inciter les femelles à venir à l’intérieur.

Les œufs sont gros et oranges, ils éclosent en 4-5 jours. les alvins restent dans la grotte sous la protection du mâle pendant quelques jours, jusqu’à ce qu’ils aient épuisé leur sac vitellin.
A ce stade le mâle arrête d’en prendre soin, il faudra alors. commencer à distribuer aux petits : des épinards blanchis, des tranches de concombre, des cachets de fond, des micros-vers ou nauplies d’artémia etc..

Ancistrus commun juvénil
ancistrus juvenil
©Texte et photos : AQUA débutant

Le Serpenticobitis octozona

Le Serpenticobitis octozona

Serpenticobitis-octozona.jpg

Photo source

Son habitat naturel..

On retrouve cette petite loche bicolore dans le bassin de la rivière Sekong au Laos.
Elle est retrouvée dans de petits ruisseaux torrentueux.
Les substrats de l’habitat sont normalement composés de petites roches, de sable et de gravier, il y a également de la végétation riveraines avec des feuilles submergées.

Les habitats les plus favorables contiennent de l’eau claire, saturée en oxygène qui, alliée avec le soleil, facilite le développement d’un bio-film riche de surface. Pendant les périodes de fortes précipitations certains cours d’eau peuvent être temporairement troubles en raison de la matière en suspension délogée par une augmentation (parfois torrentielles) débit et la profondeur de l’eau.

Description

Le genre contient actuellement que trois membres qui sont tous connus seulement du Mékong bassin. S. octozona sont les types d’espèces, et séparés des autres principalement par la structuration du corps qui se compose de 7-8 barres foncées sur chaque flanc, s’étendant sur ​​toute la profondeur du corps entre de petits intervalles clairs. Le ventre lui reste blanc. Les nageoires sont ponctuées de petits traits marron. L’oeil est petit et la bouche ornée de fins barbillons. Une double barre noire part de l’oeil vers la bouche.

Au Laos les autres espèces peuplant ces biotopes sont nombreuses en cyprinidés et loches de genres tels que : Annamia, Balitora et Sewellia .

Adulte il mesure environ 8 cm. il fait partie de la famille des serpenticobitidés.

Maintenance

A maintenir au minimum dans un aquarium de 80 litres.
Température : 23-26 ° C
pH : 6,0 à 7,5
GH : environ 8 à 9

On vous conseillera de les maintenir avec divers roches de tailles différentes, de sorte à reproduire un ruisseau qui coule, et un sol de gravier plutôt épais, ainsi qu’une partie de sable de loire par exemple. On pourra également rajouter quelques branches de bois flotté pour l’aspect naturel du biotope.
Une filtration assez forte et pourquoi pas le rajout d’une pompe à air (bulleur).

Attention ils sont très sensibles aux nitrates et aux bacs pollués, ils ont vraiment besoin d’un changement d’eau hebdomadaire d’environ 30%.
Une fois bien acclimaté, ils se montrent résistants mais ils peuvent maigrir rapidement si l’alimentation et les soins sont insuffisants.
Leur agressivité reste assez limité.

Alimentation

S’agissant souvent de sujets sauvages, dans un premier temps il sera nécessaire d’apporter une nourriture vivante très fine : daphnies, cyclops et larves de moustiques. Une nourriture fine congelée de très bonne qualité peut également convenir.
Aprés l’acclimation cette loche accepte la nourriture sèche, donnez également de la nourriture à base de spiruline ou quelques légumes pochés de temps à autre. L’important nous le répétons à chaque fiche, étant de varier un maximum la nourriture et surtout qu’elle soit de bonne qualité…

Reproduction

A l’heure actuelle, nous n’avons aucune donnée fiable de reproduction en aquarium.. A suivre..

L’importation de cette espèce a eu lieu en 2012 en Europe chez Aquarium Glaser, en France chez Challet-Herault.
Il est encore rare d’en trouver, mais en passant commande, il est possible de s’en procurer dans certaines animaleries.

©Texte : AQUA débutant